Question 1
1.Selon Jean Paul Sartre, « l’être pour soi » se définit comme :
Chez Jean‑Paul Sartre, dans L’Être et le Néant :
L’être‑pour‑soi désigne l’homme, en tant qu’être conscient.
Il s’oppose à l’être‑en‑soi, qui caractérise les choses, les objets, dépourvus de conscience et figés dans leur essence.
L’être‑pour‑soi est marqué par :
La conscience de soi et du monde.
La liberté : l’homme n’est pas déterminé par une essence préalable, il se définit par ses choix.
Le néant : la conscience introduit une distance avec le monde, permettant la réflexion et la liberté .
2.Indiquez le système philosophique qui est un modèle de sagesse personnelle.
L’intellectualisme moral, hérité de Socrate, considère que la sagesse personnelle consiste à identifier le bien et à agir en conséquence.
Selon cette doctrine, nul n’est méchant volontairement : si quelqu’un agit mal, c’est par ignorance.
Ainsi, la véritable sagesse personnelle est de connaître le bien et de le pratiquer.
3.Vous référant à la hiérarchie des êtres établi par Tempels, indiquez le degré qu’occupent « les vivants sur terre ».
Dans La Philosophie bantoue (Placide Tempels), la hiérarchie des êtres est organisée en degrés de force vitale :
Dieu → source suprême de la force vitale.
Les ancêtres / esprits → intermédiaires entre Dieu et les vivants.
Les vivants sur terre (hommes, animaux, plantes) → ils participent directement à la vie terrestre.
Les objets inanimés → dotés d’une force moindre.
Les substances sans force vitale → degré le plus bas.
👉 Ainsi, les vivants sur terre occupent le troisième degré dans cette hiérarchie
4.Indiquez le schéma qui représente correctement la première figure du syllogisme régulier.
Dans l’image que tu as fournie, le schéma 1 montre :
T — M (équivalent de M — P)
M — t (équivalent de S — M)
t — T (équivalent de S — P)
👉 Ce schéma respecte parfaitement la structure de la première figure du syllogisme régulier, où le terme moyen (M) est le pivot entre les deux prémisses.
5.Indiquez la proposition qui définit correctement « la sensation » en psychologie.
En psychologie, la sensation désigne :
Un phénomène psycho-physiologique, c’est-à-dire à la fois physique (stimulation d’un organe sensoriel) et psychique (prise de conscience de cette stimulation).
Elle est provoquée par l’excitation d’un récepteur sensoriel : œil, oreille, peau, nez, langue…
C’est le premier niveau de contact avec le monde extérieur, avant toute interprétation ou organisation mentale (qui relèvent de la perception).
Exemples :
Voir une lumière → stimulation des photorécepteurs dans l’œil.
Entendre un son → vibration captée par les cellules ciliées de l’oreille.
6.Considérant le carré logique apuléen, la lettre E signifie une proposition :
Dans le carré logique apuléen (hérité d’Aristote et systématisé par Apulée), les quatre types de propositions catégoriques sont représentées par des lettres :
A : Universelle affirmative → « Tous les S sont P »
E : Universelle négative → « Aucun S n’est P »
I : Particulière affirmative → « Certains S sont P »
O : Particulière négative → « Certains S ne sont pas P »
👉 Ainsi, la lettre E correspond à une proposition universelle négative.
7.Selon Jean Paul Sartre, « l’être pour autrui » se définit comme un :
Chez Jean‑Paul Sartre, dans L’Être et le Néant :
L’être‑pour‑autrui désigne la manière dont l’homme est perçu par les autres.
Le regard d’autrui transforme le sujet en objet, en « chose » : je ne suis plus seulement conscience libre (être‑pour‑soi), mais je deviens ce que l’autre voit de moi.
Exemple : lorsque je suis surpris en train d’espionner par le trou d’une serrure, je prends conscience de moi comme objet du regard d’autrui.
Ainsi, l’être‑pour‑autrui est marqué par la tension entre ma liberté et la réduction que l' autre opère sur moi.
8.Indiquez le système philosophique qui est une pratique de la réhabilitation de l’existence individuelle.
L’existentialisme est un courant philosophique qui met au centre l’existence individuelle.
Il réhabilite l’idée que l’homme existe d’abord comme être concret, avant toute essence ou définition abstraite.
Chaque individu est libre, responsable et doit donner lui-même un sens à sa vie.
Ce système philosophique est donc une pratique de la réhabilitation de l’existence individuelle, en opposition aux doctrines qui privilégient l’universel ou les essences fixes.
9.Vous référant à la hiérarchie des êtres établi par Tempels, indiquez le degré qu’occupent « les ancêtres fondateurs du clan ».
Dans la hiérarchie des êtres établie par Placide Tempels (La Philosophie bantoue), les degrés de force vitale sont organisés ainsi :
Dieu → source suprême de la force vitale.
Les ancêtres fondateurs du clan → ils transmettent et protègent la force vitale des vivants.
Les vivants sur terre → hommes, animaux, plantes.
Les objets inanimés → dotés d’une force moindre.
Les substances sans force vitale → degré le plus bas.
👉 Les ancêtres fondateurs du clan occupent donc le deuxième degré dans cette hiérarchie.
10.Indiquez la proposition qui définit correctement « l’instinct » en psychologie.
En psychologie, l’instinct se définit comme :
Une disposition naturelle et permanente, inscrite dans l’organisme.
Il s’agit d’un comportement inné, non appris, qui pousse l’individu à agir d’une certaine manière pour assurer sa survie ou son adaptation.
Exemples : l’instinct de conservation, l’instinct maternel, l’instinct de fuite face au danger.
11.Considérant le carré logique apuléen, la lettre I signifie une proposition :
Dans le carré logique apuléen (hérité d’Aristote et systématisé par Apulée), les quatre types de propositions catégoriques sont :
A : Universelle affirmative → « Tous les S sont P »
E : Universelle négative → « Aucun S n’est P »
I : Particulière affirmative → « Certains S sont P »
O : Particulière négative → « Certains S ne sont pas P »
👉 La lettre I correspond donc à une proposition particulière affirmative.
12.Du point de vue psychologique, la perception se définit comme une :
En psychologie :
La perception est une activité cognitive de l’esprit qui organise et interprète les sensations reçues par les organes sensoriels.
Elle ne se limite pas à recevoir une impression (sensation), mais implique une construction mentale : donner du sens, reconnaître, comparer, interpréter.
Exemple : voir une forme lumineuse (sensation) et reconnaître que c’est une lampe (perception).
13.Pour Gabriel Marcel, « reconnaitre un mystère » c’est :
Pour Gabriel Marcel (philosophe existentialiste chrétien) :
Le mystère n’est pas un problème à résoudre, mais une réalité à reconnaître et à vivre.
« Reconnaître un mystère » signifie admettre qu’il existe, qu’il dépasse l’entendement rationnel et qu’il ne peut être réduit à une explication technique ou scientifique.
Le mystère est lié à des dimensions profondes de l’existence humaine : l’amour, la fidélité, la présence, la communion.
14.Indiquez deux tenants du mouvement existentialiste en France.
En France, les deux grands représentants de l’existentialisme sont :
Jean‑Paul Sartre → existentialisme athée, insistant sur la liberté radicale et la responsabilité de l’homme.
Gabriel Marcel → existentialisme chrétien, mettant l’accent sur le mystère de l’existence, la fidélité, la présence et la transcendance.
👉 Ces deux penseurs incarnent les deux versants majeurs de l’existentialisme français : l’un sans Dieu (Sartre), l’autre avec Dieu (Marcel).
15.Indiquez le type d’opposition qui existe entre A et I dans le carré logique apuléen.
Dans le carré logique apuléen :
A = Universelle affirmative → « Tous les S sont P »
I = Particulière affirmative → « Certains S sont P »
👉 La relation entre A et I est une subalternation :
Si la proposition A est vraie (« Tous les S sont P »), alors la proposition I est nécessairement vraie (« Certains S sont P »).
Mais si I est vraie, cela ne garantit pas que A soit vraie.
16.Indiquez la conclusion qui est autorisée par les prémisses suivantes :« Tout mammifère est vivipare. Or aucune baleine n’est vivipare. Donc :
On a deux prémisses :
Tout mammifère est vivipare. → Cela signifie : si un être est mammifère, alors il est vivipare.
Aucune baleine n’est vivipare. → Cela signifie : les baleines ne possèdent pas la propriété d’être vivipares.
👉 Conclusion logique :
Si toutes les baleines ne sont pas vivipares, elles ne peuvent pas être des mammifères (car être mammifère implique nécessairement être vivipare).
Donc : Aucune baleine n’est mammifère.
17.Considérant le syllogisme suivant : Aucun professeur n’est parfait. Or quelques hommes sont parfaits. Donc quelques hommes ne sont pas professeurs ». Indiquez la série qui renferme la figure et le mode correspondants.
Un syllogisme se compose de deux prémisses et d’une conclusion. Ici :
Majeure : Aucun professeur n’est parfait. → Forme : E (universelle négative).
Mineure : Quelques hommes sont parfaits. → Forme : I (particulière affirmative).
Conclusion : Quelques hommes ne sont pas professeurs. → Forme : O (particulière négative).
👉 Structure : EIO.
18.Pour Gabriel Marcel, « éprouver un mystère » c’est :
Chez Gabriel Marcel :
Le mystère n’est pas un problème à résoudre par la raison, mais une réalité vécue.
« Éprouver un mystère » signifie le ressentir dans l’expérience existentielle, par exemple dans l’amour, la fidélité, la présence ou la communion.
Ce n’est pas simplement l’admettre (option a), ni le comprendre intellectuellement (option b), mais le vivre intérieurement.
19.Indiquez deux tenants de l’idéalisme en France.
L’idéalisme en France a été représenté notamment par :
Charles Renouvier → philosophe néo‑criticiste, il a défendu un idéalisme fondé sur la liberté et la responsabilité morale.
Octave Hamelin → philosophe idéaliste, auteur de Le système de Descartes, il a prolongé la tradition idéaliste en insistant sur la structure rationnelle de l’univers.
👉 Ces deux penseurs sont donc des tenants de l’idéalisme français.
20.Indiquez le type d’opposition qui existe entre A et 0 dans le carré logique apuléen.
Dans le carré logique apuléen :
A = Universelle affirmative → « Tous les S sont P »
O = Particulière négative → « Certains S ne sont pas P »
👉 La relation entre A et O est une contradiction :
Si A est vraie (« Tous les S sont P »), alors O est nécessairement fausse (« Certains S ne sont pas P »).
Si O est vraie, alors A est nécessairement fausse.
Elles ne peuvent jamais être vraies ensemble, mais elles peuvent être fausses ensemble (si, par exemple, certains S sont P et certains ne le sont pas).
21.Indiquez la conclusion qui est autorisée par les prémisses suivantes :« Quelques vivipares sont mammifères. Or toutr vivipare est baleine. Donc :
Première prémisse : « Quelques vivipares sont mammifères. » → Cela signifie qu’il existe au moins certains vivipares qui appartiennent à la classe des mammifères.
Deuxième prémisse : « Tout vivipare est baleine. » → Cela signifie que la totalité des vivipares est incluse dans la classe des baleines.
Conclusion logique :
Puisque quelques vivipares sont mammifères, et que tous les vivipares sont des baleines, alors ces vivipares qui sont mammifères sont aussi des baleines.
Donc : Quelques baleines sont mammifères.
22.Indiquez l’élement primordial dans le système cosmogonique d’Héraclite.
Dans le système cosmogonique d’Héraclite :
L’élément primordial est le feu, symbole du devenir et du changement perpétuel.
Pour lui, tout est en mouvement (« panta rhei » = tout s’écoule).
Le feu représente la transformation constante de la réalité : il consume, se renouvelle et illustre l’idée que rien n’est fixe.
23.Le démon dont Socrate fait référence dans de multiples dialogues de Platon obéît à :
Dans les dialogues de Platon, Socrate fait référence à son « démon » (daimonion).
Ce n’est pas un esprit qui lui dicte ce qu’il doit faire, mais une voix intérieure qui intervient pour l’empêcher de commettre une erreur ou une action mauvaise.
Autrement dit, ce démon agit comme une force de dissuasion, un avertissement intérieur qui le détourne de certaines décisions.
24.TEXTE.
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Pour Sartre, les rapports avec autrui sont viciés à cause de :
Dans Huis-clos et plus largement dans la pensée de Jean‑Paul Sartre :
Les rapports avec autrui sont marqués par une lutte constante pour le positionnement.
Le regard de l’autre me transforme en objet, limite ma liberté et menace mon autonomie.
Chacun cherche à s’affirmer comme sujet, mais ce désir d’affirmation entraîne une tension permanente : je veux être reconnu sans être réduit, tandis qu’autrui veut la même chose.
C’est cette lutte existentielle qui vicie les rapports humains, et qui conduit Sartre à dire : « L’enfer, c' est les autres».
25.TEXTE.
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Considérant cette phrase : « Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui ». Indiquez l’affirmation qui affirme correctement le sens sartrien du mot « autrui ».
Chez Jean‑Paul Sartre, dans L’Être et le Néant :
Autrui est un sujet, comme moi, mais son regard me transforme en objet.
Ce regard limite ma liberté, me « fige » et m’aliène, car je ne suis plus seulement conscience libre mais aussi ce que l’autre voit de moi.
C’est cette expérience qui fait dire à Sartre que « ma liberté est menacée par autrui » et qui conduit à la célèbre formule : « L’enfer, c’est les autres ».
26.Considérant ce carré logique élargi en hexagone logique, les termes EAY constituent :
L’hexagone logique, proposé par Robert Blanché, est une extension du carré logique d’Aristote. Il introduit deux nouveaux points :
Y = conjonction de I (particulière affirmative) et O (particulière négative)
U = disjonction de A (universelle affirmative) et E (universelle négative)
Dans ce schéma élargi :
Les points E, A et Y forment une triade de contraires :
E : Aucun S n’est P (universelle négative)
A : Tous les S sont P (universelle affirmative)
Y : Certains S sont P et certains S ne sont pas P (conjonction de I et O)
Ces trois propositions ne peuvent pas être vraies ensemble, mais peuvent être fausses ensemble, ce qui caractérise une relation de contrariété élargie.
27.Indiquez le ténor Congolais du courant idéologique de la philosophie africaine.
Tshiamalenga Ntumba est reconnu comme un ténor congolais du courant idéologique de la philosophie africaine.
Il est docteur en philosophie et en théologie, et a enseigné à la Faculté catholique de Kinshasa.
Il a contribué à la réflexion sur l’identité africaine, la philosophie bantu, et les fondements communautaires de la pensée africaine.
Son œuvre s’inscrit dans le courant de la philosophie africaine contemporaine, cherchant à valoriser les traditions et les langues africaines dans la construction du savoir philosophique.
28.Indiquez l’élement primordial dans le système cosmogonique de Thalès de Milet.
Dans le système cosmogonique de Thalès de Milet (philosophe présocratique, VIᵉ siècle av. J.-C.) :
L’élément primordial est l’eau.
Pour lui, tout provient de l’eau et tout y retourne.
L’eau est principe de vie, de mouvement et de transformation.
Cette idée s’appuie sur l’observation : l’eau est indispensable à la vie, elle peut se transformer (liquide, solide, vapeur) et elle nourrit la terre.
29.Le démon dont Socrate fait référence dans de multiples dialogues de Platon empêche :
Dans les dialogues de Platon, Socrate évoque son « démon » (daimonion) :
Ce n’est pas une force créatrice ni une intuition humaine, mais une voix intérieure qui intervient pour l’empêcher de se tromper ou de poser un acte mauvais.
Le démon socratique agit donc comme une force de dissuasion contre l’erreur, en lui interdisant certaines actions, mais jamais en lui dictant ce qu’il doit faire .
30.TEXTE.
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Pour Sartre, l’expression « autrui » représente :
a. L’échec de la communication → conséquence possible, mais pas la définition d’« autrui ».
b. L’enfer → trop vague, c’est une métaphore.
c. L’enfer, c’est les autres → formule célèbre, mais c’est une conclusion, pas la définition.
d. La lutte pour le positionnement → effet des rapports avec autrui, pas sa définition.
e. Le sujet pensant → correspond à ce que Sartre dit : autrui est un sujet de même que moi, doté de conscience et de liberté, mais dont le regard m’aliène.
👉 Donc, parmi les assertions données, la réponse correcte est bien e. Le sujet pensant.
31.TEXTE.
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Considérant cette phrase : « Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui ».
Indiquez l’affirmation qui affirme correctement le sens sartrien du mot « liberté ».
Chez Jean‑Paul Sartre, la liberté est au cœur de l’existence humaine :
Je suis libre de me définir par mes actes.
Mais cette liberté est menacée par autrui, car son regard me transforme en objet, me « fige » et limite mon autonomie.
Ainsi, dans le texte cité (Huis‑clos), Sartre montre que la présence d’autrui aliène ma liberté, car je ne suis plus seulement conscience libre, mais aussi ce que l’autre voit de moi.
32.Indiquez le ténor Congolais du courant ethnophilosophique de la philosophie africaine.
Dans la classification des courants de la philosophie africaine contemporaine :
Le courant ethnophilosophique consiste à recueillir et systématiser les croyances, mythes et traditions africaines pour les présenter comme une philosophie collective.
En République Démocratique du Congo, le ténor de ce courant est Elungu Pene Elungu, qui a travaillé sur la mise en valeur des traditions et de la pensée africaine à travers une approche ethnophilosophique.
33.Indiquez l’élement primordial dans le système cosmogonique d’Anaximène.
Dans le système cosmogonique d’Anaximène (philosophe présocratique, VIᵉ siècle av. J.-C.) :
L’élément primordial est l’air (pneuma).
Il considère que l’air, par ses transformations (rarefaction et condensation), engendre tous les autres éléments :
L’air raréfié devient feu.
L’air condensé devient vent, puis nuage, eau, terre et pierre.
L’air est donc le principe vital et cosmique, à la fois matériel et animé.
34.Le démon dont Socrate fait référence dans de multiples dialogues de Platon symbolise :
Dans les dialogues de Platon, Socrate évoque son « démon » (daimonion) :
Ce n’est pas une force créatrice ni une méthode de raisonnement, mais une voix intérieure.
Elle ne lui dit jamais ce qu’il doit faire, mais intervient uniquement pour l’empêcher de commettre une erreur ou une action mauvaise.
Le démon socratique est donc une force de dissuasion, un avertissement intérieur qui détourne Socrate de certaines décisions.
35.TEXTE.
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Pour Sartre, la dépendance aliénante à l’égard d’autrui est parfaitement exprimée par :
Dans Huis‑clos, Jean‑Paul Sartre exprime que :
La présence d’autrui menace ma liberté, car son regard m’aliène et me réduit à un objet.
Cette dépendance aliénante est résumée par la célèbre formule : « L’enfer, c’est les autres ».
Autrui devient une source de conflit existentiel, car je dépends de lui pour être reconnu, mais cette reconnaissance me prive de mon autonomie.
36.TEXTE
Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui – qui existe comme sujet de même que moi – par son regard qui me ravale au niveau des choses ou me néantise …. Donc l’enfer, c’est les autres.
(J.P. Sartre, Huis-clos).
Considérant cette phrase : « Ma liberté est constamment menacée par la présence d’autrui ».
Indiquez l’affirmation qui affirme correctement le sens sartrien du mot « salaud ».
Chez Jean‑Paul Sartre, le terme « salaud » désigne celui qui refuse d’assumer sa liberté et celle des autres :
Le « salaud » vit dans la mauvaise foi, en se cachant derrière des excuses ou des rôles sociaux.
Il réduit autrui à une chose utilisable, un objet, au lieu de le reconnaître comme sujet libre.
Ce comportement nie la réciprocité de la liberté et conduit à l’aliénation des rapports humains.
37.Indiquez le ténor Congolais du courant critique de la philosophie africaine.
Dans la classification des courants de la philosophie africaine contemporaine :
Le courant critique vise à dépasser l’ethnophilosophie en la questionnant et en la soumettant à une analyse rationnelle et scientifique.
En République Démocratique du Congo, le ténor de ce courant est Ngoma Binda, philosophe qui a travaillé sur la critique des approches traditionnelles et sur la nécessité d’une philosophie africaine rigoureuse et autonome.
38.Indiquez le philosophe qui est considéré comme le fondateur de la logique.
Aristote (384‑322 av. J.-C.) est considéré comme le fondateur de la logique.
Il a systématisé les règles du raisonnement dans son œuvre appelée l’Organon, où il expose les principes du syllogisme.
Sa logique est restée la référence pendant plus de 2000 ans, jusqu’à l’apparition de la logique moderne au XIXᵉ siècle.
39.Le principe auquel s’applique l’énoncé suivant : « Un être est considéré par rapport aux autres êtres » est dit :
Le principe de raison suffisante (formulé par Leibniz) affirme que :
Rien n’existe ou ne se produit sans qu’il y ait une raison suffisante qui explique son existence ou son état.
Ainsi, « un être est considéré par rapport aux autres êtres » signifie qu’il ne peut être compris isolément, mais toujours en lien avec une cause, une justification ou une relation.
Ce principe est fondamental en métaphysique et en logique, car il établit que tout phénomène doit avoir une explication.
40.Considérant la hiérarchie des êtres établie par Porphyre :
Porphyre, philosophe néoplatonicien, a développé une arborescence logique appelée l’arbre de Porphyre, qui classe les êtres du plus général au plus particulier :
Genre suprême → Substance
Genre éloigné → Animé / Inanimé
Genre intermédiaire → Vivant / Non vivant
Genre prochain → Animal / Végétal
Espèce → Homme / Cheval / etc.
Individu → Makaba, Socrate, etc.
Dans cette hiérarchie :
Le terme « animal » est un genre intermédiaire ou prochain, mais il s’inscrit sous le genre éloigné : animé ou inanimé.
Donc, l’animal est un genre éloigné par rapport à l’espèce humaine, et il est animé, par opposition à l’inanimé.
41.Indiquez le philosophe qui est considéré comme le père du rationalisme moderne.
René Descartes (1596–1650) est considéré comme le père du rationalisme moderne.
Il fonde sa philosophie sur le doute méthodique et la raison comme source principale de toute connaissance.
Sa célèbre formule « Cogito, ergo sum » (« Je pense, donc je suis ») illustre cette approche.
Il rejette les connaissances fondées sur les sens ou la tradition, et cherche des vérités claires et distinctes par la pensée pure.
Sa méthode cartésienne a influencé toute la philosophie moderne et les sciences exactes.
42.Le principe auquel s’applique l’énoncé suivant : « Une chose est ou n’est pas » est dit :
Le principe du tiers exclu (ou principe de non‑alternative) affirme que :
Une proposition est soit vraie, soit fausse, il n’existe pas de troisième possibilité.
Formulé autrement : « Une chose est ou n’est pas ».
C’est l’un des grands principes de la logique classique, aux côtés de l’identité, de la contradiction et de la raison suffisante.
43.Considérant la hiérarchie des êtres établie par Porphyre : Indiquez le type de genre qui convient au corps.
Le corps est un genre éloigné dans l’arbre de Porphyre, distinguant animé/inanimé.
44.Indiquez le philosophe qui est considéré comme le père de la philosophie occidentale.
Père de la philosophie occidentale : il fonde la pensée morale et le questionnement rationnel par le dialogue.
45.Le principe auquel s’applique l’énoncé suivant : « Ce qui est est » est dit :
Le principe d’identité affirme que :
« Ce qui est est » ou encore « A est A ».
Chaque être ou chaque proposition est identique à elle‑même et ne peut être autre chose que ce qu’elle est.
C’est l’un des quatre grands principes de la logique classique, posé comme fondement de toute pensée rationnelle.
46.Considérant la hiérarchie des êtres établie par Porphyre : Indiquez le type de genre qui convient à la substance.
La substance est le genre suprême, car elle englobe tout ce qui existe, qu’il soit corporel (matériel) ou incorporel (immatériel, comme l’âme ou l’esprit).
47.Indiquez l’oeuvre d’Henri Bergson.
Henri Bergson, philosophe français du début du XXᵉ siècle, est célèbre pour sa pensée sur le temps vécu, la durée, et l’élan vital. Son œuvre majeure est L’évolution créatrice (1907), dans laquelle il développe :
La notion d’élan vital comme force dynamique de la vie.
Une critique du mécanisme et du finalisme dans l’explication de l’évolution.
Une vision intuitive et spirituelle du vivant, opposée à la rationalité figée.
48.Indiquez les diagrammes de Venn qui représentent correctement la proposition O : « Quelque A n’est pas B ».
La proposition O en logique classique (dans le carré logique d’Aristote) signifie : 👉 « Quelque A n’est pas B », c’est-à-dire il existe au moins un élément de A qui n’appartient pas à B.
49.Indiquez le philosophe qui a rejeté l’opposition statique et dynamique établie par Tempels entre les bantous et l’occident.
Le philosophe belge Franz Crahay est celui qui a rejeté l’opposition entre pensée statique (occidentale) et pensée dynamique (bantoue) telle qu’établie par Placide Tempels dans La philosophie bantoue.
Tempels affirmait que les Bantous ont une ontologie dynamique, fondée sur la force vitale, tandis que l’Occident aurait une ontologie statique, fondée sur l’être.
Crahay critique cette dichotomie, qu’il juge simpliste et essentialiste, et remet en question la validité scientifique de l’ethnophilosophie.
Il défend une approche plus rigoureuse et critique, refusant de réduire les cultures à des oppositions figées.
50.En terme littéraire, « l’être en soi » de Jean Paul Sartre est :
Dans L’Être et le Néant (1943), Jean‑Paul Sartre distingue :
L’être en soi : ce qui existe indépendamment de la conscience, les choses, le monde matériel.
Cet être est plein, massif, sans justification, il est simplement là.
Sartre le qualifie de « de trop », car il existe sans raison, sans nécessité, et impose son absurdité à la conscience humaine.
👉 Littérairement, « l’être en soi » est donc de trop, une présence brute et injustifiée.
51.Indiquez l’école fondée par Parménide.
Parménide, philosophe grec du Ve siècle av. J.-C., est le fondateur de l’École éléate, du nom de la cité d’Élée en Italie du Sud.
Cette école est connue pour sa réflexion sur l’être et le rejet du changement et du devenir.
Parménide affirme que « l’être est, le non‑être n’est pas », posant ainsi les bases de la métaphysique occidentale.
Ses disciples incluent Zénon d’Élée, célèbre pour ses paradoxes.
52.Indiquez la règle du syllogisme de la deuxième figure « prae – prae ».
Dans la deuxième figure du syllogisme (prae–prae), les deux prémisses placent le terme moyen en prédicat.
Pour que la conclusion soit valide, la majeure doit être universelle.
De plus, au moins une des prémisses doit être négative, sinon la conclusion ne peut pas être correctement déduite.
👉 C’est la règle fondamentale qui garantit la validité des syllogismes de la deuxième figure
53.En terme de logique, « l’être en soi » de Jean Paul Sartre est :
Dans L’Être et le Néant (1943), Jean‑Paul Sartre distingue :
L’être en soi : ce qui existe indépendamment de la conscience, les choses, le monde matériel.
Cet être est plein, massif, sans justification. Il est contingent, c’est‑à‑dire qu’il existe sans nécessité, il aurait pu ne pas exister.
Sartre insiste sur le fait que l’« en soi » est donné, brut, sans raison d’être, et c’est cette contingence qui le caractérise en logique et en métaphysique.
54.Indiquez l’école fondée par Aristote.
Aristote (384–322 av. J.-C.) fonde le Lycée à Athènes vers 335 av. J.-C.
C’est une école philosophique et scientifique où il enseignait en se promenant, d’où le nom de péripatéticiens donné à ses disciples.
Le Lycée se distingue par son approche empirique et systématique, couvrant la logique, la métaphysique, la biologie, l’éthique et la politique.
55.Indiquez la règle du syllogisme de la figure « sub – prae ».
Dans la figure sub–prae du syllogisme :
Le terme moyen est sujet dans la majeure et prédicat dans la mineure.
Pour que la conclusion soit valide, il faut que :
La majeure soit universelle (afin de bien englober le terme moyen).
La mineure soit affirmative (pour établir correctement la relation avec le terme extrême).
👉 C’est la règle spécifique qui assure la validité des syllogismes de cette figure
56.En terme d’ontologie, « l’être en soi » de Jean Paul Sartre est :
Dans son œuvre L’Être et le Néant (1943), Jean‑Paul Sartre distingue deux formes d’être :
L’être en soi : ce qui existe indépendamment de la conscience, le monde des choses.
Cet être est plein, massif, brut, il existe sans raison ni nécessité.
Ontologiquement, Sartre le qualifie de contingent, car il aurait pu ne pas exister et n’a pas de justification intrinsèque.
👉 En logique et en ontologie, la caractérisation correcte est donc contingent
57.Indiquez l’école fondée par Platon.
Platon (427–347 av. J.-C.) fonde l’Académie à Athènes vers 387 av. J.-C.
C’est la première grande école philosophique organisée de l’Occident.
Elle tire son nom du jardin consacré au héros Academos, où Platon enseignait.
L’Académie a formé de nombreux disciples, dont Aristote, avant qu’il ne fonde son propre Lycée.
58.Indiquez la règle du syllogisme de la quatrième figure « prae – sub ».
Dans la quatrième figure du syllogisme (prae–sub) :
Le terme moyen est prédicat dans la majeure et sujet dans la mineure.
Pour que la conclusion soit valide, il faut que :
La mineure soit affirmative (afin d’établir correctement la relation avec le terme extrême).
La conclusion soit particulière, car cette figure ne permet pas de tirer une conclusion universelle.
👉 C’est la règle spécifique qui assure la validité des syllogismes de la quatrième figure.