Question 1
1. La théorie du constructivisme est l'œuvre de :
Réponse correcte : b. J. Piaget
Explication détaillée :
Cette question porte sur les grands courants de la psychologie du
développement et de l'apprentissage.
1. Pourquoi Jean Piaget (Réponse b) :
Jean Piaget est le père du constructivisme. Sa théorie postule que la
connaissance ne se transmet pas passivement, mais qu'elle est "construite"
par l'individu à travers son interaction avec l'environnement.
- L'intelligence se développe selon lui par des processus d'assimilation
(intégrer de nouvelles données) et d'accommodation (modifier ses schèmes
mentaux) pour atteindre un équilibre.
- Il a défini les quatre grands stades du développement cognitif de l'enfant
(sensorimoteur, préopératoire, opérations concrètes et opérations formelles).
2. Analyse des autres options :
- S. Freud (a) : Fondateur de la psychanalyse, centrée sur l'inconscient et
le développement psycho-affectif (stades oral, anal, etc.).
- H. Wallon (c) : Psychologue français qui a insisté sur l'aspect
multidimensionnel du développement (émotion, moteur, social et cognitif)
plutôt que sur le seul aspect cognitif constructiviste.
- J. Watson (d) : Père du béhaviorisme (comportementalisme), qui se
concentre uniquement sur les comportements observables résultant de
stimulus-réponse, et non sur la construction mentale interne.
- Wundt (e) : Souvent considéré comme le père de la psychologie
expérimentale moderne, il se focalisait sur l'analyse de la conscience par
l'introspection.
Conclusion :
La figure emblématique qui a théorisé la manière dont l'individu construit son
propre savoir est Jean Piaget.
2. Le facteur qui favorise le passage des différents stades de développement par l'enfant est appelé :
Réponse correcte : d. maturation
Explication détaillée :
Cette question concerne les mécanismes fondamentaux qui permettent à un
enfant de progresser d'une étape de croissance à une autre.
1. Pourquoi la "maturation" (Réponse d) :
La maturation désigne le processus biologique et physiologique interne par
lequel les organes et les fonctions (notamment le système nerveux central)
atteignent leur plein développement.
- C'est la maturation qui rend possible le passage d'un stade à un autre car
elle définit "l'horloge biologique" de l'enfant.
- Par exemple, un enfant ne peut pas passer au stade de la marche tant que sa
maturation nerveuse et musculaire n'est pas suffisante.
- Dans la théorie de Piaget, la maturation organique est l'un des quatre
facteurs essentiels du développement cognitif.
2. Analyse des autres options :
- Apprentissage (a) : C'est l'acquisition de connaissances par l'expérience.
S'il aide au développement, il dépend souvent de la maturation préalable
pour être efficace.
- Effort personnel (b) : C'est l'engagement volontaire du sujet. Bien qu'il
favorise l'expression libre, il ne régit pas la
succession biologique des stades.
- Hérédité (c) : Elle fournit le patrimoine génétique de départ, mais la
maturation est le processus actif de déploiement de ce patrimoine dans le
temps.
- Milieu (e) : C'est l'influence de l'environnement (famille, école). Il peut
accélérer ou retarder un stade, mais il n'est pas le moteur interne du
passage entre les stades.
Conclusion :
Le facteur interne qui dicte l'ordre et la possibilité de franchir les étapes
successives de la croissance est la maturation.
3. La branche qui s'intéresse au processus de la croissance de l'enfant et de l'adolescent est la psychologie :
Réponse correcte : c. développementale
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier la spécialité de la psychologie qui
étudie l'évolution de l'être humain au fil du temps.
1. Pourquoi la "psychologie développementale" (Réponse c) :
La psychologie développementale (ou psychologie de l'enfant et de
l'adolescent) est la branche scientifique qui étudie les changements dans le
fonctionnement psychologique (cognitif, affectif, social) tout au long de la
vie.
- Elle analyse spécifiquement comment les facultés mentales et les
comportements évoluent durant les phases critiques que sont l'enfance et
l'adolescence.
- Elle s'intéresse aux processus de maturation, d'apprentissage et de
croissance évoqués dans les questions précédentes.
2. Analyse des autres options :
- Psychologie Médicale (a) : S'occupe de l'aspect psychologique de la
relation soignant-soigné et des répercussions des maladies.
- Psychologie commerciale (b) : Étudie le comportement des consommateurs
pour influencer les ventes et le marketing.
- Psychologie générale (d) : Étudie les fonctions mentales de l'adulte normal
(mémoire, perception, émotion) de manière globale et universelle.
- Psychologie sociale (e) : Analyse l'influence des interactions sociales et
des groupes sur le comportement individuel.
Conclusion :
Puisque l'énoncé cible précisément le "processus de croissance" lié aux
stades de la vie, il s'agit de la psychologie développementale
.
4. Les états de la mémoire caractérisés par la perte des souvenirs, causant leur oubli total ou partiel sont appelés :
Réponse correcte : a. Amnésies
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychopathologie de la mémoire, précisément sur
les troubles pathologiques de la rétention et du rappel.
1. Pourquoi l'"Amnésie" (Réponse a) :
L'amnésie est le terme médical et psychologique désignant une perte de
mémoire.
- Elle peut être totale (oubli de toute la vie passée ou d'une période
entière) ou partielle (oubli de certains faits ou mots spécifiques).
- Elle se distingue de l'oubli normal par son caractère pathologique,
souvent causé par un traumatisme (choc physique), une maladie
neurologique ou un trouble émotionnel sévère.
2. Analyse des autres options pour éviter la confusion :
- Dysmnésies (b) : Désigne un trouble qualitatif de la mémoire où
l'évocation des souvenirs est difficile, déformée ou laborieuse, mais
pas totalement absente.
- Hypermnésies (c) : C'est l'inverse de l'amnésie. Il s'agit d'une
exaltation de la mémoire où le sujet se souvient d'une quantité
anormale et très précise de détails.
- Hypomnésies (d) : Il s'agit d'une simple diminution de la capacité de
mémorisation (souvent liée à la fatigue ou au vieillissement), moins
radicale que l'amnésie.
- Illusions (e) : Ce sont des troubles de la perception (voir un objet
autrement qu'il n'est) et non des troubles de la mémoire.
Conclusion :
La "perte des souvenirs" entraînant un "oubli total ou partiel" définit
médicalement l'amnésie.
5. Concernant les traits psychologiques, selon Yung, un individu orienté vers l'extérieur, ouvert, joyeux, opportuniste est un :
Réponse correcte : c. extraverti
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la typologie de la personnalité développée
par le psychiatre suisse Carl Gustav Jung (souvent orthographié "Yung" dans
les examens).
1. Pourquoi l'"extraverti" (Réponse c) :
Dans la théorie de Jung, l'extraversion est une attitude caractérisée par une
orientation de la libido (énergie psychique) vers le monde extérieur
.
- Un individu extraverti puise son énergie dans les interactions sociales et
les objets externes.
- Comme le décrit l'énoncé, il est généralement perçu comme "ouvert" et
"joyeux" car il est à l'aise avec autrui.
- Le qualificatif "opportuniste" ici ne doit pas être pris de manière
péjorative ; il signifie que l'individu est réactif aux circonstances et
aux occasions offertes par l'environnement extérieur.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Bilieux (a) et Nerveux (e) : Ces termes appartiennent à la typologie des
tempéraments d'Hippocrate ou d'Heymans-Le Senne, et non à celle de Jung
.
- Équilibré (b) : Ce n'est pas un type psychologique spécifique dans le
système de Jung, mais plutôt un état général de santé mentale.
- Leptosome (d) : Ce terme appartient à la typologie morphologique de
Kretschmer, désignant une constitution physique mince et allongée, et
non une attitude psychologique de Jung.
Conclusion :
L'orientation vers le monde extérieur et la facilité de contact définissent
le type extraverti chez Jung.
6. Indiquez les caractéristiques ayant trait à la mémoire.
Réponse correcte : a. Fixation - conservation - reproduction des souvenirs.
Explication détaillée :
Cette question définit les étapes fondamentales du fonctionnement de la mémoire
en psychologie.
1. Pourquoi la proposition "a" est la bonne :
La mémoire n'est pas un bloc unique, c'est un processus dynamique qui comprend
trois phases essentielles :
- La Fixation (ou encodage) : C'est la capacité d'enregistrer une information
nouvelle dans l'esprit.
- La Conservation (ou stockage) : C'est le maintien de l'information
enregistrée dans le temps afin qu'elle ne s'efface pas.
- La Reproduction (ou rappel/récupération) : C'est l'acte de faire revenir le
souvenir à la conscience au moment où on en a besoin.
2. Analyse des autres options (qui décrivent d'autres phénomènes) :
- Option b : Décrit les caractéristiques de l'instinct (inné, invariable,
aveugle).
- Option c : Décrit les caractéristiques de l'émotion (intense, violent,
passager).
- Option d : Décrit les différents types de sensations ou récepteurs
sensoriels.
- Option e : Décrit plutôt les caractéristiques du sentiment ou de la
passion stable (durable, stable).
Conclusion :
Seule la proposition "a" décrit les fonctions techniques spécifiques à la
mémoire.
7. Indiquez le comportement qui reflète l'habitude.
Réponse correcte : d. Se réveiller tous les jours à 5h 30' pour balayer.
Explication détaillée :
Cette question traite de la psychologie du comportement, précisément de la
définition et des caractéristiques de l'habitude.
1. Pourquoi la proposition "d" est la bonne :
L'habitude est une disposition acquise, durable et stable, qui permet de
réaliser un acte avec facilité, rapidité et une certaine régularité suite à
la répétition.
- L'action de "se réveiller tous les jours à 5h 30' pour balayer" réunit
tous les critères : c'est un acte acquis (on apprend à balayer), répété
automatiquement et ancré dans une routine temporelle précise.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Etre toujours présent au football (a) : Relève davantage de l'intérêt, du
sentiment ou d'une passion, car cela implique un choix affectif plutôt
qu'un automatisme moteur.
- Chasser le moustique en dormant (b) : Il s'agit d'un acte réflexe ou
instinctif déclenché par un stimulus tactile pendant le sommeil, et non
d'une habitude apprise.
- Réfléchir longuement (c) : C'est le propre de l'acte volontaire (phase de
délibération). L'habitude, au contraire, tend à
supprimer la réflexion pour devenir automatique.
- Voler autour d'une lampe (e) : C'est un comportement instinctif (tropisme)
propre à certains insectes, lié à des réactions biologiques innées et non
à un apprentissage par l'habitude.
Conclusion :
L'habitude se manifeste par la répétition mécanique et régulière d'une tâche
apprise, comme la routine matinale décrite dans l'option "d"
.
8. Le fait que l'adolescent éprouve du plaisir de « raisonner pour le plaisir de raisonner » est un trait :
Réponse correcte : a. Du développement intellectuel.
Explication détaillée :
Cette question fait référence à l'évolution des capacités cognitives lors du
passage de l'enfance à l'adolescence.
1. Pourquoi le "développement intellectuel" (Réponse a) :
Selon Jean Piaget, l'adolescence correspond à l'entrée dans le stade des
"opérations formelles".
- À ce stade, l'individu devient capable de manier des concepts abstraits et
de construire des raisonnements hypothético-déductifs.
- « Raisonner pour le plaisir de raisonner » (parfois appelé goût pour la
spéculation ou intellectualisme) est une manifestation typique de cette
nouvelle puissance mentale.
- L'adolescent ne se contente plus du concret ; il explore les idées, les
systèmes et les théories par pur exercice de sa pensée.
2. Analyse des autres options :
- Développement sexuel (b) : Concerne les transformations physiologiques de
la puberté, ce qui n'est pas l'objet d'un plaisir lié au raisonnement pur.
- Affirmation de soi (c) : C'est un trait de caractère social et affectif où
l'adolescent cherche son autonomie face aux parents, mais cela n'explique
pas le processus logique de la pensée.
- Épanouissement de l'affectivité (d) : Concerne la vie des sentiments, des
émotions et des passions.
- Développement perceptif (e) : Concerne l'évolution des sens (vue, ouïe,
etc.) et la reconnaissance des objets physiques, ce qui est très éloigné
du raisonnement abstrait.
Conclusion :
Le plaisir de manipuler des idées pour elles-mêmes est le signe que les
structures logiques du développement intellectuel sont arrivées à maturité
.
9. Dans le développement de l'enfant, les psychologues situent généralement la découverte du « surmoi » entre :
Réponse correcte : b. 3 et 7 ans
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la théorie psychanalytique de la personnalité
développée par Sigmund Freud.
1. Pourquoi la période de "3 et 7 ans" (Réponse b) :
Le « Surmoi » est l'instance de la personnalité qui représente les règles
morales, les interdits et l'idéal du moi.
- Selon Freud, le Surmoi se forme à la suite de la résolution du complexe
d'Oedipe, qui culmine généralement entre 3 et 6/7 ans.
- C'est durant cette phase que l'enfant intériorise les exigences et les
interdits parentaux ainsi que les normes sociales.
- Avant 3 ans, l'enfant est principalement régi par le "Ça" (pulsions
immédiates). Entre 3 et 7 ans, il commence à développer cette "conscience
morale" interne qui lui permet de distinguer le bien du mal selon les
critères de son environnement.
2. Analyse du contexte psychanalytique :
- 0 à 3 ans (a) : Phase de dominance du Ça et début de formation du Moi.
- 6/7 à 9 ans (c) : Période de latence où le Surmoi est déjà bien consolidé
et pèse sur les pulsions sexuelles.
- 12 à 15 ans (e) : L'adolescence, période de remaniement des instances
psychiques, mais la "découverte" ou formation initiale est déjà ancienne
.
Conclusion :
La naissance de la moralité et de l'auto-censure (le Surmoi) est
scientifiquement située par la psychanalyse dans la tranche d'âge de
3 à 7 ans.
10. Le médecin et philosophe ayant insisté sur « l'importance de la maturation biologique et l'environnement social » dans le développement de l'enfant s'appelle :
Réponse correcte : e. H. Wallon
Explication détaillée :
Cette question porte sur les auteurs majeurs de la psychologie de l'enfant
et leurs théories sur les facteurs de développement.
1. Pourquoi Henri Wallon (Réponse e) :
Bien que le nom comporte une coquille dans l'énoncé ("Ktallon" au lieu de
"Wallon"), c'est bien lui qui est visé par cette description
.
- Henri Wallon était à la fois médecin, philosophe et psychologue.
- Sa théorie est dite "multidimensionnelle" car il refuse de séparer
le biologique du social.
- Pour lui, le développement de l'enfant est le résultat d'une
interaction constante entre la maturation du système nerveux
(biologie) et les influences du milieu (social).
2. Analyse des autres options :
- J.J. Rousseau (a) : Philosophe qui voyait l'enfant comme
naturellement bon, mais n'utilisait pas les concepts modernes de
maturation biologique au sens médical.
- J. Piaget (b) : Bien qu'il reconnaisse la maturation, il insiste
surtout sur l'interaction cognitive avec les objets (constructivisme)
plutôt que sur le rôle prédominant du milieu social.
- O. Chrisman (c) : Connu pour avoir inventé le terme "Pédologie"
(science de l'enfant), mais moins pour cette synthèse spécifique.
- E. Claparède (d) : Neurologue et psychologue suisse, il a surtout
travaillé sur la psychologie fonctionnelle et l'éducation sur mesure.
Conclusion :
La synthèse entre maturation biologique et environnement social est le
fondement de la théorie d'Henri Wallon.
11. La période où l'enfant commence à dessiner en traçant des lignes disparates, confuses et désordonnées correspond au stade :
Réponse correcte : c. Du griffonnage.
Explication détaillée :
Cette question concerne l'évolution du dessin chez l'enfant, qui est un
indicateur important de son développement moteur et cognitif.
1. Pourquoi le "stade du griffonnage" (Réponse c) :
Le griffonnage est la toute première étape de l'expression graphique,
apparaissant généralement entre 18 mois et 3 ans.
- À ce stade, l'enfant ne cherche pas à représenter un objet réel. Il
découvre simplement le plaisir du mouvement et la trace laissée sur le
support.
- Les traits sont décrits comme "disparates, confus et désordonnés" car
l'enfant n'a pas encore le contrôle moteur fin (coordination œil-main)
nécessaire pour guider son tracé de manière intentionnelle.
2. Analyse des autres options :
- Stade du têtard (b) : C'est l'étape suivante (vers 3-4 ans) où l'enfant
commence à dessiner un cercle pour représenter la tête, avec des traits
directement attachés pour faire les bras et les jambes.
- Stade de la représentation complète (a) : Arrive plus tard, quand
l'enfant inclut tous les éléments essentiels du corps (tronc, cou, doigts,
articulations).
- Stade du profil (d) : Marque une étape de maturité graphique où l'enfant
cesse de dessiner les personnages de face pour essayer de les représenter
de côté.
- Stade de la direction (e) : Terme moins courant, pouvant faire référence
à l'orientation spatiale dans le dessin, qui se développe bien après les
premiers gribouillis.
Conclusion :
L'étape initiale caractérisée par un manque de forme et d'ordre dans les
traits est universellement appelée le stade du griffonnage.
12. La théorie psychanalytique est l’œuvre de :
Réponse correcte : a. S. Freud
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier le fondateur de l'une des écoles les plus
importantes de la psychologie moderne.
1. Pourquoi Sigmund Freud (Réponse a) :
Sigmund Freud (1856-1939), médecin neurologue autrichien, est universellement
reconnu comme le père de la psychanalyse.
- Sa théorie repose sur la découverte de l'inconscient et sur l'idée que nos
comportements sont influencés par des forces psychiques cachées.
- Il a introduit des concepts clés comme les instances de la personnalité (Ça,
Moi, Surmoi) et le développement
libidinal à travers différents stades.
2. Analyse des autres auteurs (Distracteurs) :
- J. Piaget (b) : Il est le fondateur du constructivisme et de l'épistémologie
génétique, étudiant le développement de l'intelligence chez l'enfant
.
- H. Wallon (c) : Il a développé une théorie multidimensionnelle du
développement de l'enfant combinant biologie et milieu social
.
- J. Watson (d) : Il est le fondateur du béhaviorisme (ou comportementalisme),
qui rejette l'étude de l'esprit pour se concentrer uniquement sur les
comportements observables.
- Wundt (e) : Wilhelm Wundt est considéré comme le père de la psychologie
expérimentale, ayant créé le premier laboratoire de psychologie en 1879.
Conclusion :
La psychanalyse est indissociable des travaux de Sigmund Freud.
13. Le facteur qui favorise le developpement de la conduite sociale chez l'enfant est appelé:
Réponse correcte : e. milieu.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facteurs influençant le développement de
l'individu, plus précisément sur l'acquisition des comportements en société
.
1. Pourquoi le "milieu" (Réponse e) :
La conduite sociale désigne la manière dont un enfant interagit avec les
autres et s'adapte aux règles de son entourage.
- Contrairement aux capacités biologiques, la sociabilité n'est pas innée.
Elle se construit au contact de la famille, de l'école et de la culture.
- Le "milieu" représente l'ensemble des conditions extérieures et des
influences sociales qui entourent l'enfant. C'est ce cadre qui lui
fournit les modèles, les stimulations et les codes nécessaires pour
développer ses relations avec autrui.
2. Analyse des autres options (Facteurs différents) :
- Apprentissage (a) : Bien qu'il aide à acquérir des compétences, il est
souvent considéré comme un processus spécifique à l'intérieur du milieu.
- Effort personnel (b) : Relève de la volonté individuelle, qui n'est pas le
moteur principal du développement social précoce.
- Hérédité (c) : Concerne les caractères transmis par les gènes (aspects
biologiques) et non les règles de conduite en groupe.
- Maturation (d) : C'est le facteur qui favorise le passage d'un stade de
développement à un autre sur le plan biologique et organique
.
Conclusion :
Le milieu est le facteur déterminant qui façonne la personnalité sociale et
les modes de conduite de l'enfant.
14. La branche qui assure l'exploitation de l'état du patient dans le processus thérapeutique est la psychologie :
Réponse correcte : a. Médicale
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier la spécialité de la psychologie qui
s'applique au domaine de la santé et du soin.
1. Pourquoi la "psychologie médicale" (Réponse a) :
La psychologie médicale est la branche qui étudie les aspects psychologiques
de la maladie et de la relation soignant-soigné.
- Elle intervient directement dans le "processus thérapeutique" en aidant à
comprendre comment le patient vit sa pathologie.
- Son rôle est d'exploiter l'état psychique du patient (ses angoisses, ses
motivations, sa personnalité) pour optimiser le traitement et la guérison
.
2. Analyse des autres branches (Distracteurs) :
- Commerciale (b) : S'occupe de l'étude du comportement des consommateurs
et du marketing.
- Développementale (c) : S'intéresse au processus de la croissance de
l'enfant et de l'adolescent.
- Générale (d) : Étudie les fonctions mentales communes à tous les individus
adultes normaux (mémoire, perception, etc.).
- Sociale (e) : Analyse les rapports entre l'individu et les groupes ainsi
que l'influence de la société sur le comportement.
Conclusion :
Dès qu'il est question de "patient" et de "thérapeutique", la branche
concernée est la psychologie médicale.
15. Les états de la mémoire caractérisés par l'afflue à la conscience, des souvenirs qui surgissent spontanément sont appelés :
Réponse correcte : c. hypermnésies
Explication détaillée :
Cette question concerne les troubles de la mémoire, plus précisément les
phénomènes d'exaltation de la fonction de rappel.
1. Pourquoi l'"hypermnésie" (Réponse c) :
L'hypermnésie est une pathologie ou un état passager de la mémoire défini par
une activité excessive du rappel des souvenirs.
- Comme l'indique l'énoncé, elle se manifeste par un "afflux à la conscience"
massif et incontrôlé.
- Les souvenirs "surgissent spontanément", souvent avec une précision
exceptionnelle et des détails normalement oubliés.
- On observe souvent ce phénomène dans des états de choc, de fièvre intense,
sous hypnose ou lors de certaines crises d'épilepsie.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Amnésies (a) : À l'opposé de l'hypermnésie, c'est la perte totale ou
partielle des souvenirs.
- Dysmnésies (b) : Désigne un trouble qualitatif de la mémoire, où
l'évocation des souvenirs est difficile, imprécise ou fragmentaire.
- Hypomnésies (d) : C'est une diminution globale de la capacité de
mémorisation et de rappel (mémoire affaiblie), sans aller jusqu'à l'amnésie.
- Illusions (e) : Ce sont des faux souvenirs (paramnésies) ou des
déformations de la réalité perçue, et non un afflux massif de souvenirs
réels.
Conclusion :
L'exaltation de la mémoire provoquant une invasion de souvenirs spontanés est
propre à l'hypermnésie.
16. Concernant les traits psychologiques, selon Pavlov, un individu qui s'adapte aux situations, capable aux apprentissages, inhibé est un :
Réponse correcte : b. équilibré
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la typologie de la personnalité basée sur
l'activité nerveuse supérieure, développée par le physiologiste Ivan Pavlov
.
1. Pourquoi le type "équilibré" (Réponse b) :
Pavlov a classé les individus selon trois propriétés du système nerveux : la
force, l'équilibre et la mobilité des processus d'excitation et d'inhibition
.
- L'individu "équilibré" possède un système nerveux où les processus
d'excitation (action) et d'inhibition (contrôle/freinage) se compensent
parfaitement.
- Cette harmonie lui permet de s'adapter facilement aux changements de
situations.
- Sa capacité aux apprentissages est élevée car il peut retenir des
informations tout en restant "inhibé" (au sens de calme et discipliné)
quand la situation l'exige.
2. Analyse des autres options (Distracteurs issus d'autres théories) :
- Bilieux et Nerveux (a, e) : Ces termes appartiennent à la typologie
d'Hippocrate (les quatre tempéraments) ou à celle de Le Senne, mais ne
définissent pas les types pavloviens basés sur l'inhibition.
- Extraverti (c) : C'est un concept de Carl Jung qui
décrit l'orientation de l'énergie vers l'extérieur, et non l'équilibre des
processus nerveux.
- Leptosome (d) : Terme de la typologie morphologique de Kretschmer
désignant une constitution physique mince et allongée.
Conclusion :
Dans le cadre des travaux de Pavlov, la capacité d'adaptation liée à une
maîtrise des réactions (inhibition) caractérise le type nerveux équilibré
.
17. Indiquez les caractéristiques ayant trait à l'émotion.
Réponse correcte : c. Intense - violent - passager - choc troublant.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la distinction entre les différents états affectifs
et les fonctions psychologiques en psychologie générale.
1. Pourquoi la proposition "c" est la bonne :
L'émotion se définit comme une réaction soudaine, brusque et temporaire de
l'organisme à un stimulus extérieur ou intérieur.
- Intense et violent : L'émotion bouscule l'individu (peur, colère, joie
vive) et s'accompagne de modifications physiologiques visibles.
- Passager : Contrairement au sentiment ou à la passion, l'émotion est de
courte durée.
- Choc troublant : Elle provoque un trouble de la conscience ou du
comportement habituel.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Option "a" : Ces termes définissent les phases de la mémoire (Fixer,
conserver, reproduire).
- Option "b" : Il s'agit des caractéristiques de l'instinct (inné,
automatique et utilitaire).
- Option "d" : Ces termes se rapportent aux types de sensations selon
l'origine des stimuli (organes internes, environnement, position du corps).
- Option "e" : Cette description correspond au sentiment ou à la passion,
qui sont des états affectifs durables et stables, contrairement à
l'émotion.
Conclusion :
L'émotion est un phénomène affectif caractérisé par sa force de choc et sa
brièveté, ce que résume parfaitement l'assertion "c".
18. Indiquez le comportement qui reflète le phénomène reflexe.
Réponse correcte : b. Chasser le moustique de l'oreille en dormant.
Explication détaillée :
Cette question vise à distinguer le réflexe des autres formes de comportements
humains et animaux (habitude, instinct, volonté).
1. Pourquoi "Chasser le moustique de l'oreille en dormant" (Réponse b) :
Un réflexe est une réponse motrice involontaire, automatique et immédiate à
une stimulation sensorielle spécifique.
- Ici, le chatouillement ou le bruit du moustique près de l'oreille agit
comme stimulus.
- La réaction (le geste de chasser) se produit sans l'intervention de la
volonté consciente, car le sujet dort. C'est un mécanisme de protection
inné du système nerveux.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Option "a" (Football) : C'est un intérêt ou une passion, qui relève de
choix personnels et sociaux.
- Option "c" (Réfléchir) : C'est un acte de l'intelligence et de la
délibération volontaire, l'opposé même de l'automatisme.
- Option "d" (Se réveiller à 5h30) : C'est une habitude, c'est-à-dire un
comportement acquis par la répétition.
- Option "e" (Voler autour d'une lampe) : C'est un exemple d'instinct
animal (phototaxie), qui est une tendance innée plus complexe qu'un
simple réflexe moteur.
Conclusion :
Le geste de chasser un insecte pendant le sommeil est l'exemple type d'une
réaction automatique et inconsciente à un stimulus extérieur : le réflexe
.
19. Le fait qu'à un certain âge l'adolescent « ressent les sentiments d'amour s'éveiller en lui » est un trait :
Réponse correcte : d. De l'épanouissement de l'affectivité.
Explication détaillée :
Cette question concerne les transformations psychologiques majeures qui
surviennent durant l'adolescence.
1. Pourquoi "l'épanouissement de l'affectivité" (Réponse d) :
L'affectivité englobe l'ensemble des sentiments, des émotions et des passions
d'un individu.
- À l'adolescence, on assiste à une véritable "éclosion" de la vie
sentimentale.
- L'éveil des sentiments amoureux, la recherche d'intimité et la capacité à
éprouver des attachements profonds font partie de la maturation affective
.
- C'est la période où la sensibilité devient plus fine et où le monde
intérieur des sentiments prend une place prédominante par rapport à
l'enfance.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Développement intellectuel (a) : Concerne l'acquisition de la pensée
abstraite et du raisonnement logique.
- Développement sexuel (b) : Se réfère aux changements physiologiques de la
puberté et à l'apparition des pulsions génitales. Bien que lié, l'énoncé
insiste sur le "ressenti des sentiments", ce qui est d'ordre affectif.
- Affirmation de soi (c) : C'est la quête d'indépendance et la
cristallisation de la personnalité face aux parents et à la société.
- Développement perceptif (e) : Concerne l'évolution des sens (vue, ouïe,
etc.), ce qui n'a pas de lien direct avec l'éveil amoureux.
Conclusion :
L'éveil de la capacité d'aimer et la complexité nouvelle des émotions
marquent spécifiquement le stade de l'épanouissement de l'affectivité chez
l'adolescent.
20. Dans le développement de l’enfant, les psychologues situent l’emploi des « mots abstraits » entre :
Réponse correcte : e. 12 et 15 ans.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'évolution du langage et de la pensée chez l'enfant
et l'adolescent.
1. Pourquoi la tranche "12 et 15 ans" (Réponse e) :
L'emploi de mots abstraits (comme "justice", "liberté", "hypothèse") nécessite
la capacité de détacher la pensée du concret et du présent immédiat
.
- Selon Jean Piaget, ce n'est qu'à partir de 11-12 ans que l'enfant entre
dans le stade des "opérations formelles".
- À cet âge, l'adolescent devient capable de raisonner sur des idées et des
concepts théoriques sans avoir besoin de support matériel.
- Par conséquent, le vocabulaire s'enrichit de termes abstraits et
philosophiques de manière significative entre 12 et 15 ans
.
2. Analyse des autres tranches d'âge :
- 0 à 3 ans (a) : C'est l'acquisition du langage de base (mots-phrases,
puis langage télégraphique) centré sur les besoins immédiats.
- 3 à 7 ans (b) : Phase du "pré-opératoire" où le langage est égocentrique
et lié à la perception directe.
- 6/7 à 12 ans (c, d) : Stade des "opérations concrètes". L'enfant manie
bien le langage, mais sa compréhension des concepts reste liée à la
réalité tangible et aux exemples concrets.
Conclusion :
La maîtrise et l'usage fréquent des concepts abstraits sont les signes
distinctifs de l'entrée dans la pensée formelle, propre à l'adolescence
(12-15 ans).
21. En tant que discipline, la « psychologie de l'enfant et de l'adolescent » a été initiée par :
Réponse correcte : c. O. Chrisman
Explication détaillée :
Cette question de nature historique porte sur l'origine terminologique et
disciplinaire de l'étude scientifique de l'enfant.
1. Pourquoi Oscar Chrisman (Réponse c) :
C'est à Oscar Chrisman, un chercheur américain, que l'on doit l'invention du
terme "Pédologie" en 1893.
- Il a proposé ce terme pour désigner la « science de l'enfant »,
envisagée comme une discipline autonome cherchant à synthétiser toutes
les connaissances (biologiques, psychologiques, sociologiques) relatives
à l'enfance.
- Bien que le terme "Pédologie" soit aujourd'hui moins utilisé au profit de
"psychologie du développement", Chrisman est historiquement reconnu comme
celui qui a voulu instituer cette étude en une discipline formelle.
2. Analyse des autres précurseurs (Distracteurs) :
- J.J. Rousseau (a) : Considéré comme le "découvreur" de l'enfance avec son
ouvrage *Émile*, il a posé les bases philosophiques en affirmant que
l'enfant n'est pas un adulte en miniature, mais il n'a pas créé la
discipline scientifique.
- J. Piaget (b) : Il est le plus célèbre chercheur dans ce domaine, mais il
est arrivé bien après l'initiation de la discipline. Il l'a
systématisée à travers l'épistémologie génétique.
- E. Claparède (d) : Grand psychologue genevois qui a fondé l'Institut
Jean-Jacques Rousseau, contribuant grandement à la psychologie
expérimentale de l'enfant.
- H. Wallon (e) (souvent écrit Ktallon dans certains documents EXETAT) :
Auteur français ayant insisté sur l'interaction entre le biologique et le
social.
Conclusion :
Bien que beaucoup aient étudié l'enfant, l'acte de naissance formel de la
discipline en tant qu'entité propre est attribué à l'initiative d'Oscar
Chrisman.
22. La période du dessin schématique chez l'enfant correspond au stade :
Réponse correcte : a. De la représentation complète.
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie génétique, plus précisément l'évolution
du dessin chez l'enfant, qui est un indicateur de son développement cognitif
et moteur.
1. Pourquoi "De la représentation complète" (Réponse a) :
Le dessin schématique (souvent lié au stade du réalisme intellectuel) est la
phase où l'enfant cherche à représenter tout ce qu'il sait de l'objet, même
ce qui n'est pas visible d'un seul point de vue.
- On parle de "représentation complète" car l'enfant dessine tous les
attributs essentiels de l'objet (par exemple, les deux yeux sur un profil
ou les quatre roues d'une voiture vue de côté).
- Le schéma est alors stable : l'enfant a construit un modèle mental
"complet" de l'objet qu'il reproduit fidèlement.
2. Analyse des autres stades (Distracteurs) :
- Du têtard (b) : C'est le premier stade de la représentation humaine (vers
3-4 ans) où le bonhomme est réduit à un cercle pour la tête avec des
traits pour les membres.
- Du griffonnage (c) : C'est le stade initial (vers 2 ans) où l'enfant trace
des lignes désordonnées sans intention représentative.
- Du profil (d) : C'est un stade plus tardif (réalisme visuel) où l'enfant
comprend la perspective et ne dessine que ce qui est réellement visible.
- De la direction (e) : Terme technique lié à l'orientation des tracés, mais
ce n'est pas un stade global du dessin en soi.
Conclusion :
La période schématique est celle où le dessin devient une représentation
codifiée et complète de la connaissance que l'enfant a de l'objet
.