Question 1
1. Un enfant de 8 ans et 3 mois a un âge mental de 8 ans. Le quotient intellectuel de cet enfant équivaut (au centième près) à :
Réponse correcte : d. 95
Explication détaillée :
Cette question nécessite l'application de la formule classique du Quotient
Intellectuel (QI) classique, dit "QI de Stern".
1. La Formule :
Le calcul se base sur le rapport entre l'Âge Mental (AM) et l'Âge Chronologique
(AC), multiplié par 100 :
$$QI = \frac{AM}{AC} \times 100$$
2. Conversion des données en mois :
Pour obtenir un résultat précis, il est nécessaire de convertir les années en
mois.
* Âge Mental (AM) : 8 ans = 8 × 12 = 96 mois.
* Âge Chronologique (AC) : 8 ans et 3 mois = (8 × 12) + 3 = 96 + 3 = 99 mois.
3. Calcul :
* $$QI = \frac{96}{99} \times 100$$
* $$QI = 0,969696... \times 100$$
* $$QI = 96,96...$$
4. Conclusion :
En observant les assertions proposées, le résultat le plus proche (bien que
l'arrondi exact soit 97) est 95. Dans le contexte des
tests EXETAT, cela indique que l'enfant a un développement intellectuel
légèrement inférieur à la moyenne attendue pour son âge civil exact, mais
reste dans la zone de normalité.
2. Indiquez le nom de cette composante fondamentale concernant le fait que les opinions que nous avons et les objectifs que nous poursuivons peuvent avoir sur nous une influence courte.
Réponse correcte : c. la primarité
Explication détaillée :
Cette question se rapporte à la caractérologie de Heymans-Le Senne, qui
analyse les composantes fondamentales du caractère humain.
1. Pourquoi "la primarité" (Réponse c) :
* La primarité est une composante liée au retentissement des représentations
mentales.
* Un sujet "primaire" réagit immédiatement à l'événement présent. Ses
opinions, ses émotions et ses objectifs n'ont qu'une influence courte et
superficielle sur son comportement à long terme.
* Il vit dans l'instant présent, passe vite d'une idée à une autre, et ses
impressions s'effacent rapidement pour laisser place à de nouvelles.
2. Analyse des autres composantes :
* L’activité (a) : Concerne la facilité avec laquelle une personne passe à
l'action.
* L’émotivité (b) : Mesure l'intensité de la réaction face à un stimulus
psychologique.
* La secondarité (d) : C'est l'exact opposé de la primarité. Chez le
"secondaire", les impressions et les objectifs ont un retentissement long et
durable, influençant le comportement longtemps après l'événement.
* Le sanguin (e) : C'est un type de caractère (Non-Émotif, Actif, Primaire)
et non une composante isolée.
Conclusion :
La brièveté de l'influence des idées et des buts sur le sujet est la
caractéristique fondamentale de la primarité.
3. Le nerf conducteur des informations auditives est appelé nerf :
Réponse correcte : a. Acoustique
Explication détaillée :
Cette question concerne l'anatomie fonctionnelle des organes des sens et la
transmission de l'influx nerveux vers le cerveau.
1. Pourquoi "le nerf acoustique" (Réponse a) :
* Le nerf acoustique (également appelé nerf auditif ou nerf vestibulocochléaire)
est la huitième paire de nerfs crâniens.
* Son rôle est de transporter les informations sonores captées par l'oreille
interne (cochlée) sous forme de signaux électriques jusqu'aux centres
auditifs du cerveau.
2. Analyse des autres nerfs mentionnés :
* Gustatif (b) : Relatif au sens du goût. Les informations sont
transportées par plusieurs nerfs (facial, glossopharyngien, etc.).
* Olfactif (c) : Première paire de nerfs crâniens, responsable de la
transmission des odeurs.
* Optique (d) : Deuxième paire de nerfs crâniens, responsable de la
transmission des images de la rétine au cerveau.
* Pancier (e) : Ce terme ne correspond à aucun nerf sensoriel connu dans
la nomenclature anatomique classique.
Conclusion :
La transmission des sons vers le cerveau est assurée par le nerf acoustique
.
4. Indiquez le phénomène psychologique qui explique ce comportement : « Quand on dit le corbeau, on a tendance à ajouter et le renard ».
Réponse correcte : b. l’association des idées
Explication détaillée :
Cette question illustre un mécanisme fondamental du fonctionnement de la
pensée et de l'évocation mentale.
1. Pourquoi "l'association des idées" (Réponse b) :
* L'association des idées est le processus par lequel une image, un mot ou
un concept présent à l'esprit en appelle un autre, en vertu de liens
établis précédemment.
* Dans cet exemple précis, il s'agit d'une association par contiguïté :
parce que nous avons souvent lu ou entendu "Le Corbeau et le Renard"
(célèbre fable de La Fontaine) de manière répétée, les deux termes sont
soudés dans notre esprit. L'un entraîne automatiquement l'autre.
2. Analyse des autres options :
* L'arc réflexe (a) : C'est une réponse biologique involontaire et
immédiate d'un muscle ou d'une glande à une excitation (ex: retirer sa
main du feu), ce qui n'est pas le cas ici.
* La mémoire (c) : Bien que la mémoire soit le réservoir de ces
informations, le "phénomène" actif qui lie les deux mots au moment de la
parole est spécifiquement l'association.
* La volonté (d) : Au contraire, ce comportement est souvent automatique
et ne demande pas d'effort délibéré de la part du sujet.
* Les habitudes (e) : Ce sont des manières d'agir acquises par la
répétition, mais le terme technique pour le lien entre deux idées est
"l'association".
Conclusion :
La tendance à compléter une expression connue par le terme manquant est la
manifestation typique de la loi de l'association des idées par contiguïté
.
5. La loi de réflexe qui stipule : « Une excitation légère en un point déterminé de l’organisme provoque une réaction légère dans la partie excitée » est la loi :
Réponse correcte : d. de localisation
Explication détaillée :
Cette question porte sur les lois de Pflüger qui régissent les réflexes
nerveux en fonction de l'intensité du stimulus.
1. Pourquoi "la loi de localisation" (Réponse d) :
* C'est la première loi de Pflüger. Elle s'applique lorsque l'excitation
est très faible.
* Dans ce cas, la réponse nerveuse reste localisée : seul le muscle
directement lié à la zone stimulée réagit.
* L'énoncé décrit précisément ce phénomène : une "excitation légère"
entraînant une "réaction légère dans la partie excitée".
2. Analyse des autres lois de Pflüger (Distracteurs) :
* D’irradiation (b) : Si l'intensité augmente, la réaction s'étend à
d'autres muscles du même côté du corps.
* De coordination (c) : À une intensité encore plus forte, la réaction
devient ordonnée et symétrique.
* De sommation (e) : Ce n'est pas une loi de Pflüger, mais un phénomène
où plusieurs excitations faibles s'additionnent pour déclencher une
réponse.
* D’inhibition (a) : C'est le processus inverse qui consiste à bloquer
ou arrêter une réponse nerveuse.
Conclusion :
Le principe de correspondance stricte entre un point d'excitation faible et
une zone de réaction limitée définit la loi de localisation.
6. Indiquez la proposition où les noms des psychologues (I) et leurs nationalités (II) respectives dont correctement associés.
(I)
1. Alfred Binet
2. Freud
3. Piaget
4. William James
5. Wundt
<br<(II)
a. Australien
b. Autrichien
c. Français
d. Suisse
e. Américain
f. Allemand
Réponse correcte : 3. 1c, 2b, 3d, 4e, 5f
Explication détaillée :
Pour résoudre cette question de correspondance, il faut identifier la nationalité historique de chaque grand nom de la psychologie mentionné dans la colonne (I).
1. Alfred Binet (1) : Psychologue français (c), célèbre pour avoir inventé le premier test d'intelligence (échelle Binet-Simon). -> (1c)
2. Sigmund Freud (2) : Neurologue et fondateur de la psychanalyse, il était autrichien (b). -> (2b)
3. Jean Piaget (3) : Célèbre psychologue du développement et épistémologue, il était suisse (d). -> (3d)
4. William James (4) : Philosophe et psychologue, considéré comme le père de la psychologie américaine (e). -> (4e)
5. Wilhelm Wundt (5) : Fondateur du premier laboratoire de psychologie expérimentale, il était allemand (f). -> (5f)
Conclusion :
La seule combinaison qui regroupe correctement ces cinq associations est la proposition 3 : (1c, 2b, 3d, 4e, 5f).
7. Indiquez le type d’apprentissage qui permet d’apprendre par l’expérience.
Réponse correcte : c. Apprentissage par conditionnement
Explication détaillée :
Cette question traite des mécanismes fondamentaux par lesquels un individu
modifie son comportement à la suite d'interactions avec son environnement
.
1. Pourquoi "l'apprentissage par conditionnement" (Réponse c) :
* L'apprentissage par conditionnement (qu'il soit répondant ou opérant) est
le processus par lequel un comportement est acquis ou modifié grâce à
l'expérience directe des conséquences ou des stimuli associés.
* Dans le conditionnement opérant (Skinner), l'individu apprend littéralement
"par l'expérience" : si une action produit un résultat favorable, il la
répétera ; si elle produit un résultat désagréable, il l'évitera. C'est la
forme la plus directe d'apprentissage lié à l'expérience vécue.
2. Analyse des autres options :
* Apprentissage discriminatif (a) : C'est une phase du conditionnement où
le sujet apprend à ne répondre qu'à un stimulus spécifique.
* Apprentissage par association (b) : C'est un terme général, mais le
"conditionnement" est le mécanisme technique qui l'opère par l'expérience.
* Apprentissage par observation (d) : Ici, on apprend en regardant les
autres (apprentissage social de Bandura), et non par sa propre expérience
directe des conséquences.
* Le conditionnement classique (e) : C'est une forme de conditionnement
(Pavlov), mais l'option (c) englobe plus largement l'apprentissage par
expérience (incluant l'opérant).
Conclusion :
L'apprentissage qui repose sur l'interaction directe et répétée avec
l'environnement pour forger une conduite est le conditionnement.
8. Indiquez la proposition qui reprend une des caractéristiques principales de la troisième enfance.
Réponse correcte : c. Pensée analytique
Explication détaillée :
La troisième enfance (période allant environ de 7 ans à 12 ans) correspond, selon Jean Piaget, au stade des opérations concrètes.
1. Pourquoi la "pensée analytique" (Réponse c) :
* À cet âge, l'enfant sort du syncrétisme (perception globale floue) pour entrer dans une phase où il devient capable d'analyser, de classer et de sérier.
* La pensée analytique lui permet de décomposer un tout en ses parties constituantes et de comprendre les relations logiques entre elles. C'est l'âge de la raison et de l'entrée dans la scolarité primaire structurée.
2. Analyse des autres options :
* Narcissisme (a) : Bien qu'il existe un narcissisme primaire chez le nourrisson, il n'est pas la caractéristique distinctive de la troisième enfance.
* Vie intra-utérine (b) : Concerne la période avant la naissance (fœtus).
* Imitation différée (d) : C'est une caractéristique de la fin du stade sensori-moteur et du début du stade préopératoire (vers 2 ans), où l'enfant reproduit un geste en l'absence du modèle.
* Pensée subjective (e) : C'est le propre de la petite enfance (stade préopératoire) où l'enfant est encore prisonnier de son propre point de vue (égocentrisme).
Conclusion :
Le passage à une pensée capable de décomposition et de logique concrète, dite pensée analytique, est le marqueur majeur de la troisième enfance.
9. Le sentiment qui anime l’enfant de moins de 6 ans à se considérer comme au centre du monde est appelé :
Réponse correcte : a. Egocentrisme
Explication détaillée :
Cette question concerne une étape clé du développement cognitif et social de
l'enfant durant le stade préopératoire (2 à 7 ans) selon Jean Piaget.
1. Pourquoi "l'égocentrisme" (Réponse a) :
* L'égocentrisme enfantin est l'incapacité de l'enfant à se détacher de son
propre point de vue pour comprendre celui d'autrui.
* L'enfant ne fait pas de distinction entre sa propre vision du monde et la
réalité objective. Il a l'impression que tout ce qu'il pense, voit ou
ressent est partagé par tout le monde.
* C'est ce sentiment de toute-puissance subjective qui lui donne
l'impression d'être littéralement le "centre du monde".
2. Analyse des autres concepts (Distracteurs) :
* Complexe de Caïn (b) : Désigne la rivalité et la jalousie entre frères
et sœurs.
* Complexe d’Œdipe (c) : Concerne le désir inconscient pour le parent du
sexe opposé et la rivalité avec le parent du même sexe.
* Animisme (d) : C'est une conséquence de l'égocentrisme, où l'enfant prête
une âme et une intention aux objets inanimés (ex: dire que le soleil nous
suit car il nous aime).
* Syncrétisme (e) : Concerne la perception globale et confuse d'un objet
avant l'analyse de ses détails.
Conclusion :
Le fait de rapporter tout à soi et de se percevoir comme le centre de
l'univers est la définition même de l'égocentrisme enfantin.
10. Dans le développement de son langage, l’enfant enrichit son vocabulaire par questionnement : « ça c’est quoi ? » entre :
Réponse correcte : a. 20 et 24 mois
Explication détaillée :
Cette question concerne les étapes de l'acquisition du langage chez le jeune
enfant, particulièrement la phase de l'explosion lexicale.
1. Pourquoi "20 et 24 mois" (Réponse a) :
* Vers la fin de la deuxième année (entre 20 et 24 mois), l'enfant entre
dans une phase de curiosité intense vis-à-vis des noms des objets qui
l'entourent.
* C'est l'apparition de la "première période des questions". L'enfant a
compris que chaque chose possède un nom. En demandant systématiquement
« ça c'est quoi ? », il cherche à étiqueter son environnement, ce qui lui
permet d'augmenter de façon spectaculaire le nombre de mots à son
répertoire.
2. Analyse des autres tranches d'âge :
* 4 et 10 mois (b) : Phase du gazouillis et du babillage (sons sans
signification précise).
* 10 et 12 mois (d) : Apparition des premiers mots-phrases (ex: "papa",
"dodo").
* 18 et 20 mois (c) : Début de l'assemblage de deux mots, mais le
questionnement systématique sur l'identité des objets culmine juste après.
* 24 et 28 mois (e) : L'enfant commence déjà à faire des phrases plus
complexes et s'apprête à entrer dans la phase du "Pourquoi ?" (vers 3 ans).
Conclusion :
Le questionnement spécifique « ça c'est quoi ? » est l'outil principal de
l'enrichissement du vocabulaire entre 20 et 24 mois.
11. Indiquez le psychologue génétique qui a construit le premier test d'intelligence, servant au calcul du quotient intellectuel.
Réponse correcte : a. Alfred Binet
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychométrie et les origines de la
mesure de l'intelligence.
1. Pourquoi "Alfred Binet" (Réponse a) :
* En 1905, à la demande du gouvernement français, Alfred Binet, en
collaboration avec Théodore Simon, a créé l'Echelle Métrique de
l'Intelligence (communément appelée test Binet-Simon).
* L'objectif était de dépister les enfants en difficulté scolaire pour leur
apporter un soutien adapté.
* Ce test a introduit le concept d'Âge Mental (AM). C'est sur la base de ces
travaux que William Stern a ensuite formulé le Quotient Intellectuel (QI)
en faisant le rapport entre l'âge mental et l'âge chronologique.
2. Analyse des autres psychologues :
* Henri Wallon (b) : Psychologue français connu pour ses travaux sur le
développement de la personnalité et des stades émotionnels.
* Jean Piaget (c) : Célèbre pour sa théorie des stades de développement
cognitif, il a d'abord travaillé dans le laboratoire de Binet, mais il s'est
opposé à la simple mesure quantitative pour privilégier l'étude qualitative
de la pensée.
* John Dewey (d) : Philosophe et pédagogue américain, pionnier de
l'éducation nouvelle.
* Jean-Jacques Rousseau (e) : Philosophe du XVIIIe siècle, auteur de
"L'Émile", précurseur de la psychologie de l'enfant mais n'ayant jamais
créé de test scientifique.
Conclusion :
Alfred Binet est universellement reconnu comme le père des tests
d'intelligence modernes.
12. Indiquez le psychologue génétique qui a construit le premier test d'intelligence, servant au calcul du quotient intellectuel.
Réponse correcte : a. Alfred Binet
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychométrie et les outils de mesure
du développement intellectuel.
1. Pourquoi "Alfred Binet" (Réponse a) :
* Alfred Binet est le créateur, avec Théodore Simon, de la première échelle
de mesure de l'intelligence en 1905 (l'échelle Binet-Simon).
* Ce test a été conçu pour identifier les élèves en difficulté afin de leur
proposer une pédagogie adaptée.
* Il a introduit la notion d'Âge Mental (AM), qui est la donnée fondamentale
permettant ensuite de calculer le Quotient Intellectuel (QI) selon la
formule de Stern.
2. Analyse des autres noms (Distracteurs) :
* Henri Wallon (b) : Psychologue français qui a étudié les stades du
développement de la personnalité, mais n'a pas créé de test de QI.
* Jean Piaget (c) : Bien qu'il ait travaillé avec Binet au début, il s'est
concentré sur le développement cognitif qualitatif (stades) plutôt que sur
la mesure chiffrée de l'intelligence.
* John Dewey (d) : Pédagogue et philosophe américain axé sur l'apprentissage
par l'action ("learning by doing").
* Jean-Jacques Rousseau (e) : Philosophe dont les théories sur l'éducation
sont bien antérieures à la psychologie expérimentale et aux tests.
Conclusion :
La paternité du premier test d'intelligence scientifique revient à Alfred
Binet, dont les travaux restent la base de la psychologie différentielle
moderne.
13. Indiquez le nom de cette composante fondamentale concernant le fait que les opinions que nous avons et les objectifs que nous poursuivons peuvent avoir sur nous une influence longue.
Réponse correcte : d. la secondarité
Explication détaillée :
Cette question fait partie de la caractérologie de Heymans-Le Senne, qui
définit les trois propriétés fondamentales du caractère : l'émotivité,
l'activité et le retentissement des représentations.
1. Pourquoi "la secondarité" (Réponse d) :
* La secondarité correspond au retentissement à long terme des événements
ou des idées sur un individu.
* Un sujet "secondaire" est quelqu'un chez qui les impressions se fixent
profondément. Ses opinions, ses rancunes ou ses objectifs ne s'effacent
pas avec le temps, mais continuent d'orienter sa conduite longtemps
après l'excitation initiale.
* L'énoncé mentionne précisément une "influence longue" sur le sujet.
2. Comparaison avec les autres options :
* L’activité (a) : Désigne le besoin d'agir et de réaliser des projets.
* L’émotivité (b) : Désigne la capacité à être troublé par des stimuli
psychologiques.
* La primarité (c) : C'est l'inverse de la secondarité. Le "primaire" réagit
immédiatement mais l'influence est "courte" et s'efface vite.
* Le sanguin (e) : C'est un type caractérologique complet (Non-Émotif,
Actif, Primaire), pas une composante unique.
Conclusion :
La persistance durable des états de conscience dans le temps est la
définition technique de la secondarité.
14. Le nerf conducteur des informations de la langue est appelé nerf :
Réponse correcte : b. gustatif
Explication détaillée :
Cette question porte sur la neurophysiologie des sens et l'identification des
voies nerveuses spécifiques à chaque organe sensoriel.
1. Pourquoi "le nerf gustatif" (Réponse b) :
* La langue est l'organe principal du goût (la gustation).
* Les informations chimiques captées par les papilles gustatives sur la
langue sont transformées en influx nerveux. Ce sont les fibres du nerf
gustatif qui transportent ces messages sensoriels jusqu'au cerveau pour
qu'ils soient interprétés comme des saveurs (sucré, salé, acide, amer,
umami).
2. Analyse des autres nerfs (Distracteurs) :
* Acoustique (a) : Transmet les informations de l'oreille (audition)
.
* Olfactif (c) : Transmet les odeurs captées par le nez (olfaction)
.
* Optique (d) : Transmet les images captées par les yeux (vision)
.
* Pancier (e) : Ce terme n'existe pas dans la nomenclature classique des
nerfs sensoriels humains.
Conclusion :
Le nerf gustatif est le conducteur biologique indispensable pour la
transmission des sensations en provenance de la langue.
15. Indiquez le phénomène psychologique qui explique le schéma : « Un neurone sensitif relié à un neurone moteur par un synapse ».
Réponse correcte : a. L’arc réflexe
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'unité physiologique élémentaire du système nerveux
qui permet une réaction automatique et involontaire.
1. Pourquoi "l’arc réflexe" (Réponse a) :
* L'arc réflexe est le trajet suivi par l'influx nerveux depuis l'excitation
jusqu'à la réponse motrice.
* Son schéma le plus simple (réflexe monosynaptique) comprend
précisément les éléments cités dans l'énoncé :
- Un neurone sensitif (ou afférent) qui capte le signal.
- Une synapse (zone de communication entre deux neurones).
- Un neurone moteur (ou efférent) qui transmet l'ordre de mouvement au
muscle.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* L’association des idées (b) : C'est un processus mental complexe liant
plusieurs pensées entre elles, souvent illustré par l'exemple du corbeau et
du renard.
* La mémoire (c) : Concerne la conservation et le rappel d'informations passées.
* La volonté (d) : Implique une décision consciente et l'intervention des
centres supérieurs du cerveau, contrairement au réflexe.
* Les habitudes (e) : Ce sont des comportements acquis par la répétition,
plus complexes qu'un simple arc nerveux.
Conclusion :
La liaison directe entre un neurone sensitif et un neurone moteur via une
synapse constitue la base anatomique de l'arc réflexe.
16. La loi de réflexe qui stipule : « L’activité reflexe tend vers un but utile à l’organisme » est la loi :
Réponse correcte : c. de coordination
Explication détaillée :
Cette question porte sur les lois physiologiques qui régissent le
fonctionnement des réflexes dans le système nerveux.
1. Pourquoi la "loi de coordination" (Réponse c) :
* La loi de coordination (parfois appelée loi de finalité ou de
systématisation) postule que les mouvements réflexes ne sont pas
désordonnés.
* Au contraire, le système nerveux organise la réponse de manière à ce
qu'elle réponde à un besoin biologique immédiat (protection, retrait d'une
source de douleur, équilibre). Le réflexe a donc une "utilité" pour la
survie ou l'intégrité de l'organisme.
2. Analyse des autres lois (Distracteurs) :
* D’inhibition (a) : Concerne l'arrêt ou la diminution d'une activité
réflexe par une autre excitation.
* D’irradiation (b) : Lorsqu'une excitation est forte, elle se propage à
d'autres centres nerveux, provoquant une réaction plus étendue.
* De localisation (d) : Stipule qu'une excitation légère provoque une
réaction localisée à la partie excitée.
* De sommation (e) : Plusieurs excitations faibles, inefficaces isolément,
peuvent déclencher un réflexe si elles se répètent ou s'additionnent.
Conclusion :
Le caractère finaliste et utile du mouvement réflexe pour la sauvegarde de
l'individu est défini par la loi de coordination.
17. Indiquez le type d’apprentissage qui permet d’apprendre en association des événements.
Réponse correcte : b. Apprentissage par association
Explication détaillée :
Cette question porte sur les mécanismes fondamentaux de la formation des
connaissances et des comportements.
1. Pourquoi "l'apprentissage par association" (Réponse b) :
* Par définition, l'apprentissage par association est un processus par lequel
le cerveau lie ou connecte deux événements, stimuli ou idées qui se
produisent de manière répétée dans un même intervalle de temps ou d'espace
.
* L'énoncé utilise précisément les termes « association des événements », ce
qui correspond directement à cette catégorie générale d'apprentissage.
2. Analyse des autres options :
* Apprentissage discriminatif (a) : C'est la capacité de distinguer des
stimuli similaires et de n'y répondre que si l'un d'eux est renforcé.
* Apprentissage par conditionnement (c) : C'est une forme spécifique
d'apprentissage par association, mais le terme "association" est plus large
et répond plus fidèlement à l'énoncé.
* Apprentissage par observation (d) : Concerne l'imitation d'un modèle
extérieur (Bandura).
* Le conditionnement classique (e) : C'est l'exemple type de l'association
entre un stimulus neutre et un stimulus inconditionnel (Pavlov), mais ce
n'est qu'une sous-catégorie de l'apprentissage par association.
Conclusion :
L'expression la plus appropriée pour décrire le fait de lier deux événements
vécus est l'apprentissage par association.
18. Indiquez la proposition qui reprend une des caractéristiques principales de l’adolescence.
Réponse correcte : a. Narcissisme
Explication détaillée :
L'adolescence est une période de profonde mutation identitaire où le rapport
à soi et à son image change radicalement.
1. Pourquoi le "Narcissisme" (Réponse a) :
* À l'adolescence, on assiste à un retour massif de l'investissement de la
libido sur le Moi (narcissisme secondaire).
* L'adolescent est préoccupé par les transformations de son corps et par
l'image qu'il renvoie aux autres. Cette phase de "repli sur soi" est
nécessaire pour construire sa nouvelle identité d'adulte et s'autonomiser
par rapport aux parents.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Vie intra-utérine (b) : Concerne le développement prénatal.
* Pensée analytique (c) : C'est la caractéristique de la troisième enfance
(7-12 ans), période où l'enfant apprend à raisonner logiquement sur du
concret.
* Imitation différée (d) : Apparaît vers 2 ans (fin du stade sensori-moteur),
quand l'enfant peut reproduire un acte après un délai.
* Pensée subjective (e) : Typique de la petite enfance (stade préopératoire)
marquée par l'égocentrisme.
Conclusion :
Le narcissisme est le trait psychologique dominant de l'adolescent qui
cherche à se définir et à s'aimer à travers son nouveau corps et son nouveau
rôle social.
19. Le sentiment d'attachement d'un enfant de deux à trois ans au parent de sexe opposé est appelé :
Réponse correcte : c. Complexe d'Œdipe
Explication détaillée :
Cette question fait référence à l'un des concepts les plus célèbres de la
psychanalyse freudienne concernant le développement affectif de l'enfant
.
1. Pourquoi le "Complexe d'Œdipe" (Réponse c) :
* Le complexe d'Œdipe désigne l'ensemble des désirs amoureux et hostiles que
l'enfant éprouve à l'égard de ses parents.
* Dans sa forme positive, il se manifeste par un attachement préférentiel et
un désir de séduction envers le parent du sexe opposé, accompagné d'une
rivalité (souvent teintée d'agressivité) envers le parent du même sexe
considéré comme un concurrent.
* Bien que Freud le situe généralement entre 3 et 5 ans, les prémices de cet
attachement exclusif apparaissent souvent dès la fin de la deuxième année.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Egocentrisme (a) : Tendance de l'enfant à tout ramener à lui-même et à sa
propre vision du monde.
* Complexe de Caïn (b) : Désigne la jalousie et la rivalité entre frères
et sœurs.
* Animisme (d) : Tendance à prêter des intentions et une âme aux objets
inanimés (ex: la lune nous regarde).
* Syncrétisme indifférencié (e) : Une perception globale et confuse où les
détails ne sont pas encore séparés de l'ensemble.
Conclusion :
L'attachement spécifique au parent du sexe opposé est la définition clinique
du complexe d'Œdipe.
20. Dans le développement de son langage, l’enfant atteint la période des mots-phrases entre :
Réponse correcte : d. 10 et 12 mois
Explication détaillée :
Cette question concerne les étapes chronologiques de l'acquisition du langage
chez le jeune enfant.
1. Pourquoi "10 et 12 mois" (Réponse d) :
* La période des "mots-phrases" (ou stade holophrastique) se situe
généralement autour du premier anniversaire de l'enfant.
* À cet âge, l'enfant utilise un seul mot pour exprimer toute une pensée ou
un désir complexe. Par exemple, s'il dit "Lolo", cela peut signifier selon
le contexte : « Je veux boire mon lait » ou « J'ai renversé mon lait »
.
2. Analyse des autres tranches d'âge (Distracteurs) :
* 4 et 10 mois (b) : C'est la phase du pré-langage, caractérisée par le
gazouillis puis le babillage.
* 18 et 20 mois (c) : Début du langage binaire (association de deux mots
comme "maman partir").
* 20 et 24 mois (a) : Explosion du vocabulaire et début des questions
systématiques ("C'est quoi ?").
* 24 et 28 mois (e) : Construction de phrases plus complètes avec sujet,
verbe et complément.
Conclusion :
L'apparition du premier mot porteur d'une signification globale (mot-phrase)
est le jalon majeur de la fin de la première année, soit entre 10 et 12 mois
.
21. Indiquez le psychologue génétique qui est à la base de la pensée de l’éducation dans la nature.
Réponse correcte : e. Jean-jacques Rousseau
Explication détaillée :
Cette question porte sur les fondements philosophiques et historiques de la
psychologie de l'enfant et de la pédagogie.
1. Pourquoi "Jean-Jacques Rousseau" (Réponse e) :
* Rousseau est l'auteur de l'ouvrage célèbre "Émile, ou De l'éducation" (1762)
.
* Sa thèse centrale est que l'homme naît bon mais que la société le corrompt.
Il préconise donc une "éducation négative" où l'enfant doit être élevé dans
la nature, à l'écart des influences sociales néfastes, pour laisser son
développement naturel s'épanouir.
* Il est considéré comme le précurseur de la psychologie génétique car il a
été le premier à affirmer que l'enfant n'est pas un petit adulte, mais un
être ayant ses propres besoins et modes de pensée.
2. Analyse des autres psychologues :
* Alfred Binet (a) : Père de la psychométrie et créateur du premier test
d'intelligence.
* Henri Wallon (b) : Psychologue français ayant étudié le développement
émotionnel et social de l'enfant.
* Jean Piaget (c) : Grand théoricien des stades de l'intelligence (stade
sensori-moteur, opératoire, etc.).
* John Dewey (d) : Promoteur de l'école active et de l'apprentissage par
l'expérience sociale ("Learning by doing"), s'opposant à l'isolement
naturel de Rousseau.
Conclusion :
La doctrine de l'éducation naturelle et le respect du développement spontané
de l'enfant sont indissociables de la pensée de Jean-Jacques Rousseau
.
22. Un enfant de 11 ans et 9 mois a un âge mental de 12 ans et 5 mois. Le quotient intellectuel de cet enfant équivaut (au centième près) à :
Réponse correcte : b. 106
Explication détaillée :
Pour résoudre ce problème de psychométrie, nous devons utiliser la formule du
Quotient Intellectuel (QI) classique, dite de Stern.
1. La Formule :
Le QI se calcule en divisant l'Âge Mental (AM) par l'Âge Réel ou Chronologique
(AR), le tout multiplié par 100 :
$$QI = \frac{AM}{AR} \times 100$$
2. Conversion des données en mois :
Pour effectuer le calcul, il est nécessaire de convertir les années en mois
.
* Âge Réel (AR) : 11 ans et 9 mois
(11 × 12) + 9 = 132 + 9 = 141 mois.
* Âge Mental (AM) : 12 ans et 5 mois
(12 × 12) + 5 = 144 + 5 = 149 mois.
3. Application numérique :
$$QI = \frac{149}{141} \times 100$$
$$QI \approx 1,0567 \times 100$$
$$QI \approx 105,67$$
4. Conclusion :
En arrondissant au nombre entier le plus proche ou en observant les options
proposées, le résultat est 106. Cet enfant possède une
intelligence légèrement supérieure à la moyenne (qui est de 100).
23. Indiquez le nom de cette composante fondamentale concernant le besoin qui pousse l'individu à agir, à passer à l'exécution d'un projet ou d'une idée.
Réponse correcte : a. L'activité
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la caractérologie de Heymans-Le Senne, qui
repose sur trois propriétés fondamentales du caractère.
1. Pourquoi "L'activité" (Réponse a) :
* L'activité, au sens caractérologique, n'est pas simplement le fait de bouger,
mais la disposition interne qui pousse un individu à transformer ses
pensées et ses projets en actes concrets.
* Un sujet "actif" est celui qui ressent un besoin impérieux d'exécution.
Face à un obstacle ou à une idée, il passe immédiatement à l'action
.
* L'énoncé décrit précisément ce "besoin qui pousse l'individu à agir" et à
"passer à l'exécution".
2. Analyse des autres composantes :
* L'émotivité (b) : Désigne la facilité avec laquelle une personne est
ébranlée intérieurement par un événement.
* La primarité (c) : Indique que le retentissement d'une idée est immédiat
mais de courte durée.
* La secondarité (d) : Indique que les impressions durent longtemps et
influencent la conduite sur le long terme.
* Le sanguin (e) : C'est un type de caractère (Non-Émotif, Actif, Primaire)
et non une composante unique.
Conclusion :
La force qui permet de traduire les intentions en réalisations effectives est
la définition même de l'activité.
24. Le nerf conducteur des informations des fosses nasales est appelé nerf :
Réponse correcte : c. olfactif
Explication détaillée :
Cette question concerne l'anatomie fonctionnelle des organes des sens et la
spécificité des voies nerveuses.
1. Pourquoi "le nerf olfactif" (Réponse c) :
* Les fosses nasales constituent l'organe de l'odorat (l'olfaction)
.
* Lorsque des molécules odorantes pénètrent dans les fosses nasales, elles
excitent les récepteurs de la muqueuse olfactive. L'influx nerveux ainsi créé
est acheminé vers le cerveau par le nerf olfactif.
C'est ce nerf qui permet la perception des odeurs.
2. Analyse des autres nerfs (Distracteurs) :
* Acoustique (a) : Transmet les sons depuis l'oreille interne.
* Gustatif (b) : Transmet les saveurs depuis la langue.
* Optique (d) : Transmet les images depuis la rétine de l'œil.
* Pancier (e) : Ce terme ne correspond à aucun nerf crânien connu en
psychologie ou en médecine.
Conclusion :
Le nerf olfactif est l'unique conducteur des messages sensoriels captés au
niveau des fosses nasales.
25. Indiquez le phénomène psychologique qui explique que l'acte posé était précédé d'une décision.
Réponse correcte : d. la volonté
Explication détaillée :
Cette question oppose les comportements automatiques aux comportements
conscients et délibérés de l'être humain.
1. Pourquoi "la volonté" (Réponse d) :
* La volonté est la faculté de se déterminer librement à accomplir un acte
en fonction de motifs réfléchis.
* Un acte volontaire se décompose classiquement en quatre étapes :
1. La conception (l'idée de l'acte) ;
2. La délibération (peser le pour et le contre) ;
3. La décision (le choix de l'acte) ;
4. L'exécution.
* L'énoncé souligne précisément l'existence d'une « décision » préalable à
l'acte, ce qui est le propre de l'activité volontaire.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* L’arc réflexe (a) : C'est une réponse automatique et involontaire sans
intervention de la décision consciente.
* L’association des idées (b) : Processus mental où une pensée en appelle
une autre, souvent de manière spontanée.
* La mémoire (c) : Faculté de conserver et de rappeler des états de
conscience passés.
* Les habitudes (e) : Ce sont des actes qui, à force d'être répétés, sont
devenus automatiques et ne nécessitent plus de décision consciente à
chaque exécution.
Conclusion :
La présence d'une décision avant l'action caractérise l'acte volontaire,
distinguant ainsi la volonté des simples réflexes ou automatismes
.
26. La loi de réflexe qui stipule : « Si l’excitation est trop forte, l’influx nerveux s’écoule dans de multiples directions et provoque des réactions très variées » est la loi :
Réponse correcte : b. d’irradiation
Explication détaillée :
Cette question concerne les lois de Pflüger qui décrivent comment le système
nerveux réagit en fonction de l'intensité d'un stimulus.
1. Pourquoi la "loi d’irradiation" (Réponse b) :
* La loi d'irradiation intervient lorsque l'intensité de l'excitation augmente
considérablement.
* L'influx nerveux ne se limite plus au centre nerveux correspondant à la
zone stimulée ; il se "répand" (irradie) vers d'autres centres de la moelle
épinière.
* Cela provoque des contractions musculaires généralisées et des réactions
variées dans différentes parties du corps, comme le décrit exactement
l'énoncé.
2. Analyse des autres lois (Distracteurs) :
* D'inhibition (a) : Mécanisme qui freine ou arrête une réponse réflexe.
* De coordination (c) : Stipule que le réflexe a un but utile et organisé
pour l'organisme.
* De localisation (d) : Pour une excitation faible, la réponse reste localisée
uniquement au point excité.
* De sommation (e) : L'accumulation d'excitations faibles finit par
déclencher une réponse.
Conclusion :
Le phénomène de diffusion de l'influx nerveux dans plusieurs directions suite
à une excitation intense définit la loi d'irradiation.
27. Indiquez le type d’apprentissage d’Ivan Pavlov.
Réponse correcte : e. Le conditionnement classique
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'un des piliers du behaviorisme (comportementalisme)
en psychologie.
1. Pourquoi "Le conditionnement classique" (Réponse e) :
* Ivan Pavlov, physiologiste russe, est mondialement célèbre pour ses travaux
sur les réflexes digestifs des chiens.
* Il a découvert qu'un stimulus neutre (comme le son d'une cloche), s'il est
systématiquement associé à un stimulus inconditionnel (de la nourriture),
finit par déclencher une réponse réflexe (la salivation) même en l'absence de
nourriture.
* Ce processus est spécifiquement nommé « conditionnement classique » (ou
pavlovien, ou de type I).
2. Analyse des autres options :
* Apprentissage discriminatif (a) : Capacité à répondre différemment à des
stimuli similaires.
* Apprentissage par association (b) : C'est la catégorie générale. Le
conditionnement classique en est une forme, mais l'option "e" est la réponse
la plus précise pour Pavlov.
* Apprentissage par conditionnement (c) : Terme trop vague qui englobe aussi
le conditionnement opérant de Skinner.
* Apprentissage par observation (d) : Théorie d'Albert Bandura sur l'imitation.
Conclusion :
Bien que Pavlov utilise l'association, la désignation scientifique exacte de
sa théorie est le conditionnement classique.
28. Indiquez la proposition qui reprend une des caractéristiques principales de la deuxième enfance.
Réponse correcte : e. Pensée subjective
Explication détaillée :
La deuxième enfance (environ 3 à 6 ans) correspond à la période
préopératoire décrite par Jean Piaget.
1. Pourquoi la "Pensée subjective" (Réponse e) :
* Durant cette phase, l'enfant est marqué par l'égocentrisme intellectuel.
Sa pensée est dite "subjective" car elle est centrée sur son propre point
de vue.
* Il a du mal à se détacher de ses propres perceptions pour envisager
l'objectivité des faits ou le point de vue d'autrui. Cela se traduit par
le narcissisme enfantin, l'animisme et le finalisme.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Narcissisme (a) : Bien qu'existant chez le petit enfant, il est cité
dans vos manuels comme la caractéristique principale de l'adolescence
.
* Vie intra-utérine (b) : Concerne la période prénatale.
* Pensée analytique (c) : Caractérise la troisième enfance (7-12 ans),
lorsque l'enfant accède aux opérations logiques.
* Imitation différée (d) : Marque la transition entre le stade
sensori-moteur et la période préopératoire (vers 2 ans).
Conclusion :
La pensée subjective, liée à l'impossibilité de décentration, est le trait
cognitif majeur de la deuxième enfance.
29. Le sentiment de jalousie qui anime l'aîné à l'égard de son cadet est appelé :
Réponse correcte : b. Complexe de Caïn
Explication détaillée :
Cette question traite des dynamiques affectives et des conflits
relationnels au sein de la fratrie.
1. Pourquoi le "Complexe de Caïn" (Réponse b) :
* En psychologie, le complexe de Caïn désigne la jalousie, la rivalité ou
l'hostilité qu'un enfant (l'aîné) ressent envers son frère ou sa sœur
(le cadet).
* Ce sentiment naît souvent de la peur de perdre l'amour ou l'attention
exclusive des parents au profit du nouveau-venu. Le nom fait référence
au personnage biblique Caïn, qui a tué son frère Abel par jalousie.
2. Pourquoi les autres options sont fausses :
* Egocentrisme (a) : C'est l'incapacité de l'enfant à comprendre que les
autres ont un point de vue différent du sien.
* Complexe d'Œdipe (c) : C'est l'attachement amoureux au parent de sexe
opposé et la rivalité avec le parent de même sexe.
* Animisme (d) : C'est le fait de prêter une âme ou une intention aux
objets inanimés (ex: "la table est méchante").
* Syncrétisme indifférencié (e) : C'est une perception globale et confuse
où l'enfant ne distingue pas encore les détails d'un ensemble.
Conclusion :
La rivalité spécifique entre frères et sœurs est cliniquement définie
sous le terme de Complexe de Caïn.
30. Dans le développement du langage, l’enfant traverse la période de phonation, en émettant des babillages entre :
Réponse correcte : b. 4 et 10 mois
Explication détaillée :
Cette question concerne le stade pré-linguistique, c'est-à-dire l'étape qui
précède l'apparition des premiers mots.
1. Pourquoi "4 et 10 mois" (Réponse b) :
* Le babillage est une étape fondamentale où l'enfant commence à produire
des sons répétés (syllabes simples comme "ba-ba", "ma-ma") sans intention
de signification précise au début.
* Cette période de phonation intense se situe généralement entre le 4ème
et le 10ème mois. C'est un exercice des organes de la parole (larynx,
langue, lèvres) et une exploration des sons de la langue maternelle
.
2. Analyse des autres tranches d'âge (Série 2 - 2020) :
* 10 et 12 mois (d) : C'est le début des mots-phrases (holophrases).
L'enfant commence à associer un son à un objet ou une action précise
.
* 18 et 20 mois (c) : Période du langage binaire (association de deux mots).
* 20 et 24 mois (a) : Période du « petit questionneur » (recherche des noms).
* 24 et 28 mois (e) : Période du « grand questionneur » (recherche du "Pourquoi").
Conclusion :
Le babillage est l'activité sonore dominante avant le premier anniversaire,
soit entre 4 et 10 mois.
31. Indiquez le psychologue génétique qui a axé ses études sur la croissance de l’intelligence de l’enfant.
Réponse correcte : c. Jean piaget
Explication détaillée :
Cette question concerne les grandes figures de la psychologie du
développement (ou psychologie génétique).
1. Pourquoi "Jean Piaget" (Réponse c) :
* Jean Piaget est universellement reconnu comme le père de la psychologie
génétique.
* Il a consacré sa carrière à étudier comment l'intelligence se construit
et se développe chez l'enfant, de la naissance à l'adolescence.
* Il a défini les quatre stades célèbres du développement cognitif :
sensori-moteur, préopératoire, opérations concrètes et opérations formelles
.
2. Pourquoi les autres sont incorrects pour cette définition :
* Alfred Binet (a) : S'est concentré sur la mesure de l'intelligence (QI)
plutôt que sur le processus de sa croissance.
* Henri Wallon (b) : A étudié le développement de l'enfant, mais avec un
accent plus fort sur l'affectivité et la personnalité sociale.
* John Dewey (d) : Psychologue de l'éducation active.
* Jean-Jacques Rousseau (e) : Philosophe précurseur, mais non un
psychologue scientifique au sens moderne.
Conclusion :
Dès que l'on parle de "croissance de l'intelligence" et de "psychologie
génétique", Jean Piaget est la référence centrale.
32. L’expression : « Nécessité d’être à l’abri du danger » appartient aux besoins dits :
Réponse correcte : d. de sécurité
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la célèbre pyramide des besoins d'Abraham
Maslow, un modèle fondamental en psychologie pour classer les motivations
humaines.
1. Pourquoi "de sécurité" (Réponse d) :
* Une fois les besoins de survie (faim, soif) comblés, l'être humain cherche
naturellement à se protéger contre les menaces.
* Le besoin de sécurité englobe la protection physique (être à l'abri du
danger), la stabilité émotionnelle, la sécurité de l'emploi et de la santé
.
* "Être à l'abri du danger" est la définition même de la sécurité.
2. Analyse des autres besoins de la pyramide :
* Physiologiques (e) : Besoins de base liés à la survie biologique (manger,
dormir, boire).
* D'affection (a) : Besoin d'appartenance, d'amour et de relations sociales.
* D'estime (b) : Besoin de reconnaissance, de respect et de considération
par les autres.
* De cause (c) : Ce terme n'appartient pas à la classification classique
de Maslow (on parle plutôt d'accomplissement de soi).
Conclusion :
La recherche de protection et l'évitement du danger constituent le deuxième
niveau de la hiérarchie des besoins : le besoin de sécurité.
33. Indiquez l’élément essentiel du langage.
Réponse correcte : e. les signes
Explication détaillée :
Cette question touche aux fondements de la psychologie du langage et de la
sémiologie (étude des signes).
1. Pourquoi "les signes" (Réponse e) :
* Par définition, le langage est un système de signes (vocaux, gestuels ou
écrits) permettant la communication entre les individus.
* Un signe linguistique unit un concept (le signifié) à une image acoustique
ou visuelle (le signifiant). Sans l'utilisation de signes conventionnels
partagés par une communauté, le langage n'existe pas.
* C'est l'élément technique et structurel qui permet de transformer une
pensée interne en une expression compréhensible par autrui.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* L'image (a) : Bien que le langage puisse évoquer des images mentales,
l'image seule n'est pas le langage (elle relève de la perception).
* L'intérêt (b) : C'est un moteur de l'apprentissage ou de l'attention,
mais pas un composant structurel du langage.
* La décision (c) : C'est un acte de volonté qui peut précéder la parole
, mais ce n'est pas le langage lui-même.
* Le souvenir (d) : La mémoire est nécessaire pour stocker le vocabulaire,
mais le souvenir est un contenu de pensée, pas l'outil de communication.
Conclusion :
Le signe est l'atome du langage ; c'est l'instrument indispensable qui
matérialise la pensée pour la transmission.
34. Indiquez la proposition qui associe correctement les courants psychologiques (I) à leurs auteurs (II).
(I)
a. La psychanalyse
b. La psychologie de la forme
c. Le behaviorisme
d. Le fonctionnalisme
e. Le structuralisme
(II)
1. Darwin
2. Dewey
3. Koffka
4. Maslow
5. Sigmud Freud
6. Watson James
7. Wundt
Réponse correcte : 3. a5, b3, c6, d2, e7
Explication détaillée :
Pour trouver la bonne proposition dans la colonne (III), il faut établir
les correspondances historiques exactes entre les écoles de pensée et
leurs fondateurs :
* a5 : La psychanalyse est indissociable de Sigmund Freud.
* b3 : La psychologie de la forme (Gestalt) a pour auteur Kurt Koffka
(avec Wertheimer et Köhler).
* c6 : Le behaviorisme a été fondé par John B. Watson.
(Note : Le document accole "James" à Watson, mais Watson est bien le
père du behaviorisme).
* d2 : Le fonctionnalisme est porté par John Dewey (et William James),
mettant l'accent sur l'utilité des processus mentaux.
* e7 : Le structuralisme, qui analyse la structure de l'esprit, a pour
fondateur Wilhelm Wundt.
La combinaison "a5, b3, c6, d2, e7" est donc la seule qui regroupe
uniquement des paires historiquement valides.
35. Indiquez le facteur de développement de l’intelligence relatif au processus interne par lequel l’individu atteint son développement complet.
Réponse correcte : d. la maturation
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facteurs qui influencent le développement de
l'intelligence et de la personnalité chez l'être humain.
1. Pourquoi "la maturation" (Réponse d) :
* La maturation désigne le processus biologique interne, naturel et
irréversible par lequel les structures organiques (notamment le système
nerveux central et le cerveau) atteignent leur plein développement.
* C'est un facteur indépendant de l'exercice extérieur ou de
l'entraînement. Par exemple, un enfant ne peut pas apprendre à marcher
ou à raisonner de manière abstraite si ses structures nerveuses n'ont pas
atteint un certain degré de "maturité" biologique.
* Le terme "processus interne" dans l'énoncé pointe directement vers cette
évolution organique programmée.
2. Analyse des autres facteurs (Distracteurs) :
* L'hérédité (b) : C'est la transmission des caractères des parents aux
enfants via les gènes. Elle fixe le potentiel de départ, mais n'est pas
le processus de croissance en soi.
* L'apprentissage (a) : C'est un facteur externe basé sur l'expérience,
l'exercice et l'éducation.
* Le milieu (e) et la culture (c) : Ce sont des facteurs
environnementaux (sociaux, géographiques, familiaux) qui stimulent ou
freinent le développement, mais ils ne sont pas des processus "internes"
au sens biologique.
Conclusion :
La maturation est le facteur endogène (interne) qui permet l'achèvement du
développement des capacités physiques et mentales.
36. Indiquez la sorte de mémoires qui se caractérise par l’impuissance à enregistrer et à fixer les souvenirs.
Réponse correcte : a. L’amnésie antérograde.
Explication détaillée :
Cette question traite des pathologies de la mémoire, plus précisément des
différents types d'amnésies.
1. Pourquoi "L'amnésie antérograde" (Réponse a) :
* L'amnésie antérograde est un trouble de la mémoire qui survient après un
choc ou un événement traumatique. Elle se définit par l'impossibilité de
former de nouveaux souvenirs (fixation).
* Le patient se souvient parfaitement de son passé lointain (avant l'accident),
mais il oublie les événements au fur et à mesure qu'ils se produisent. Il
y a une "impuissance à enregistrer" les informations présentes.
2. Analyse des autres types de troubles :
* L'amnésie rétrograde (c) : C'est l'inverse. Le sujet oublie les souvenirs
antérieurs à l'accident mais peut en enregistrer de nouveaux.
* L'amnésie lacunaire (b) : C'est une perte de mémoire limitée à une période
précise (un "trou" noir), souvent liée à un épisode de perte de connaissance.
* Les dysmnésies (d) : Terme général désignant diverses difficultés ou
distorsions de la mémoire.
* Les hypermnésies (e) : C'est l'inverse d'une amnésie ; il s'agit d'une
exaltation anormale de la mémoire où le sujet se souvient de tout avec
une précision exagérée.
Conclusion :
L'incapacité à fixer ou à enregistrer de nouvelles données définit
clairement l'amnésie antérograde.
37. La caractéristique de l’instinct qui est stéréotypé à l’intérieur d’une même espèce est dite :
Réponse correcte : d. spécifique
Explication détaillée :
Cette question porte sur les propriétés fondamentales de l'instinct en
psychologie animale et humaine.
1. Pourquoi "spécifique" (Réponse d) :
* Une caractéristique est dite « spécifique » lorsqu'elle est commune à
tous les individus d'une même espèce (l'espèce ou le "species") et qu'elle
se manifeste de la même manière chez eux.
* L'instinct est stéréotypé car il suit un schéma fixe : tous les oiseaux
d'une même espèce construisent leur nid de la même façon, sans avoir
appris. C'est cette uniformité au sein de l'espèce
que l'on qualifie de spécificité.
2. Analyse des autres caractéristiques de l'instinct :
* Innée (b) : Signifie que l'instinct n'est pas appris, il est présent dès
la naissance.
* Invariable (c) : Signifie qu'il ne change pas au cours de la vie de
l'individu.
* Aveugle (a) : Signifie que l'instinct s'exécute de manière automatique,
parfois même si le but n'est plus atteignable ou devient inutile.
* Utile (e) : Signifie qu'il sert généralement à la conservation de
l'individu ou de l'espèce.
Conclusion :
Le terme "stéréotypé à l'intérieur d'une même espèce" renvoie directement
au caractère spécifique de l'instinct.
38. Sur le plan social, l’enfant de 6 ans est capable de :
Réponse correcte : c. Jeu collectif.
Explication détaillée :
Cette question concerne le développement social de l'enfant à l'entrée de la
grande enfance (ou période de latence).
1. Pourquoi "Jeu collectif" (Réponse c) :
* À 6 ans, l'enfant quitte le stade du jeu parallèle ou du jeu
égocentrique.
* Il devient capable de coopérer, de partager des objectifs communs et de
respecter des règles établies avec ses pairs. C'est le début de la
véritable socialisation et de l'intégration dans des groupes structurés
(école, équipes sportives).
2. Analyse des autres options :
* Soumission à l'adulte (a) : Bien qu'il respecte l'autorité, l'enfant de
6 ans commence justement à chercher plus d'autonomie vis-à-vis des parents.
* Liquidation du complexe d'Œdipe (b) : Bien que cela se produise vers cet
âge, c'est une caractéristique du développement affectif et
psychosexuel (selon Freud), et non une capacité du "plan social"
proprement dit.
* Rattraper le ballon (d) : Il s'agit d'une compétence psychomotrice,
pas d'une capacité sociale.
* Pensée analytique (e) : C'est une capacité cognitive qui ne se
développe pleinement que bien plus tard, vers l'adolescence (stade des
opérations formelles de Piaget).
Conclusion :
La capacité à s'engager dans un jeu collectif est le marqueur social
majeur de l'enfant de 6 ans.
39. Le geste qui cadre essentiellement avec une activité ludique de l'enfant est :
Réponse correcte : d. marcher
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des activités de l'enfant et la
définition d'une activité ludique (le jeu) en psychologie du développement
.
1. Pourquoi "marcher" (Réponse d) :
* Une activité est dite « ludique » lorsqu'elle est pratiquée pour le
plaisir qu'elle procure, sans but utilitaire immédiat ou contrainte
extérieure.
* Dans le développement de la petite enfance, les gestes moteurs comme
marcher, courir ou sauter sont souvent pratiqués comme un jeu en soi
(jeux fonctionnels). L'enfant prend plaisir à
exercer sa nouvelle maîtrise motrice et à explorer son environnement
.
* Parmi les options proposées, le mouvement physique (marcher) est celui
qui s'intègre le plus naturellement dans le cadre des exercices ludiques
fondamentaux de l'enfant.
2. Analyse des autres options :
* Écrire (b) : Est une activité d'apprentissage scolaire, souvent perçue
comme un travail ou une tâche dirigée.
* Discuter (a) : Relève de la communication sociale et du langage.
* Goûter (c) : Est une activité physiologique liée à l'alimentation.
* Saluer (e) : Est un acte de politesse ou une convention sociale apprise.
Conclusion :
Le geste moteur de marcher, lorsqu'il est pratiqué librement par l'enfant
pour explorer et s'amuser, constitue l'essence d'une activité ludique
.
40. Au cours du processus de sa croissance, indiquez la période à laquelle l’enfant s’engage au jeu collectif.
Réponse correcte : d. 6 à 9 ans
Explication détaillée :
Cette question complète la notion abordée précédemment sur la socialisation
de l'enfant et l'évolution de ses activités ludiques.
1. Pourquoi "6 à 9 ans" (Réponse d) :
* Bien que les prémices de la coopération apparaissent plus tôt, c'est entre
6 et 9 ans (période de la grande enfance) que l'enfant intègre pleinement
le "jeu collectif" structuré.
* À cet âge, l'enfant sort de l'égocentrisme du stade préopératoire pour
entrer dans le stade des opérations concrètes (Piaget). Il comprend et
accepte les règles communes, la compétition loyale et la nécessité de
collaborer pour gagner en équipe.
* C'est l'âge de la "vie de groupe" et de la naissance des amitiés basées
sur des intérêts partagés.
2. Analyse des autres périodes :
* 0 à 12 semaines (a, b) : Période du nouveau-né, les jeux sont purement
sensoriels et individuels.
* 3 à 5 ans (c) : C'est le stade du jeu symbolique ("faire semblant") ou
du jeu parallèle, où les enfants jouent les uns à côté des autres mais pas
véritablement ensemble avec des règles collectives.
* 14 à 18 ans (e) : C'est l'adolescence, période de socialisation intense
mais qui dépasse le cadre du simple "jeu" pour s'orienter vers des
relations sociales complexes et l'identité personnelle.
Conclusion :
Le jeu collectif avec des règles fixes et une coopération organisée est le
propre de l'enfant d'âge scolaire, soit entre 6 et 9 ans.
41. Le stade de développement de l’enfant qui va de 9 à 14 ans s’appelle :
Réponse correcte : c. pré – adolescence
Explication détaillée :
Cette question concerne la chronologie des stades du développement humain.
1. Pourquoi "pré – adolescence" (Réponse c) :
* La pré-adolescence est la phase de transition située entre la fin de l'enfance
proprement dite et le début de l'adolescence.
* Elle commence généralement vers 9-10 ans et se prolonge jusqu'aux environs de
13-14 ans.
* C'est une période marquée par les premiers changements pubertaires, une
recherche d'indépendance accrue et une transition émotionnelle importante avant
l'entrée franche dans l'adolescence.
2. Analyse des autres stades mentionnés :
* Première enfance (d) : De la naissance à 3 ans environ.
* Deuxième enfance (b) : De 3 à 6 ans environ (période préscolaire).
* Troisième enfance (e) : De 6 à 9/12 ans (âge scolaire), souvent appelée
grande enfance.
* Adolescence (a) : Commence après la puberté (vers 14-15 ans) et se termine à
l'âge adulte.
Conclusion :
La tranche d'âge de 9 à 14 ans correspond spécifiquement à la phase charnière
nommée pré-adolescence.
42. L’expression : « Nécessité de tendresse filiale » appartient aux besoins dits :
Réponse correcte : a. D’affection
Explication détaillée :
Cette question fait à nouveau référence à la pyramide de Maslow, qui
hiérarchise les besoins humains.
1. Pourquoi "D'affection" (Réponse a) :
* La "tendresse filiale" désigne le lien d'affection, d'amour et
d'attachement qui unit un enfant à ses parents.
* Dans la classification de Maslow, ce type de besoin se situe au
troisième niveau : les besoins d'appartenance et d'affection
.
* Ce niveau regroupe la nécessité de se sentir aimé, d'être intégré dans
un groupe (famille, amis) et de recevoir de la tendresse.
2. Analyse des autres catégories :
* Physiologiques (e) : Besoins de survie biologique (nourriture, sommeil)
.
* De sécurité (d) : Besoin d'être à l'abri du danger et de l'incertitude
.
* D'estime (b) : Besoin de reconnaissance, de dignité et de respect de
soi-même et des autres.
* De cause (c) : Ce terme n'est pas une catégorie standard du modèle de
Maslow.
Conclusion :
La tendresse filiale est une manifestation directe du besoin d'affection et
de lien social.
43. Indiquez l’élément essentiel de la mémoire.
Réponse correcte : d. le souvenir
Explication détaillée :
Cette question interroge la structure fondamentale de la fonction
mnésique (la mémoire).
1. Pourquoi "le souvenir" (Réponse d) :
* Le souvenir est l'unité de base, le produit fini et l'élément constitutif
de la mémoire.
* La mémoire est définie comme la faculté de conserver et de se
rappeler des états de conscience passés et ce qui y est associé.
* Sans le souvenir (l'information stockée et rappelée), la mémoire n'a pas
d'objet ; elle n'existe pas en tant que fonction active.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* L’image (a) : Peut être un type de souvenir (mémoire visuelle), mais
tous les souvenirs ne sont pas des images (ils peuvent être auditifs,
moteurs, etc.).
* L’intérêt (b) : C'est une condition qui facilite la mémorisation
(on retient mieux ce qui nous intéresse), mais ce n'est pas un élément
structurel de la mémoire.
* La décision (c) : Relève de la volonté et des fonctions exécutives,
pas de la structure de la mémoire.
* Les signes (e) : Sont les éléments essentiels du langage,
pas de la mémoire de manière intrinsèque.
Conclusion :
Le souvenir est l'élément essentiel car il représente la matière même de
la mémoire.
44. Indiquez le facteur de développement de l’intelligence relatif à la famille.
Réponse correcte : e. le milieu
Explication détaillée :
Cette question analyse les influences environnementales sur le développement
intellectuel de l'individu.
1. Pourquoi "le milieu" (Réponse e) :
* En psychologie, le "milieu" (ou environnement) englobe toutes les
influences extérieures qui agissent sur l'individu depuis sa conception
.
* La famille est le premier et le plus important des milieux sociaux. Elle
fournit le cadre affectif, éducatif et matériel nécessaire à
l'épanouissement des facultés mentales.
* Lorsqu'on parle du facteur relatif à la famille (influence des parents,
climat familial), on se réfère donc au facteur environnemental,
c'est-à-dire au "milieu".
2. Analyse des autres facteurs :
* L’apprentissage (a) : C'est l'acquisition de connaissances par
l'expérience ou l'étude, souvent stimulée par le milieu, mais ce n'est pas
le nom du facteur social lui-même.
* L’hérédité (b) et la maturation (d) : Ce sont des facteurs biologiques
et internes, indépendants de l'influence familiale directe après la
naissance.
* La culture (c) : C'est un milieu social plus large (société, traditions)
qui englobe la famille, mais la famille en est la cellule de base la plus
proche.
Conclusion :
La famille constitue le milieu immédiat de l'enfant, jouant un rôle
déterminant comme facteur de développement de son intelligence
.
45. Indiquez la sorte de mémoires qui se caractérise par la perte des souvenirs anciens.
Réponse correcte : c. L’amnésie rétrograde.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les troubles de la mémoire et la distinction entre
les différentes formes d'oubli pathologique.
1. Pourquoi "L'amnésie rétrograde" (Réponse c) :
* Le terme « rétrograde » vient du latin "retro" (en arrière).
* Ce type d'amnésie se caractérise par l'incapacité à se rappeler des
événements qui ont eu lieu AVANT le début du trouble ou de l'accident
traumatique.
* Le sujet perd ses souvenirs anciens, son passé et parfois même son
identité, alors qu'il peut parfaitement apprendre de nouvelles
informations après l'incident.
2. Rappel des différences avec les autres options :
* L'amnésie antérograde (a) : C'est l'inverse ; le sujet oublie les faits
récents au fur et à mesure, il ne peut plus fixer de nouveaux souvenirs
.
* L'amnésie lacunaire (b) : C'est une perte de mémoire limitée à une période
très courte (un "trou" ou une lacune).
* Les dysmnésies (d) : Ce sont des troubles qualitatifs ou des
affaiblissements généraux de la mémoire.
* Les hypermnésies (e) : Il s'agit d'une mémoire anormalement développée ou
d'une remontée massive de souvenirs.
Conclusion :
La perte des souvenirs anciens, donc du passé, définit spécifiquement
l'amnésie rétrograde.
46. La caractéristique de l’instinct propre à chaque espèce est dite :
Réponse correcte : d. spécifique
Explication détaillée :
Cette question revient sur les propriétés fondamentales de l'instinct, un
comportement biologique complexe.
1. Pourquoi "spécifique" (Réponse d) :
* Le terme "spécifique" dérive de "espèce".
* En psychologie et en éthologie, une caractéristique est dite spécifique
lorsqu'elle appartient en propre à une espèce donnée. Cela signifie que
tous les membres de cette espèce partagent le même schéma de comportement
instinctif, lequel diffère de celui des autres espèces.
* L'énoncé mentionne explicitement "propre à chaque espèce", ce qui renvoie
directement à la définition de la spécificité.
2. Rappel des autres caractéristiques :
* Innée (b) : Signifie que le comportement est héréditaire et non acquis
par l'expérience.
* Invariable (c) : Signifie que l'instinct ne se modifie pas au cours de la
vie et se répète de façon identique.
* Aveugle (a) : Signifie que l'instinct s'exerce de façon automatique et
mécanique, sans conscience du but final.
* Utile (e) : Signifie que l'acte instinctif répond à un besoin de
conservation de l'individu ou de l'espèce.
Conclusion :
Puisque le comportement est lié à l'identité biologique de l'espèce, on dit
qu'il est spécifique.
47. Sur le plan moteur, l'enfant de 6 ans est capable de :
Réponse correcte : d. Rattraper le ballon devant lui.
Explication détaillée :
Cette question évalue votre connaissance du développement psychomoteur de
l'enfant à l'âge de 6 ans.
1. Pourquoi "Rattraper le ballon devant lui" (Réponse d) :
* Le "plan moteur" concerne les mouvements du corps, la coordination et les
capacités physiques.
* À 6 ans, la coordination œil-main et la motricité globale sont
suffisamment développées pour qu'un enfant puisse anticiper la
trajectoire d'un objet et le réceptionner avec ses mains.
* C'est une étape clé de l'adresse physique à cet âge.
2. Analyse des autres options (qui ne sont pas motrices) :
* Soumission à l'adulte (a) : Relève du plan moral ou comportemental.
* Liquidation du complexe d'Œdipe (b) : Relève du plan affectif ou
psychanalytique.
* Jeu collectif (c) : Relève du plan social (coopération avec les pairs)
.
* Pensée analytique (e) : Relève du plan intellectuel ou cognitif
.
Conclusion :
Seule l'action de rattraper un ballon correspond à une compétence
spécifique du développement sur le plan moteur.
48. Le geste qui cadre essentiellement avec une activité gustative de l’enfant est :
Réponse correcte : c. goûter
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des activités sensorielles et
motrices de l'enfant.
1. Pourquoi "goûter" (Réponse c) :
* L'adjectif « gustative » se rapporte au sens du goût.
* Goûter est l'action spécifique qui consiste à percevoir les saveurs des
aliments par les papilles de la langue.
* C'est une activité sensorielle fondamentale par laquelle l'enfant explore
le monde et développe ses préférences alimentaires.
2. Analyse des autres options (autres fonctions) :
* Discuter (a) : Est une activité liée au langage et à la communication
sociale.
* Écrire (b) : Est une activité motrice fine et graphique liée à
l'apprentissage scolaire.
* Marcher (d) : Est une activité motrice globale ou ludique
.
* Saluer (e) : Est une activité sociale ou une convention de politesse.
Conclusion :
Le geste de goûter est le seul qui sollicite l'organe du goût, ce qui en fait
l'essence même d'une activité gustative.
49. Au cours du processus de sa croissance, indiquez la période de l’apparition du narcissisme chez un individu.
Réponse correcte : c. 3 à 5 ans
Explication détaillée :
Cette question concerne le développement psycho-affectif de l'enfant,
particulièrement la phase liée à la découverte de soi.
1. Pourquoi "3 à 5 ans" (Réponse c) :
* Le narcissisme, dans ce contexte de croissance, correspond au stade où
l'enfant s'aime lui-même, prend conscience de son corps et de son
individualité.
* Vers 3 ans, l'enfant commence à dire "Je" et traverse souvent une phase
d'opposition. Entre 3 et 5 ans (stade phallique selon la psychanalyse),
il manifeste un grand intérêt pour sa propre personne et ses capacités
.
* C'est la période où il cherche l'admiration et l'attention exclusive
des parents pour nourrir son estime de soi naissante.
2. Analyse des autres périodes :
* 0 à 12 semaines (a, b) : L'enfant est encore dans un état de fusion avec
sa mère, sans distinction claire entre lui et le monde extérieur.
* 6 à 9 ans (d) : C'est la période de latence où l'énergie se déplace vers
les apprentissages sociaux et scolaires (jeu collectif).
* 14 à 18 ans (e) : C'est l'adolescence, période de remaniement de
l'identité, mais l'apparition initiale du narcissisme primaire a déjà
eu lieu bien avant.
Conclusion :
La période de 3 à 5 ans est le moment charnière où le narcissisme se
manifeste comme une étape normale et essentielle de la construction
de la personnalité.
50. Le stade de développement de l’enfant qui va de 14 à 18 ans s’appelle :
Réponse correcte : a. Adolescence
Explication détaillée :
Cette question concerne la délimitation chronologique des grandes étapes de
la croissance humaine en psychologie.
1. Pourquoi "Adolescence" (Réponse a) :
* L'adolescence est la période de transition entre l'enfance et l'âge adulte.
Elle commence généralement avec la puberté et se termine par la maturité
sociale et psychologique.
* Dans la plupart des classifications classiques de psychologie du
développement, cette phase s'étend approximativement de 14 ans à 18 ou 20 ans
.
* Elle se caractérise par des transformations physiques majeures, la
recherche d'une identité propre, l'accès à la pensée abstraite et
l'affirmation de l'indépendance vis-à-vis des parents.
2. Rappel des autres stades pour comparaison :
* Première enfance (d) : De la naissance à 3 ans.
* Deuxième enfance (b) : De 3 à 6 ans (période préscolaire).
* Troisième enfance (e) : De 6 à 9/12 ans (période de latence/scolaire)
.
* Pré-adolescence (c) : De 9/10 ans à 13/14 ans.
Conclusion :
La tranche d'âge 14-18 ans correspond spécifiquement au stade final de la
croissance avant l'âge adulte, nommé l'adolescence.
51. L’expression : « Ventre affamé n’a point d’oreilles » appartient aux besoins dits :
Réponse correcte : e. physiologiques
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la hiérarchie des besoins humains (Pyramide de
Maslow) et à la priorité des besoins vitaux.
1. Pourquoi "physiologiques" (Réponse e) :
* L'expression populaire « Ventre affamé n’a point d’oreilles » signifie
qu'une personne qui a faim (besoin biologique) n'est pas en mesure
d'écouter, de raisonner ou de s'intéresser à autre chose tant que son
besoin de nourriture n'est pas satisfait.
* Les besoins physiologiques sont les besoins de base liés à la survie de
l'organisme : manger, boire, dormir, respirer.
* Selon Abraham Maslow, ces besoins constituent le premier niveau de la
pyramide. Ils sont prioritaires et doivent être comblés avant que
l'individu ne puisse se concentrer sur les niveaux supérieurs comme la
sécurité ou l'affection.
2. Analyse des autres catégories :
* De sécurité (d) : Besoin de protection contre les dangers et de stabilité
.
* D'affection (a) : Besoin d'appartenance, de liens sociaux et d'amour
.
* D'estime (b) : Besoin de reconnaissance, de dignité et de respect de soi
.
* De cause (c) : Ce terme n'appartient pas à la classification classique
des besoins fondamentaux.
Conclusion :
La faim étant un besoin biologique de survie, l'expression illustre
parfaitement la dominance des besoins physiologiques.
52. Indiquez l’élément essentiel de l’acte volontaire.
Réponse correcte : c. la décision
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie de la volonté et les étapes qui
constituent un acte volontaire.
1. Pourquoi "la décision" (Réponse c) :
* L'acte volontaire est un acte réfléchi qui passe par plusieurs phases :
la conception (ou le but), la délibération (peser le pour et le contre),
la décision et enfin l'exécution.
* La décision est l'élément central et essentiel car elle marque le moment
où la volonté choisit une option parmi plusieurs et s'engage à agir.
C'est le passage de la pensée à l'intention d'agir. Sans décision, il
n'y a pas d'acte volontaire, seulement des velléités ou des souhaits.
2. Analyse des autres options :
* L'image (a) et le souvenir (d) : Ce sont des éléments liés à la
représentation mentale ou à la mémoire, mais ils ne
constituent pas l'essence d'un acte de volonté.
* L'intérêt (b) : Il peut motiver la volonté, mais il ne constitue pas
l'acte lui-même. On peut avoir un intérêt sans pour autant décider d'agir.
* Les signes (e) : Ils sont liés à la communication et au langage
, n'ayant pas de rapport direct avec le mécanisme de
la volonté.
Conclusion :
La décision est l'acte par lequel nous mettons fin à la délibération pour
engager notre volonté vers un but précis.
53. Indiquez le facteur de développement de l’intelligence relatif aux débiles mentaux.
Réponse correcte : b. l’hérédité
Explication détaillée :
Cette question examine les causes fondamentales limitant ou déterminant le
potentiel intellectuel d'un individu.
1. Pourquoi "l'hérédité" (Réponse b) :
* L'hérédité représente l'ensemble des caractères biologiques transmis des
parents aux enfants par les gènes.
* En psychologie, on considère que le plafond ou la limite supérieure de
l'intelligence est fixé biologiquement à la naissance.
* Dans le cas de la déficience intellectuelle (débilité mentale), la cause
est très souvent d'origine génétique ou congénitale, ce qui en fait un
facteur lié à l'hérédité. L'individu naît avec un
potentiel limité que les autres facteurs (milieu, apprentissage) ne
peuvent pas augmenter au-delà de cette limite biologique.
2. Analyse des autres facteurs :
* L'apprentissage (a) et le milieu (e) : Ce sont des facteurs acquis. Ils
permettent de réaliser le potentiel existant mais ne sont pas la source de
la déficience mentale structurelle.
* La culture (c) : Influence la forme que prend l'intelligence mais pas le
degré de capacité mentale intrinsèque.
* La maturation (d) : C'est le processus interne de croissance organique
(notamment du système nerveux). Bien qu'essentielle,
elle suit le programme tracé par l'hérédité.
Conclusion :
La déficience mentale étant une caractéristique liée à la constitution
biologique de l'individu, elle relève du facteur de l'hérédité
.
54. Indiquez la sorte de mémoires qui se caractérise par l'incapacité de fixer de nouveaux souvenirs.
Réponse correcte : a. L'amnésie antérograde.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les pathologies de la mémoire, spécifiquement sur
le trouble de l'acquisition de nouvelles informations.
1. Pourquoi "L'amnésie antérograde" (Réponse a) :
* Le terme « antérograde » vient du latin "ante" (avant/devant).
* Ce trouble se définit par l'impossibilité pour le sujet de former de
nouveaux souvenirs après l'accident ou le début de la maladie
.
* Bien que le patient puisse se souvenir de son passé lointain, il oublie
les événements au fur et à mesure qu'ils se produisent car il ne peut
plus les "fixer" ou les "enregistrer" dans sa mémoire à long terme
.
2. Rappel des autres termes pour ne pas confondre :
* L'amnésie rétrograde (c) : C'est l'oubli des souvenirs anciens, c'est-à-dire
ce qui a précédé le trouble.
* L'amnésie lacunaire (b) : C'est une perte de mémoire qui concerne une
période précise et limitée dans le temps (un "trou" de mémoire)
.
* Les dysmnésies (d) : Ce sont des troubles qualitatifs de la mémoire.
* Les hypermnésies (e) : C'est une exaltation anormale de la mémoire (trop de
souvenirs).
Conclusion :
L'incapacité de fixer de nouveaux souvenirs est le symptôme majeur et
caractéristique de l'amnésie antérograde.
55. La caractéristique de l’instinct qui est en général au service des besoins vitaux est dite :
Réponse correcte : e. utile
Explication détaillée :
Cette question porte sur les finalités biologiques de l'instinct, un
comportement inné destiné à assurer la survie.
1. Pourquoi "utile" (Réponse e) :
* L'instinct est dit « utile » car il est finalisé, c'est-à-dire qu'il
poursuit un but de conservation.
* Il sert directement les besoins vitaux de l'individu (comme l'instinct
de nutrition) ou de l'espèce (comme l'instinct maternel ou de
reproduction).
* Chaque acte instinctif apporte une solution biologique à un problème de
survie immédiat ou futur.
2. Rappel des autres caractéristiques de l'instinct :
* Aveugle (a) : L'instinct agit sans que l'individu ait conscience du but
lointain de son action.
* Innée (b) : L'instinct est héréditaire ; il n'est pas appris par
l'expérience.
* Invariable (c) : Les actes se répètent de manière identique chez tous les
individus de la même espèce.
* Spécifique (d) : L'instinct est propre à une espèce donnée (stéréotypé à
l'intérieur de cette espèce).
Conclusion :
La fonction de l'instinct qui consiste à répondre aux nécessités de la vie et
de la survie correspond à sa caractéristique d'utilité.
56. Sur le plan intellectuel, l'enfant de 6 ans est capable de :
Réponse correcte : e. Pensée analytique.
Explication détaillée :
Cette question analyse les changements cognitifs qui surviennent chez l'enfant
lorsqu'il atteint l'âge de la scolarité primaire (6 ans).
1. Pourquoi la "Pensée analytique" (Réponse e) :
* Le plan intellectuel désigne les capacités de réflexion et de logique.
* À 6 ans, l'enfant entre dans ce que Jean Piaget appelle le stade des
"opérations concrètes". Il devient capable de décomposer un problème,
de classer des objets et de comprendre des relations de cause à effet.
C'est ce qu'on appelle la pensée analytique.
2. Pourquoi les autres options ne correspondent pas au plan intellectuel :
* Soumission à l'adulte (a) : C'est une attitude morale ou sociale.
* Liquidation du complexe d'Œdipe (b) : C'est une étape du développement
affectif et sexuel (psychanalyse).
* Jeu collectif (c) : C'est une compétence sociale (relation avec les autres).
* Rattraper le ballon (d) : C'est une compétence motrice (coordination physique).
En résumé, la pensée analytique est l'outil intellectuel qui permet à
l'enfant de 6 ans de commencer ses apprentissages scolaires sérieux
comme le calcul ou la grammaire.
57. Le geste qui cadre essentiellement avec une activité psychosociale de l’enfant est :
Réponse correcte : e. saluer
Explication détaillée :
Cette question porte sur la distinction entre les différentes dimensions du
développement de l'enfant (motrice, sensorielle, sociale).
1. Pourquoi "saluer" (Réponse e) :
* Une activité "psychosociale" concerne l'interaction entre l'individu et
son environnement social. Elle implique l'apprentissage des règles de
vie en communauté et des conventions sociales.
* Le geste de saluer est un acte social pur. C'est une marque de
politesse et de reconnaissance de l'autre qui permet d'entrer en
contact et de maintenir le lien social. C'est un comportement appris
pour s'intégrer dans la société.
2. Analyse des autres options :
* Discuter (a) : Bien qu'impliquant autrui, c'est avant tout une activité
liée au langage et à la communication verbale.
* Écrire (b) : C'est une activité motrice fine et intellectuelle liée
aux apprentissages scolaires.
* Goûter (c) : C'est une activité strictement sensorielle (gustative).
* Marcher (d) : C'est une activité de motricité globale.
En résumé, saluer est l'expression la plus directe d'un geste dicté par
les normes de la vie en groupe.
58. Au cours du processus de sa croissance, indiquez la période du début de la marche chez l’enfant.
Réponse correcte : b. 8 à 12 semaines (Attention : Analyse nécessaire)
Explication détaillée :
Cette question porte sur le développement psychomoteur de l'enfant. Il est
crucial de noter une particularité dans les options proposées par l'examen :
1. Analyse du développement réel :
Normalement, la marche autonome (seul) débute entre 10 et 15 mois.
Cependant, dans le cadre de ce questionnaire précis et des options
fournies, l'item cherche à identifier les premières étapes de la
motricité qui mènent vers la marche.
2. Pourquoi "8 à 12 semaines" (Réponse b) selon le contexte de l'examen :
* Les options (c, d, e) correspondent à des âges beaucoup trop avancés
(3 ans, 6 ans, 14 ans) pour le "début" du processus de marche.
* L'option (a) 0 à 7 semaines correspond au stade du nouveau-né où seuls
les réflexes archaïques (comme la marche automatique) sont présents.
* La période de 8 à 12 semaines (environ 2 à 3 mois) marque le début du
contrôle musculaire plus volontaire, notamment le redressement de la
tête et le début du tonus du tronc, étapes indispensables pour
atteindre plus tard la position debout.
3. Rappel des autres stades pour comparaison :
* 3 à 5 ans : Période du narcissisme et de la première socialisation
.
* 6 à 9 ans : Stade de la pensée analytique et du jeu collectif
.
* 14 à 18 ans : Stade de l'adolescence.
Note importante pour l'élève : Dans les examens d'État, si la réponse
biologique exacte (12 mois) n'est pas présente, on choisit par
élimination la période qui représente le premier éveil moteur vers
l'autonomie physique.
59. Le stade de développement de l’enfant qui va de 3 à 6 ans s’appelle :
Réponse correcte : b. deuxième enfance
Explication détaillée :
Cette question concerne la classification chronologique des étapes de la
croissance chez l'être humain.
1. Pourquoi la "deuxième enfance" (Réponse b) :
* La deuxième enfance correspond à la période de 3 à 6 ans.
* C'est l'âge de la petite école (maternelle). Sur le plan psychologique,
c'est une phase de socialisation intense, de développement du langage
et de l'imaginaire.
* C'est durant cette période que l'enfant commence à sortir du cercle
strictement familial pour s'ouvrir au monde extérieur.
2. Rappel des autres stades pour tes révisions :
* Première enfance (d) : De la naissance à 3 ans. C'est la phase de
dépendance totale et d'acquisition de la marche et de la propreté.
* Troisième enfance (e) : De 6 à 12 ans environ. C'est l'âge de l'école
primaire, souvent appelé période de latence.
* Pré-adolescence (c) : De 10/12 ans à 14 ans. C'est la transition vers
la puberté.
* Adolescence (a) : De 14 à 18/20 ans. C'est la phase de maturation
sexuelle et de quête d'identité.
En résumé, la tranche d'âge 3-6 ans est universellement reconnue en
psychologie du développement comme la deuxième enfance.
60. L’élément qui concerne le siège des réflexes est :
Réponse correcte : a. La moelle épinière
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur les centres nerveux responsables
des réactions automatiques du corps.
1. Pourquoi "La moelle épinière" (Réponse a) :
* La moelle épinière est le centre nerveux principal des réflexes dits
"médullaires".
* Un réflexe est une réponse motrice involontaire, immédiate et
automatique à une excitation. Dans le cas d'un arc réflexe simple (comme
retirer sa main d'une brûlure), le message ne monte pas jusqu'au cerveau
pour être analysé ; il passe directement par la moelle épinière qui
ordonne la réaction. C'est donc elle qui est le "siège" de ces mécanismes.
2. Analyse des autres options :
* Le bulbe rachidien (b) : Il contrôle les fonctions vitales involontaires
(rythme cardiaque, respiration), mais n'est pas le siège principal des
réflexes squelettiques.
* Le cœur (c) : C'est un muscle strié creux (organe moteur de la
circulation), pas un centre nerveux.
* Le thalamus (d) : C'est une structure du cerveau qui sert de centre de
relais pour les informations sensorielles vers le cortex.
* Le système endocrinien (e) : Il s'agit de l'ensemble des glandes qui
sécrètent des hormones dans le sang ; il régule le corps chimiquement et
non par influx nerveux réflexe.
En résumé, pour les réflexes rapides et automatiques du corps, c'est la
moelle épinière qui joue le rôle de centre de commande.
61. Le jugement repris dans l’expression : « le tableau est rectangulaire » peut être qualifié de type :
Réponse correcte : c. immédiat
Explication détaillée :
Cette question relève de la psychologie de la pensée et de la logique,
portant sur la manière dont l'esprit formule des jugements à partir de
la perception.
1. Pourquoi "immédiat" (Réponse c) :
* Un jugement est dit "immédiat" lorsqu'il est formulé sans l'intervention
d'un raisonnement intermédiaire ou d'une démonstration par étapes.
* Dans l'exemple « le tableau est rectangulaire », l'esprit saisit la
propriété de l'objet (sa forme) directement par l'intuition sensible
(la vue). Il n'y a pas besoin de déduction logique complexe pour
affirmer ce que l'on voit ; la vérité s'impose d'elle-même dès la
perception de l'objet.
2. Pourquoi les autres options sont écartées :
* Discursif (a) et Médiat (d) : Ces termes désignent des jugements qui
demandent un raisonnement, une succession d'idées ou de preuves pour
arriver à une conclusion (comme dans un syllogisme).
* Explicatif (b) : Il s'agit d'un jugement qui ne fait que détailler le
contenu d'un concept sans rien y ajouter (jugement analytique).
* Synthétique (e) : C'est un jugement qui lie deux concepts différents,
mais il n'implique pas nécessairement la rapidité de saisie propre à
l'immédiateté.
En conclusion, puisque la forme du tableau est constatée par une simple
évidence visuelle, le jugement est qualifié d'immédiat.
62. « Développer chez l’enfant de bonnes attitudes de soumission, de travail, d’endurance » renvoie aux habitudes dites :
Réponse correcte : b. morales
Explication détaillée :
Cette question concerne la formation du caractère et les différentes
catégories d'habitudes que l'enfant acquiert durant son éducation.
1. Pourquoi "morales" (Réponse b) :
* Les habitudes morales désignent les dispositions acquises à agir
conformément à des principes de conduite, de discipline et de vertu.
* La soumission (respect de l'autorité), le travail (assiduité et effort)
et l'endurance (persévérance face à la difficulté) sont des qualités qui
forment la volonté et le sens du devoir.
* En pédagogie et en psychologie, ces traits sont classés comme des
valeurs morales car ils définissent la rectitude du comportement et la
force du caractère de l'individu.
2. Analyse des autres types d'habitudes :
* Intellectuelles (a) : Concerneraient les méthodes de réflexion, de
mémorisation ou d'analyse.
* Physiques (c) : Concerneraient les mouvements du corps, le sport ou
l'hygiène corporelle.
* Sociales (d) : Concerneraient les règles de politesse ou la vie en
groupe (comme saluer ou discuter).
* Spirituelles (e) : Concerneraient la vie intérieure ou religieuse.
Conclusion :
Le développement de la discipline personnelle (soumission, endurance)
relève directement de l'éducation des habitudes morales.
63. Indiquez l’objet actuel de la psychologie.
Réponse correcte : c. le comportement
Explication détaillée :
Cette question fondamentale porte sur la définition scientifique moderne de la
psychologie et son évolution historique.
1. Pourquoi "le comportement" (Réponse c) :
* Historiquement, la psychologie était définie comme "l'étude de l'âme"
(étymologiquement : psyché = âme, logos = étude).
* Cependant, pour devenir une science rigoureuse et expérimentale, la
psychologie moderne a dû choisir un objet observable et mesurable.
* L'objet actuel de la psychologie est donc le comportement (réactions
extérieures observables de l'individu) ainsi que les processus mentaux
(pensées, émotions) qui le sous-tendent. On étudie
ce que l'homme fait et pourquoi il le fait.
2. Analyse des autres options :
* L'âme (a) : C'était l'objet de la psychologie philosophique ancienne, mais
ce n'est plus l'objet de la psychologie scientifique car l'âme n'est pas
observable directement.
* L’image (b) et les signes (e) : Ce sont des éléments d'étude spécifiques
(perception, sémiologie), mais ils ne représentent pas l'objet global de la
discipline.
* Le syndrome (d) : C'est un terme médical désignant un ensemble de
symptômes ; il concerne la psychopathologie ou la médecine, mais pas la
psychologie dans sa définition générale.
Conclusion :
La psychologie est passée de la métaphysique (étude de l'âme) à la science du
comportement.
64. L’un des instruments de mesures de l’acuité auditive est :
Réponse correcte : a. L’audiomètre
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie expérimentale et les outils de mesure
des capacités sensorielles.
1. Pourquoi "L'audiomètre" (Réponse a) :
* L'audiomètre est l'appareil spécifique utilisé pour mesurer l'acuité
auditive, c'est-à-dire la capacité d'une personne à entendre différentes
fréquences et intensités sonores.
* En psychologie et en médecine, il permet de déterminer le seuil
d'audibilité (le son le plus faible qu'un individu peut percevoir).
2. Analyse des autres instruments pour tes révisions :
* La souricière (b) : N'est pas un instrument de mesure psychologique
(c'est un piège pour rongeurs).
* Le chronographe (c) : Sert à mesurer des intervalles de temps très
précis (utilisé pour les temps de réaction).
* Le dynamomètre (d) : Sert à mesurer la force musculaire ou la
puissance d'une contraction.
* Le polygraphe (e) : Communément appelé "détecteur de mensonges", il
mesure simultanément plusieurs réactions physiologiques (rythme
cardiaque, respiration, conductivité de la peau).
Conclusion :
L'instrument dédié à l'évaluation de l'audition est, par définition,
l'audiomètre.
65. L’excitant de la sensibilité végétative est :
Réponse correcte : b. la faim
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychophysiologie des sensations et la
classification des différents types de sensibilités du corps humain.
1. Pourquoi "la faim" (Réponse b) :
* La sensibilité végétative (aussi appelée sensibilité viscérale ou
intéroceptive) concerne les informations provenant des organes internes
(viscères).
* La faim est un excitant interne. Elle résulte de stimuli provenant de
l'estomac et de variations chimiques dans le sang (baisse de glucose).
Elle informe l'organisme sur un besoin vital interne, ce qui est la
définition même de la sensibilité végétative.
2. Analyse des autres options pour tes révisions :
* La douleur (a) : Elle peut être externe (cutanée) ou interne. On l'appelle
généralement sensibilité nociceptive.
* La lumière (c) : C'est l'excitant de la sensibilité visuelle (sensibilité
externe ou exteroceptive).
* La température (d) : C'est l'excitant de la sensibilité thermique
(exteroceptive), captée par la peau.
* Les saveurs (e) : Ce sont les excitants de la sensibilité gustative
(sensibilité chimique externe).
Conclusion :
Parmi les choix proposés, seule la faim représente un stimulus provenant
directement du fonctionnement végétatif (interne) de l'individu
66. Indiquez la qualité de la mémoire qui retient sans beaucoup d’efforts.
Réponse correcte : a. Facilité
Explication détaillée :
Cette question porte sur les qualités fondamentales d'une bonne mémoire dans le
cadre de la psychologie cognitive.
1. Pourquoi la "Facilité" (Réponse a) :
* La facilité est la qualité d'une mémoire qui permet l'acquisition ou
l'enregistrement d'informations de manière rapide, aisée et sans effort
conscient important.
* Une personne dotée de cette qualité retient les faits, les noms ou les
leçons dès la première lecture ou la première exposition.
2. Rappel des autres qualités de la mémoire :
* Fidélité (b) : C'est la capacité de restituer les souvenirs exactement
tels qu'ils ont été enregistrés, sans déformation.
* Ténacité (e) : C'est la capacité de conserver les souvenirs pendant une
très longue période (durée de conservation).
* Note sur les autres options (c, d) : La motricité concerne le mouvement
et la rébellion est un comportement d'opposition ; ce ne sont pas des
qualités intrinsèques de la fonction de mémorisation.
Conclusion :
La qualité qui se rapporte spécifiquement à l'aisance de l'enregistrement
initial est la facilité.
67. Indiquez le facteur de développement qui favorise l'influence de l'environnement.
Réponse correcte : a. Apprentissage
Explication détaillée :
Cette question porte sur les mécanismes qui permettent à un individu de
se développer en interaction avec son milieu extérieur.
1. Pourquoi "l'Apprentissage" (Réponse a) :
* L'apprentissage est le processus par lequel l'individu acquiert des
connaissances, des attitudes ou des compétences à travers l'expérience
et l'exercice.
* C'est précisément par l'apprentissage que l'influence de l'environnement
(école, famille, culture) s'exerce sur le sujet. Sans la capacité
d'apprendre, l'environnement n'aurait aucun impact sur le développement
intellectuel ou social de l'enfant.
2. Analyse des autres options :
* Hérédité (b) : C'est la transmission des caractères biologiques par les
gènes ; elle représente l'influence interne (innée), et non l'influence
de l'environnement.
* Maturation (d) : C'est le développement biologique naturel des organes
et des fonctions (comme la croissance du cerveau).
* Milieu (e) : Le milieu *est* l'environnement lui-même. La question
demande quel "facteur" favorise son influence, et non de nommer
l'environnement.
* Effort personnel (c) : Bien qu'important, il est une conséquence de la
motivation et non le vecteur premier de l'influence environnementale.
Conclusion :
L'apprentissage est le moteur qui transforme les stimuli de l'environnement
en acquis durables pour le développement.
68. La tranche d’âge : ±12 à ±18 ans se nomme :
Réponse correcte : a. Adolescence
Explication détaillée :
Cette question porte sur les grandes étapes du développement ontogénétique de
l'être humain [cite : image_6a2d8b.png].
1. Pourquoi "Adolescence" (Réponse a) :
* L'adolescence est la période de transition entre l'enfance et l'âge
adulte [cite : image_6a2d8b.png].
* Elle commence généralement vers 12 ans avec les transformations de la
puberté et se termine vers 18-20 ans avec l'acquisition d'une certaine
maturité sociale et psychologique. C'est la phase de recherche
d'identité par excellence.
2. Pourquoi les autres options ne correspondent pas :
* 1ère enfance (b) : Va de la naissance à 3 ans [cite : image_6b1a2b.png].
* 2ème enfance (c) : Va de 3 ans à 6 ans (âge de la maternelle)
[cite : image_6b1a2b.png].
* 3ème enfance (d) : Va de 6 ans à 12 ans (âge de l'école primaire)
[cite : image_6b1a2b.png].
* Puberté (e) : C'est le processus biologique marquant le début de
l'adolescence (maturation sexuelle), mais ce n'est pas le nom de toute
la tranche d'âge jusqu'à 18 ans.
En résumé, la période couvrant globalement les études secondaires (12-18 ans)
est définie comme l'adolescence [cite : image_6a2d8b.png].
69. La notion de la réversibilité caractérise l’intelligence d’un enfant de :
Réponse correcte : d. ±6 à ±11 ans.
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la théorie du développement cognitif de
Jean Piaget, plus précisément au stade des opérations concrètes.
1. Pourquoi "±6 à ±11 ans" (Réponse d) :
* La réversibilité est la capacité de l'esprit à comprendre qu'une
opération peut être inversée pour revenir à l'état initial (par exemple,
comprendre que 2 + 3 = 5 implique que 5 - 3 = 2, ou qu'une boule de pâte
à modeler écrasée peut redevenir une boule).
* Selon Piaget, cette notion est l'élément central du stade des
opérations concrètes, qui se situe entre 6 et 11 ou 12 ans. C'est à cet
âge que l'enfant quitte la pensée "intuitive" (où il est trompé par les
apparences) pour entrer dans la pensée "logique".
2. Analyse des autres tranches d'âge :
* 0 à 1 an (a) : Stade sensori-moteur (intelligence pratique basée sur les
sens et les mouvements).
* 1 à ±3 ans (b) : Fin du stade sensori-moteur et début de la pensée
symbolique.
* ±3 à ±6 ans (c) : Stade préopératoire (deuxième enfance). La pensée est
irréversible et égocentrique.
* ±11 à ±14 ans (e) : Stade des opérations formelles (début de
l'adolescence), où l'intelligence devient capable d'abstraction pure
.
Conclusion :
La réversibilité est l'indice majeur du passage à l'intelligence opératoire
concrète, située entre 6 et 11 ans.
70. Indiquez le psychologue de l’enfant qui a centré ses travaux sur le constructivisme.
Réponse correcte : c. J. Piaget
Explication détaillée :
Cette question porte sur les grands courants théoriques de la psychologie du
développement.
1. Pourquoi "J. Piaget" (Réponse c) :
* Jean Piaget est le père du constructivisme .Selon
cette théorie, l'intelligence ne se reçoit pas passivement, mais se
construit progressivement par l'interaction active de l'enfant avec son
environnement.
* L'enfant construit ses propres structures cognitives (schèmes) à travers
deux processus clés : l'assimilation et l'accommodation. Ses travaux sur
les stades de l'intelligence (vu à la question 133 sur la réversibilité)
en sont l'application directe .
2. Analyse des autres auteurs :
* Aristote (a) : Philosophe de l'Antiquité, il considérait l'âme comme la
forme du corps, bien avant la psychologie scientifique.
* H. Wallon (b) : Psychologue français qui a insisté sur l'aspect social
et affectif du développement (théorie multidimensionnelle).
* J.B. Watson (d) : Fondateur du béhaviorisme, qui se concentre
exclusivement sur le comportement observable et l'apprentissage par
conditionnement (stimulus-réponse).
* J.J. Rousseau (e) : Philosophe qui a souligné que l'enfant est
naturellement bon et a ses propres manières de voir, mais n'est pas le
fondateur du constructivisme scientifique.
Conclusion :
Jean Piaget est l'auteur incontournable lorsque l'on parle de la
construction active de l'intelligence chez l'enfant .
71. L’élément qui concerne le siège de la respiration est :
Réponse correcte : b. le bulbe rachidien
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur les centres de contrôle des
fonctions vitales du corps humain.
1. Pourquoi "le bulbe rachidien" (Réponse b) :
* Le bulbe rachidien est le centre nerveux qui régule les fonctions
automatiques indispensables à la vie.
* Il contient les centres respiratoires qui contrôlent le rythme de la
respiration de manière involontaire.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* La moelle épinière (a) : Elle est identifiée comme le siège des réflexes
dans ce même type de questionnaire.
* Le cœur (c) : C'est un organe musculaire, pas un centre de commande
nerveux.
* Le thalamus (d) : Il sert de relais sensoriel mais ne dirige pas la
respiration.
* Le système endocrinien (e) : Il assure une régulation chimique par les
hormones et non une commande nerveuse immédiate.
Conclusion :
Le siège de la respiration est localisé dans le bulbe rachidien .
72. Le jugement repris dans l’expression : « Dieu existe » peut être qualifié de type :
Réponse correcte : c. immédiat
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie de la pensée et la classification des
jugements selon la manière dont l'esprit y accède.
1. Pourquoi "immédiat" (Réponse c) :
* Un jugement immédiat est une affirmation que l'esprit accepte sans avoir
besoin de passer par un raisonnement, une démonstration ou des étapes
intermédiaires.
* Dans l'expression « Dieu existe », pour celui qui croit, il s'agit d'une
vérité d'ordre intuitif ou de foi qui s'impose directement à la
conscience sans nécessiter de preuve logique discursive.
* Note : C'est le même principe que pour la question 125 (« le tableau est
rectangulaire »), où la vérité est saisie d'un seul bloc par
l'esprit.
2. Analyse des autres types pour tes révisions :
* Discursif (a) et Médiat (d) : Ce sont des jugements qui résultent d'une
chaîne de pensées ou d'un raisonnement logique (comme une conclusion de
syllogisme).
* Explicatif (b) : Il se contente d'analyser un concept sans ajouter
d'information nouvelle (ex: « un triangle a trois angles »).
* Synthétique (e) : Il ajoute une information nouvelle au sujet, mais peut
être soit immédiat (expérience), soit médiat (science).
En résumé, l'affirmation de l'existence de Dieu est classée ici comme un
jugement immédiat car elle relève de l'évidence intuitive ou de la
certitude directe.
73. « Développer chez l’enfant de bonnes attitudes de réflexions, d’observation, d’attention » renvoie aux habitudes dites :
Réponse correcte : a. Intellectuelles
Explication détaillée :
Cette question concerne la classification des habitudes dans le cadre de
l'éducation et de la psychologie du développement.
1. Pourquoi "intellectuelles" (Réponse a) :
* Les habitudes intellectuelles sont celles qui ont trait au fonctionnement
de l'esprit, de l'intelligence et des facultés cognitives
.
* La réflexion (capacité d'analyser), l'observation (examen attentif des
faits) et l'attention (concentration de l'activité mentale) sont des
opérations de l'intelligence.
* Développer ces attitudes revient donc à former des habitudes qui
facilitent le travail de la pensée et l'acquisition des connaissances
.
2. Différence avec les autres catégories :
* Morales (b) : Concerneraient la volonté et la conduite (ex: honnêteté,
endurance), comme vu à la question 126.
* Physiques (c) : Concerneraient les mouvements du corps ou l'adresse
manuelle.
* Sociales (d) : Concerneraient les rapports avec autrui (ex: saluer),
comme évoqué à la question 121.
Conclusion :
Puisque la réflexion, l'observation et l'attention sont des outils de la
connaissance, elles appartiennent aux habitudes intellectuelles
.
74. Indiquez l’objet de langage.
Réponse correcte : e. les signes
Explication détaillée :
Cette question porte sur la définition psychologique et sémiotique du
langage.
1. Pourquoi "les signes" (Réponse e) :
* Le langage est défini comme un système de signes (vocaux, gestuels ou
écrits) permettant la communication entre les individus.
* Un signe est une unité qui représente quelque chose d'autre (un concept,
un objet, une idée).
* En psychologie, on considère que le langage utilise des signes pour
extérioriser la pensée ; c'est donc le signe qui constitue l'élément
fondamental ou l'objet même du langage.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* L'âme (a) : Était l'objet de l'ancienne psychologie.
* L'image (b) : Est une représentation mentale ou visuelle, mais elle ne
constitue pas le système de communication en soi.
* Le comportement (c) : Est l'objet actuel de la psychologie scientifique
en général.
* Le syndrome (d) : Est un terme médical pour un groupe de symptômes
.
Conclusion :
Le langage est essentiellement composé de signes ; c'est pourquoi "les
signes" sont désignés comme son objet.
75. L’un des instruments de mesures de l’habileté motrice est :
Réponse correcte : b. la souricière
Explication détaillée :
Cette question concerne les instruments utilisés en psychologie
expérimentale pour mesurer les capacités psychomotrices.
1. Pourquoi "la souricière" (Réponse b) :
* En psychotechnique, la "souricière" (ou test de précision de Woodworth)
est un appareil classique utilisé pour mesurer l'habileté motrice
manuelle, la coordination œil-main et la précision du mouvement
.
* Elle consiste généralement à déplacer un stylet dans des rainures ou
des trous sans toucher les bords, testant ainsi la dextérité du sujet
.
2. Rappel des autres instruments (pour ne pas confondre) :
* L'audiomètre (a) : Mesure l'acuité auditive (ouïe).
* Le chronographe (c) : Mesure le temps (vitesse de réaction)
.
* Le dynamomètre (d) : Mesure la force musculaire, et non l'habileté
ou la précision.
* Le polygraphe (e) : Mesure simultanément plusieurs réactions
physiologiques (émotions, mensonge).
Conclusion :
L'instrument spécifiquement conçu pour évaluer l'adresse ou l'habileté
motrice dans cette liste est la souricière.
76. L’excitant de la sensibilité thermique est :
Réponse correcte : d. la température
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychophysiologie des sensations, plus précisément
sur les stimuli spécifiques qui activent nos récepteurs sensoriels
.
1. Pourquoi "la température" (Réponse d) :
* La sensibilité thermique est le sens qui nous permet de percevoir les
variations de chaud et de froid.
* L'excitant (le stimulus) qui déclenche cette sensation est la
température des objets ou du milieu environnant, captée par des
thermorécepteurs situés dans la peau.
2. Analyse des autres excitants pour tes révisions :
* La douleur (a) : Est l'excitant de la sensibilité nociceptive (signe
d'une lésion ou d'une agression de l'organisme).
* La faim (b) : Est l'excitant de la sensibilité végétative ou viscérale
(besoin interne), comme vu à la question 129.
* La lumière (c) : Est l'excitant de la sensibilité visuelle
.
* Les saveurs (e) : Sont les excitants de la sensibilité gustative
(le goût).
Conclusion :
Chaque sens possède son excitant propre ; pour la sensibilité thermique,
il s'agit logiquement de la température.
77. Indiquez la qualité de la mémoire qui retient bien par l'association des mouvements.
Réponse correcte : c. motricité
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes formes ou qualités de la mémoire
liées à la nature des informations enregistrées.
1. Pourquoi "motricité" (Réponse c) :
* La mémoire motrice (ou motricité dans ce contexte) est la capacité de
l'organisme à retenir et à reproduire des séquences de mouvements
.
* Elle repose sur l'association de gestes et d'actions physiques (par
exemple : faire du vélo, taper au clavier, ou jouer d'un instrument).
Ici, c'est l'automatisme du mouvement qui sert de support à la
rétention.
2. Rappel des autres qualités de la mémoire :
* Facilité (a) : Se rapporte à la rapidité et à l'aisance de
l'enregistrement.
* Fidélité (b) : Se rapporte à l'exactitude des souvenirs lors de la
restitution.
* Ténacité (e) : Se rapporte à la durée pendant laquelle le souvenir est
conservé dans l'esprit.
* Rébellion (d) : N'est pas une qualité de la mémoire, mais un terme
intrus dans cette liste.
Conclusion :
La qualité qui lie spécifiquement la mémoire à l'exercice physique et à
l'enchaînement des gestes est la motricité.
78. Indiquez le facteur de développement qui favorise la régulation de la croissance.
Réponse correcte : d. maturation
Explication détaillée :
Cette question examine les facteurs biologiques qui influencent le
développement physique et psychologique de l'individu.
1. Pourquoi la "maturation" (Réponse d) :
* La maturation est le processus biologique interne par lequel les organes,
le système nerveux et les fonctions de l'organisme atteignent leur plein
développement.
* Elle est responsable de la régulation de la croissance physique et de
l'apparition naturelle de certaines aptitudes (comme marcher ou parler)
sans intervention extérieure majeure.
* C'est un facteur intrinsèque qui suit un calendrier biologique précis
propre à l'espèce humaine.
2. Comparaison avec les autres facteurs :
* Apprentissage (a) : Favorise l'acquisition de connaissances par
l'expérience, mais ne régule pas la croissance biologique
.
* Hérédité (b) : Fournit le patrimoine génétique (le potentiel de départ),
mais c'est la maturation qui assure le déploiement de ce potentiel
.
* Milieu (e) : Représente les conditions externes (alimentation, culture)
qui peuvent influencer la croissance, mais la régulation interne reste
le rôle de la maturation.
Conclusion :
Le facteur de développement lié au perfectionnement graduel et interne de
l'organisme pour réguler la croissance est la maturation.
79. La tranche d’âge : ±6 à ±9 – 10 ans se nomme :
Réponse correcte : d. 3ème enfance
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie génétique (du développement) et le
découpage classique des étapes de la vie humaine.
1. Pourquoi la "3ème enfance" (Réponse d) :
* La troisième enfance (ou grande enfance) correspond généralement à la
période de la scolarité primaire.
* Bien que les limites puissent varier selon les auteurs, la tranche
±6 à ±10-12 ans est celle où l'enfant développe sa pensée logique
(opérations concrètes) et sa sociabilisation en dehors de la famille
.
2. Rappel des autres tranches d'âge pour tes révisions :
* 1ère enfance (b) : De la naissance à ±3 ans (période de la crèche/bébé)
.
* 2ème enfance (c) : De ±3 ans à ±6 ans (période de l'école maternelle)
.
* Adolescence (a) : De ±12 ans à ±18 ans (période de transition vers
l'âge adulte), comme vu à la question 132.
* Puberté (e) : C'est un phénomène physiologique de maturation sexuelle
marquant le début de l'adolescence, et non une "tranche" de l'enfance
.
Conclusion :
La période qui suit la petite enfance et précède la pré-adolescence (±6 à 10 ans)
est la 3ème enfance.
80. La pensée intuitive caractérise l’intelligence d’un enfant de :
Réponse correcte : c. ±3 à ±6 ans.
Explication détaillée :
Cette question se rapporte aux stades du développement de l'intelligence
définis par Jean Piaget.
1. Pourquoi "±3 à ±6 ans" (Réponse c) :
* Cette tranche d'âge correspond au stade préopératoire (souvent situé
entre 2 et 7 ans).
* Dans la seconde partie de ce stade (vers 4-6 ans), l'enfant passe par
la phase de la pensée intuitive.
* À ce stade, l'enfant affirme sans démontrer ; sa pensée est soumise à
sa perception immédiate et il ne possède pas encore la notion de
réversibilité.
2. Analyse comparative des autres stades :
* 0 à 1 an (a) : Stade sensori-moteur (intelligence pratique)
.
* 1 à ±3 ans (b) : Transition vers l'usage des symboles et du langage
.
* ±6 à ±11 ans (d) : Stade des opérations concrètes, caractérisé par
la réversibilité et la pensée logique, comme vu précédemment
.
* ±11 à ±14 ans (e) : Stade des opérations formelles (pensée abstraite
et hypothético-déductive).
Conclusion :
La pensée intuitive est le propre de l'enfant de la deuxième enfance
(±3 à ±6 ans) qui commence à raisonner mais reste prisonnier des
apparences visuelles.
81. Indiquez le psychologue de l’enfant qui a centré ses travaux sur l’adaptation de l’éducation à chaque stade de développement.
Réponse correcte : c. J. Piaget
Explication détaillée :
Cette question concerne l'application de la psychologie génétique à la
pédagogie.
1. Pourquoi "J. Piaget" (Réponse c) :
* Jean Piaget est célèbre pour avoir démontré que l'intelligence de l'enfant
évolue par paliers successifs ou "stades" (sensori-moteur, préopératoire,
opérations concrètes, opérations formelles).
* Sa thèse pédagogique fondamentale est que l'enseignement doit absolument
être adapté au stade de développement actuel de l'enfant.
* On ne peut pas enseigner des concepts abstraits à un enfant qui est encore
au stade intuitif (vu à la question 144) car ses structures mentales ne
sont pas encore prêtes à les assimiler.
2. Rappel sur les autres auteurs :
* H. Wallon (b) : A également travaillé sur les stades, mais son approche
était plus centrée sur l'affectivité et la personnalité globale que sur
l'adaptation strictement cognitive de l'éducation.
* J.B. Watson (d) : Chef de file du béhaviorisme, il pensait que l'on
pouvait tout apprendre à n'importe quel enfant par le conditionnement,
sans se soucier de stades internes de maturation.
* J.J. Rousseau (e) : Précurseur qui disait qu'il faut respecter la nature
de l'enfant, mais ses travaux ne constituent pas une psychologie
expérimentale des stades comme ceux de Piaget.
Conclusion :
C'est Jean Piaget qui a scientifiquement établi le lien entre les stades
de développement intellectuel et la nécessité d'adapter les méthodes
éducatives à ces mêmes stades.
82. L’élément qui concerne le siège des émotions est :
Réponse correcte : d. le thalamus
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur les centres nerveux responsables
de la vie affective et émotionnelle.
1. Pourquoi "le thalamus" (Réponse d) :
* Le thalamus (et plus largement le système limbique dont il fait partie)
est considéré en psychologie classique comme le centre de triage des
sensations et le siège principal des émotions.
* C'est là que les messages sensoriels sont colorés d'une valeur affective
(plaisir ou douleur) avant d'être envoyés au cortex.
2. Analyse des autres options pour éviter les pièges :
* La moelle épinière (a) : Elle est le siège des réflexes simples
.
* Le bulbe rachidien (b) : Il est le siège des fonctions vitales comme la
respiration et le rythme cardiaque.
* Le cœur (c) : Bien qu'on le lie souvent aux émotions dans le langage
courant, il n'est qu'un muscle qui réagit aux ordres du système nerveux.
* Le système endocrinien (e) : Il intervient dans l'expression prolongée des
émotions par les hormones, mais n'en est pas le "siège" nerveux central.
Conclusion :
Le thalamus joue le rôle de centre émotionnel dans la structure du cerveau
moyen.
83. Le jugement repris dans l’expression : « les corps sont étendus » peut être qualifié de type :
Réponse correcte : b. explicatif
Explication détaillée :
Cette question concerne la logique et la psychologie de la pensée, plus
particulièrement la classification des jugements.
1. Pourquoi "explicatif" (Réponse b) :
* Un jugement explicatif (aussi appelé jugement analytique) est un
jugement où l'attribut est déjà contenu dans l'idée même du sujet
.
* Dans l'expression « les corps sont étendus », l'idée d'étendue (occuper
un espace) fait partie de la définition même d'un corps physique
.
* On n'apprend rien de nouveau par l'expérience ; on ne fait
qu'expliciter (analyser) ce qui est déjà compris dans le mot "corps"
.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* Synthétique (e) : Contrairement au jugement explicatif, il ajoute une
information qui n'est pas contenue dans la définition du sujet (ex:
« ce corps est lourd »).
* Immédiat (c) : Se rapporte à une vérité saisie par intuition directe
(ex: « Dieu existe »), comme vu à la question 136.
* Médiat (d) ou Discursif (a) : Se dit d'un jugement qui nécessite un
intermédiaire ou un raisonnement (syllogisme) pour être affirmé
.
Conclusion :
Puisque l'étendue est une propriété essentielle et inséparable de la
notion de corps, le jugement est purement explicatif.
84. « Développer chez l’enfant de bonnes attitudes d’ordre, de propreté, de tenue » renvoie aux habitudes dites :
Réponse correcte : b. morales
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification pédagogique des habitudes et leur
rôle dans la formation de la personnalité de l'enfant.
1. Pourquoi "morales" (Réponse b) :
* Les habitudes morales concernent la conduite, le caractère et la
discipline de la volonté.
* L'ordre, la propreté et la tenue ne sont pas seulement des actes
physiques ; ils représentent des valeurs de respect de soi et de son
environnement qui structurent le comportement éthique de l'individu
.
* Dans les manuels de psychologie scolaire, ces attitudes sont classées
comme des vertus pratiques ou des habitudes de moralité élémentaire
.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* Intellectuelles (a) : Concerneraient les facultés de l'esprit comme
l'attention ou la réflexion (vu à la question 137).
* Physiques (c) : Concerneraient uniquement la force ou l'habileté
corporelle (ex: sport).
* Sociales (d) : Concerneraient les règles de politesse et les rapports
avec autrui (ex: saluer).
Conclusion :
L'ordre et la propreté étant des qualités liées à la discipline
personnelle et à la dignité de la conduite, elles sont qualifiées
d'habitudes morales.
85. Indiquez l’objet ancien de la psychologie.
Réponse correcte : a. L’âme
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'évolution historique de la psychologie en tant que
science.
1. Pourquoi "L'âme" (Réponse a) :
* Étymologiquement, le mot "psychologie" vient du grec "psukhê" (âme) et
"logos" (étude/science).
* Durant l'Antiquité et jusqu'au XIXe siècle, la psychologie était une
branche de la philosophie qui étudiait l'âme, considérée comme le
souffle vital ou l'entité spirituelle de l'homme.
* On l'appelle "objet ancien" car la science moderne a remplacé cette
notion abstraite par des objets observables.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* Le comportement (c) : C'est l'objet actuel de la psychologie
scientifique, instauré par le courant béhavioriste (Watson) au début du
XXe siècle.
* Les signes (e) : Ils sont l'objet du langage, comme vu à la
question 138.
* L'image (b) : Est un processus mental étudié, mais pas la définition de
la science elle-même.
* Le syndrome (d) : Relève de la psychopathologie ou de la médecine
.
Conclusion :
L'objet premier et historique de la psychologie, avant qu'elle ne devienne
une science expérimentale du comportement, était l'étude de l'âme
.
86. L’un des instruments de mesures de temps de réaction est :
Réponse correcte : c. le chronographe
Explication détaillée :
Cette question concerne l'outillage utilisé en psychologie expérimentale pour
quantifier les processus mentaux, ici la vitesse de réaction.
1. Pourquoi "le chronographe" (Réponse c) :
* Le temps de réaction est l'intervalle de temps qui s'écoule entre la
présentation d'un stimulus (un son, une lumière) et la réponse du sujet
.
* Le chronographe (ou chronoscope dans certains laboratoires) est
l'appareil de précision conçu pour mesurer des durées extrêmement brèves,
souvent au millième de seconde près, ce qui est nécessaire pour évaluer
la rapidité du système nerveux.
2. Rappel sur les autres instruments pour bien distinguer :
* L'audiomètre (a) : Sert à mesurer l'acuité auditive (le seuil d'audition)
.
* La souricière (b) : Mesure l'habileté motrice et la précision du mouvement
(vu à la question 139).
* Le dynamomètre (d) : Mesure la force de contraction musculaire
.
* Le polygraphe (e) : Enregistre plusieurs constantes physiologiques
simultanément (souvent utilisé comme détecteur de mensonge)
.
Conclusion :
Pour mesurer une unité de temps liée à la réactivité d'un sujet, on utilise
le chronographe.
87. L’excitant de la sensibilité algésique est :
Réponse correcte : a. La douleur
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différents types de sensibilités et leurs
stimuli (excitants) spécifiques dans l'organisme humain.
1. Pourquoi "La douleur" (Réponse a) :
* Le terme "algésique" vient du grec "algos" qui signifie douleur
.
* La sensibilité algésique (ou nociception) est le système d'alerte du
corps qui détecte les stimuli potentiellement dommageables.
* L'excitant qui déclenche cette sensation est la douleur elle-même,
provoquée par des agressions mécaniques, chimiques ou thermiques
intenses sur les tissus.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* La faim (b) : Est l'excitant de la sensibilité viscérale ou
intéroceptive.
* La lumière (c) : Est l'excitant de la sensibilité visuelle
.
* La température (d) : Est l'excitant de la sensibilité thermique (vu à
la question 140).
* Les saveurs (e) : Sont les excitants de la sensibilité gustative
.
Conclusion :
Puisque le terme "algésique" se rapporte directement à la perception du
mal physique, son excitant est la douleur.
88. Indiquez la qualité de la mémoire qui conserve longtemps les souvenirs.
Réponse correcte : e. ténacité
Explication détaillée :
Cette question concerne les qualités fondamentales de la mémoire, qui est
la faculté de fixer, de conserver et de se rappeler des états de
conscience passés.
1. Pourquoi "ténacité" (Réponse e) :
* La ténacité est la qualité de la mémoire qui se rapporte à la durée de
la conservation.
* Une mémoire est dite "tenace" lorsqu'elle garde les souvenirs
profondément gravés pendant une longue période (parfois toute une vie),
résistant ainsi à l'oubli.
2. Rappel des autres qualités pour bien réviser :
* Facilité (a) : Capacité d'enregistrer rapidement et sans trop d'effort
.
* Fidélité (b) : Capacité de restituer le souvenir exactement tel qu'il
a été perçu, sans déformation.
* Motricité (c) : Mémoire liée aux habitudes de mouvement et aux gestes
automatiques (vu à la question 141).
* Rébellion (d) : Terme utilisé ici comme intrus, ne désignant pas une
qualité positive de la mémoire.
Conclusion :
La conservation à long terme des souvenirs est désignée par le terme de
ténacité.
89. La tranche d’âge : ±3 à ±6 ans se nomme :
Réponse correcte : c. 2ème enfance
Explication détaillée :
Cette question concerne les étapes du développement de l'enfant en psychologie
génétique.
1. Pourquoi la "2ème enfance" (Réponse c) :
* La deuxième enfance, également appelée "petite enfance" ou âge
préscolaire, couvre la période allant de 3 ans à 6 ans environ
.
* C'est l'étape où l'enfant fréquente l'école maternelle. Sur le plan
cognitif, elle correspond au début du stade préopératoire (pensée
symbolique et intuitive).
2. Rappel des autres tranches pour bien comparer :
* 1ère enfance (b) : De la naissance à ±3 ans (période de l'acquisition
de la marche et du langage de base).
* 3ème enfance (d) : De ±6 ans à ±10-12 ans (période de l'école primaire
ou "grande enfance"), comme vu à la question 143.
* Adolescence (a) et Puberté (e) : Interviennent bien plus tard,
généralement après 12 ans, marquant la transition vers l'âge adulte
.
Conclusion :
La tranche d'âge située entre la toute petite enfance et l'entrée à l'école
primaire (3 à 6 ans) est la 2ème enfance.
90. Le raisonnement transductif caractérise l’intelligence d’un enfant de :
Réponse correcte : c. ±3 à ±6 ans.
Explication détaillée :
Cette question concerne les caractéristiques de la pensée chez l'enfant durant
son développement cognitif.
1. Pourquoi "±3 à ±6 ans" (Réponse c) :
* Cette période correspond à la deuxième enfance (vu à la question 154) et au
stade préopératoire de Jean Piaget.
* Le raisonnement transductif est une forme de pensée typique de cet âge :
l'enfant raisonne du "particulier au particulier" sans rigueur logique
.
* Par exemple, si l'enfant voit deux événements se produire en même temps,
il va conclure que l'un est la cause de l'autre, même s'il n'y a aucun
lien réel. C'est une pensée pré-logique qui
accompagne la pensée intuitive.
2. Analyse comparative des autres tranches :
* 0 à 1 an (a) : Intelligence sensori-motrice, basée sur l'action et non sur
le raisonnement verbal.
* ±6 à ±11 ans (d) : Stade des opérations concrètes où l'enfant accède au
raisonnement logique (induction et déduction).
* ±11 à ±14 ans (e) : Stade formel où l'enfant peut raisonner de manière
hypothético-déductive sur des concepts abstraits.
Conclusion :
Le raisonnement transductif est la marque de l'intelligence de la deuxième
enfance (±3 à ±6 ans), située entre la simple action motrice et la
véritable logique opératoire.
91. Indiquez le psychologue de l'enfant qui a centré ses travaux sur les tests d'intelligence.
Réponse correcte : c. J. Piaget
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier l'auteur dont la carrière a été marquée
par l'étude expérimentale de l'intelligence chez l'enfant.
1. Pourquoi "J. Piaget" (Réponse c) :
* Au début de sa carrière à Paris, Jean Piaget a travaillé dans le
laboratoire d'Alfred Binet (l'inventeur du premier test d'intelligence)
où il était chargé de standardiser des tests de raisonnement
.
* C'est en observant les erreurs systématiques commises par les enfants
lors de ces tests qu'il a compris que l'intelligence de l'enfant n'est
pas une version réduite de celle de l'adulte, mais qu'elle suit une
structure différente selon les stades.
* Ses travaux ultérieurs ont tous découlé de cette analyse initiale des
mécanismes de l'intelligence.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* H. Wallon (b) : S'est davantage concentré sur le développement affectif
et social de l'enfant.
* J.B. Watson (d) : S'intéressait uniquement au comportement observable
(le béhaviorisme) et rejetait l'étude des processus mentaux internes
comme l'intelligence.
* J.J. Rousseau (e) : Est un philosophe du XVIIIe siècle qui a théorisé
l'éducation ("L'Émile"), mais il n'a jamais pratiqué de tests
psychologiques scientifiques.
Conclusion :
Bien que Binet soit le créateur des tests, c'est Jean Piaget qui, parmi
les choix proposés, a bâti toute son œuvre sur l'analyse scientifique du
développement de l'intelligence enfantine.
92. Indiquez le psychologue de l'enfant qui a centré ses travaux sur les tests d'intelligence.
Réponse correcte : c. J. Piaget
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier l'auteur dont la carrière a été marquée
par l'étude expérimentale de l'intelligence chez l'enfant.
1. Pourquoi "J. Piaget" (Réponse c) :
* Au début de sa carrière à Paris, Jean Piaget a travaillé dans le
laboratoire d'Alfred Binet (l'inventeur du premier test d'intelligence)
où il était chargé de standardiser des tests de raisonnement
.
* C'est en observant les erreurs systématiques commises par les enfants
lors de ces tests qu'il a compris que l'intelligence de l'enfant n'est
pas une version réduite de celle de l'adulte, mais qu'elle suit une
structure différente selon les stades.
* Ses travaux ultérieurs ont tous découlé de cette analyse initiale des
mécanismes de l'intelligence.
2. Analyse des autres options pour bien différencier :
* H. Wallon (b) : S'est davantage concentré sur le développement affectif
et social de l'enfant.
* J.B. Watson (d) : S'intéressait uniquement au comportement observable
(le béhaviorisme) et rejetait l'étude des processus mentaux internes
comme l'intelligence.
* J.J. Rousseau (e) : Est un philosophe du XVIIIe siècle qui a théorisé
l'éducation ("L'Émile"), mais il n'a jamais pratiqué de tests
psychologiques scientifiques.
Conclusion :
Bien que Binet soit le créateur des tests, c'est Jean Piaget qui, parmi
les choix proposés, a bâti toute son œuvre sur l'analyse scientifique du
développement de l'intelligence enfantine.