Question 1
1. Un maitre demande à un élève : « Comment te sens-tu ? Lorsqu’il répond : « Je suis gai », il exprime :1
Réponse correcte : e. un sentiment
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier la nature de l'état affectif exprimé par
l'élève dans un contexte de communication stable.
1. Pourquoi "un sentiment" (Réponse e) :
Le sentiment est un état affectif complexe, relativement stable et durable,
qui ne s'accompagne pas de troubles physiologiques violents.
- Dire « Je suis gai » à la question d'un maître indique une disposition
affective présente, une humeur ou un plaisir intérieur qui dure dans le
temps (la gaieté).
- Contrairement à une réaction de choc, c'est une conscience de son propre
état intérieur qui est communiquée calmement.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Une émotion (a) : L'émotion est un choc brutal, intense et passager
(ex: une peur soudaine). Si l'élève avait crié de joie suite à une
nouvelle, on parlerait d'émotion.
- Une passion (b) : C'est un sentiment exclusif et envahissant qui domine
toute la vie de l'esprit (ex: la passion pour la musique).
- Une perception (c) : C'est l'acte de prendre connaissance d'un objet
extérieur par les sens (ex: voir une fleur).
- Une sensation (d) : C'est la réaction immédiate d'un organe des sens à un
stimulus (ex: avoir chaud, ressentir une piqûre).
Conclusion :
La gaieté exprimée par l'élève est un état de l'âme modéré et durable, ce
qui correspond à la définition psychologique du sentiment.
2. Lorsqu’un professeur de psychologie générale explique aux élèves l’expérience du chien de PAVLOV, il veut qu’ils comprennent l’apprentissage par :
Réponse correcte : a. Conditionnement simple.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les théories de l'apprentissage en psychologie
béhavioriste.
1. Pourquoi le "conditionnement simple" (Réponse a) :
Le physiologiste Ivan Pavlov est le père du conditionnement répondant, aussi
appelé "conditionnement simple" ou "classique".
- Dans son expérience célèbre, il a associé un stimulus neutre (une cloche)
à un stimulus inconditionnel (la nourriture) qui déclenche une réponse
réflexe (la salivation).
- À force de répétition, le chien finit par saliver au seul son de la
cloche. C'est l'apprentissage par association de stimuli.
2. Analyse des autres formes d'apprentissage (Distracteurs) :
- Conditionnement opérant (b) : Théorisé par Skinner, il repose sur les
conséquences de l'action (récompenses ou punitions). Ici, c'est l'individu
qui agit sur son environnement.
- Essais et erreurs (c) : Théorie de Thorndike (loi de l'effet) où
l'apprentissage se fait en éliminant progressivement les comportements
inutiles.
- Insight (d) : Théorie de la Gestalt (Köhler) qui décrit une compréhension
soudaine de la solution d'un problème (le "déclic").
- Représentation (e) : Relève de la psychologie cognitive, où l'on traite
l'information mentale avant d'agir.
Conclusion :
L'expérience du chien de Pavlov est l'illustration fondamentale du
conditionnement simple, car elle démontre comment un réflexe peut être
déclenché par un nouveau signal.
3. Pour qu'un maître sache dans quelle mesure l'hérédité influence le caractère des élèves, il doit se référer à la science dénommée :
Réponse correcte : a. Biologie
Explication détaillée :
Cette question examine les bases scientifiques de l'étude du comportement et
de la personnalité.
1. Pourquoi la "Biologie" (Réponse a) :
L'hérédité est le processus par lequel les caractéristiques génétiques sont
transmises des parents à leurs descendants.
- La biologie est la science de la vie qui étudie les êtres vivants, leurs
structures et leurs fonctions.
- Une branche spécifique de la biologie, la génétique, s'occupe
précisément de l'étude de l'hérédité.
- En psychologie, on s'appuie sur la biologie pour comprendre la part de
l'inné (ce qui est reçu à la naissance) dans la formation du caractère
.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Philosophie (b) : Elle étudie les principes fondamentaux de la pensée, des
valeurs et de l'existence par le raisonnement, mais n'est pas une science
expérimentale de l'hérédité.
- Physiologie (c) : Elle étudie le fonctionnement des organes et des
systèmes (respiration, digestion, etc.), et non les lois de la
transmission héréditaire.
- Physique (d) : Science qui étudie les propriétés de la matière et de
l'énergie ; elle n'a aucun lien avec le caractère humain ou l'hérédité.
- Sociologie (e) : Elle étudie l'influence du milieu social et des
interactions humaines. Elle s'oppose justement à l'hérédité en se
concentrant sur l'acquis (l'influence de l'environnement).
Conclusion :
L'hérédité étant un phénomène organique et génétique, c'est vers la biologie
que le maître doit se tourner pour en comprendre l'impact.
4. Un élève qui sent une force le pousser vers un objet qu’il ignore, exprime une tendance dite :
Réponse correcte : b. aveugle
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'étude des tendances et des besoins qui poussent
l'individu à agir en psychologie de la motivation.
1. Pourquoi la tendance est "aveugle" (Réponse b) :
En psychologie, une tendance est dite "aveugle" lorsque le sujet ressent une
pulsion ou une force intérieure sans en connaître l'objet final ou le but
précis.
- L'énoncé précise que l'élève "ignore" l'objet vers lequel il est poussé.
- C'est un état de besoin brut (souvent lié à l'instinct ou à une pulsion
naissante) où l'organisme est en tension mais la conscience n'a pas
encore identifié ce qui calmera cette tension.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Acquise (a) : Se dit d'une tendance résultant de l'apprentissage ou de
l'habitude (ex: le goût pour la lecture).
- Consciente (c) : À l'opposé de l'aveugle, c'est une tendance où le sujet
connaît parfaitement l'objet de son désir (ex: avoir faim et vouloir
manger une pomme précise).
- Inconsciente (d) : Bien que proche d'aveugle, ce terme renvoie plutôt à
la psychanalyse (pulsions refoulées). Dans le
contexte classique des tendances, on privilégie "aveugle" pour l'objet
inconnu.
- Innée (e) : Se dit d'une tendance présente dès la naissance, liée au
patrimoine biologique (ex: l'instinct de succion).
Conclusion :
Dès lors que la force d'attraction s'exerce vers un but non identifié par
le sujet, la psychologie qualifie cette tendance d'aveugle.
5. Un professeur de psychologie générale demande aux élèves de compléter l’idée selon laquelle : « Lorsque l’activité instinctive est héréditaire, l’activité volontaire est contraire :
Réponse correcte : d. Perfectible et changeant ».
Explication détaillée :
Cette question oppose les caractéristiques fondamentales de l'instinct à
celles de la volonté (activité volontaire) en psychologie générale
.
1. Pourquoi "Perfectible et changeant" (Réponse d) :
Le professeur établit un parallélisme d'opposition entre deux types
d'activités :
- L'instinct est héréditaire, inné et invariable (il ne change pas d'un
individu à l'autre au sein d'une même espèce).
- L'activité volontaire est son contraire : elle est acquise par
l'expérience, elle peut être améliorée par l'exercice (perfectible) et
elle s'adapte ou se modifie selon les circonstances (changeant).
- Là où l'instinct est rigide et automatique, la volonté est souple et
évolutive.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Accomplie après réflexion (a) : Bien que la volonté implique une
délibération, ce terme définit le processus interne plutôt que la nature
opposée à l'hérédité (stabilité vs changement).
- Exercée différemment (b) : Trop vague pour définir une caractéristique
psychologique précise.
- Manifestée à tout instant (c) : Cela ressemblerait plus à un automatisme
qu'à un acte volontaire qui, lui, est choisi.
- Réalisée avec le temps (e) : La temporalité n'est pas le critère qui
distingue l'opposition hérédité/acquis dans ce contexte classique.
Conclusion :
Face à la fixité de l'instinct héréditaire, l'activité volontaire se
caractérise par sa plasticité, c'est-à-dire sa capacité à être "perfectible
et changeante".
6. Indiquez la proposition qui reprend une activité sensorimotrice réalisée par un enfant.
Réponse correcte : a. Conduire une bicyclette.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'activité sensorimotrice, qui est une forme
d'intelligence pratique basée sur l'action et la perception.
1. Pourquoi "Conduire une bicyclette" (Réponse a) :
L'activité sensorimotrice combine les entrées sensorielles (vue, équilibre) et
les réponses motrices (pédaler, diriger le guidon).
- Conduire une bicyclette est une habitude motrice complexe qui demande une
coordination constante entre ce que l'enfant voit (sensoriel) et ses
mouvements musculaires (moteur).
- C'est une intelligence "en acte" qui ne nécessite pas de mots mais une
adaptation physique directe à l'objet.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
- Effectuer la marche à pieds (b) : Bien qu'elle soit motrice, la marche
devient très vite un automatisme physiologique de base plutôt qu'une
activité sensorimotrice complexe en développement chez l'enfant plus âgé.
- Eprouver la sensation (c) : C'est un phénomène purement passif et
sensoriel ; il manque la dimension "motrice" (l'action).
- Résoudre un exercice (d) : Relève de l'activité intellectuelle ou cognitive
abstraite, et non de la motricité physique.
- Respecter un aîné (e) : Relève de la conduite sociale et morale
.
Conclusion :
La conduite d'un engin comme la bicyclette est l'exemple parfait d'une
coordination sensorimotrice où l'action est guidée par la perception continue
de l'environnement.
7. L’activité mentale qui consiste à conserver et à évoquer les états de conscience passés et ce que l’on en a appris s’appelle :
Réponse correcte : d. Mémoire.
Explication détaillée :
Cette question définit l'une des fonctions cognitives fondamentales de
l'esprit humain.
1. Pourquoi la "Mémoire" (Réponse d) :
La mémoire est la fonction mentale qui permet de fixer, de conserver et de
rappeler (évoquer) des informations ou des expériences passées
.
- L'énoncé mentionne "conserver" et "évoquer", qui sont les deux étapes
clés du processus mémoriel.
- Elle permet de lier le passé au présent en utilisant ce que l'on a
appris antérieurement.
2. Analyse des autres fonctions (Distracteurs) :
- Attention (a) : C'est la concentration de l'esprit sur un objet
déterminé ; elle est nécessaire pour enregistrer l'information, mais ne
la conserve pas à long terme.
- Habitude (b) : C'est une disposition acquise par la répétition d'actes,
devenue automatique.
- Imagination (c) : C'est la faculté de former des images mentales
d'objets non présents ou d'inventer de nouvelles combinaisons d'idées.
- Perception (e) : C'est la connaissance immédiate du monde extérieur
par l'intermédiaire des sens au moment présent.
Conclusion :
Dès qu'il est question de conservation et de rappel de souvenirs ou de
connaissances passées, la psychologie désigne cette activité sous le terme
de mémoire.
8. Le psychologue congolais qui est considéré comme le père de l'orientation scolaire s'appelle :
Réponse correcte : b. Malanda Dem
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychologie appliquée en
République Démocratique du Congo.
1. Pourquoi Malanda Dem (Réponse b) :
Le Professeur Albert Malanda Dem est une figure monumentale de la
psychologie congolaise.
- Il est reconnu comme le "Père de l'Orientation Scolaire et Professionnelle"
en RDC.
- Il a fondé le Centre de Psychologie et d'Orientation (CPO) à Kinshasa
dans les années 60, introduisant les tests psychotechniques pour
guider les élèves vers les métiers adaptés à leurs aptitudes.
- Son œuvre a permis de structurer le passage du système scolaire au
monde du travail de manière scientifique.
2. Analyse des autres options :
- Mangoni Tienabe (a) : Spécialiste renommé, mais il a surtout œuvré dans le
domaine de la psychologie du travail et des organisations.
- Mbuyi Mizeka (c) : Grande figure académique de l'UNIKIS, souvent associé à
la psychologie sociale ou clinique, mais pas au titre de "père" de
l'orientation.
- Mpinda Mukumbi (d) : Connu pour ses travaux en psychologie de
l'éducation, mais n'est pas l'initiateur historique du domaine
.
- Mukau Ebwel (e) : Psychologue clinicien et professeur, célèbre pour ses
recherches sur la psychopathologie en milieu africain.
Conclusion :
Le nom de Malanda Dem reste indissociable de la création et du
développement des services d'orientation scolaire en RDC.
9. Un chercheur mène une étude par la méthode expérimentale, la première phase de sa démarche sera :
Réponse correcte : a. La définition du problème.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la méthodologie de la recherche scientifique en
psychologie. Toute démarche rigoureuse suit un
ordre chronologique précis.
1. Pourquoi la "Définition du problème" (Réponse a) :
Avant de tester quoi que ce soit, le chercheur doit savoir ce qu'il cherche
.
- C'est l'étape initiale où l'on observe un fait et où l'on pose une
question précise (problématique).
- On ne peut pas formuler d'hypothèse (étape suivante) sans avoir d'abord
défini clairement le problème à résoudre.
2. Analyse de l'ordre logique (Démarche expérimentale) :
Pour bien comprendre, voici la succession normale des étapes :
- Étape 1 : Définition du problème (Réponse a) - On pose la question.
- Étape 2 : Formulation de l’hypothèse (c) - On propose une réponse
provisoire.
- Étape 3 : L’expérimentation effective (b) - On réalise le test en
laboratoire ou sur le terrain.
- Étape 4 : Le traitement des données (e) - On analyse les chiffres et
les faits récoltés.
- Étape 5 : L’interprétation des résultats (d) - On tire les conclusions
pour confirmer ou infirmer l'hypothèse.
Conclusion :
La "définition du problème" est la pierre angulaire ; sans elle, la
recherche n'a pas de direction.
10. Sur la formule de calcul du niveau d’intelligence suivante : \( \mathrm{X = \frac{A}{T} \times B} \), la lettre \( \mathrm{T} \) correspond :
Réponse correcte : a. A l’âge chronologique.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la mesure du Quotient Intellectuel (QI) classique,
développée initialement par William Stern et utilisée dans l'échelle
de Stanford-Binet.
1. Analyse de la formule \( \mathrm{X = \frac{A}{T} \times B} \) :
Dans cette notation spécifique à l'examen :
- \( \mathrm{X} \) représente le Quotient Intellectuel (\( \mathrm{QI} \)).
- \( \mathrm{A} \) représente l'Âge Mental (\( \mathrm{AM} \)), soit le niveau de
développement intellectuel atteint.
- \( \mathrm{T} \) représente l'Âge Chronologique (\( \mathrm{AC} \)), soit l'âge
réel de l'enfant en années et mois.
- \( \mathrm{B} \) représente la constante \( \mathrm{100} \), utilisée pour
éliminer les décimales et obtenir un nombre entier.
2. Pourquoi la réponse (a) est exacte :
La lettre \( \mathrm{T} \) est placée au dénominateur car le niveau
d'intelligence est le rapport entre le développement constaté (\( \mathrm{A} \))
et le temps vécu (\( \mathrm{T} \)).
Conclusion :
Le calcul se définit par la relation :
\( \mathrm{QI = \frac{\hat{A}ge \ Mental}{\hat{A}ge \ Chronologique} \times 100} \).
Par conséquent, \( \mathrm{T} \) est bien l'âge chronologique.
11. Un enfant qui raconte à ses parents des histoires invraisemblables, parfois incohérentes, manifeste le comportement dénommé :
Réponse correcte : d. Fabulation.
Explication détaillée :
Cette question porte sur une étape normale du développement de l'imagination chez l'enfant.
1. Pourquoi la "Fabulation" (Réponse d) :
* La fabulation est une activité mentale spontanée, fréquente entre 3 et 6 ans, où l'enfant invente des récits imaginaires et les présente comme réels.
* L'enfant ne cherche pas à mentir pour tromper ; il exprime simplement une confusion entre ses désirs, ses rêves et la réalité objective.
* Les termes "invraisemblables" et "incohérentes" décrivent parfaitement ce mélange entre le monde intérieur de l'enfant et le monde extérieur.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Caprice enfantin (a) : Il s'agit d'une réaction affective brusque pour obtenir un objet ou une attention, pas d'une invention d'histoire.
* Complexe d’OEdipe (b) : C'est une phase de développement affectif liée à l'attachement au parent de sexe opposé.
* Désobéissance (c) : C'est le refus actif de se soumettre à une règle ou une autorité.
* Questionnement (e) : C'est la phase des "pourquoi" où l'enfant cherche à comprendre la réalité plutôt qu'à inventer des fictions.
Conclusion :
Le fait de transformer la réalité par des récits imaginaires sans intention de nuire est la caractéristique propre de la fabulation enfantine.
12. Par rapport au réflexe de succion, au premier jour, la mère d’un bébé constatera que son enfant :
Réponse correcte : c. S’amuse à sucer dans le vide.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les réflexes archaïques du nouveau-né, spécifiquement le réflexe de succion lors des premières 24 heures de vie.
1. Pourquoi "S'amuse à sucer dans le vide" (Réponse c) :
* Au premier jour (stade des réflexes), la succion est un schème automatique et non coordonné qui se déclenche dès qu'une stimulation touche la zone buccale.
* À ce stade très précoce, l'enfant n'a pas encore acquis la coordination nécessaire pour "chercher" ou "distinguer" un objet spécifique.
* On observe alors des mouvements de succion à vide (sans présence du sein ou du biberon), ce qui témoigne de l'exercice pur du réflexe automatique avant qu'il ne s'adapte à un objet réel.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Distingue le mamelon (a) : Cette reconnaissance précise intervient plus tard avec l'expérience et la répétition.
* Oriente la bouche vers le mamelon (b) : Il s'agit du réflexe des points cardinaux (rooting reflex), qui est distinct du réflexe de succion lui-même.
* Recherche le mamelon par tâtonnement (d) : Le tâtonnement dirigé est une phase ultérieure de l'adaptation sensorimotrice.
* Vomit le lait (e) : C'est un problème physiologique ou digestif, pas une caractéristique du réflexe de succion.
Conclusion :
Au tout début de la vie, le réflexe de succion fonctionne de manière autonome et se manifeste souvent par une succion à vide, signe du fonctionnement instinctif du système nerveux.
13. Un maître demande à un élève : « Que sens-tu ? Lorsqu’il répond : « je sens une odeur », il exprime :
Réponse correcte : d. une sensation
Explication détaillée :
Cette question porte sur les processus psychologiques de base liés à la connaissance du monde extérieur.
1. Pourquoi "une sensation" (Réponse d) :
* La sensation est le processus le plus élémentaire qui consiste à recevoir une information brute par l'intermédiaire des organes des sens.
* Lorsqu'un élève dit "je sens une odeur" sans l'identifier précisément (par exemple, "ça sent la rose" ou "ça sent le brûlé"), il se limite à la prise de conscience d'un stimulus olfactif capté par ses récepteurs sensoriels.
* C'est la réponse immédiate du système nerveux à l'excitation d'un organe sensoriel.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Une perception (c) : Elle intervient après la sensation. C'est l'interprétation et l'identification de l'odeur (ex: "je perçois l'odeur du pain"). Ici, la réponse est plus brute, donc c'est une sensation.
* Une émotion (a), une passion (b) et un sentiment (e) : Ces termes appartiennent au domaine de l'affectivité et des états d'âme, et non au domaine de la connaissance sensorielle.
Conclusion :
L'expression d'un simple état physiologique provoqué par un stimulus extérieur (l'odeur) correspond exactement à la définition psychologique de la sensation.
14. Lorsqu’un professeur de psychologie générale explique aux élèves l’expérience des chats de THORNDIKE, il veut qu’ils comprennent l’apprentissage par :
Réponse correcte : c. Essais et erreurs.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les théories de l'apprentissage dans le courant du béhaviorisme, spécifiquement les travaux d'Edward Thorndike.
1. Pourquoi "Essais et erreurs" (Réponse c) :
* Edward Thorndike est célèbre pour ses expériences utilisant une "boîte à problème" (puzzle box) dans laquelle il plaçait un chat affamé.
* Le chat devait actionner un mécanisme (levier ou boucle) pour sortir et atteindre de la nourriture placée à l'extérieur.
* Thorndike a observé que l'animal ne comprenait pas la solution d'un coup, mais qu'il effectuait de multiples tentatives désordonnées.
* C'est par la répétition de ces "essais et erreurs" que les actions inutiles sont éliminées et que l'action efficace est mémorisée (Loi de l'effet).
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Conditionnement simple (a) : Associé à Pavlov (expérience du chien et de la salivation).
* Conditionnement opérant (b) : Associé à Skinner. Bien qu'il descende des travaux de Thorndike, le terme spécifique pour l'expérience des chats est l'apprentissage par essais et erreurs.
* Insight (d) : Associé à Köhler et la Gestalt-théorie. C'est une compréhension soudaine de la solution, l'opposé des essais et erreurs.
* Représentation (e) : Relève de la psychologie cognitive, où l'on utilise des images mentales pour résoudre un problème.
Conclusion :
L'expérience des chats de Thorndike est l'exemple classique illustrant que l'apprentissage est une sélection de la réponse appropriée après plusieurs tentatives infructueuses (essais et erreurs).
15. Pour qu’un maître sache qu’il doit connaitre le milieu où vivent les élèves pour mieux le comprendre, il doit se référer à la science dénommée :
Réponse correcte : e. sociologie.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les sciences auxiliaires de la psychologie et de la pédagogie qui permettent de comprendre l'individu dans son environnement.
1. Pourquoi la "sociologie" (Réponse e) :
* La sociologie est la science qui étudie les phénomènes sociaux, les structures des groupes et les relations entre les individus et leur milieu de vie.
* Pour un enseignant (le maître), comprendre le milieu (familial, social, économique) des élèves est crucial, car ce milieu influence directement leur comportement, leur langage et leur capacité d'apprentissage.
* En se référant à la sociologie, l'enseignant peut adapter sa pédagogie aux réalités sociales de ses élèves.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Biologie (a) : Étudie les êtres vivants et leur organisme physique, pas le milieu social.
* Philosophie (b) : S'occupe des questions existentielles, de la morale et de la pensée abstraite.
* Physiologie (c) : Étudie les fonctions et les mécanismes biologiques des organes vivants.
* Physique (d) : Étudie les propriétés de la matière et de l'énergie.
Conclusion :
La connaissance du milieu de vie en tant qu'influence externe sur l'individu relève spécifiquement du champ d'étude de la sociologie.
16. Un élève qui sent une force le pousser vers la cigarette, exprime une tendance dite :
Réponse correcte : a. Acquise
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des tendances et des besoins dans le comportement humain.
1. Pourquoi la tendance est "Acquise" (Réponse a) :
* Une tendance acquise est une inclination qui n'est pas présente à la naissance mais qui est apprise au contact de l'environnement, de la société ou par l'habitude.
* La consommation de cigarette (tabagisme) est un comportement social et environnemental. On ne naît pas avec le besoin de fumer ; ce besoin se développe par l'imitation, l'influence du groupe ou la répétition de l'acte jusqu'à la dépendance.
* Le terme "force" utilisé par l'élève décrit ici l'envie irrépressible ou l'habitude ancrée qui le pousse vers cet objet extérieur appris.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Aveugle (b) : Se dit d'une pulsion instinctive brutale qui ne tient pas compte de la réalité, mais ne définit pas l'origine de l'habitude de fumer.
* Consciente (c) / Inconsciente (d) : Ce sont des modalités de la tendance, mais elles n'expliquent pas son origine (innée ou apprise).
* Innée (e) : Une tendance innée est héréditaire et naturelle (comme la faim ou la soif). Personne ne naît avec un besoin biologique naturel de fumer.
Conclusion :
Puisque le besoin de tabac est le résultat d'un apprentissage et d'une influence du milieu, il s'agit d'une tendance acquise.
17. Un professeur de psychologie générale demande aux élèves de compléter l’idée selon laquelle : « Lorsque l’activité instinctive est parfaite dans sa première manifestation, l’activité volontaire est contraire :
Réponse correcte : d. Perfectible et changeant ».
Explication détaillée :
Cette question oppose les caractéristiques de l'instinct à celles de la volonté dans l'étude des fonctions actives.
1. Pourquoi "Perfectible et changeant" (Réponse d) :
* L'activité instinctive est dite "parfaite" dès sa première manifestation car elle est innée et automatique ; l'animal (ou l'humain pour certains réflexes) sait exactement quoi faire sans apprentissage préalable.
* À l'inverse, l'activité volontaire est une construction. Elle n'est jamais parfaite au début. Elle nécessite des efforts, des tâtonnements et de la pratique pour s'améliorer.
* On dit qu'elle est "perfectible" car elle peut être perfectionnée par l'expérience et "changeante" car elle s'adapte aux circonstances, contrairement à l'instinct qui est rigide et stéréotypé.
2. Analyse des autres options :
* Accomplie après réflexion (a) : C'est une caractéristique de la volonté, mais elle n'est pas le contraire direct du caractère "parfait" de l'instinct mentionné dans l'énoncé.
* Exercée différemment (b) : Trop vague pour définir la nature de l'activité volontaire.
* Manifestée à tout instant (c) : La volonté est intermittente, elle ne se manifeste pas à tout instant.
* Réalisée avec le temps (e) : Bien que la volonté s'exerce dans la durée, c'est la notion de progrès (perfectibilité) qui s'oppose à la perfection immédiate de l'instinct.
Conclusion :
L'opposition classique en psychologie souligne que là où l'instinct est immuable et immédiatement réussi, la volonté est par essence évolutive et améliorable.
18. Indiquez la proposition qui reprend une activité sensorielle réalisée par un enfant.
Réponse correcte : c. Eprouver la sensation.
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier une activité purement sensorielle parmi des comportements qui relèvent de différents stades de développement.
1. Pourquoi "Eprouver la sensation" (Réponse c) :
* L'activité sensorielle est la fonction psychologique la plus élémentaire qui consiste à recevoir un stimulus (odeur, son, lumière) par l'intermédiaire des organes des sens.
* "Eprouver la sensation" est l'acte pur de ressentir une excitation nerveuse avant toute interprétation ou mouvement complexe. C'est l'essence même de la sensorialité.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Conduire une bicyclette (a) : C'est une activité sensorimotrice complexe qui demande une coordination entre la vue et l'action musculaire.
* Effectuer la marche à pieds (b) : C'est une activité motrice de base.
* Résoudre un exercice (d) : C'est une activité cognitive ou intellectuelle liée à la pensée abstraite.
* Respecter un aîné (e) : C'est une conduite sociale et morale relevant de l'éducation et de l'affectivité.
Conclusion :
Alors que les autres propositions impliquent des actions physiques ou mentales complexes, seule l'action de ressentir (éprouver une sensation) constitue une activité strictement sensorielle.
19. Le psychologue congolais qui a travaillé sur la théorie multifactorielle de l’intelligence s’appelle :
Réponse correcte : c. Mbuyi Mizeka.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychologie en République Démocratique du Congo et les contributions des chercheurs nationaux à la psychométrie.
1. Pourquoi "Mbuyi Mizeka" (Réponse c) :
* Mbuyi Mizeka est un éminent psychologue congolais connu pour ses travaux sur la structure de l'intelligence.
* Il s'est particulièrement illustré en adaptant ou en développant des théories qui considèrent que l'intelligence n'est pas une faculté unique, mais un ensemble de plusieurs facteurs ou capacités distinctes (théorie multifactorielle).
* Ses recherches ont souvent visé à adapter les tests d'intelligence au contexte socioculturel congolais pour garantir des mesures plus justes.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Mangoni Tienabe (a) : Psychologue congolais, mais ses travaux majeurs portent davantage sur la psychologie du développement ou l'éducation.
* Malanda Ndem (b) : Figure historique de la psychologie congolaise, souvent associé à la création des premières structures de recherche et à la psychologie du travail.
* Mpinda Mukumbi (d) : Connu pour ses travaux sur l'orientation scolaire et professionnelle en RDC.
* Mukau Ebwel (e) : Autre chercheur congolais, mais dont la spécialité ne correspond pas à la théorie multifactorielle de l'intelligence mentionnée ici.
Conclusion :
Le nom de Mbuyi Mizeka est indissociable de l'étude multifactorielle de l'intelligence dans le paysage scientifique de la RDC.
20. Un chercheur mène une étude par la méthode expérimentale, la quatrième phase de sa démarche sera :
Réponse correcte : e. Le traitement des données.
Explication détaillée :
Cette question évalue la connaissance de l'ordre rigoureux des étapes de la méthode expérimentale en psychologie scientifique.
1. Pourquoi "Le traitement des données" (Réponse e) :
La démarche expérimentale suit une progression logique où chaque phase dépend de la précédente. Voici l'ordre standard :
* Phase 1 : La définition du problème (On pose la question de recherche).
* Phase 2 : La formulation de l’hypothèse (On propose une réponse provisoire).
* Phase 3 : L’expérimentation effective (On réalise le test ou l'expérience pour récolter des faits).
* Phase 4 : Le traitement des données (On organise, compte et analyse statistiquement les résultats bruts obtenus).
* Phase 5 : L’interprétation des résultats (On tire les conclusions pour valider ou rejeter l'hypothèse).
2. Analyse des distracteurs :
* La réponse (a) est la 1ère phase.
* La réponse (c) est la 2ème phase.
* La réponse (b) est la 3ème phase.
* La réponse (d) est généralement la 5ème et dernière phase.
Conclusion :
Après avoir réalisé l'expérience, le chercheur doit impérativement passer par le traitement des données (classement, calculs, graphiques) avant de pouvoir les interpréter.
21. Sur la formule de calcul du niveau d’intelligence suivante : \( X = \frac{A}{T} \times B \), la lettre B correspond :
Réponse correcte : d. A la constante statistique.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les composantes de la formule classique du Quotient
Intellectuel (QI) de Stern.
1. Analyse de la formule \( X = \frac{A}{T} \times B \) :
- \( X \) est le Quotient Intellectuel (le résultat du calcul).
- \( A \) représente l'Âge Mental (le niveau de développement).
- \( T \) représente l'Âge Chronologique (le temps vécu, l'âge réel).
- \( B \) représente le nombre \( 100 \).
2. Pourquoi la réponse (d) est exacte :
La lettre \( B \) multiplie le rapport entre l'âge mental et l'âge
chronologique. Mathématiquement, cette valeur est fixée à \( 100 \)
pour transformer un nombre décimal en un nombre entier plus facile
à interpréter. En psychométrie, cette valeur fixe qui ne change pas
selon le sujet testé est appelée une "constante statistique".
Conclusion :
La formule complète s'écrit \( \text{QI} = \frac{\text{AM}}{\text{AC}} \times 100 \).
Dans la notation de l'examen, \( B \) est donc la constante \( 100 \).
22. Un enfant qui fait le contraire de ce que son père dit, manifeste le comportement dénommé :
Réponse correcte : c. Désobéissance.
Explication détaillée :
Cette question concerne les réactions comportementales de l'enfant face à l'autorité parentale.
1. Pourquoi la "Désobéissance" (Réponse c) :
* La désobéissance se définit par le refus volontaire de se conformer à un ordre, une règle ou une instruction donnée par une figure d'autorité.
* Dans l'énoncé, le fait de "faire le contraire" de ce qui est demandé est la manifestation directe et active de ce refus d'obéir.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Caprice enfantin (a) : C'est une exigence impérieuse et souvent déraisonnable pour obtenir une satisfaction immédiate, ce qui est différent d'un simple refus d'ordre.
* Complexe d’OEdipe (b) : Il s'agit d'une phase de développement psycho-affectif impliquant un attachement au parent de sexe opposé et une rivalité avec le parent du même sexe, mais cela ne se résume pas à de la contradiction systématique.
* Fabulation (d) : C'est l'activité d'inventer des histoires imaginaires (voir question 32).
* Questionnement (e) : C'est la phase où l'enfant cherche à comprendre le monde en posant des questions, ce qui ne constitue pas un acte d'opposition.
Conclusion :
L'acte intentionnel de s'opposer à une injonction parentale par l'action inverse est typiquement qualifié de désobéissance dans le cadre de la psychologie scolaire et familiale.
23. Par rapport au réflexe de succion, au quatrième jour, la mère d’un bébé constatera que son enfant :
Réponse correcte : d. Recherche le mamelon par tâtonnement.
Explication détaillée :
Cette question examine l'évolution des réflexes sensorimoteurs du nouveau-né durant la première semaine de vie.
1. Pourquoi "Recherche le mamelon par tâtonnement" (Réponse d) :
* Contrairement au premier jour où le réflexe de succion s'exerce souvent à vide (automatisme pur), le quatrième jour marque une étape d'adaptation.
* À ce stade, le bébé commence à coordonner ses sensations et ses mouvements. Lorsqu'il a faim ou qu'il sent la proximité de la nourriture, il ne se contente plus de sucer passivement ; il déplace sa tête et sa bouche de manière active pour localiser précisément la source de nourriture.
* Ce mouvement exploratoire est appelé "tâtonnement" : c'est le début de l'accommodation sensorimotrice où l'enfant adapte son schème de succion à l'objet réel.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Distingue le mamelon (a) : Cette reconnaissance visuelle et tactile précise est encore trop précoce pour un enfant de 4 jours.
* Oriente la bouche vers le mamelon (b) : C'est le réflexe de fouissement (rooting reflex) déclenché par un contact sur la joue, présent dès la naissance, mais moins complexe que le tâtonnement actif du 4ème jour.
* S’amuse à sucer dans le vide (c) : C'est la caractéristique du premier jour (stade de l'exercice pur du réflexe).
* Vomit le lait (e) : Il s'agit d'un incident physiologique et non d'une étape du développement du réflexe de succion.
Conclusion :
Le passage de la succion à vide (jour 1) à la recherche par tâtonnement (jour 4) montre le progrès de l'enfant dans la maîtrise de son environnement immédiat.