Question 1
1. L’enseignant qui utilise la méthode de centre d’intérêt dans une leçon applique le principe :
Réponse correcte : d. de coordination
Explication détaillée :
1. Analyse du concept de "Centre d'intérêt" :
La méthode des centres d'intérêt, principalement développée par Ovide Decroly,
consiste à organiser l'enseignement non pas par matières isolées, mais
autour de thèmes globaux qui répondent aux besoins naturels de l'enfant
(se nourrir, se protéger, travailler, etc.).
2. Le lien avec le principe de Coordination (ou Concentration) :
En didactique, le principe de coordination vise à établir des liens logiques
et convergents entre les différentes branches du savoir.
- Lorsqu'on utilise un centre d'intérêt, on "coordonne" les mathématiques,
le français, les sciences et l'histoire autour d'un seul et même pivot.
- Cette approche évite le morcellement des connaissances et permet à
l'élève de saisir l'unité et l'utilité réelle de ce qu'il apprend.
3. Pourquoi les autres options sont moins appropriées ici :
- Adaptation (a) : Concerne l'ajustement du niveau de la leçon aux
capacités de l'enfant.
- Actualité (b) : Relie l'enseignement aux événements récents de la vie
sociale.
- Intuition (c) : Repose sur l'utilisation du concret et des sens pour
enseigner.
- Motivation (e) : Est l'effort pour susciter l'intérêt, mais le centre
d'intérêt est une méthode structurelle de coordination des matières.
Conclusion :
La méthode du centre d'intérêt est l'application par excellence du principe
de coordination, car elle concentre toutes les activités scolaires autour
d'un thème central unificateur.
2. En matière des méthodes d’enseignement, le plan Dalton fait référence à :
Réponse correcte : b. Helen Parkhurst
Explication détaillée :
1. Origine du Plan Dalton :
Le Plan Dalton est une méthode de travail individualisé créée aux
États-Unis au début du XXe siècle par la pédagogue Helen Parkhurst
. Elle tire son nom de la ville de Dalton (Massachusetts)
où cette expérience fut appliquée pour la première fois.
2. Principes fondamentaux de la méthode :
- Individualisation : L'élève travaille à son propre rythme.
- Contrat de travail : L'apprenant signe un "contrat" mensuel pour chaque
matière et s'engage à réaliser les tâches prévues.
- Liberté et responsabilité : L'élève gère son emploi du temps librement
dans des laboratoires (salles spécialisées) au lieu de suivre des cours
collectifs rigides.
- Coopération : Bien que le travail soit individuel, les élèves peuvent
s'entraider librement.
3. Pourquoi les autres auteurs sont exclus :
- Célestin Freinet (a) : Est le père de la pédagogie populaire basée sur
l'expression libre et l'imprimerie à l'école.
- John Dewey (c) : Est le chef de file de l'éducation pragmatique
(Learning by doing).
- Maria Montessori (d) : A créé une méthode basée sur l'auto-éducation et
un matériel sensoriel spécifique.
- Ovide Decroly (e) : Est l'inventeur de la méthode des centres
d'intérêt.
Conclusion :
Le Plan Dalton, qui remplace les classes traditionnelles par des contrats
individuels de travail, est l'œuvre d'Helen Parkhurst.
3. Pour faire le bilan des acquisitions à l’issue d’une période d'apprentissage, il est recommandé de recourir à l’évaluation :
Réponse correcte : d. sommative
Explication détaillée :
1. Analyse du moment de l'évaluation :
L'énoncé précise que l'évaluation intervient « à l’issue d’une période
d'apprentissage ». Cela signifie que l'enseignement
est terminé pour un chapitre, un mois, un trimestre ou une année entière.
2. Le concept d'Évaluation Sommative :
L'évaluation sommative a pour but de faire l'inventaire ou la somme des
compétences et connaissances acquises par l'élève après un ensemble de
leçons.
- Elle sert à vérifier si les objectifs globaux ont été atteints.
- Elle se traduit généralement par une note ou un score qui permet de
classer l'élève ou de décider de sa progression.
- C'est le « bilan » final de ce qui a été appris durant la période visée.
3. Pourquoi les autres types d'évaluation ne correspondent pas :
- Formative (a) : Intervient pendant l'apprentissage pour identifier les
difficultés et aider l'élève à s'améliorer immédiatement.
- Certificative (b) : Est une forme de sommative qui délivre un diplôme
ou un certificat officiel (ex: TENAFEP).
- Diagnostique (c) : Se fait avant de commencer un nouvel apprentissage
pour vérifier les prérequis de l'élève.
- Systématique (e) : Désigne une évaluation régulière et organisée, mais
n'est pas un terme technique définissant le bilan d'une période.
Conclusion :
Dès lors qu'il s'agit de dresser un bilan final des acquis pour clore une
étape pédagogique, on parle d'évaluation sommative.
4. L’enseignant demande aux apprenants « d’expliquer la loi de l’offre et de la demande en leurs propres termes ». Cette question se rapporte au niveau taxonomique dénommé :
Réponse correcte : c. compréhension
Explication détaillée :
1. Analyse de la consigne :
L'enseignant demande d'« expliquer [...] en leurs propres termes ».
Cette précision est cruciale en pédagogie. Elle indique que l'élève ne doit pas
simplement réciter une définition apprise par cœur (ce qui serait de la
connaissance pure), mais doit reformuler l'idée pour prouver qu'il en a
saisi le sens.
2. Le niveau "Compréhension" dans la Taxonomie de Bloom :
Dans la classification des objectifs intellectuels (Taxonomie de Bloom), le
niveau de compréhension suit celui de la connaissance.
- Il se manifeste par la capacité de l'élève à traduire, interpréter ou
extrapoler une information.
- Reformuler une loi complexe (comme l'offre et la demande) avec son propre
vocabulaire est l'indicateur type que le message a été assimilé et
"compris".
3. Pourquoi les autres niveaux ne correspondent pas :
- Analyse (a) : Consisterait à décomposer la loi en ses différents éléments
pour en comprendre la structure.
- Application (b) : Consisterait à utiliser cette loi pour résoudre un
exercice pratique ou un calcul de prix.
- Connaissance (d) : Se limiterait à réciter textuellement la définition du
manuel.
- Synthèse (e) : Consisterait à combiner plusieurs lois pour créer un
nouveau modèle économique.
Conclusion :
L'acte de reformulation personnelle est l'activité intellectuelle
caractéristique du niveau de la compréhension.
5. Voici les diagrammes qui décrivent chacun un type d’interaction en classe.
Le diagramme A présente l’interaction entre :
Réponse correcte : c. maître/classe
Explication détaillée :
1. Analyse visuelle du diagramme A :
Dans le schéma A, nous observons le Maître (représenté par la lettre M)
placé au-dessus d'un grand cercle contenant tous les élèves (E1 à E5)
. Une flèche bidirectionnelle relie
directement le Maître à l'ensemble du cercle.
2. Signification pédagogique de l'interaction :
Cette disposition symbolise le "Mode Collectif" ou frontal.
Le maître ne s'adresse pas à un individu isolé, mais traite la classe comme
une entité unique. L'information part du maître vers tous les élèves
simultanément, et le retour (feedback) vient de la classe vers le maître
.
3. Comparaison avec les autres schémas du document :
- Schéma B : Maître/élève (le maître interagit spécifiquement avec E5)
.
- Schéma C : Elèves/élèves (les élèves interagissent entre eux, mode mutuel)
.
- Schéma D : Elève/maître (un élève s'isole pour interpeller le maître).
Conclusion :
Le diagramme A illustre parfaitement le rapport entre le maître et la classe
prise dans sa globalité.
6. Indiquez la proposition où les composantes d’un objectif opérationnel (I) et leurs déterminants respectifs (II) sont correctement associés.
(I)
1. Le comportement attendu
2. La condition matérielle
3. La limite temporelle
4. Le produit du comportement
5. Le sujet du comportement
II
(I) (II)
a. carré
b. calculer
c. élève de la cinquième année
d. endéans trois minutes
e. en utilisant la formule
f. surface du carré
Réponse correcte : 1
Explication détaillée :
Pour qu'un objectif soit opérationnel, il doit contenir des éléments précis
qui permettent de mesurer le succès de l'apprentissage. Voici l'analyse
des associations correctes :
1. Le comportement attendu (1-b) : C'est l'action observable que l'élève
doit accomplir. Ici, le verbe d'action est "calculer".
2. La condition matérielle (2-e) : Ce sont les outils ou les circonstances
fournis pour réaliser la tâche. "En utilisant la formule" définit le
moyen mis à disposition.
3. La limite temporelle (3-d) : C'est le délai imparti pour réussir
l'exercice. "Endéans trois minutes" exprime cette contrainte de temps
.
4. Le produit du comportement (4-f) : C'est le résultat concret attendu de
l'action. L'élève doit aboutir à la "surface du carré".
5. Le sujet du comportement (5-c) : C'est la personne qui doit réaliser la
tâche. Ici, il s'agit de l' "élève de la cinquième année".
Conclusion :
La combinaison logique respectant les critères de Mager (ou de De Landsheere)
est la suite : 1b, 2e, 3d, 4f, 5c.
7. Apprendre les règles nécessaires pour parler et écrire correctement, est le but poursuivi dans l'enseignement :
Réponse correcte : a. De grammaire
Explication détaillée :
Cette question définit l'objectif fondamental de la grammaire dans le cadre
de l'enseignement primaire et secondaire.
1. Pourquoi la grammaire (Réponse a) :
La grammaire est traditionnellement définie comme "l'art de parler et
d'écrire correctement" une langue. Son but est de
fournir à l'apprenant l'ensemble des règles qui régissent le fonctionnement
de la langue (accords, fonctions des mots, structure de la phrase). C'est
grâce à la maîtrise de ces règles que l'élève peut s'exprimer de manière
compréhensible et conforme aux normes linguistiques, que ce soit à l'oral
ou à l'écrit.
2. Analyse des autres options :
- L'orthographe (b) : C'est une partie de la grammaire qui s'occupe de
l'écriture correcte des mots, mais elle ne suffit pas à elle seule pour
"parler" correctement.
- La récitation (c) : Vise à exercer la mémoire et l'interprétation
expressive d'un texte.
- Le vocabulaire (d) : Concerne l'acquisition du sens des mots.
- La conjugaison (e) : Est une branche de la grammaire limitée uniquement
à la variation des formes verbales.
Conclusion :
La "grammaire" englobe toutes les règles structurelles nécessaires pour
garantir la correction de l'expression parlée et écrite.
8. Indiquez la proposition qui reprend un ensemble de caractéristiques lors de l'observation d'un métier en étude du milieu.
Réponse correcte : c. Nom – artisan – localisation – utilité.
Explication détaillée :
Cette question concerne la méthodologie de l'Étude du Milieu (EDM) au
primaire, spécifiquement lors de la découverte des activités humaines et
économiques de l'environnement local.
1. Pourquoi cette combinaison (Réponse c) :
Lorsqu'on étudie un métier (comme le menuisier, le forgeron ou le
maçon) avec des élèves, la grille d'observation logique doit permettre
d'identifier les composantes sociales et fonctionnelles de ce métier
:
- Nom : Comment s'appelle le métier ou le professionnel ?
- Artisan : Qui est la personne qui l'exerce (caractéristiques de
l'ouvrier) ?
- Localisation : Où travaille-t-il (atelier, chantier, bureau) ?
- Utilité : À quoi sert son travail pour la communauté ?
2. Analyse des autres options (Pourquoi elles sont incorrectes) :
- Option (a) : "Matière" et "consistance" se rapportent à l'observation
d'un objet ou d'un minéral, pas d'un métier.
- Option (b) : "Culture" et "parties" sont des termes utilisés pour
l'étude des plantes (botanique).
- Option (d) : "Forme" et "couleur" concernent l'observation d'objets
physiques ou le dessin.
- Option (e) : "Corps", "reproduction" et "demeure" sont les critères
utilisés pour l'étude d'un animal (zoologie).
Conclusion :
La proposition (c) est la seule qui soit spécifiquement adaptée à
l'analyse socioprofessionnelle d'un métier en étude du milieu
.
9. Dans l'étude des fractions, les notions de fraction ordinaire sont enseignées en :
Réponse correcte : b. 3ème année
Explication détaillée :
Cette question concerne la répartition du programme de mathématiques
(calcul) selon les cycles de l'enseignement primaire en RDC.
1. Pourquoi la 3ème année (Réponse b) :
Selon les programmes officiels de l'enseignement primaire, l'initiation
aux fractions ordinaires simples commence au degré moyen, précisément en
3ème année. À ce stade, l'enfant quitte le
calcul purement intuitif sur les nombres entiers pour découvrir le
concept de "partage d'une unité" (la moitié, le quart, le tiers). C'est
le moment où l'on introduit visuellement la notion de fraction à travers
des manipulations concrètes (partager un fruit, un papier ou un cercle)
.
2. Analyse de la progression pédagogique :
- 1ère et 2ème années (e, a) : Le programme se concentre sur les nombres
entiers (de 0 à 100), l'addition et la soustraction simple. Les
fractions n'y sont pas encore abordées de manière formelle.
- 4ème année (d) : L'élève approfondit les fractions (comparaison,
fractions équivalentes) mais ce n'est plus l'étape de l'initiation
première.
- 5ème année (c) : On y étudie les opérations complexes sur les fractions
(addition et soustraction de fractions à dénominateurs différents).
Conclusion :
L'introduction ou l'enseignement des notions de base de la fraction
ordinaire se situe au début du deuxième cycle, soit en 3ème année
.
10. Le dessin décoratif sert :
Réponse correcte : c. A inculper le sens de l’harmonie.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les objectifs spécifiques des différentes formes de
dessin dans l'enseignement primaire.
1. Pourquoi le sens de l'harmonie (Réponse c) :
Le dessin décoratif ne consiste pas à copier fidèlement un objet, mais à
agencer des formes, des lignes et des couleurs pour embellir une surface
. Son but pédagogique est de développer chez l'enfant :
- Le sens esthétique : apprendre à apprécier ce qui est beau.
- L'harmonie : comprendre comment équilibrer les motifs et marier les
couleurs de manière agréable à l'œil.
- La créativité : inventer des combinaisons ornementales originales.
2. Analyse des autres options :
- Moyen intuitif (a) : C'est le rôle du dessin schématique au tableau
noir par le maître pour faciliter la compréhension d'une leçon (ex:
schéma du cœur).
- Formes géométriques (b) : C'est l'objectif du dessin linéaire ou de la
géométrie pratique, qui utilise des instruments de précision (règle,
compas).
- Réalité des choses (d) : C'est le but du dessin d'observation (ou
dessin d'après nature) où l'élève doit reproduire exactement ce qu'il
voit (un fruit, un pot).
- Représenter une histoire (e) : Il s'agit du dessin libre ou de
l'illustration, où l'enfant laisse libre cours à son imagination pour
raconter un récit.
Conclusion :
Le dessin décoratif est spécifiquement lié à l'éducation du goût et de
l'harmonie visuelle.
11. Un enfant de 8 ans et 3 mois a un âge mental de 8 ans. Le quotient intellectuel de cet enfant équivaut (au centième près) à :
Réponse correcte : d. 95
Explication détaillée :
Cette question nécessite l'application de la formule classique du Quotient
Intellectuel (QI) classique, dit "QI de Stern".
1. La Formule :
Le calcul se base sur le rapport entre l'Âge Mental (AM) et l'Âge Chronologique
(AC), multiplié par 100 :
$$QI = \frac{AM}{AC} \times 100$$
2. Conversion des données en mois :
Pour obtenir un résultat précis, il est nécessaire de convertir les années en
mois.
* Âge Mental (AM) : 8 ans = 8 × 12 = 96 mois.
* Âge Chronologique (AC) : 8 ans et 3 mois = (8 × 12) + 3 = 96 + 3 = 99 mois.
3. Calcul :
* $$QI = \frac{96}{99} \times 100$$
* $$QI = 0,969696... \times 100$$
* $$QI = 96,96...$$
4. Conclusion :
En observant les assertions proposées, le résultat le plus proche (bien que
l'arrondi exact soit 97) est 95. Dans le contexte des
tests EXETAT, cela indique que l'enfant a un développement intellectuel
légèrement inférieur à la moyenne attendue pour son âge civil exact, mais
reste dans la zone de normalité.
12. Indiquez le nom de cette composante fondamentale concernant le fait que les opinions que nous avons et les objectifs que nous poursuivons peuvent avoir sur nous une influence courte.
Réponse correcte : c. la primarité
Explication détaillée :
Cette question se rapporte à la caractérologie de Heymans-Le Senne, qui
analyse les composantes fondamentales du caractère humain.
1. Pourquoi "la primarité" (Réponse c) :
* La primarité est une composante liée au retentissement des représentations
mentales.
* Un sujet "primaire" réagit immédiatement à l'événement présent. Ses
opinions, ses émotions et ses objectifs n'ont qu'une influence courte et
superficielle sur son comportement à long terme.
* Il vit dans l'instant présent, passe vite d'une idée à une autre, et ses
impressions s'effacent rapidement pour laisser place à de nouvelles.
2. Analyse des autres composantes :
* L’activité (a) : Concerne la facilité avec laquelle une personne passe à
l'action.
* L’émotivité (b) : Mesure l'intensité de la réaction face à un stimulus
psychologique.
* La secondarité (d) : C'est l'exact opposé de la primarité. Chez le
"secondaire", les impressions et les objectifs ont un retentissement long et
durable, influençant le comportement longtemps après l'événement.
* Le sanguin (e) : C'est un type de caractère (Non-Émotif, Actif, Primaire)
et non une composante isolée.
Conclusion :
La brièveté de l'influence des idées et des buts sur le sujet est la
caractéristique fondamentale de la primarité.
13. Le nerf conducteur des informations auditives est appelé nerf :
Réponse correcte : a. Acoustique
Explication détaillée :
Cette question concerne l'anatomie fonctionnelle des organes des sens et la
transmission de l'influx nerveux vers le cerveau.
1. Pourquoi "le nerf acoustique" (Réponse a) :
* Le nerf acoustique (également appelé nerf auditif ou nerf vestibulocochléaire)
est la huitième paire de nerfs crâniens.
* Son rôle est de transporter les informations sonores captées par l'oreille
interne (cochlée) sous forme de signaux électriques jusqu'aux centres
auditifs du cerveau.
2. Analyse des autres nerfs mentionnés :
* Gustatif (b) : Relatif au sens du goût. Les informations sont
transportées par plusieurs nerfs (facial, glossopharyngien, etc.).
* Olfactif (c) : Première paire de nerfs crâniens, responsable de la
transmission des odeurs.
* Optique (d) : Deuxième paire de nerfs crâniens, responsable de la
transmission des images de la rétine au cerveau.
* Pancier (e) : Ce terme ne correspond à aucun nerf sensoriel connu dans
la nomenclature anatomique classique.
Conclusion :
La transmission des sons vers le cerveau est assurée par le nerf acoustique
.
14. Indiquez le phénomène psychologique qui explique ce comportement : « Quand on dit le corbeau, on a tendance à ajouter et le renard ».
Réponse correcte : b. l’association des idées
Explication détaillée :
Cette question illustre un mécanisme fondamental du fonctionnement de la
pensée et de l'évocation mentale.
1. Pourquoi "l'association des idées" (Réponse b) :
* L'association des idées est le processus par lequel une image, un mot ou
un concept présent à l'esprit en appelle un autre, en vertu de liens
établis précédemment.
* Dans cet exemple précis, il s'agit d'une association par contiguïté :
parce que nous avons souvent lu ou entendu "Le Corbeau et le Renard"
(célèbre fable de La Fontaine) de manière répétée, les deux termes sont
soudés dans notre esprit. L'un entraîne automatiquement l'autre.
2. Analyse des autres options :
* L'arc réflexe (a) : C'est une réponse biologique involontaire et
immédiate d'un muscle ou d'une glande à une excitation (ex: retirer sa
main du feu), ce qui n'est pas le cas ici.
* La mémoire (c) : Bien que la mémoire soit le réservoir de ces
informations, le "phénomène" actif qui lie les deux mots au moment de la
parole est spécifiquement l'association.
* La volonté (d) : Au contraire, ce comportement est souvent automatique
et ne demande pas d'effort délibéré de la part du sujet.
* Les habitudes (e) : Ce sont des manières d'agir acquises par la
répétition, mais le terme technique pour le lien entre deux idées est
"l'association".
Conclusion :
La tendance à compléter une expression connue par le terme manquant est la
manifestation typique de la loi de l'association des idées par contiguïté
.
15. La loi de réflexe qui stipule : « Une excitation légère en un point déterminé de l’organisme provoque une réaction légère dans la partie excitée » est la loi :
Réponse correcte : d. de localisation
Explication détaillée :
Cette question porte sur les lois de Pflüger qui régissent les réflexes
nerveux en fonction de l'intensité du stimulus.
1. Pourquoi "la loi de localisation" (Réponse d) :
* C'est la première loi de Pflüger. Elle s'applique lorsque l'excitation
est très faible.
* Dans ce cas, la réponse nerveuse reste localisée : seul le muscle
directement lié à la zone stimulée réagit.
* L'énoncé décrit précisément ce phénomène : une "excitation légère"
entraînant une "réaction légère dans la partie excitée".
2. Analyse des autres lois de Pflüger (Distracteurs) :
* D’irradiation (b) : Si l'intensité augmente, la réaction s'étend à
d'autres muscles du même côté du corps.
* De coordination (c) : À une intensité encore plus forte, la réaction
devient ordonnée et symétrique.
* De sommation (e) : Ce n'est pas une loi de Pflüger, mais un phénomène
où plusieurs excitations faibles s'additionnent pour déclencher une
réponse.
* D’inhibition (a) : C'est le processus inverse qui consiste à bloquer
ou arrêter une réponse nerveuse.
Conclusion :
Le principe de correspondance stricte entre un point d'excitation faible et
une zone de réaction limitée définit la loi de localisation.
16. Indiquez la proposition où les noms des psychologues (I) et leurs nationalités (II) respectives dont correctement associés.
(I)
1. Alfred Binet
2. Freud
3. Piaget
4. William James
5. Wundt
<br<(II)
a. Australien
b. Autrichien
c. Français
d. Suisse
e. Américain
f. Allemand
Réponse correcte : 3. 1c, 2b, 3d, 4e, 5f
Explication détaillée :
Pour résoudre cette question de correspondance, il faut identifier la nationalité historique de chaque grand nom de la psychologie mentionné dans la colonne (I).
1. Alfred Binet (1) : Psychologue français (c), célèbre pour avoir inventé le premier test d'intelligence (échelle Binet-Simon). -> (1c)
2. Sigmund Freud (2) : Neurologue et fondateur de la psychanalyse, il était autrichien (b). -> (2b)
3. Jean Piaget (3) : Célèbre psychologue du développement et épistémologue, il était suisse (d). -> (3d)
4. William James (4) : Philosophe et psychologue, considéré comme le père de la psychologie américaine (e). -> (4e)
5. Wilhelm Wundt (5) : Fondateur du premier laboratoire de psychologie expérimentale, il était allemand (f). -> (5f)
Conclusion :
La seule combinaison qui regroupe correctement ces cinq associations est la proposition 3 : (1c, 2b, 3d, 4e, 5f).
17. Indiquez le type d’apprentissage qui permet d’apprendre par l’expérience.
Réponse correcte : c. Apprentissage par conditionnement
Explication détaillée :
Cette question traite des mécanismes fondamentaux par lesquels un individu
modifie son comportement à la suite d'interactions avec son environnement
.
1. Pourquoi "l'apprentissage par conditionnement" (Réponse c) :
* L'apprentissage par conditionnement (qu'il soit répondant ou opérant) est
le processus par lequel un comportement est acquis ou modifié grâce à
l'expérience directe des conséquences ou des stimuli associés.
* Dans le conditionnement opérant (Skinner), l'individu apprend littéralement
"par l'expérience" : si une action produit un résultat favorable, il la
répétera ; si elle produit un résultat désagréable, il l'évitera. C'est la
forme la plus directe d'apprentissage lié à l'expérience vécue.
2. Analyse des autres options :
* Apprentissage discriminatif (a) : C'est une phase du conditionnement où
le sujet apprend à ne répondre qu'à un stimulus spécifique.
* Apprentissage par association (b) : C'est un terme général, mais le
"conditionnement" est le mécanisme technique qui l'opère par l'expérience.
* Apprentissage par observation (d) : Ici, on apprend en regardant les
autres (apprentissage social de Bandura), et non par sa propre expérience
directe des conséquences.
* Le conditionnement classique (e) : C'est une forme de conditionnement
(Pavlov), mais l'option (c) englobe plus largement l'apprentissage par
expérience (incluant l'opérant).
Conclusion :
L'apprentissage qui repose sur l'interaction directe et répétée avec
l'environnement pour forger une conduite est le conditionnement.
18. Indiquez la proposition qui reprend une des caractéristiques principales de la troisième enfance.
Réponse correcte : c. Pensée analytique
Explication détaillée :
La troisième enfance (période allant environ de 7 ans à 12 ans) correspond, selon Jean Piaget, au stade des opérations concrètes.
1. Pourquoi la "pensée analytique" (Réponse c) :
* À cet âge, l'enfant sort du syncrétisme (perception globale floue) pour entrer dans une phase où il devient capable d'analyser, de classer et de sérier.
* La pensée analytique lui permet de décomposer un tout en ses parties constituantes et de comprendre les relations logiques entre elles. C'est l'âge de la raison et de l'entrée dans la scolarité primaire structurée.
2. Analyse des autres options :
* Narcissisme (a) : Bien qu'il existe un narcissisme primaire chez le nourrisson, il n'est pas la caractéristique distinctive de la troisième enfance.
* Vie intra-utérine (b) : Concerne la période avant la naissance (fœtus).
* Imitation différée (d) : C'est une caractéristique de la fin du stade sensori-moteur et du début du stade préopératoire (vers 2 ans), où l'enfant reproduit un geste en l'absence du modèle.
* Pensée subjective (e) : C'est le propre de la petite enfance (stade préopératoire) où l'enfant est encore prisonnier de son propre point de vue (égocentrisme).
Conclusion :
Le passage à une pensée capable de décomposition et de logique concrète, dite pensée analytique, est le marqueur majeur de la troisième enfance.
19. Le sentiment qui anime l’enfant de moins de 6 ans à se considérer comme au centre du monde est appelé :
Réponse correcte : a. Egocentrisme
Explication détaillée :
Cette question concerne une étape clé du développement cognitif et social de
l'enfant durant le stade préopératoire (2 à 7 ans) selon Jean Piaget.
1. Pourquoi "l'égocentrisme" (Réponse a) :
* L'égocentrisme enfantin est l'incapacité de l'enfant à se détacher de son
propre point de vue pour comprendre celui d'autrui.
* L'enfant ne fait pas de distinction entre sa propre vision du monde et la
réalité objective. Il a l'impression que tout ce qu'il pense, voit ou
ressent est partagé par tout le monde.
* C'est ce sentiment de toute-puissance subjective qui lui donne
l'impression d'être littéralement le "centre du monde".
2. Analyse des autres concepts (Distracteurs) :
* Complexe de Caïn (b) : Désigne la rivalité et la jalousie entre frères
et sœurs.
* Complexe d’Œdipe (c) : Concerne le désir inconscient pour le parent du
sexe opposé et la rivalité avec le parent du même sexe.
* Animisme (d) : C'est une conséquence de l'égocentrisme, où l'enfant prête
une âme et une intention aux objets inanimés (ex: dire que le soleil nous
suit car il nous aime).
* Syncrétisme (e) : Concerne la perception globale et confuse d'un objet
avant l'analyse de ses détails.
Conclusion :
Le fait de rapporter tout à soi et de se percevoir comme le centre de
l'univers est la définition même de l'égocentrisme enfantin.
20. Dans le développement de son langage, l’enfant enrichit son vocabulaire par questionnement : « ça c’est quoi ? » entre :
Réponse correcte : a. 20 et 24 mois
Explication détaillée :
Cette question concerne les étapes de l'acquisition du langage chez le jeune
enfant, particulièrement la phase de l'explosion lexicale.
1. Pourquoi "20 et 24 mois" (Réponse a) :
* Vers la fin de la deuxième année (entre 20 et 24 mois), l'enfant entre
dans une phase de curiosité intense vis-à-vis des noms des objets qui
l'entourent.
* C'est l'apparition de la "première période des questions". L'enfant a
compris que chaque chose possède un nom. En demandant systématiquement
« ça c'est quoi ? », il cherche à étiqueter son environnement, ce qui lui
permet d'augmenter de façon spectaculaire le nombre de mots à son
répertoire.
2. Analyse des autres tranches d'âge :
* 4 et 10 mois (b) : Phase du gazouillis et du babillage (sons sans
signification précise).
* 10 et 12 mois (d) : Apparition des premiers mots-phrases (ex: "papa",
"dodo").
* 18 et 20 mois (c) : Début de l'assemblage de deux mots, mais le
questionnement systématique sur l'identité des objets culmine juste après.
* 24 et 28 mois (e) : L'enfant commence déjà à faire des phrases plus
complexes et s'apprête à entrer dans la phase du "Pourquoi ?" (vers 3 ans).
Conclusion :
Le questionnement spécifique « ça c'est quoi ? » est l'outil principal de
l'enrichissement du vocabulaire entre 20 et 24 mois.
21. Indiquez le psychologue génétique qui a construit le premier test d'intelligence, servant au calcul du quotient intellectuel.
Réponse correcte : a. Alfred Binet
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychométrie et les origines de la
mesure de l'intelligence.
1. Pourquoi "Alfred Binet" (Réponse a) :
* En 1905, à la demande du gouvernement français, Alfred Binet, en
collaboration avec Théodore Simon, a créé l'Echelle Métrique de
l'Intelligence (communément appelée test Binet-Simon).
* L'objectif était de dépister les enfants en difficulté scolaire pour leur
apporter un soutien adapté.
* Ce test a introduit le concept d'Âge Mental (AM). C'est sur la base de ces
travaux que William Stern a ensuite formulé le Quotient Intellectuel (QI)
en faisant le rapport entre l'âge mental et l'âge chronologique.
2. Analyse des autres psychologues :
* Henri Wallon (b) : Psychologue français connu pour ses travaux sur le
développement de la personnalité et des stades émotionnels.
* Jean Piaget (c) : Célèbre pour sa théorie des stades de développement
cognitif, il a d'abord travaillé dans le laboratoire de Binet, mais il s'est
opposé à la simple mesure quantitative pour privilégier l'étude qualitative
de la pensée.
* John Dewey (d) : Philosophe et pédagogue américain, pionnier de
l'éducation nouvelle.
* Jean-Jacques Rousseau (e) : Philosophe du XVIIIe siècle, auteur de
"L'Émile", précurseur de la psychologie de l'enfant mais n'ayant jamais
créé de test scientifique.
Conclusion :
Alfred Binet est universellement reconnu comme le père des tests
d'intelligence modernes.
22. L’enseignant qui utilise la méthode de centre d’intérêt dans une leçon applique le principe :
Réponse correcte : d. de coordination
Explication détaillée :
1. Analyse du concept de "Centre d'intérêt" :
La méthode des centres d'intérêt, principalement développée par Ovide Decroly,
consiste à organiser l'enseignement non pas par matières isolées, mais
autour de thèmes globaux qui répondent aux besoins naturels de l'enfant
(se nourrir, se protéger, travailler, etc.).
2. Le lien avec le principe de Coordination (ou Concentration) :
En didactique, le principe de coordination vise à établir des liens logiques
et convergents entre les différentes branches du savoir.
- Lorsqu'on utilise un centre d'intérêt, on "coordonne" les mathématiques,
le français, les sciences et l'histoire autour d'un seul et même pivot.
- Cette approche évite le morcellement des connaissances et permet à
l'élève de saisir l'unité et l'utilité réelle de ce qu'il apprend.
3. Pourquoi les autres options sont moins appropriées ici :
- Adaptation (a) : Concerne l'ajustement du niveau de la leçon aux
capacités de l'enfant.
- Actualité (b) : Relie l'enseignement aux événements récents de la vie
sociale.
- Intuition (c) : Repose sur l'utilisation du concret et des sens pour
enseigner.
- Motivation (e) : Est l'effort pour susciter l'intérêt, mais le centre
d'intérêt est une méthode structurelle de coordination des matières.
Conclusion :
La méthode du centre d'intérêt est l'application par excellence du principe
de coordination, car elle concentre toutes les activités scolaires autour
d'un thème central unificateur.
23. En matière des méthodes d’enseignement, le plan Dalton fait référence à :
Réponse correcte : b. Helen Parkhurst
Explication détaillée :
1. Origine du Plan Dalton :
Le Plan Dalton est une méthode de travail individualisé créée aux
États-Unis au début du XXe siècle par la pédagogue Helen Parkhurst
. Elle tire son nom de la ville de Dalton (Massachusetts)
où cette expérience fut appliquée pour la première fois.
2. Principes fondamentaux de la méthode :
- Individualisation : L'élève travaille à son propre rythme.
- Contrat de travail : L'apprenant signe un "contrat" mensuel pour chaque
matière et s'engage à réaliser les tâches prévues.
- Liberté et responsabilité : L'élève gère son emploi du temps librement
dans des laboratoires (salles spécialisées) au lieu de suivre des cours
collectifs rigides.
- Coopération : Bien que le travail soit individuel, les élèves peuvent
s'entraider librement.
3. Pourquoi les autres auteurs sont exclus :
- Célestin Freinet (a) : Est le père de la pédagogie populaire basée sur
l'expression libre et l'imprimerie à l'école.
- John Dewey (c) : Est le chef de file de l'éducation pragmatique
(Learning by doing).
- Maria Montessori (d) : A créé une méthode basée sur l'auto-éducation et
un matériel sensoriel spécifique.
- Ovide Decroly (e) : Est l'inventeur de la méthode des centres
d'intérêt.
Conclusion :
Le Plan Dalton, qui remplace les classes traditionnelles par des contrats
individuels de travail, est l'œuvre d'Helen Parkhurst.
24. Pour faire le bilan des acquisitions à l’issue d’une période d'apprentissage, il est recommandé de recourir à l’évaluation :
Réponse correcte : d. sommative
Explication détaillée :
1. Analyse du moment de l'évaluation :
L'énoncé précise que l'évaluation intervient « à l’issue d’une période
d'apprentissage ». Cela signifie que l'enseignement
est terminé pour un chapitre, un mois, un trimestre ou une année entière.
2. Le concept d'Évaluation Sommative :
L'évaluation sommative a pour but de faire l'inventaire ou la somme des
compétences et connaissances acquises par l'élève après un ensemble de
leçons.
- Elle sert à vérifier si les objectifs globaux ont été atteints.
- Elle se traduit généralement par une note ou un score qui permet de
classer l'élève ou de décider de sa progression.
- C'est le « bilan » final de ce qui a été appris durant la période visée.
3. Pourquoi les autres types d'évaluation ne correspondent pas :
- Formative (a) : Intervient pendant l'apprentissage pour identifier les
difficultés et aider l'élève à s'améliorer immédiatement.
- Certificative (b) : Est une forme de sommative qui délivre un diplôme
ou un certificat officiel (ex: TENAFEP).
- Diagnostique (c) : Se fait avant de commencer un nouvel apprentissage
pour vérifier les prérequis de l'élève.
- Systématique (e) : Désigne une évaluation régulière et organisée, mais
n'est pas un terme technique définissant le bilan d'une période.
Conclusion :
Dès lors qu'il s'agit de dresser un bilan final des acquis pour clore une
étape pédagogique, on parle d'évaluation sommative.
25. L’enseignant demande aux apprenants « d’expliquer la loi de l’offre et de la demande en leurs propres termes ». Cette question se rapporte au niveau taxonomique dénommé :
Réponse correcte : c. compréhension
Explication détaillée :
1. Analyse de la consigne :
L'enseignant demande d'« expliquer [...] en leurs propres termes ».
Cette précision est cruciale en pédagogie. Elle indique que l'élève ne doit pas
simplement réciter une définition apprise par cœur (ce qui serait de la
connaissance pure), mais doit reformuler l'idée pour prouver qu'il en a
saisi le sens.
2. Le niveau "Compréhension" dans la Taxonomie de Bloom :
Dans la classification des objectifs intellectuels (Taxonomie de Bloom), le
niveau de compréhension suit celui de la connaissance.
- Il se manifeste par la capacité de l'élève à traduire, interpréter ou
extrapoler une information.
- Reformuler une loi complexe (comme l'offre et la demande) avec son propre
vocabulaire est l'indicateur type que le message a été assimilé et
"compris".
3. Pourquoi les autres niveaux ne correspondent pas :
- Analyse (a) : Consisterait à décomposer la loi en ses différents éléments
pour en comprendre la structure.
- Application (b) : Consisterait à utiliser cette loi pour résoudre un
exercice pratique ou un calcul de prix.
- Connaissance (d) : Se limiterait à réciter textuellement la définition du
manuel.
- Synthèse (e) : Consisterait à combiner plusieurs lois pour créer un
nouveau modèle économique.
Conclusion :
L'acte de reformulation personnelle est l'activité intellectuelle
caractéristique du niveau de la compréhension.
26. Voici les diagrammes qui décrivent chacun un type d’interaction en classe.
Le diagramme A présente l’interaction entre :
Réponse correcte : c. maître/classe
Explication détaillée :
1. Analyse visuelle du diagramme A :
Dans le schéma A, nous observons le Maître (représenté par la lettre M)
placé au-dessus d'un grand cercle contenant tous les élèves (E1 à E5)
. Une flèche bidirectionnelle relie
directement le Maître à l'ensemble du cercle.
2. Signification pédagogique de l'interaction :
Cette disposition symbolise le "Mode Collectif" ou frontal.
Le maître ne s'adresse pas à un individu isolé, mais traite la classe comme
une entité unique. L'information part du maître vers tous les élèves
simultanément, et le retour (feedback) vient de la classe vers le maître
.
3. Comparaison avec les autres schémas du document :
- Schéma B : Maître/élève (le maître interagit spécifiquement avec E5)
.
- Schéma C : Elèves/élèves (les élèves interagissent entre eux, mode mutuel)
.
- Schéma D : Elève/maître (un élève s'isole pour interpeller le maître).
Conclusion :
Le diagramme A illustre parfaitement le rapport entre le maître et la classe
prise dans sa globalité.
27. Indiquez la proposition où les composantes d’un objectif opérationnel (I) et leurs déterminants respectifs (II) sont correctement associés.
(I)
1. Le comportement attendu
2. La condition matérielle
3. La limite temporelle
4. Le produit du comportement
5. Le sujet du comportement
II
(I) (II)
a. carré
b. calculer
c. élève de la cinquième année
d. endéans trois minutes
e. en utilisant la formule
f. surface du carré
Réponse correcte : 1
Explication détaillée :
Pour qu'un objectif soit opérationnel, il doit contenir des éléments précis
qui permettent de mesurer le succès de l'apprentissage. Voici l'analyse
des associations correctes :
1. Le comportement attendu (1-b) : C'est l'action observable que l'élève
doit accomplir. Ici, le verbe d'action est "calculer".
2. La condition matérielle (2-e) : Ce sont les outils ou les circonstances
fournis pour réaliser la tâche. "En utilisant la formule" définit le
moyen mis à disposition.
3. La limite temporelle (3-d) : C'est le délai imparti pour réussir
l'exercice. "Endéans trois minutes" exprime cette contrainte de temps
.
4. Le produit du comportement (4-f) : C'est le résultat concret attendu de
l'action. L'élève doit aboutir à la "surface du carré".
5. Le sujet du comportement (5-c) : C'est la personne qui doit réaliser la
tâche. Ici, il s'agit de l' "élève de la cinquième année".
Conclusion :
La combinaison logique respectant les critères de Mager (ou de De Landsheere)
est la suite : 1b, 2e, 3d, 4f, 5c.
28. Apprendre les règles nécessaires pour parler et écrire correctement, est le but poursuivi dans l'enseignement :
Réponse correcte : a. De grammaire
Explication détaillée :
Cette question définit l'objectif fondamental de la grammaire dans le cadre
de l'enseignement primaire et secondaire.
1. Pourquoi la grammaire (Réponse a) :
La grammaire est traditionnellement définie comme "l'art de parler et
d'écrire correctement" une langue. Son but est de
fournir à l'apprenant l'ensemble des règles qui régissent le fonctionnement
de la langue (accords, fonctions des mots, structure de la phrase). C'est
grâce à la maîtrise de ces règles que l'élève peut s'exprimer de manière
compréhensible et conforme aux normes linguistiques, que ce soit à l'oral
ou à l'écrit.
2. Analyse des autres options :
- L'orthographe (b) : C'est une partie de la grammaire qui s'occupe de
l'écriture correcte des mots, mais elle ne suffit pas à elle seule pour
"parler" correctement.
- La récitation (c) : Vise à exercer la mémoire et l'interprétation
expressive d'un texte.
- Le vocabulaire (d) : Concerne l'acquisition du sens des mots.
- La conjugaison (e) : Est une branche de la grammaire limitée uniquement
à la variation des formes verbales.
Conclusion :
La "grammaire" englobe toutes les règles structurelles nécessaires pour
garantir la correction de l'expression parlée et écrite.
29. Indiquez la proposition qui reprend un ensemble de caractéristiques lors de l'observation d'un métier en étude du milieu.
Réponse correcte : c. Nom – artisan – localisation – utilité.
Explication détaillée :
Cette question concerne la méthodologie de l'Étude du Milieu (EDM) au
primaire, spécifiquement lors de la découverte des activités humaines et
économiques de l'environnement local.
1. Pourquoi cette combinaison (Réponse c) :
Lorsqu'on étudie un métier (comme le menuisier, le forgeron ou le
maçon) avec des élèves, la grille d'observation logique doit permettre
d'identifier les composantes sociales et fonctionnelles de ce métier
:
- Nom : Comment s'appelle le métier ou le professionnel ?
- Artisan : Qui est la personne qui l'exerce (caractéristiques de
l'ouvrier) ?
- Localisation : Où travaille-t-il (atelier, chantier, bureau) ?
- Utilité : À quoi sert son travail pour la communauté ?
2. Analyse des autres options (Pourquoi elles sont incorrectes) :
- Option (a) : "Matière" et "consistance" se rapportent à l'observation
d'un objet ou d'un minéral, pas d'un métier.
- Option (b) : "Culture" et "parties" sont des termes utilisés pour
l'étude des plantes (botanique).
- Option (d) : "Forme" et "couleur" concernent l'observation d'objets
physiques ou le dessin.
- Option (e) : "Corps", "reproduction" et "demeure" sont les critères
utilisés pour l'étude d'un animal (zoologie).
Conclusion :
La proposition (c) est la seule qui soit spécifiquement adaptée à
l'analyse socioprofessionnelle d'un métier en étude du milieu
.
30. Dans l'étude des fractions, les notions de fraction ordinaire sont enseignées en :
Réponse correcte : b. 3ème année
Explication détaillée :
Cette question concerne la répartition du programme de mathématiques
(calcul) selon les cycles de l'enseignement primaire en RDC.
1. Pourquoi la 3ème année (Réponse b) :
Selon les programmes officiels de l'enseignement primaire, l'initiation
aux fractions ordinaires simples commence au degré moyen, précisément en
3ème année. À ce stade, l'enfant quitte le
calcul purement intuitif sur les nombres entiers pour découvrir le
concept de "partage d'une unité" (la moitié, le quart, le tiers). C'est
le moment où l'on introduit visuellement la notion de fraction à travers
des manipulations concrètes (partager un fruit, un papier ou un cercle)
.
2. Analyse de la progression pédagogique :
- 1ère et 2ème années (e, a) : Le programme se concentre sur les nombres
entiers (de 0 à 100), l'addition et la soustraction simple. Les
fractions n'y sont pas encore abordées de manière formelle.
- 4ème année (d) : L'élève approfondit les fractions (comparaison,
fractions équivalentes) mais ce n'est plus l'étape de l'initiation
première.
- 5ème année (c) : On y étudie les opérations complexes sur les fractions
(addition et soustraction de fractions à dénominateurs différents).
Conclusion :
L'introduction ou l'enseignement des notions de base de la fraction
ordinaire se situe au début du deuxième cycle, soit en 3ème année