Question 1
1. Parmi les types de didactique ci-dessous, indiquez celle qui était centrée sur le maître et la matière.
C’est la didactique :
Réponse correcte : e. traditionnelle
Explication détaillée :
1. Analyse du concept :
La didactique traditionnelle (ou pédagogie traditionnelle) se caractérise par
une structure rigide où le rôle central est tenu par l'enseignant (le maître).
2. Les piliers de cette approche :
- Le Maître : Il est le seul détenteur du savoir et l'autorité suprême en
classe. Son rôle est de transmettre les connaissances de manière directive.
- La Matière : Le contenu du programme est primordial. L'objectif est la
mémorisation et la restitution fidèle des connaissances par l'élève.
- L'Élève : Dans ce modèle, l'élève est considéré comme un réceptacle passif
(tabula rasa) qui doit écouter et obéir.
3. Comparaison avec les autres options :
- La didactique nouvelle (c) place l'élève au centre des apprentissages (pédagogie active).
- La didactique expérimentale (b) s'appuie sur la recherche scientifique pour
tester l'efficacité des méthodes.
- La didactique spéciale (d) s'intéresse spécifiquement à la manière d'enseigner
une discipline précise (mathématiques, histoire, etc.).
Conclusion :
Puisque la question met l'accent sur la centralité du maître et de la matière,
il s'agit bien de la didactique traditionnelle.
2. Déterminez le principe pédagogique qui fait que le maître parte des notions acquises vers les nouvelles connaissances.
C’est :
Réponse correcte : b. du connu à l’inconnu.
Explication détaillée :
1. Analyse du principe :
Le principe pédagogique "du connu à l'inconnu" stipule que tout nouvel
apprentissage doit s'appuyer sur les bases déjà installées chez l'élève.
L'enseignant (le maître) utilise les prérequis ou les "notions acquises"
pour servir de pont vers les "nouvelles connaissances".
2. Justification des termes :
- Le "connu" représente ce que l'élève maîtrise déjà (les acquis).
- L' "inconnu" représente l'objectif de la leçon du jour (le nouveau savoir).
3. Distinction avec les autres principes :
- Du concret à l’abstrait (c) : consiste à partir d'objets palpables ou de
faits réels avant d'arriver aux théories ou formules.
- Du facile au difficile (d) : concerne la gradation de la complexité des
exercices ou des concepts.
- Du proche à l’éloigné (e) : s'applique souvent en géographie ou histoire,
en partant du milieu immédiat de l'enfant vers des réalités lointaines.
- L’école sur mesure (a) : est un concept lié à l'adaptation de
l'enseignement aux capacités individuelles de chaque enfant (Claparède).
Conclusion :
Le mouvement partant des notions déjà maîtrisées vers celles à découvrir
définit exactement le principe du connu à l'inconnu.
3. Parmi les éléments pédagogiques ci-dessous, celui qui est corrigé par l'élève est l'(le) :
Réponse correcte : d. devoir
Explication détaillée :
1. Analyse de l'activité pédagogique :
Dans le processus d'enseignement-apprentissage, le "devoir" est une tâche
ou un travail assigné à l'élève pour consolider ses acquis.
Bien que l'enseignant évalue le travail final, l'élève participe
activement à sa propre progression par l'autocorrection ou la correction
collective en classe.
2. Rôle de l'élève dans la correction :
- Le devoir est l'élément pratique où l'élève applique les connaissances.
- La correction (individuelle ou dirigée) permet à l'élève de repérer ses
erreurs, de les comprendre et de les rectifier. C'est un
moment essentiel de l'apprentissage par l'erreur.
3. Pourquoi les autres options ne conviennent pas :
- L’enseignement (a) et l’instruction (b) : sont des processus globaux
dirigés par l'institution ou l'enseignant, ils ne sont pas "corrigés"
par l'élève.
- L’intelligence (c) : est une faculté cognitive innée ou développée,
elle ne constitue pas un objet de correction matérielle en classe.
- Le syllabus (e) : est le plan de cours ou la liste des matières à
voir ; c'est un document de référence, pas un travail à corriger par l'élève.
Conclusion :
Le devoir est le seul élément de la liste qui constitue une production
concrète de l'élève sujette à une correction pour améliorer son
apprentissage.
4. Le moyen qui permet au maître de se rendre compte de ce que les élèves connaissent et ne connaissent pas se nomme :
Réponse correcte : c. contrôler le savoir.
Explication détaillée :
1. Analyse de la fonction pédagogique :
L'acte de "se rendre compte de ce que les élèves connaissent et ne connaissent
pas" correspond à la phase d'évaluation ou de contrôle dans le processus
d'enseignement.
2. Rôle du contrôle du savoir :
- Diagnostic : Il permet au maître d'identifier les lacunes et les points
forts de chaque élève.
- Régulation : En fonction des résultats du contrôle, l'enseignant peut
décider de passer à la leçon suivante ou, au contraire, de remédier
aux incompréhensions constatées.
- Feedback : C'est un retour d'information indispensable tant pour le
maître (sur l'efficacité de sa méthode) que pour l'élève (sur sa progression).
3. Pourquoi les autres options ne sont pas valides :
- L’organisation du milieu (a) : concerne l'aménagement spatial et matériel
de la classe pour favoriser l'apprentissage.
- Aider l’élève à étudier (b) : est une fonction d'accompagnement et de
soutien, pas un outil de mesure des connaissances.
- Explication de connaissances (d) : est la phase de transmission ou
d'exposé de la matière par le maître.
- Travail dirigé de l’élève (e) : est une méthode d'apprentissage où l'élève
exécute des tâches sous la supervision du maître, mais ce n'est pas le
nom du moyen de vérification en soi.
Conclusion :
Le contrôle du savoir est l'opération pédagogique spécifique qui sert à
vérifier l'état des connaissances acquises par les apprenants.
5. Identifiez l’étape de la leçon où le maître vérifie si les notions acquises précédemment ont été assimilées. Il s’agit de l’(de la) :
Réponse correcte : d. révision
Explication détaillée :
1. Analyse de l'étape :
La "révision" est l'étape initiale ou de rappel d'une leçon au cours de
laquelle l'enseignant revient sur les points essentiels de la leçon
précédente.
2. Objectifs de la révision :
- Vérification de l'assimilation : Le maître pose des questions pour
s'assurer que les élèves ont bien compris et retenu les "notions acquises
précédemment".
- Consolidation : Elle permet de fixer les connaissances dans la mémoire
à long terme.
- Préparation : Elle sert de base solide pour introduire la nouvelle matière
du jour (lien entre l'ancien et le nouveau).
3. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
- L'analyse (a) : Est le moment où l'on décortique la nouvelle matière du jour.
- L'objectif opérationnel (b) : Est l'énoncé de ce que l'élève doit être
capable de faire à la fin de la leçon ; c'est une intention pédagogique.
- La motivation (c) : Est l'étape qui vise à susciter l'intérêt de l'élève
pour la nouvelle leçon.
- La synthèse (e) : Intervient à la fin de la leçon pour résumer ce qui vient
d'être enseigné.
Conclusion :
L'étape consacrée à la vérification des acquis antérieurs avant d'entamer
une nouvelle progression est la révision.
6. La rubrique du journal de classe où figure le « timing ». C’est la (les) :
Réponse correcte : b. heures
Explication détaillée :
1. Analyse du document administratif :
Le journal de classe est un document obligatoire où l'enseignant consigne la
préparation succincte de ses leçons quotidiennes. Il est structuré en plusieurs
colonnes ou rubriques standardisées.
2. La notion de « timing » :
Le terme « timing » fait référence à la répartition temporelle de la leçon. Il
indique le moment précis de la journée ou la durée allouée à une activité
pédagogique donnée. Cette information est logiquement inscrite dans la
rubrique consacrée au temps, c'est-à-dire les **heures**.
3. Pourquoi les autres rubriques ne correspondent pas :
- La branche (a) : Désigne la matière enseignée (ex: Français, Mathématiques).
- Méthodes et procédés (c) : Décrit les moyens pédagogiques utilisés pour
transmettre le savoir.
- Observations (d) : Est une colonne réservée aux remarques après la leçon
(ce qui a marché ou non, les absences, etc.).
- Références (e) : Indique les sources bibliographiques ou les pages du
manuel utilisé.
Conclusion :
Le « timing », lié à la gestion du temps scolaire, se retrouve dans la colonne
des heures du journal de classe.
7. A l’école primaire, les leçons de la sous-branche « Arts plastiques » en 3ème année se résument en :
Réponse correcte : a. dessin, sculpture et modelage.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les programmes spécifiques de l'enseignement
primaire en République Démocratique du Congo, plus précisément dans le
domaine de l'Éducation Culturelle et Artistique (ECA).
1. Définition des Arts Plastiques à l'école primaire :
Les arts plastiques regroupent l'ensemble des activités qui utilisent des
formes et des volumes pour s'exprimer de manière visuelle et tactile.
Au niveau du degré moyen (3ème et 4ème année), le programme vise à
développer la psychomotricité fine et la créativité de l'enfant à travers
trois activités principales :
- Le dessin : Représentation graphique sur une surface plane.
- La sculpture : Création de formes en enlevant de la matière (ou par
assemblage).
- Le modelage : Travail de matières malléables comme l'argile ou la pâte
à modeler pour créer des formes.
2. Analyse des mauvaises assertions :
- Les options (b) et (c) : Se rapportent à l'éducation musicale (chants)
ou aux arts de la scène (théâtre, danse), qui sont des branches
distinctes des arts plastiques.
- L'option (d) : Mélange des sujets de dessin (homme, animal) avec une
activité musicale (chant), ce qui est incohérent.
- L'option (e) : Propose des types de dessins trop techniques ou
spécifiques qui ne couvrent pas l'ensemble de la sous-branche des
arts plastiques incluant le volume (modelage).
Conclusion :
La réponse « a » est la seule qui liste correctement les activités
fondamentales constitutives de la sous-branche des arts plastiques pour
le niveau primaire.
8. Voici une série de figures géométriques :
Identifiez la figure n°4.
Réponse correcte : d. le cylindre
Explication détaillée :
Cette question de didactique des disciplines (mathématiques/géométrie)
évalue la capacité de reconnaissance des formes géométriques de base
enseignées au niveau primaire.
1. Analyse de la figure n°4 (Réponse d) :
La figure n°4 est un solide géométrique composé de deux bases circulaires
parallèles et d'une surface latérale courbe. Visuellement, elle a la forme
d'un tube ou d'une boîte de conserve. En géométrie, ce solide est
précisément appelé un « cylindre ».
2. Identification des autres figures pour comparaison :
- Figure n°1 : Le parallélogramme (quadrilatère dont les côtés opposés
sont parallèles deux à deux).
- Figure n°2 : Le losange (quadrilatère ayant quatre côtés de même
longueur).
- Figure n°3 : Le trapèze (quadrilatère ayant au moins deux côtés
parallèles, appelés bases).
- Figure n°5 : Le triangle (polygone à trois côtés).
Conclusion :
En observant la série de dessins fournis, la figure correspondant à
l'emplacement n°4 présente toutes les caractéristiques d'un corps rond
à deux bases identiques, soit un cylindre.
9. En consultant le programme national actuel de l’école primaire, le vocabulaire est un (une) :
Réponse correcte : e. sous-discipline de français.
Explication détaillée :
Cette question concerne la structuration du programme national de
l'enseignement primaire en République Démocratique du Congo :
1. Organisation par Domaines et Disciplines :
Dans le curriculum actuel, les enseignements sont regroupés par grands
domaines (Langues, Sciences, Univers Social, etc.). Le Français est
considéré comme une discipline majeure au sein du domaine des Langues
.
2. Le statut du Vocabulaire (Réponse e) :
Pour faciliter l'apprentissage de la langue, la discipline "Français" est
divisée en plusieurs composantes spécifiques appelées sous-disciplines
ou sous-branches. Le vocabulaire (ou lexique) en fait partie, au même
titre que la grammaire, la conjugaison, l'orthographe ou la lecture
. Son but est d'enrichir le bagage lexical de
l'élève pour améliorer sa compréhension et son expression.
3. Pourquoi les autres options sont fausses :
- Sciences (a, c) : Le vocabulaire n'appartient pas au domaine des
sciences physiques ou naturelles.
- Univers social (b) : Ce domaine regroupe l'histoire, la géographie
et l'éducation civique.
- Exercice d'orthographe (d) : Bien que liés, le vocabulaire (sens des
mots) et l'orthographe (écriture correcte des mots) sont deux
activités distinctes dans le programme.
Conclusion :
Le vocabulaire est structurellement rattaché à l'enseignement du Français,
ce qui en fait une sous-discipline de cette branche.
10. L’objectif général de l’enseignement de français à l’école primaire est d’(de) :
Réponse correcte : b. comprendre un message et y répondre.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la finalité de l'enseignement des langues, plus
particulièrement du français, dans le programme national de l'école primaire
.
1. La communication comme objectif central (Réponse b) :
Le français est enseigné avant tout comme un outil de communication.
L'objectif général est de rendre l'élève capable de maîtriser les quatre
compétences de base (écouter, parler, lire, écrire). La synthèse de ces
compétences est la capacité à « comprendre un message » (réception) et
à « y répondre » (production) de manière cohérente.
C'est ce qu'on appelle l'approche fonctionnelle ou communicative.
2. Pourquoi les autres options correspondent à d'autres branches :
- Acquérir le goût de l’effort (a) : Est un objectif d'ordre moral ou
général lié à la formation du caractère.
- Effectuer des exercices corporels (c) : C'est l'objectif principal de
l'Éducation Physique et Sportive (EPS).
- Éveiller le sentiment patriotique (d) : C'est un objectif spécifique
de l'Éducation Civique et Morale.
- Explorer le milieu local (e) : Se rapporte au domaine de l'Éveil
Scientifique (Géo/Sciences).
Conclusion :
L'essence de l'apprentissage d'une langue réside dans l'interaction
sociale, ce qui se résume par l'échange de messages (compréhension et
réponse).
11. La faculté psychologique du savoir-faire naturel est appelée l’(la, le) :
Réponse correcte : c. instinct
Explication détaillée :
Cette question de psychologie générale porte sur les formes de comportements
innés et l'acquisition des facultés.
1. Pourquoi l'instinct (Réponse c) :
L'instinct est défini en psychologie comme une disposition héréditaire et
innée qui pousse un être vivant à accomplir des actes complexes sans
apprentissage préalable.
- C'est un "savoir-faire naturel" car il ne résulte pas de l'expérience ou
de l'éducation, mais d'un patrimoine biologique.
- Contrairement au réflexe, qui est une réaction simple et locale, l'instinct
concerne des comportements globaux et coordonnés (ex: l'instinct maternel,
l'instinct de conservation).
2. Analyse des autres options :
- Association d'idées (a) : C'est un processus mental de liaison entre des
pensées, acquis par l'expérience.
- Imitation (b) : C'est un apprentissage social qui consiste à reproduire le
comportement d'un modèle ; ce n'est donc pas "naturel" au sens d'inné.
- Loyauté (d) : C'est une vertu morale ou un sentiment social, pas une
faculté psychologique de savoir-faire.
- Réflexe (e) : Bien qu'inné, le réflexe est une réponse motrice involontaire
et immédiate à un stimulus, mais il ne constitue pas un "savoir-faire"
complexe comme l'instinct.
Conclusion :
L'instinct représente la forme la plus élaborée du savoir-faire inné chez
l'être vivant.
12. L’attention provoquée par l’intérêt est qualifiée de (d’) :
Réponse correcte : d. spontanée
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différents types d'attention en psychologie cognitive
et leur origine.
1. Pourquoi l'attention "spontanée" (Réponse d) :
L'attention spontanée (aussi appelée attention involontaire ou naturelle) est
déclenchée sans effort de volonté de la part du sujet.
- Elle est directement liée à l'intérêt que l'objet suscite, à sa nouveauté
ou à son intensité.
- Lorsqu'une personne est intéressée par quelque chose, son esprit se fixe
naturellement sur l'objet sans qu'elle ait besoin de se forcer. C'est le
plaisir ou le besoin lié à l'objet qui maintient cette attention.
2. Analyse des autres options :
- Méditation (a) : C'est une pratique mentale profonde et délibérée, pas un
type d'attention immédiate provoquée par un intérêt externe.
- Observation (b) : C'est une application de l'attention (un acte), mais pas
sa qualification psychologique.
- Réflexe (c) : Le réflexe est une réponse motrice automatique à un stimulus physique.
S'il existe une "attention réflexe" (comme se retourner suite à un bruit fort),
elle diffère de l'attention liée à un "intérêt" soutenu.
- Volontaire (e) : C'est l'inverse. L'attention volontaire exige un effort
conscient et une lutte contre les distractions, souvent parce que l'objet
n'est pas immédiatement intéressant.
Conclusion :
L'intérêt agit comme un moteur naturel qui rend l'attention "spontanée",
supprimant ainsi la sensation d'effort mental.
13. L’école de la psychologie qui soutient que le comportement a comme source essentielle le processus conflictuel inconscient. Ce point de vue est soutenu par le (la) :
Réponse correcte : e. psychanalysme.
Explication détaillée :
Cette question interroge les fondements des grandes écoles de pensée en
psychologie.
1. Pourquoi le "psychanalysme" (Réponse e) :
Le psychanalysme (ou Psychanalyse), fondé par Sigmund Freud, repose sur
l'idée que la majeure partie de notre vie psychique est inconsciente
.
- Selon cette école, nos comportements, nos émotions et nos rêves sont le
résultat de conflits internes entre des pulsions opposées (souvent situées
dans le "Ça") et les interdits sociaux ou parentaux (le "Surmoi").
- C'est ce "processus conflictuel inconscient" qui détermine la personnalité
et les actions d'un individu.
2. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
- Béhaviorisme (a) : Se concentre uniquement sur le comportement observable
et les stimulations de l'environnement, niant l'importance de
l'inconscient.
- Cognitivisme (b) : Étudie les processus mentaux conscients comme la
mémoire et le raisonnement (l'esprit vu comme un ordinateur).
- Neurobiologisme (c) : Explique le comportement par des mécanismes
biologiques, chimiques ou neurologiques dans le cerveau.
- Phénoménologie (d) : S'intéresse à l'expérience vécue et à la manière dont
le sujet perçoit consciemment le monde.
Conclusion :
L'existence de conflits enfouis dans l'inconscient comme moteur du
comportement est le postulat central du psychanalysme.
14.Voici la transcription et la résolution de la question 14 de Psychologie (session 2025, série 1), extraite de votre document. Bloc 1 : La Question Plaintext 14. Lorsque la passion devient un élan puissant qui porte vers un être ou un objet. Elle est dite :
Réponse correcte : b. exclusive
Explication détaillée :
Cette question traite des caractéristiques affectives de la passion en
psychologie.
1. Pourquoi la passion est "exclusive" (Réponse b) :
La passion se définit par une fixation intense et prédominante sur un seul
objet ou une seule personne.
- Elle est dite "exclusive" car elle a tendance à éliminer tout autre intérêt
ou préoccupation. La personne passionnée canalise toute son énergie
affective vers cet "être" ou cet "objet" unique, au détriment du reste de
son environnement.
- C'est cet élan puissant qui crée une polarisation de la vie psychique autour
d'un seul pôle.
2. Analyse des autres options :
- Égoïste (a) : Bien qu'une passion puisse rendre une personne centrée sur
ses propres désirs, l'égoïsme n'est pas le terme technique définissant
l'élan vers l'objet.
- Inclusive (c) : C'est le contraire de la passion. L'inclusivité impliquerait
une ouverture vers plusieurs objets, alors que la passion se ferme sur un
seul.
- Obsédante (d) : C'est une conséquence de la passion (l'idée de l'objet revient
sans cesse), mais l'élan puissant qui "porte vers" définit d'abord le
caractère exclusif de l'attachement.
- Violente (e) : La passion peut être intense ou impétueuse, mais la violence
caractérise le mode d'expression et non la nature de l'élan vers l'objet.
Conclusion :
La force d'attraction unique et totale vers un objet spécifique est ce qui
qualifie la passion d'exclusive.
15. Indiquez le nom de la faculté parmi les propositions citées ci- dessous qui aide à supporter nos peines actuelles en nous faisant songer à des jours heureux.
Réponse correcte : b. l’imagination
Explication détaillée :
Cette question explore le rôle consolateur des facultés mentales face à la
souffrance présente.
1. Pourquoi l'imagination (Réponse b) :
L'imagination est la faculté de se représenter des objets, des situations ou
des sensations qui ne sont pas présents ou qui n'existent pas.
- Sa fonction ici est créatrice et compensatoire : elle permet à l'individu
de s'évader d'une réalité douloureuse (les "peines actuelles") en
construisant des images mentales positives (les "jours heureux").
- En "songeant" à un avenir meilleur ou à un monde idéal, l'individu puise
dans son imagination la force morale nécessaire pour supporter son état
présent.
2. Analyse des autres options :
- L’habitude (a) : C'est une disposition acquise par la répétition d'actes.
Elle peut aider à endurer par accoutumance, mais elle ne fait pas "songer"
à des jours heureux.
- La mémoire (c) : Elle permet de se rappeler des jours heureux passés. Bien
qu'elle puisse consoler, la faculté qui permet de se projeter ou de
créer un idéal pour supporter le présent est plus spécifiquement
l'imagination.
- La volonté (d) : C'est la faculté de décider et d'agir. Elle aide à
résister à la peine par l'effort, mais pas par l'évasion mentale.
- Les inclinations sociales (e) : Ce sont les tendances qui nous poussent
vers les autres (sympathie, altruisme).
Conclusion :
L'imagination agit comme un rempart psychologique en substituant une image
mentale plaisante à une réalité pénible.
16. S’agissant des émotions complexes ci-dessous, indiquez celle qui est la combinaison de la peur et du dégoût.
Réponse correcte : a. l’aversion
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie des émotions, plus précisément sur
la distinction entre émotions primaires et émotions complexes (ou mixtes)
.
1. Pourquoi l'aversion (Réponse a) :
En psychologie, une émotion complexe est le résultat du mélange de deux ou
plusieurs émotions de base.
- L'aversion est un sentiment de répulsion profonde et de rejet envers un
objet ou un être.
- Elle combine la peur (le besoin de s'éloigner d'un danger potentiel) et
le dégoût (le rejet d'une substance ou d'une idée jugée impure ou
nuisible). Cette combinaison crée un élan de
retrait immédiat et une hostilité envers la source du stimulus.
2. Analyse des autres options :
- L’envie (b) : Émotion complexe souvent liée au désir et à la frustration
face à ce que possède autrui.
- La gratitude (c) : Sentiment de reconnaissance, souvent lié à la joie et
au lien social.
- La terreur (d) : Ce n'est pas une émotion mixte, mais une forme extrême
et paroxystique de la peur simple.
- Le respect (e) : Sentiment d'estime, souvent considéré comme une
combinaison de crainte révérencielle (forme de peur) et d'admiration
(forme de joie).
Conclusion :
La synthèse psychologique de la peur et du dégoût se manifeste par l'aversion,
une émotion de défense visant à maintenir une distance avec l'objet
réprouvé.
17. Parmi les éléments psychologiques ci-dessous, dites celui qui est une émotion d’origine physique :
Réponse correcte : b. la douleur
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier, parmi les phénomènes affectifs, celui qui
prend sa source directement dans une stimulation corporelle ou organique
.
1. Pourquoi la "douleur" (Réponse b) :
La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée
à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.
- Elle est dite "d'origine physique" car elle provient de l'excitation de
récepteurs sensoriels (nocicepteurs) situés dans le corps.
- Bien qu'elle ait une composante psychologique (la souffrance), sa cause
première est physiologique et corporelle.
2. Analyse des autres options :
- L’empathie (a) : C'est une aptitude psychologique et sociale consistant
à ressentir les émotions d'autrui ; son origine est donc relationnelle
et mentale.
- La phobie (c) : C'est une peur démesurée et irrationnelle déclenchée par
un objet ou une situation ; son origine est psychique (anxiété).
- La sensibilité (d) : C'est une faculté générale de l'être vivant à
réagir aux stimuli, mais ce n'est pas une "émotion" en soi.
- Le sentiment (e) : C'est un état affectif complexe et durable (ex: l'amour,
la haine) dont l'origine est essentiellement intellectuelle et morale,
contrairement à l'émotion physique qui est immédiate et organique.
Conclusion :
La douleur est la seule proposition dont l'élément déclencheur est une
perturbation physique directe transmise au système nerveux.
18. Lorsqu’on constate chez l’enfant un désir conscient contrôlé et approuvé par lui-même. C’est l’(la, le) :
Réponse correcte : e. volition.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie de l'activité volontaire et les
étapes de l'acte volontaire.
1. Pourquoi la "volition" (Réponse e) :
La volition est l'acte par lequel la volonté se détermine à agir après une
phase de réflexion.
- "Désir conscient" : Contrairement à l'instinct ou aux pulsions, le sujet
a pleinement conscience de ce qu'il veut.
- "Contrôlé et approuvé" : Cela signifie que le désir a subi l'examen de
la raison. Le sujet décide délibérément de transformer ce désir en une
intention d'action. La volition est précisément ce moment où le "je veux"
valide le désir.
2. Analyse des autres options :
- Apprentissage (a) : Processus d'acquisition de connaissances ou de
nouvelles habitudes ; ce n'est pas un état de désir approuvé.
- Frustration (b) : État de tension émotionnelle ressenti lorsqu'un désir
est empêché ou bloqué ; c'est l'opposé de la validation d'un désir.
- Refoulement (c) : Mécanisme de défense inconscient qui consiste à rejeter
des désirs inacceptables hors de la conscience ; il n'y a donc pas
d'approbation consciente.
- Transfert (d) : Processus par lequel on projette des sentiments sur une
autre personne (souvent en thérapie).
Conclusion :
La volition représente l'aboutissement du processus décisionnel où le désir
devient un acte volontaire assumé par l'enfant.
19. Le comportement de l’enfant de 2 semaines qui réagit en écartant les bras suite à un bruit soudain d’une cuillère qui tombe par terre.
Réponse correcte : e. réflexe de Moro.
Explication détaillée :
Cette question de psychologie du développement porte sur les réflexes archaïques
du nouveau-né.
1. Pourquoi le "réflexe de Moro" (Réponse e) :
Le réflexe de Moro est une réaction involontaire normale chez le nourrisson
(jusqu'à environ 4 ou 5 mois) en réponse à un bruit soudain ou à une sensation
de chute.
- La réaction se déroule en deux temps : l'enfant écarte brusquement les bras
en extension (les doigts en éventail), puis les ramène vers son corps dans
un mouvement d'embrassade.
- Dans l'énoncé, le bruit de la cuillère tombant par terre est le stimulus
déclencheur typique de ce réflexe de défense.
2. Analyse des autres options :
- Complexes (a, b, c) : Le complexe de castration, de Diane ou d'OEdipe sont
des concepts de la psychanalyse qui apparaissent beaucoup plus tard dans
le développement de l'enfant (généralement entre 3 et 6 ans). Ils ne
peuvent s'appliquer à un nourrisson de 2 semaines.
- Jeux moteurs (d) : À 2 semaines, l'enfant n'a pas encore la coordination
nécessaire pour le jeu. Ses mouvements sont essentiellement réflexes ou
spasmodiques.
Conclusion :
L'écartement des bras en réaction à une surprise sonore chez le nouveau-né
est la définition clinique du réflexe de Moro.
20. Identifiez la caractéristique de l’enfant qui a tendance à tout ramener à son moi. C’est l’(le) :
Réponse correcte : c. égocentrisme
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie du développement, plus précisément le
stade préopératoire (2 à 7 ans) décrit par Jean Piaget.
1. Pourquoi l'égocentrisme (Réponse c) :
L'égocentrisme enfantin est l'incapacité de l'enfant à se détacher de son propre
point de vue.
- L'enfant pense que tout le monde perçoit, pense et ressent exactement
comme lui.
- Comme le précise l'énoncé, il "ramène tout à son moi", considérant qu'il
est le centre de l'univers et que les événements se produisent en fonction
de lui ou pour lui.
2. Analyse des autres options :
- Animisme (a) : Tendance à donner une âme ou une intention à des objets
inanimés (ex: "le soleil nous suit parce qu'il nous aime").
- Artificialisme (b) : Croyance que tout ce qui existe dans la nature a été
fabriqué par l'homme ou une divinité pour l'usage humain (ex: "les montagnes
ont été construites par des maçons").
- Reversibilisme (d) : Faculté (acquise plus tard) de comprendre qu'une
opération peut être annulée par l'opération inverse.
- Syncrétisme (e) : Vision globale et confuse des choses, où l'enfant lie
des éléments n'ayant pas de rapport logique entre eux.
Conclusion :
La tendance à interpréter le monde uniquement à travers son propre prisme
personnel définit parfaitement l'égocentrisme intellectuel.
21. De toutes les formes d’apprentissage chez l’enfant, indiquez celui qui se fait sans sa volonté. C’est l’apprentissage :
Réponse correcte : d. inconscient
Explication détaillée :
Cette question porte sur les mécanismes d'acquisition des connaissances et des
comportements chez l'enfant, en distinguant les processus volontaires des
processus automatiques.
1. Pourquoi l'apprentissage "inconscient" (Réponse d) :
L'apprentissage inconscient (ou implicite) est un processus par lequel
l'enfant acquiert des informations ou des savoir-faire de manière
automatique, sans avoir l'intention de les apprendre et sans s'en rendre
compte.
- "Sans sa volonté" : L'enfant ne fait aucun effort délibéré. Il absorbe des
modèles de comportement, des structures de langage ou des normes sociales
par simple imprégnation ou exposition répétée à son environnement
.
- C'est ainsi que l'enfant apprend sa langue maternelle ou certaines
habitudes culturelles avant même d'entrer à l'école.
2. Analyse des autres options :
- Brusque (a) : Se réfère à un apprentissage soudain (souvent par "insight"
ou compréhension immédiate), mais il nécessite tout de même une activité
mentale de résolution.
- Conscient (b) : C'est l'opposé exact de l'énoncé ; il exige une attention
soutenue et une volonté d'apprendre.
- Par essai et erreur (c) : Théorisé par Thorndike, cet apprentissage
implique une participation active du sujet qui tente des actions pour
obtenir une récompense ou éviter une punition.
- Intellectuel (e) : Concerne l'acquisition de concepts abstraits, ce qui
demande généralement une démarche consciente et volontaire.
Conclusion :
La forme d'apprentissage qui se réalise en dehors de tout contrôle
intentionnel ou volontaire est qualifiée d'inconsciente.
22. La théorie de la pédagogie par situation consiste à :
Réponse correcte : a. aider l’enfant à recourir à ses ressources devant un problème.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'approche par les compétences (APC), souvent
appelée "pédagogie par situation" ou "pédagogie de l'intégration"
.
1. Pourquoi l'option "a" (Réponse correcte) :
* Le principe fondamental de cette pédagogie est de ne pas se limiter à
l'accumulation de savoirs théoriques.
* Elle place l'élève devant une "situation-problème" complexe où il doit
mobiliser (recourir à) l'ensemble de ses acquis (ressources : savoirs,
savoir-faire, savoir-être) pour trouver une solution concrète
.
2. Pourquoi les autres options ne correspondent pas :
* Option d : Elle définit plutôt l'Objectif Opérationnel (Pédagogie par
Objectifs - PPO) qui se focalise sur le résultat final du comportement
observable.
* Option c : Se rapporte à la pédagogie active ou de découverte (Euréka)
.
* Option b : Est un but général de l'éducation (socialisation), mais pas
la définition technique de la pédagogie par situation.
Conclusion :
La pédagogie par situation vise essentiellement l'efficacité de l'action en
apprenant à l'élève comment utiliser ce qu'il sait pour résoudre un
problème réel.
23. Indiquez la proposition où les bases scientifiques de la pédagogie (I) sont correctement associées à leurs apports (II).
I
1. Biologie
2. Expérimentation
3. Philosophie
4. Psychologie
5. Sociologie
II
a. Décrire les fonctions affectives de l’enfant.
b. Eclairer sur les lois de l’hérédité.
c. Expliquer l’influence du groupe sur l’individu.
d. Eprouver les méthodes et techniques d’enseignement.
e. Expliquer l’influence des fonctions organiques.
f. Proposer le type d’homme idéal à former.
Réponse correcte : 3. 1b – 2d – 3f – 4a – 5c
Explication détaillée :
Pour résoudre cette question d'association, il faut relier chaque science
fondamentale (I) à son rôle spécifique dans le domaine éducatif (II) :
1. Biologie -> b (Éclairer sur les lois de l’hérédité) : La biologie étudie
le support organique et génétique de l'apprenant.
2. Expérimentation -> d (Éprouver les méthodes et techniques d’enseignement) :
C'est par l'essai contrôlé qu'on vérifie l'efficacité d'une méthode
pédagogique.
3. Philosophie -> f (Proposer le type d’homme idéal à former) : La philosophie
détermine les finalités et les buts lointains de l'éducation
.
4. Psychologie -> a (Décrire les fonctions affectives de l’enfant) : Elle
étudie les processus mentaux, les émotions et le comportement de l'élève
.
5. Sociologie -> c (Expliquer l’influence du groupe sur l’individu) : Elle
analyse l'impact du milieu social et des interactions collectives sur
l'apprentissage.
Conclusion :
La combinaison "1b – 2d – 3f – 4a – 5c" est la seule qui respecte
parfaitement ces correspondances scientifiques.
24. La stratégie pédagogique valable face à un apprenant hyperactif est d’ (de) :
Réponse correcte : c. lui confier une responsabilité en classe.
Explication détaillée :
Cette question traite de la gestion de classe et de l'adaptation
pédagogique face aux troubles du comportement ou de l'attention
.
1. Pourquoi "lui confier une responsabilité" (Réponse c) :
* L'élève hyperactif se caractérise par un besoin constant de mouvement
et une difficulté à rester immobile pendant de longues périodes
.
* Confier une responsabilité concrète (distribuer les cahiers, effacer le
tableau, être responsable du matériel) permet de canaliser positivement
son énergie excédentaire.
* Cela valorise l'élève, renforce son sentiment d'appartenance et
transforme son besoin de bouger en une action utile au groupe,
réduisant ainsi les comportements perturbateurs.
2. Pourquoi les autres options sont inadaptées :
* L'option a concerne les troubles du langage (dyslalie).
* L'option d concerne les troubles de la vision (amblyopie).
* L'option e (stimuler) est souvent contre-productive, car l'hyperactif
est déjà en état de surexcitation ; il a besoin de canalisation plutôt
que de stimulation supplémentaire.
Conclusion :
La meilleure stratégie pédagogique pour intégrer un enfant hyperactif est
la responsabilisation, car elle utilise son dynamisme pour servir le
cadre scolaire au lieu de s'y opposer.
25. Selon la taxonomie de Bloom, définir les concepts fait référence au domaine d’ (de) :
Réponse correcte : d. connaissance
Explication détaillée :
Cette question porte sur la taxonomie des objectifs pédagogiques de Benjamin
Bloom, qui classifie les niveaux d'acquisition intellectuelle du plus simple
au plus complexe.
1. Pourquoi "connaissance" (Réponse d) :
* Le niveau de la connaissance (ou mémorisation) est le premier palier de
la pyramide de Bloom.
* Il consiste à se rappeler des informations apprises antérieurement sans
nécessairement les transformer.
* "Définir" un concept, citer une date ou énoncer une règle sont des
actions qui relèvent purement du rappel de l'information stockée en
mémoire.
2. Rappel des niveaux supérieurs pour bien distinguer :
* Compréhension (c) : Saisir le sens de l'information (ex: expliquer avec
ses propres mots).
* Application (b) : Utiliser une règle ou un concept dans une situation
nouvelle et concrète.
* Analyse (a) : Décomposer une information en ses éléments constitutifs
pour en comprendre la structure.
* Synthèse (e) : Combiner des éléments pour former un tout nouveau et
original.
Conclusion :
L'action de définir se situe au niveau de base de l'activité
intellectuelle, soit le domaine de la connaissance.
26. L’instituteur qui fait passer les examens trimestriels, procède à l’évaluation dite :
Réponse correcte : e. sommative.
Explication détaillée :
Cette question concerne les différents types d'évaluation selon le moment
où elles interviennent et l'objectif qu'elles poursuivent dans le cycle
d'apprentissage.
1. Pourquoi "sommative" (Réponse e) :
* L'évaluation sommative intervient à la fin d'une période déterminée (un
trimestre, un semestre ou une année scolaire).
* Son but est de faire la "somme" ou le bilan des acquis de l'élève sur
l'ensemble des matières enseignées durant cette période.
* Elle sert à vérifier si les objectifs pédagogiques ont été atteints et
débouche généralement sur une note ou un classement.
L'examen trimestriel cité dans l'énoncé en est l'exemple type.
2. Analyse des autres types d'évaluation pour bien différencier :
* Diagnostique (b) : Se fait au début d'un apprentissage pour identifier
les prérequis ou les lacunes des élèves.
* Formative (c) : Se déroule tout au long de l'apprentissage pour aider
l'élève à progresser et l'enseignant à ajuster sa méthode (ne compte
pas pour la décision finale).
* Certificative (a) : C'est une forme de sommative qui donne droit à un
diplôme ou un certificat (ex: l'EXETAT lui-même), tandis que la
sommative trimestrielle sert principalement au passage de classe
.
Conclusion :
L'examen trimestriel, parce qu'il dresse le bilan final d'une période de
trois mois, appartient au domaine de l'évaluation sommative.
27. La législation scolaire congolaise situe la Loi-Cadre N°14/004 du 11/02/2014 de l’Enseignement National parmi les sources :
Réponse correcte : d. nationales
Explication détaillée :
Cette question relève de la législation scolaire, qui étudie l'ensemble des
lois et règlements régissant le système éducatif d'un pays.
1. Pourquoi "nationales" (Réponse d) :
* La Loi-Cadre n°14/004 du 11 février 2014 est le texte juridique
fondamental qui organise l'enseignement national en République
Démocratique du Congo.
* Elle est qualifiée de source "nationale" car elle a été votée par le
Parlement congolais et promulguée par le Président de la République
pour s'appliquer sur l'ensemble du territoire du pays.
* Elle définit les objectifs, les structures et le fonctionnement de
l'école congolaise actuelle.
2. Pourquoi les autres options ne conviennent pas :
* Coloniales (a) : Se rapporterait aux lois édictées avant l'indépendance
de 1960.
* Internationales (b) : Concernerait des traités ou conventions signés
entre plusieurs pays (ex: Convention relative aux droits de l'enfant)
.
* Locales (c) : Désignerait des arrêtés provinciaux ou des décisions
propres à une entité décentralisée.
* Précoloniales (e) : Concernerait l'éducation traditionnelle avant
l'arrivée des Européens.
Conclusion :
La Loi-Cadre de 2014 étant l'instrument juridique souverain de l'État
congolais pour son enseignement, elle constitue une source nationale
majeure du droit scolaire.
28. L’importance de l’éducation diffuse affirme qu’elle (que) :
Réponse correcte : e. son influence est puissante et efficace.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes formes d'éducation, plus
particulièrement l'éducation diffuse (ou informelle).
1. Pourquoi l'option "e" (Réponse correcte) :
* L'éducation diffuse est celle qui se donne sans programme préétabli,
sans maître officiel et de manière continue à travers le milieu social
(famille, rue, médias, amis).
* Les pédagogues s'accordent sur le fait que son importance réside dans
le fait que son influence est "puissante et efficace" : elle agit sur
l'individu de façon permanente et naturelle, façonnant sa personnalité
souvent plus profondément que l'école elle-même.
2. Analyse des autres assertions :
* Option d (développe les bonnes habitudes par imitation) : C'est une
caractéristique de l'éducation traditionnelle ou fonctionnelle, mais
cela ne résume pas l'argument de son "importance" globale
.
* Option c (conseils dès le berceau) : Se limite à l'éducation familiale
précoce.
* Options a et b : Concernent des buts spécifiques (éducation physique
ou esthétique) plutôt que la nature de l'éducation diffuse
.
Conclusion :
L'éducation diffuse est reconnue pour sa puissance d'imprégnation. Elle est
efficace car l'enfant y est exposé 24h/24, faisant d'elle une force
éducative majeure dans la société.
29. Le pédagogue qui a initié la méthode de Centre d’Intérêt s’appelle :
Réponse correcte : c. O. Decroly.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les grandes figures de l'Éducation Nouvelle et leurs
méthodes pédagogiques respectives.
1. Pourquoi "O. Decroly" (Réponse c) :
* Ovide Decroly (1871-1932), médecin et pédagogue belge, est le créateur
de la méthode des "centres d'intérêt".
* Sa pédagogie repose sur deux principes fondamentaux : la globalisation
et les besoins naturels de l'enfant (se nourrir, s'abriter, se
protéger, travailler).
* Dans cette méthode, l'enseignement n'est plus découpé en matières
isolées, mais organisé autour d'un thème central (un centre d'intérêt)
qui captive l'attention de l'élève et donne du sens à ses
apprentissages.
2. Analyse des autres pédagogues cités :
* J.A. Komensky (Comenius) (a) : Père de la didactique moderne, connu
pour son œuvre "La Grande Didactique" au XVIIe siècle.
* Helene Parkhurst (b) : Créatrice du Plan Dalton, fondé sur le travail
individuel et le contrat.
* Washburn (e) : Promoteur du Système de Winnetka, qui combine
travail collectif et progression individuelle.
* Tabareau (d) : Connu pour l'organisation de l'enseignement mutuel
ou simultané dans certaines réformes historiques.
Conclusion :
Le concept de "Centre d'Intérêt" est indissociable d'Ovide Decroly, qui
voulait une école "pour la vie, par la vie".
30. Le document qui permet au directeur d'école d'inscrire les nouveaux apprenants par ordre d'arrivée se nomme :
Réponse correcte : e. registre matricule.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les documents administratifs indispensables à la
gestion d'une école.
1. Pourquoi "registre matricule" (Réponse e) :
* Le registre matricule est le document de base pour l'identification des
élèves au sein d'un établissement.
* Chaque nouvel élève y est inscrit dès son admission par ordre
chronologique d'arrivée.
* On y attribue à l'enfant un numéro d'ordre unique (le numéro matricule)
qui le suivra durant toute sa scolarité dans cet établissement
. Il contient des informations vitales comme les
noms, date de naissance, provenance et noms des parents.
2. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
* Archives scolaires (a) : C'est un terme général désignant l'ensemble
des vieux documents conservés, pas un registre d'inscription spécifique
.
* Cahier des visites de classe (b) : Document utilisé par le directeur ou
l'inspecteur pour noter les observations lors des inspections
pédagogiques des enseignants.
* Dossiers du personnel (c) : Concerne les documents administratifs des
enseignants et des ouvriers de l'école (carrière, diplômes), pas des
élèves.
* Fichier scolaire (d) : Bien qu'il contienne des informations sur les
élèves, il n'est pas le registre officiel d'inscription par ordre
d'arrivée.
Conclusion :
Pour officialiser l'entrée d'un apprenant dans une école et lui donner une
identité scolaire propre, le directeur utilise obligatoirement le
registre matricule.