Question 1
1. Parmi les glandes endocrines, celles qui sont responsables des caractéristiques viriles ou femelles chez l'individu sont des :
Réponse correcte : e. Gonades.
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur le système endocrinien et son
influence sur le développement des caractères sexuels.
1. Pourquoi les "Gonades" (Réponse e) :
Les gonades sont les glandes sexuelles de l'être humain (testicules chez
l'homme, ovaires chez la femme).
- Elles sécrètent les hormones sexuelles (testostérone, œstrogènes,
progestérone).
- Ces hormones sont directement responsables de l'apparition des caractères
sexuels primaires et secondaires (caractéristiques viriles comme la voix
grave et la barbe, ou caractéristiques femelles comme le développement
des seins).
2. Analyse des autres options :
- Glandes épiphyses (a) : Situées dans le cerveau, elles sécrètent la
mélatonine qui régule les cycles de sommeil.
- Glandes hypophyses (b) : Considérées comme les "glandes maîtresses", elles
dirigent les autres glandes mais ne sont pas les productrices directes
des caractères sexuels.
- Glandes surrénales (c) : Situées au-dessus des reins, elles produisent
notamment l'adrénaline et le cortisol (hormones du stress).
- Glandes tyroïdes (d) : Régulent le métabolisme de base, la croissance et
la consommation d'énergie de l'organisme.
Conclusion :
Les gonades sont les glandes endocrines spécifiquement dédiées à la fonction
reproductrice et au développement des traits masculins et féminins
.
2. La discipline scientifique qui permet d’établir un lien direct entre l’acte psychique qui est le comportement et l’inconscient est la :
Réponse correcte : d. psychanalyse
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes branches et approches des sciences
humaines et leur objet d'étude spécifique.
1. Pourquoi la "psychanalyse" (Réponse d) :
La psychanalyse, fondée par Sigmund Freud, est la discipline qui a
théorisé l'existence de l'inconscient comme moteur de nos actes
.
- Elle repose sur l'idée que nos comportements visibles (actes psychiques)
ne sont pas toujours le fruit de notre volonté consciente, mais sont
souvent dictés par des pulsions ou des désirs refoulés dans
l'inconscient.
- Elle cherche à interpréter le lien direct entre ces manifestations
extérieures (rêves, lapsus, symptômes) et les processus inconscients
profonds.
2. Analyse des autres options :
- Pédagogie (a) : Science de l'éducation et de l'enseignement.
- Physiologie (b) : Étude du fonctionnement des organes et des mécanismes
biologiques du corps.
- Psychologie (c) : Bien qu'elle étudie le comportement, la psychologie
générale n'établit pas systématiquement un lien avec "l'inconscient"
(contrairement à la psychanalyse qui en fait son pilier central).
- Sociologie (e) : Étude des phénomènes sociaux et des rapports entre les
groupes humains, et non de l'inconscient individuel.
Conclusion :
La discipline qui explore spécifiquement l'influence de l'inconscient sur
le comportement est la psychanalyse.
3. Selon le psychologue KRETSCHMER, l’individu caractérisé par les traits essentiels suivants : thorax imposant et ventre tendu, le bassin et les jambes peuvent paraitre étroits et il est costaud, est de type :
Réponse correcte : a. Athlétique
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la biotypologie d'Ernst Kretschmer, qui
établit un lien entre la morphologie (la forme du corps) et le tempérament
psychologique.
1. Pourquoi le type "Athlétique" (Réponse a) :
Selon la classification de Kretschmer, le type athlétique se reconnaît par
un développement prédominant du squelette et de la musculature
.
- Thorax imposant et costaud : Les épaules sont larges et la cage thoracique
est bien développée.
- Bassin et jambes étroits : Le corps forme souvent un "V" inversé, où la
puissance du haut du corps contraste avec la finesse relative du bas.
- Ventre tendu : Contrairement au type pycnique, le ventre est ferme et
musclé.
2. Analyse des autres options :
- Extraverti / Introverti (b, c) : Ce sont des types de personnalité
définis par Carl Jung, basés sur l'orientation de l'énergie psychique,
et non sur des critères purement physiques comme le thorax ou le bassin.
- Leptosome (d) : (Aussi appelé asthénique) Désigne un individu frêle,
mince, avec un thorax étroit et des membres longs et grêles.
- Pycnique (e) : Désigne un individu avec une prédominance des cavités
viscérales, souvent petit, avec un visage rond et une tendance à
l'embonpoint (ventre adipeux et non "tendu").
Conclusion :
La description d'un corps robuste, musclé avec un thorax imposant
correspond précisément au type Athlétique de Kretschmer.
4. La caractéristique principale d'une passion obsédante est :
Réponse correcte : b. Objet de la passion au centre de tout.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie des sentiments et plus précisément sur
la nature de la passion.
1. Pourquoi "L'objet de la passion au centre de tout" (Réponse b) :
La passion se distingue du simple penchant ou de l'émotion par son caractère
exclusif et envahissant.
- Une passion est dite "obsédante" car elle monopolise toute la vie
psychique de l'individu.
- L'objet (qu'il s'agisse d'une personne, d'une activité ou d'une idée)
devient le point central vers lequel convergent toutes les pensées, tous
les désirs et toutes les actions du sujet.
- Cette centralisation extrême finit par subordonner tous les autres centres
d'intérêt de la personne, créant une forme de déséquilibre psychologique.
2. Analyse des autres options :
- Etat puissant qui nous pousse vers un objet (a) : C'est la définition
générale d'une inclinaison ou d'un désir, mais cela ne définit pas la
spécificité "obsédante" de la passion.
- Passionnée qui ne cherche que son plaisir (c) : La passion peut être
douloureuse ou autodestructrice ; elle n'est pas uniquement guidée par
la recherche du plaisir.
- Qui revient sans cesse (d) : Cela décrit davantage une "idée fixe" ou une
obsession mentale simple, alors que la passion est un sentiment complexe
et global.
- Réservée aux émotifs (e) : C'est un jugement de valeur erroné ; la passion
peut toucher n'importe quel type de tempérament.
Conclusion :
Le propre de la passion obsédante est l'unipolarité de la conscience : l'objet
aimé ou recherché devient l'unique centre de préoccupation du sujet.
5. La phase de l'acte volontaire qui indique le moment où l'on considère les différentes raisons de l'action est la phase de (d') :
Réponse correcte : b. délibération
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie de la volonté et les étapes
intellectuelles qui mènent à un acte volontaire réfléchi.
1. Pourquoi la "délibération" (Réponse b) :
La délibération est la phase d'examen critique. C'est le moment où
l'intelligence pèse le "pour" et le "contre".
- L'individu analyse les motifs (raisons d'agir) et les mobiles (sentiments
qui poussent à l'action).
- On considère les différentes raisons de l'action, les moyens à employer
ainsi que les conséquences possibles.
- C'est un débat intérieur avant de passer à l'acte.
2. Analyse des autres options :
- Conception (a) : C'est la première étape, l'apparition de l'idée ou du but
dans l'esprit. On imagine l'acte, mais on ne l'analyse pas encore.
- Décision (c) : C'est l'étape où, après avoir délibéré, l'individu tranche
et choisit d'agir. C'est l'acte de volonté pur ("Je veux").
- Exécution (d) : C'est la mise en pratique matérielle de la décision.
L'idée se transforme en geste ou en fait concret.
- Verbalisation (e) : Il s'agit simplement du fait de mettre des mots sur
une pensée, ce qui n'est pas une phase constitutive de l'acte volontaire
classique.
Conclusion :
Considérer les raisons de l'action correspond précisément à la phase de
pesée des motifs, soit la délibération.
6. Indiquez la mémoire de l'enfant qui retient les connaissances claires et essentielles après avoir saisi le sens et la signification de la matière. Il s'agit de la mémoire :
Réponse correcte : b. logique
Explication détaillée :
Cette question concerne les différents types de mémoire et la manière dont
l'esprit traite l'information pour la conserver.
1. Pourquoi la "mémoire logique" (Réponse b) :
La mémoire logique (également appelée mémoire sémantique ou intelligente) est
celle qui repose sur l'intelligence et la compréhension.
- Contrairement au simple "par cœur", elle nécessite que l'enfant saisisse
d'abord le sens et la signification de ce qu'il apprend.
- Une fois le contenu compris, l'esprit ne retient que les connaissances
claires et essentielles, en les organisant de manière cohérente.
- C'est la forme de mémoire la plus durable car elle est liée à des structures
de pensée déjà existantes.
2. Analyse des autres options :
- Immédiate (a) : Mémoire à très court terme qui ne dure que quelques
secondes (ex: retenir un numéro de téléphone juste le temps de l'écrire).
- Mécanique (c) : Mémoire qui retient les informations par simple répétition,
sans forcément en comprendre le sens (apprentissage "robotique").
- Médiate (d) : Terme général désignant une mémoire qui nécessite un
intermédiaire ou un délai, mais n'implique pas obligatoirement la saisie du
sens logique.
- Motrice (e) : Mémoire des gestes et des mouvements (ex: faire du vélo,
écrire).
Conclusion :
Puisque l'énoncé précise que l'enfant a "saisi le sens et la signification",
il s'agit impérativement de la mémoire logique.
7. Dégagez la proposition qui associe correctement les concepts psychologiques (I) à leurs significations (II).
Concepts psychologiques (I)
1. E A P
2. Effet du halo.
3. Homéostasie.
4. Libido.
5. Projection.
Significations (II)
A. Equilibre psychophysiologique.
B. Juger une personne dans le même sens de celle qui nous frappe.
C. Colérique.
D. Mémorisation d'un texte non compris.
E. Pulsions sexuelles.
F. Attribuer à autrui ses sentiments inacceptables par l'individu.
Réponse correcte : 1. 2B, 5F, 3A, 4E, 1C.
Explication détaillée :
Pour trouver la bonne proposition, il faut établir les correspondances exactes
entre chaque concept et sa définition :
1. E A P (1 -> C) : L'EAP fait référence à l'Ennéagramme ou aux types de
tempéraments. Le tempérament "Colérique" (C) est l'une des classifications
classiques de la personnalité.
2. Effet du halo (2 -> B) : C'est un biais cognitif où la perception d'un trait
particulier d'une personne influence le jugement global. Si un trait nous
"frappe" positivement, on a tendance à juger tout le reste dans le même sens (B).
3. Homéostasie (3 -> A) : En psychophysiologie, l'homéostasie désigne la
capacité de l'organisme à maintenir un état d'équilibre interne (A) malgré
les contraintes extérieures.
4. Libido (4 -> E) : Dans la théorie psychanalytique de Freud, la libido
représente l'énergie des pulsions sexuelles (E).
5. Projection (5 -> F) : C'est un mécanisme de défense qui consiste à
attribuer à autrui (F) ses propres sentiments, désirs ou pensées que l'on
ne peut admettre pour soi-même.
Analyse de la proposition choisie :
La proposition 1 regroupe exactement ces paires :
- 2B (Effet du halo / Juger dans le même sens)
- 5F (Projection / Attribuer à autrui ses sentiments)
- 3A (Homéostasie / Equilibre)
- 4E (Libido / Pulsions sexuelles)
- 1C (EAP / Colérique)
Conclusion :
La première proposition est la seule qui associe sans erreur chaque terme
technique à sa définition psychologique correcte.
8. Tenant compte de l'instinct de curiosité chez l'enfant, les enseignements du maître doivent être :
Réponse correcte : b. concrets
Explication détaillée :
Cette question relève de la psychopédagogie et traite de la manière dont
l'enseignant doit exploiter les tendances naturelles de l'enfant pour
faciliter l'apprentissage.
1. Pourquoi des enseignements "concrets" (Réponse b) :
L'instinct de curiosité est le désir naturel de l'enfant d'explorer, de toucher
et de comprendre son environnement immédiat.
- Pour satisfaire et stimuler cette curiosité, l'enseignement doit partir de
choses palpables, visibles et réelles : c'est ce qu'on appelle l'enseignement
concret (ou leçons de choses).
- En utilisant des objets réels, des images ou des expériences directes, le
maître accroche l'intérêt de l'enfant et transforme sa curiosité instinctive
en un processus d'acquisition de connaissances.
- Selon la psychologie génétique (Piaget), l'enfant (surtout au niveau primaire)
est encore dans une phase de pensée concrète ; il a besoin de support
matériel pour raisonner.
2. Analyse des autres options :
- Adaptés (a) : Bien que l'enseignement doive être adapté au niveau de l'enfant,
le terme "concret" est la réponse pédagogique spécifique au besoin d'explorer
propre à la curiosité.
- Discrets (c) : Ce terme n'a pas de sens pédagogique dans ce contexte.
- Exemplaires (d) : Se rapporte à la morale ou à l'attitude du maître, pas
directement à l'exploitation de l'instinct de curiosité.
- Répétitifs (e) : La répétition s'adresse à la mémoire mécanique et peut, au
contraire, étouffer la curiosité si elle devient lassante.
Conclusion :
Puisque la curiosité pousse l'enfant vers le monde extérieur, le maître doit
lui proposer une matière concrète qu'il peut observer et manipuler
.
9. L'un des facteurs de développement repris ci-dessous assure l'influence de l'environnement sur le comportement de l'enfant. Il s'agit de (du, de la, de l') :
Réponse correcte : a. Milieu.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facteurs qui déterminent le développement
psychologique et social de l'individu.
1. Pourquoi le "Milieu" (Réponse a) :
En psychologie, le milieu (ou environnement) représente l'ensemble des
conditions extérieures dans lesquelles un être vivant est placé.
- C'est le facteur qui assure directement l'influence de l'environnement sur
le comportement.
- Il comprend le milieu familial, social, culturel et géographique.
- Contrairement aux facteurs internes, le milieu façonne l'enfant par les
stimulations, les interactions et les modèles qu'il lui propose.
2. Analyse des autres options :
- Hérédité (b) : C'est le facteur biologique interne. Il transmet les
caractères des parents aux enfants par les gènes. Il s'oppose à l'influence
de l'environnement.
- Grâce (c) : Concept plus spirituel ou philosophique, il ne constitue pas un
facteur de développement scientifique en psychologie.
- Effort personnel (d) : C'est un facteur interne lié à la volonté propre de
l'individu d'agir sur lui-même ou sur son environnement.
- Apprentissage (e) : C'est le processus d'acquisition, mais c'est le "milieu"
qui fournit les éléments à apprendre et qui exerce la pression
environnementale.
Conclusion :
Le milieu est le terme technique utilisé pour désigner l'influence globale de
l'entourage et des conditions externes sur le comportement humain.
10. Indiquez la proposition où les troubles d'apprentissage (I) sont correctement associés aux pistes de solution probables (II).
I
1. Malentendant.
2. Zézaiement.
3. Myopie.
4. Dysorthographie.
5. Timidité.
II.
a. Rapprocher l'enfant de l'objet à étudier.
b. Faire articuler correctement les mots.
c. Aider l'enfant à retrouver la confiance en soi.
d. Intensifier les exercices de réorientation des lettres.
e. Mettre l'enfant au premier plan.
f. Faire chanter régulièrement la classe.
Réponse correcte : 2. 1e, 2b, 3a, 4d, 5c.
Explication détaillée :
Cette question de psychopédagogie demande d'identifier les mesures de soutien
appropriées pour les élèves présentant des besoins spécifiques ou des
troubles des apprentissages.
Analyse des correspondances correctes :
1. Malentendant -> e (Mettre l'enfant au premier plan) :
L'élève qui a des difficultés d'audition doit être placé près de l'enseignant
pour mieux capter les sons et pratiquer la lecture labiale.
2. Zézaiement -> b (Faire articuler correctement les mots) :
Ce trouble du langage nécessite des exercices d'élocution et de prononciation
pour corriger le placement de la langue.
3. Myopie -> a (Rapprocher l'enfant de l'objet à étudier) :
Un enfant myope voit mal de loin ; le placer près du tableau ou des supports
visuels est la solution pédagogique immédiate.
4. Dysorthographie -> d (Intensifier les exercices de réorientation des lettres) :
Ce trouble affecte l'acquisition de l'orthographe. Les exercices ciblés sur
la forme et l'orientation des lettres aident à stabiliser le lexique
orthographique.
5. Timidité -> c (Aider l'enfant à retrouver la confiance en soi) :
La timidité étant un blocage émotionnel, la solution réside dans la
valorisation et le renforcement de l'estime de soi.
Conclusion :
La proposition 2 est la seule qui réalise ces cinq associations logiques
entre le trouble et sa solution.
11. La stratégie de groupe au cours de laquelle l'enseignant fait usage des activités s'appelle :
Réponse correcte : e. Co-apprentissage.
Explication détaillée :
Cette question concerne les méthodes de pédagogie active et les stratégies
d'apprentissage collaboratif au sein d'un groupe d'élèves.
1. Pourquoi le "Co-apprentissage" (Réponse e) :
Le co-apprentissage (ou apprentissage coopératif) est une stratégie où
l'enseignant organise des activités structurées dans lesquelles les élèves
travaillent ensemble pour atteindre un but commun.
- Contrairement au simple travail en équipe, le co-apprentissage met l'accent
sur l'usage d'activités spécifiques où chaque membre est responsable non
seulement de son propre apprentissage, mais aussi de celui de ses pairs.
- L'enseignant n'est plus le seul détenteur du savoir, il devient un
facilitateur qui met en place des activités favorisant l'interaction sociale
comme moteur du développement intellectuel.
2. Analyse des autres options :
- Travail en équipe (a) : C'est un terme générique. Le co-apprentissage est une
forme plus spécifique et structurée de ce travail.
- Simulation (b) : Technique consistant à reproduire une situation réelle
(jeu de rôle, exercice pratique) pour s'entraîner.
- Entretien (c) : Échange verbal, généralement entre deux personnes (souvent
enseignant et un élève), pour évaluer ou conseiller.
- Discussion en classe (d) : Stratégie de communication orale sur un sujet
donné, mais qui n'implique pas forcément une structure d'activités
collaboratives complexes.
Conclusion :
La stratégie de groupe qui repose sur l'usage d'activités mutuelles et
l'interaction entre pairs pour construire le savoir est le co-apprentissage
.
12. Parmi les glandes endocrines, celles qui jouent le rôle de régulateur de la croissance sont des :
Réponse correcte : b. Glandes hypophyses.
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur le système endocrinien et
l'influence des hormones sur le développement physique.
1. Pourquoi la "Glande hypophyse" (Réponse b) :
L'hypophyse (ou glande pituitaire) est souvent appelée la "glande maîtresse"
de l'organisme.
- Sa fonction principale dans ce contexte est la sécrétion de l'hormone de
croissance (la somatotrophine).
- Cette hormone stimule la reproduction cellulaire et la régénération chez
l'être humain, régulant ainsi la taille et le développement global du corps.
- Un dysfonctionnement de cette glande peut entraîner le gigantisme (excès)
ou le nanisme (carence).
2. Analyse des autres options :
- Glandes épiphyses (a) : Sécrètent la mélatonine et régulent principalement
les cycles veille-sommeil (rythmes circadiens).
- Glandes surrénales (c) : Sécrètent notamment l'adrénaline et le cortisol,
essentiels pour la réponse au stress et le métabolisme.
- Glandes thyroïdes (d) : Régulent le métabolisme énergétique et la
température corporelle. Bien qu'elles influencent la croissance, l'hypophyse
reste le régulateur central et direct via l'hormone de croissance spécifique.
- Gonades (e) : Glandes sexuelles (testicules ou ovaires) responsables de la
reproduction et des caractères sexuels secondaires.
Conclusion :
La régulation directe de la croissance physique est la fonction fondamentale
dévolue à l'hypophyse.
13. La discipline scientifique qui étudie le comportement de l'homme en tant que le résultat de son milieu est la :
Réponse correcte : e. sociologie.
Explication détaillée :
Cette question examine les frontières entre les différentes sciences humaines
et la manière dont elles abordent l'étude du comportement humain
.
1. Pourquoi la "sociologie" (Réponse e) :
La sociologie est la science qui étudie les faits sociaux, les interactions et
l'influence de la société sur les individus.
- Contrairement à la psychologie qui se centre sur l'individu, la sociologie
analyse l'homme en tant qu'être social.
- Elle postule que nos comportements, nos croyances et nos actions sont
largement déterminés par le milieu social, la culture et les structures
environnantes.
- Dire que le comportement est le "résultat de son milieu" est le fondement
même de la démarche sociologique.
2. Analyse des autres options :
- Pédagogie (a) : C'est l'art ou la science de l'éducation. Elle cherche à
instruire et former, pas seulement à étudier l'influence du milieu.
- Physiologie (b) : Branche de la biologie qui étudie les fonctions et les
mécanismes biologiques des organismes vivants (organes, cellules).
- Psychologie (c) : Elle étudie l'activité mentale et les comportements
individuels. Bien qu'elle prenne en compte le milieu, elle s'intéresse
prioritairement aux processus internes du sujet.
- Psychanalyse (d) : Méthode d'investigation psychologique visant à élucider
la signification inconsciente des conduites, centrée sur l'histoire
personnelle et les pulsions.
Conclusion :
Dès que l'influence prédominante du "milieu" (groupe, société, environnement
externe) est évoquée comme cause du comportement, on se situe dans le champ
de la sociologie.
14. Selon le psychologue YUNG, l'individu caractérisé par les traits essentiels suivants : Il accorde beaucoup de valeurs au monde extérieur, tend à aimer l'activité extérieure, est de type :
Réponse correcte : b. extraverti
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la typologie de la personnalité développée par
le psychiatre suisse Carl Gustav Jung.
1. Pourquoi le type "extraverti" (Réponse b) :
Selon Jung, l'extraversion est une attitude caractérisée par un flux d'énergie
psychique dirigé vers l'extérieur.
- L'individu extraverti s'intéresse prioritairement aux objets, aux personnes
et aux événements du monde extérieur.
- Il puise son énergie dans les interactions sociales et les activités
concrètes.
- Comme le souligne l'énoncé, il accorde une grande valeur à ce qui se passe
autour de lui plutôt qu'à son monde intérieur.
2. Analyse des autres options :
- Introverti (c) : C'est l'opposé de l'extraverti. L'énergie est dirigée vers
l'intérieur (pensées, sentiments propres, réflexions solitaires).
- Athlétique (a), Leptosome (d) et Pycnique (e) : Ces termes n'appartiennent
pas à la classification de Jung. Ils font partie de la typologie
morphologique d'Ernst Kretschmer, qui lie la constitution physique au
tempérament. Par exemple, le type "pycnique" est
décrit avec un thorax imposant et un ventre tendu.
Conclusion :
La définition d'un individu tourné vers l'activité et le monde extérieur
correspond exactement au concept d'extraversion chez Jung.
15. La caractéristique principale d'une passion égoïste est :
Réponse correcte : c. Passionnée qui ne cherche que son plaisir.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'étude des sentiments et des passions en
psychologie affective.
1. Pourquoi la "passionnée qui ne cherche que son plaisir" (Réponse c) :
Par définition, l'égoïsme est une tendance à ne rechercher que son propre
intérêt ou sa propre satisfaction personnelle.
- Dans le cadre d'une passion qualifiée d'égoïste, l'individu est dominé par
un sentiment puissant où la finalité n'est pas le bien de l'objet aimé ou
la valeur de l'activité, mais uniquement le plaisir et la satisfaction
que le sujet en retire pour lui-même.
- L'assertion (c) est la seule qui met l'accent sur cette recherche exclusive
du plaisir personnel, ce qui définit le caractère "égoïste".
2. Analyse des autres options :
- Etat puissant qui nous pousse vers un objet (a) : C'est la définition
générale d'une passion, qu'elle soit égoïste ou généreuse.
- Objet de la passion au centre de tout (b) : C'est la caractéristique de la
passion "obsédante" ou "cristallisée", où l'attention est totalement
accaparée par une seule chose.
- Qui revient sans cesse (d) : Se rapporte davantage à une idée fixe ou à un
trouble obsessionnel.
- Réservée aux émotifs (e) : C'est un jugement sur le tempérament du sujet et
non une caractéristique intrinsèque de la nature de la passion.
Conclusion :
La passion égoïste se distingue par son but : la satisfaction du "Moi" au
mépris de tout le reste, d'où la recherche du plaisir comme critère
principal.
16. La phase de l'acte volontaire qui est la réalisation de la décision prise est la phase de (d') :
Réponse correcte : d. exécution
Explication détaillée :
L'acte volontaire en psychologie est un processus complexe qui se déroule
généralement en quatre phases successives.
Voici pourquoi la réponse "exécution" est la seule correcte pour cette
définition :
1. Phase de Conception (ou position du but) : L'individu imagine le but à
atteindre et les moyens d'y parvenir.
2. Phase de Délibération : C'est le moment de l'examen des motifs (raisons pour
agir) et des mobiles (raisons contre l'action). On pèse le pour et le contre
.
3. Phase de Décision : L'esprit tranche. On choisit une option parmi plusieurs.
C'est l'acte interne de la volonté.
4. Phase d'Exécution (Réponse d) : C'est la phase finale et matérielle.
C'est le passage à l'acte concret où l'on réalise la décision qui a été
prise précédemment. Sans cette phase, l'acte reste
une simple intention velléitaire.
Conclusion :
Puisque l'énoncé demande spécifiquement quelle phase correspond à la
"réalisation" de ce qui a été décidé, il s'agit impérativement de l'exécution
.
17. Indiquez la mémoire de l'enfant qui retient textuellement la matière sans logique, ni compréhension préalable de la signification profonde. Il s'agit de la mémoire :
Réponse correcte : c. mécanique
Explication détaillée :
Cette question traite des différents types de mémoire dans le cadre de la
psychologie de l'enfant et de l'apprentissage.
1. Pourquoi la "mémoire mécanique" (Réponse c) :
La mémoire mécanique (parfois appelée mémoire "par cœur") consiste à répéter
et à stocker des informations de manière brute, sans chercher à en saisir les
liens logiques ou le sens profond.
- Comme l'indique l'énoncé, elle permet de retenir "textuellement" (mot pour
mot) la matière.
- C'est une forme de mémoire très présente chez le jeune enfant, qui peut
réclamer la même histoire ou réciter une poésie sans nécessairement en
comprendre toutes les nuances sémantiques.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
- Mémoire logique (b) : C'est l'opposé exact. Elle repose sur la compréhension
du sens, l'organisation des idées et les liens de cause à effet. On retient
l'essentiel après avoir "saisi le sens".
- Mémoire immédiate (a) : Elle permet de retenir une information pendant un
temps très court (quelques secondes), comme un numéro de téléphone que l'on
vient d'entendre.
- Mémoire médiate (d) : Elle fait appel à des outils ou des associations
externes pour se souvenir (comme une note écrite ou un moyen
mnémotechnique).
- Mémoire motrice (e) : C'est la mémoire des gestes et des mouvements
(apprendre à marcher, à faire du vélo, à écrire).
Conclusion :
La rétention textuelle sans compréhension de la signification est le propre de
la mémoire mécanique.
18. Dégagez la proposition qui associe correctement les concepts psychologiques (I) à leurs significations (II).
I. Concepts psychologiques :
1. E A P
2. Effet du halo.
3. Homéostasie.
4. Libido.
5. Projection.
II. Significations :
A. Equilibre psychophysiologique.
B. Juger une personne dans le même sens de celle qui nous frappe.
C. Colérique.
D. Mémorisation d'un texte non compris.
E. Pulsions sexuelles.
F. Attribuer à autrui ses sentiments inacceptables par l'individu.
Réponse correcte : 1. 2B, 5F, 3A, 4E, 1C.
Explication détaillée :
Pour résoudre cette question, il faut établir les liens logiques entre chaque
concept et sa définition technique en psychologie :
1. E A P -> C (Colérique) :
EAP fait référence à la typologie d'Heymans-Le Senne (Émotif, Actif, Primaire).
Dans ce système, le profil Émotif-Actif-Primaire correspond au tempérament
"Colérique".
2. Effet du halo -> B (Juger une personne dans le même sens de celle qui
nous frappe) :
C'est un biais cognitif où la perception d'un trait positif ou négatif d'une
personne influence l'évaluation de ses autres caractéristiques. On juge la
personne globalement selon l'impression dominante qu'elle nous donne
.
3. Homéostasie -> A (Equilibre psychophysiologique) :
C'est la tendance de l'organisme à maintenir un état de stabilité ou
d'équilibre de ses fonctions vitales et psychiques malgré les changements
extérieurs.
4. Libido -> E (Pulsions sexuelles) :
Dans la théorie psychanalytique de Freud, la libido désigne l'énergie
fondamentale liée aux pulsions sexuelles et au désir.
5. Projection -> F (Attribuer à autrui ses sentiments inacceptables) :
C'est un mécanisme de défense consistant à expulser de soi et à localiser
dans l'autre des sentiments ou des désirs que l'on ne peut admettre chez
soi-même.
Conclusion :
La proposition 1 est la seule à regrouper ces cinq associations exactes
. Notez que l'option D (Mémorisation d'un texte non
compris) correspondrait à la "mémoire mécanique" vue précédemment, mais elle
est ici utilisée comme distracteur.
19. Tenant compte des capacités de mémorisation chez l'enfant, les enseignements du maître doivent être :
Réponse correcte : e. répétitifs.
Explication détaillée :
Cette question relève de la psychopédagogie et traite de l'optimisation des
processus de mémorisation dans le cadre scolaire.
1. Pourquoi "répétitifs" (Réponse e) :
La répétition est une loi fondamentale de la mémoire, particulièrement chez
l'enfant.
- Pour qu'une information passe de la mémoire à court terme à la mémoire à
long terme, elle doit être rappelée plusieurs fois.
- L'enfant a besoin de revoir les notions fréquemment pour consolider les
traces mnésiques et éviter l'oubli. Un enseignement "répétitif" (au sens
pédagogique de révision et de rappel constant) garantit une meilleure
fixation des connaissances.
2. Analyse des autres options :
- Adaptés (a) : C'est une règle générale de la pédagogie, mais elle ne vise
pas spécifiquement le mécanisme technique de la "mémorisation" autant que
la répétition le fait.
- Concrets (b) : Utile pour la compréhension (stade des opérations concrètes
de Piaget), mais moins directement lié à l'ancrage mnésique que la répétition.
- Discrets (c) et Exemplaires (d) : Ces termes se rapportent plutôt à
l'attitude morale ou à la méthode de présentation du maître, mais n'ont
pas d'impact direct sur les "capacités de mémorisation" de l'élève.
Conclusion :
La répétition est l'outil pédagogique par excellence pour soutenir et
développer la rétention d'informations chez l'enfant.
20. L'un des facteurs de développement repris ci-dessous favorise l'expression libre et sérieuse de l'enfant. Il s'agit de (du, de la, de l') :
Réponse correcte : d. Effort personnel.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facteurs qui influencent le développement de la
personnalité et de l'autonomie chez l'enfant.
1. Pourquoi l'"Effort personnel" (Réponse d) :
En psychologie du développement, l'effort personnel est considéré comme le
moteur de l'auto-éducation et de l'affirmation de soi.
- Contrairement aux facteurs passifs ou externes, l'effort personnel permet à
l'enfant de s'engager activement dans ses tâches.
- C'est par cet engagement volontaire que l'enfant parvient à une "expression
libre" (car elle vient de sa propre volonté) et "sérieuse" (car elle
implique une application et une persévérance réelles).
- Il transforme les potentialités biologiques en capacités concrètes.
2. Analyse des autres options :
- Milieu (a) : C'est un facteur externe (environnemental). Il offre des
occasions, mais ne constitue pas l'expression active du sujet lui-même
.
- Hérédité (b) : C'est le facteur biologique inné. Il limite ou permet
certaines capacités, mais il est déterminé à la naissance et n'est pas une
"expression libre".
- Grâce (c) : Ce terme relève davantage du domaine spirituel ou théologique
que de la psychologie scientifique.
- Apprentissage (e) : C'est le processus d'acquisition par l'expérience ou
l'étude. S'il est nécessaire, il reste souvent dirigé par l'extérieur
(maître, parents), alors que l'énoncé insiste sur l'expression propre du
sujet.
Conclusion :
L'expression libre et sérieuse est le fruit d'une volonté interne qui se
manifeste par l'effort personnel fourni par l'enfant.
21. Indiquez la proposition où les troubles d'apprentissage (I) sont correctement associés aux pistes de solution probables (II).
I.
1. Malentendant.
2. Zézaiement.
3. Myopie.
4. Dysorthographie.
5. Timidité.
II.
a. Intensifier les exercices de réorientation des lettres.
b. Rapprocher l'enfant de l'objet à étudier.
c. Aider l'enfant à retrouver la confiance en soi.
d. Faire articuler correctement les mots.
e. Mettre l'enfant au premier plan.
f. Faire chanter régulièrement la classe.
Réponse correcte : 4. 1e, 2d, 3b, 4a, 5c.
Explication détaillée :
Cette question de psychopédagogie demande d'identifier les mesures
d'accompagnement adaptées pour des élèves présentant des difficultés
spécifiques. Voici l'analyse des correspondances :
1. Malentendant -> e (Mettre l'enfant au premier plan) :
Un enfant ayant une déficience auditive doit être placé près de l'enseignant
pour mieux capter les sons et pratiquer la lecture labiale si nécessaire
.
2. Zézaiement -> d (Faire articuler correctement les mots) :
Le zézaiement est un trouble de l'articulation. La solution pédagogique
consiste à proposer des exercices de prononciation et d'élocution pour
corriger le placement de la langue.
3. Myopie -> b (Rapprocher l'enfant de l'objet à étudier) :
La myopie empêche de voir nettement de loin. Placer l'élève près du tableau
ou des supports visuels est la mesure compensatoire directe.
4. Dysorthographie -> a (Intensifier les exercices de réorientation des
lettres) :
Bien que souvent liée à la dyslexie, la dysorthographie nécessite un travail
spécifique sur la reconnaissance et le tracé correct des graphèmes pour
éviter les inversions et les fautes d'usage.
5. Timidité -> c (Aider l'enfant à retrouver la confiance en soi) :
La timidité est un blocage affectif. L'enseignant doit encourager l'élève
et valoriser ses réussites pour renforcer son estime personnelle
.
Conclusion :
La proposition 4 regroupe l'ensemble de ces pistes de solutions logiques et
pédagogiques.
22. Lorsque l'enseignant organise une rencontre entre les apprenants et un spécialiste, la stratégie de groupe à laquelle il recourt s'appelle :
Réponse correcte : c. Entretien.
Explication détaillée :
Cette question concerne les méthodes actives et les stratégies d'animation de
groupe en milieu scolaire.
1. Pourquoi l'"Entretien" (Réponse c) :
Dans le contexte des stratégies de groupe, l'entretien (parfois appelé
"interview devant le groupe") consiste à faire venir une personne ressource
ou un expert (le spécialiste) pour répondre aux questions des apprenants
.
- Cette technique permet aux élèves d'obtenir des informations directes,
concrètes et spécialisées.
- Elle favorise l'interaction entre le monde extérieur et la salle de classe.
2. Analyse des autres options :
- Travail en équipe (a) : Les élèves travaillent ensemble en petits groupes
sur une tâche commune ; il n'y a pas nécessairement d'intervenant extérieur.
- Simulation (b) : Les apprenants miment une situation réelle (jeu de rôle)
pour s'exercer à des comportements ou résoudre des problèmes.
- Discussion en classe (d) : Il s'agit d'un échange verbal libre ou dirigé
entre le maître et les élèves, ou entre les élèves eux-mêmes, sur un sujet
donné.
- Co-apprentissage (e) : Système où les apprenants s'instruisent mutuellement,
souvent par les pairs.
Conclusion :
Dès que la stratégie implique l'introduction d'un "spécialiste" pour un échange
direct avec les élèves, le terme technique approprié est l'entretien
.