Question 1
1) Indiquez le terme propre à un écrit par lequel le capitaine reconnaît avoir reçu du chargeur les marchandises à transporter sur son navire.
Bonne réponse : a
Le document par lequel le capitaine reconnaît avoir reçu les marchandises du chargeur
s’appelle le « connaissement ». C’est un titre de transport maritime qui fait foi de la
prise en charge de la cargaison et sert de reçu officiel.
2) L’une des exigences nécessaires de la présentation d’une lettre d’affaires liée à la vedette, reste :
Bonne réponse : d
Dans la présentation d’une lettre d’affaires, la « vedette » (ou objet) doit être
clairement structurée. La règle professionnelle impose de réserver une ligne distincte
pour chacun de ses éléments afin d’assurer lisibilité et clarté.
3) Dans une lettre commerciale, le prêt d’une signature correspond :
Bonne réponse : c
Dans le vocabulaire commercial, le « prêt d’une signature » correspond à « l’aval ».
L’aval est une garantie donnée par une personne qui s’engage à payer un effet de
commerce si le débiteur principal ne le fait pas.
TEXTE
Maintenant, chaque soir, chez les Maheu, on s’attardait une demi-heure, avant de monter se coucher. Toujours Étienne reprenait la même causerie. Depuis que sa nature s’affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron (=camp des mineurs). Est-ce qu’on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu’on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins ! Et comme c’était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s’y pourrissaient forcément ensemble !
Dame, répondait Maheu, si l’on avait plus d’argent, on aurait plus d’aise... Tout de même, c’est bien vrai que ça ne vaut rien pour personne, de vivre les uns sur les autres, ça finit toujours par des hommes saouls et par des femmes pleines.
Et la famille partait de là, chacun disait son mot, pendant que le pétrole de la lampe viciait l’air de la salle, déjà empuantie d’oignon frit. Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens, en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se saouler ou de faire un enfant à sa femme : encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, ça n’avait rien de drôle. Alors, la Maheude s’en mêlait.
L’embêtant, voyez-vous, c’est lorsqu’on se dit que ça ne peut pas changer... Quand on est jeune, on s’imagine que le bonheur viendra, on espère des choses ; et puis, la misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... Moi, je ne veux du mal à personne, amis il y a des fois où cette injustice me révolte.
Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé. Seul le père Bonnemort, s’il était là, ouvrait des yeux surpris, car de son temps on ne se tracassait pas de la sorte : on naissait dans le charbon, on tapait à la veine, sans se demander davantage... faut cracher sur rien, murmurait-il. Une bonne chope est une bonne chope...
Du coup, Étienne s’animait comment ! la réflexion serait défendue à l’ouvrier du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors.
E. ZOLA, Germanil
QUESTION SUR LE TEXTE:
4. Indiquez la figure de style utilisée par l’auteur dans les expressions suivantes (au deuxième et troisième paragraphe) : « … Les filles pleines… », « faire un enfant à sa femme ».
Bonne réponse : b
Les expressions « les filles pleines » et « faire un enfant à sa femme » atténuent une réalité crue : la grossesse non désirée et la sexualité dans un contexte de misère. L’auteur emploie donc un euphémisme, figure qui adoucit une idée choquante ou brutale.
TEXTE
Maintenant, chaque soir, chez les Maheu, on s’attardait une demi-heure, avant de monter se coucher. Toujours Étienne reprenait la même causerie. Depuis que sa nature s’affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron (=camp des mineurs). Est-ce qu’on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu’on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins ! Et comme c’était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s’y pourrissaient forcément ensemble !
Dame, répondait Maheu, si l’on avait plus d’argent, on aurait plus d’aise... Tout de même, c’est bien vrai que ça ne vaut rien pour personne, de vivre les uns sur les autres, ça finit toujours par des hommes saouls et par des femmes pleines.
Et la famille partait de là, chacun disait son mot, pendant que le pétrole de la lampe viciait l’air de la salle, déjà empuantie d’oignon frit. Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens, en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se saouler ou de faire un enfant à sa femme : encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, ça n’avait rien de drôle. Alors, la Maheude s’en mêlait.
L’embêtant, voyez-vous, c’est lorsqu’on se dit que ça ne peut pas changer... Quand on est jeune, on s’imagine que le bonheur viendra, on espère des choses ; et puis, la misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... Moi, je ne veux du mal à personne, amis il y a des fois où cette injustice me révolte.
Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé. Seul le père Bonnemort, s’il était là, ouvrait des yeux surpris, car de son temps on ne se tracassait pas de la sorte : on naissait dans le charbon, on tapait à la veine, sans se demander davantage... faut cracher sur rien, murmurait-il. Une bonne chope est une bonne chope...
Du coup, Étienne s’animait comment ! la réflexion serait défendue à l’ouvrier du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors.
E. ZOLA, Germanil
QUESTION SUR LE TEXTE:
5. Indiquez la fonction du mot souligné dans la phrase : « Etienne reprenait la même causerie. » (§1).
Bonne réponse : c
Dans la phrase « Etienne reprenait la même causerie », le mot « la même causerie » répond directement au verbe « reprenait ». Il complète le verbe sans préposition. C’est donc un complément d’objet direct (COD).
TEXTE
Maintenant, chaque soir, chez les Maheu, on s’attardait une demi-heure, avant de monter se coucher. Toujours Étienne reprenait la même causerie. Depuis que sa nature s’affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron (=camp des mineurs). Est-ce qu’on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu’on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins ! Et comme c’était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s’y pourrissaient forcément ensemble !
Dame, répondait Maheu, si l’on avait plus d’argent, on aurait plus d’aise... Tout de même, c’est bien vrai que ça ne vaut rien pour personne, de vivre les uns sur les autres, ça finit toujours par des hommes saouls et par des femmes pleines.
Et la famille partait de là, chacun disait son mot, pendant que le pétrole de la lampe viciait l’air de la salle, déjà empuantie d’oignon frit. Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens, en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se saouler ou de faire un enfant à sa femme : encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, ça n’avait rien de drôle. Alors, la Maheude s’en mêlait.
L’embêtant, voyez-vous, c’est lorsqu’on se dit que ça ne peut pas changer... Quand on est jeune, on s’imagine que le bonheur viendra, on espère des choses ; et puis, la misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... Moi, je ne veux du mal à personne, amis il y a des fois où cette injustice me révolte.
Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé. Seul le père Bonnemort, s’il était là, ouvrait des yeux surpris, car de son temps on ne se tracassait pas de la sorte : on naissait dans le charbon, on tapait à la veine, sans se demander davantage... faut cracher sur rien, murmurait-il. Une bonne chope est une bonne chope...
Du coup, Étienne s’animait comment ! la réflexion serait défendue à l’ouvrier du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors.
E. ZOLA, Germanil
QUESTION SUR LE TEXTE:
6. Dans la phrase : « sans doute on avait sa pâtée quand même on mangeait mais si peu… » (au §38), la subordonnée soulignée a la fonction grammaticale de complément circonstanciel de :
Bonne réponse : c
La subordonnée « on mangeait mais si peu » exprime la conséquence d’une situation évoquée juste avant : on avait sa pâtée, mais en quantité insuffisante. Elle indique donc un résultat, une conséquence logique de ce qui précède.
TEXTE
Maintenant, chaque soir, chez les Maheu, on s’attardait une demi-heure, avant de monter se coucher. Toujours Étienne reprenait la même causerie. Depuis que sa nature s’affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron (=camp des mineurs). Est-ce qu’on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu’on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins ! Et comme c’était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s’y pourrissaient forcément ensemble !
Dame, répondait Maheu, si l’on avait plus d’argent, on aurait plus d’aise... Tout de même, c’est bien vrai que ça ne vaut rien pour personne, de vivre les uns sur les autres, ça finit toujours par des hommes saouls et par des femmes pleines.
Et la famille partait de là, chacun disait son mot, pendant que le pétrole de la lampe viciait l’air de la salle, déjà empuantie d’oignon frit. Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens, en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se saouler ou de faire un enfant à sa femme : encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, ça n’avait rien de drôle. Alors, la Maheude s’en mêlait.
L’embêtant, voyez-vous, c’est lorsqu’on se dit que ça ne peut pas changer... Quand on est jeune, on s’imagine que le bonheur viendra, on espère des choses ; et puis, la misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... Moi, je ne veux du mal à personne, amis il y a des fois où cette injustice me révolte.
Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé. Seul le père Bonnemort, s’il était là, ouvrait des yeux surpris, car de son temps on ne se tracassait pas de la sorte : on naissait dans le charbon, on tapait à la veine, sans se demander davantage... faut cracher sur rien, murmurait-il. Une bonne chope est une bonne chope...
Du coup, Étienne s’animait comment ! la réflexion serait défendue à l’ouvrier du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors.
E. ZOLA, Germanil
QUESTION SUR LE TEXTE:
7.) Indiquez la proposition conforme aux détails du texte.
Bonne réponse : a
Dans le texte, Étienne critique régulièrement les conditions de vie des ouvriers et
revient chaque soir sur les mêmes plaintes concernant la misère, la promiscuité et
l’injustice. Cette idée correspond exactement à la proposition a.
Les autres propositions contredisent clairement le texte :
- b : les conditions sanitaires sont mauvaises.
- c : les jeunes ne sont pas « à leur aise », ils sont entassés.
- d : la vie dans le coron est décrite comme très dure.
- e : la famille manque de nourriture, surtout de viande.
TEXTE
Maintenant, chaque soir, chez les Maheu, on s’attardait une demi-heure, avant de monter se coucher. Toujours Étienne reprenait la même causerie. Depuis que sa nature s’affinait, il se trouvait blessé davantage par les promiscuités du coron (=camp des mineurs). Est-ce qu’on était des bêtes, pour être ainsi parqués, les uns contre les autres, au milieu des champs, si entassés qu’on ne pouvait changer de chemise sans montrer son derrière aux voisins ! Et comme c’était bon pour la santé, et comme les filles et les garçons s’y pourrissaient forcément ensemble !
Dame, répondait Maheu, si l’on avait plus d’argent, on aurait plus d’aise... Tout de même, c’est bien vrai que ça ne vaut rien pour personne, de vivre les uns sur les autres, ça finit toujours par des hommes saouls et par des femmes pleines.
Et la famille partait de là, chacun disait son mot, pendant que le pétrole de la lampe viciait l’air de la salle, déjà empuantie d’oignon frit. Non, sûrement, la vie n’était pas drôle. On travaillait en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens, en vraies brutes à un travail qui était la punition des galériens autrefois, on y laissait la peau plus souvent qu’à son tour, tout ça pour ne pas même avoir de la viande sur sa table, le soir. Sans doute on avait sa pâtée quand même, on mangeait mais si peu, juste de quoi souffrir sans crever, écrasé de dettes, poursuivi comme si l’on volait son pain. Quand arrivait le dimanche, on dormait de fatigue. Les seuls plaisirs, c’était de se saouler ou de faire un enfant à sa femme : encore la bière vous engraissait trop le ventre, et l’enfant, plus tard, se foutait de vous. Non, ça n’avait rien de drôle. Alors, la Maheude s’en mêlait.
L’embêtant, voyez-vous, c’est lorsqu’on se dit que ça ne peut pas changer... Quand on est jeune, on s’imagine que le bonheur viendra, on espère des choses ; et puis, la misère recommence toujours, on reste enfermé là-dedans... Moi, je ne veux du mal à personne, amis il y a des fois où cette injustice me révolte.
Un silence se faisait, tous soufflaient un instant, dans le malaise vague de cet horizon fermé. Seul le père Bonnemort, s’il était là, ouvrait des yeux surpris, car de son temps on ne se tracassait pas de la sorte : on naissait dans le charbon, on tapait à la veine, sans se demander davantage... faut cracher sur rien, murmurait-il. Une bonne chope est une bonne chope...
Du coup, Étienne s’animait comment ! la réflexion serait défendue à l’ouvrier du temps du vieux, le mineur vivait dans la mine comme une brute, comme une machine à extraire la houille, toujours sous la terre, les oreilles et les yeux bouchés aux événements du dehors.
E. ZOLA, Germanil
QUESTION SUR LE TEXTE:
8. L’auteur n’évoque pas l’idée :
Bonne réponse : e
Le texte évoque :
- la promiscuité et l’entassement (a, b),
- les plaintes quotidiennes sur la misère (c),
- l’ivrognerie des hommes et les grossesses fréquentes des filles (d).
En revanche, il n’est jamais question d’abondance ni de confort dans les camps.
Au contraire, la misère et le manque sont omniprésents.
La seule idée absente du texte est donc celle de l’abondance et du confort.
9) Indiquez l’auteur du récit : « NGANDO LE CROCODILE ».
Bonne réponse : b
« Ngando le crocodile » est une œuvre de l’écrivain congolais Elebe Lisembe.
Les autres auteurs proposés appartiennent bien à la littérature africaine, mais
ils ne sont pas les auteurs de ce récit précis.
10) Indiquez la catégorie morphologique dans laquelle on peut classer « tant » et « taon ».
Bonne réponse : d
« Tant » et « taon » se ressemblent fortement à l’oral et à l’écrit, mais n’ont
ni le même sens ni la même catégorie grammaticale. Ce sont donc des paronymes,
c’est‑à‑dire des mots presque identiques mais de sens différents.
11) Indiquez la proposition où le participe passé est mal accordé.
Bonne réponse : d
Rappel : le participe passé employé avec « avoir » s’accorde avec le COD si celui‑ci
est placé avant le verbe.
Dans la phrase d :
« Ces bananiers, je les ai vu planter. »
Le COD « les » (bananiers) est placé avant le verbe « ai vu ».
On doit donc écrire : « je les ai vus planter ».
Les autres propositions sont correctes :
a. Accord avec le sujet féminin.
b. Accord avec le sujet féminin pluriel.
c. COD « les » placé avant → accord correct.
e. Verbe pronominal essentiellement intransitif → pas d’accord.