Question 1
1.La métaphysique comme sous-branche de la philosophie ayant pour objet l’étude de « l’être en tant qu’être » :
La métaphysique, selon Aristote, est la branche de la philosophie qui étudie « l’être en tant qu’être » (to on hê on).
Elle s’intéresse aux principes premiers et aux causes fondamentales de la réalité.
Autrement dit, elle cherche à comprendre ce qui fonde l’existence, au‑delà des phénomènes particuliers étudiés par les sciences.
Exemple : la question de l’origine du monde, de la substance, ou de la cause première (le « moteur immobile » chez Aristote)
2.Indiquez le philosophe auquel s’applique cette brève biographie : « Fils d’une sage-femme appelée Phénarète, il se donna totalement à la philosophie à l’âge de 40 ans ».
Socrate (470–399 av. J.-C.) était fils de Phénarète, une sage‑femme, et de Sophronisque, tailleur de pierres.
Il ne se consacra pleinement à la philosophie qu’à l’âge de 40 ans, après avoir exercé divers métiers et participé à la vie publique d’Athènes.
Sa mission philosophique était de convertir moralement ses concitoyens, en les amenant à réfléchir sur la vertu, la justice et le bonheur.
Sa méthode, la maïeutique, consistait à « accoucher les esprits » par le dialogue, en aidant chacun à découvrir la vérité en lui-même.
3.Pour renforcer sa vie chaque jour, le muntu recourt parfois au fétiche considéré comme :
Dans la pensée traditionnelle africaine, le fétiche est un objet matériel (statue, pierre, amulette, etc.) auquel on attribue un pouvoir surnaturel.
Ce pouvoir est lié à un esprit ou une force invisible qui habite l’objet.
Le muntu (l’homme africain) y recourt pour renforcer sa vie quotidienne, obtenir protection, attirer la chance ou conjurer le mal.
Le fétiche est donc perçu comme un support concret de la relation entre l’homme et les forces spirituelles.
4.Dans le jugement « Tout Congolais est noir », le sujet est :
Dans le jugement « Tout Congolais est noir » :
Le quantificateur « Tout » indique que l’énoncé porte sur l’ensemble des Congolais.
Le sujet est donc universel, car il englobe tous les individus d’une classe sans exception.
Exemple :
Universel affirmatif : « Tout homme est mortel. »
Particulier affirmatif : « Quelques hommes sont sages. »
Universel négatif : « Aucun homme n’est parfait.»
5.La division traditionnelle de la philosophie se présente de la manière suivante :
La division traditionnelle de la philosophie, héritée d’Aristote et reprise dans l’enseignement classique, se présente ainsi :
La logique : science du raisonnement correct, des règles de la pensée.
La psychologie : étude de l’âme et des facultés humaines (dans la tradition ancienne, avant de devenir une discipline autonome).
La métaphysique : étude de l’être en tant qu’être, des causes premières et des principes fondamentaux.
La morale (ou éthique) : étude de la conduite humaine, du bien et du mal, de la vertu et du bonheur.
6.« Tout homme est bon » est une proposition :
Dans la proposition « Tout homme est bon » :
Le quantificateur « Tout » indique que le jugement porte sur l’ensemble des hommes → c’est universel.
Le prédicat « est bon » est une affirmation → c’est affirmatif.
Donc, la proposition est universelle affirmative.
7.Au sens étymologique du terme, la philosophie peut se définir comme l’amour de la sagesse. Dans ce contexte, elle :
Philosophie vient du grec philo (amour) et sophia (sagesse).
Au sens étymologique, elle se définit comme l’amour de la sagesse.
Dans ce contexte, le philosophe est vu comme un ami de la sagesse, animé par le désir de contempler et comprendre les lois de l’univers.
Cette définition insiste sur la dimension contemplative et spéculative de la philosophie, avant ses applications pratiques ou critiques
8.Indiquez le philosophe auquel s’applique cette brève biographie : « Il a fait ses études philosophiques au collège de la Flèche des Jésuites où il fut apprécié par ses maîtres, mais il sera déçu de l’enseignement scolastique qui n’aboutit, selon lui à aucune vérité ».
René Descartes (1596–1650) fit ses études au Collège de La Flèche, dirigé par les Jésuites, de 1604 à 1612.
Il y reçut une formation scolastique (inspirée d’Aristote et de la théologie médiévale).
Bien qu’apprécié par ses maîtres, il fut déçu par cet enseignement, qu’il jugeait incapable de conduire à une vérité indubitable.
Cette insatisfaction le poussa à développer sa propre méthode philosophique, fondée sur le doute méthodique et la recherche de certitudes.
Sa formule célèbre « Je pense, donc je suis » (Cogito, ergo sum) illustre cette quête de vérité universelle et indiscutable.
9.L’animisme comme un des moyens que le muntu peut employer pour accroitre sa vie est :
L’animisme est une croyance traditionnelle selon laquelle tous les éléments de la nature (arbres, rivières, montagnes, animaux, vents, etc.) sont habités par des esprits.
Pour le muntu (l’homme africain), cette vision du monde permet de renforcer sa vie en entrant en relation avec ces forces invisibles, en les respectant ou en les invoquant.
L’animisme est donc une manière de reconnaître que la nature est vivante et spirituelle, et que l’homme doit composer avec ces forces pour son équilibre et sa protection.
10.Les sous-branches de la métaphysique particulière sont :
La métaphysique particulière est une subdivision de la métaphysique qui s’intéresse aux aspects spécifiques de l’être. Ses sous‑branches sont :
La psychologie : étude de l’âme et des facultés spirituelles de l’homme.
L’ontologie : étude de l’être en général et de ses propriétés fondamentales.
La théodicée : réflexion philosophique sur Dieu, son existence et ses attributs.
👉 Ces trois domaines constituent les sous‑branches classiques de la métaphysique particulière.
11.La logique est une science qui permet à l’homme de raisonner de façon juste et cohérente. Elle étudie :
La logique est la science normative de la pensée.
Elle ne s’intéresse pas au contenu des idées (comme la psychologie ou la métaphysique), mais à la forme du raisonnement.
Son rôle est de déterminer les règles qui permettent à l’homme de raisonner correctement, de distinguer le vrai du faux, et d’éviter les contradictions.
Exemple : les lois de la logique classique (principe de non‑contradiction, principe du tiers exclu, principe d’identité).
12.Indiquez la proposition qu’occupent les ancêtres-fondateurs du clan selon Tempels.
Selon Placide Tempels, dans sa célèbre œuvre La Philosophie bantoue :
Les ancêtres-fondateurs du clan occupent la première proposition dans la hiérarchie des forces vitales.
Ils sont considérés comme les sources originelles de la vie et de la force du groupe.
Leur rôle est fondamental car ils transmettent la vitalité et assurent la continuité du clan à travers les générations
13.Indiquez la conclusion qui convient au syllogisme suivant : « Aucun intelligent n’est vivant, or tout homme est intelligent, donc :
Premisse majeure : Aucun intelligent n’est vivant. → Cela signifie qu’il n’existe aucun être qui soit à la fois intelligent et vivant.
Premisse mineure : Tout homme est intelligent. → Tous les hommes appartiennent à la catégorie des « intelligents ».
Conclusion : Puisque tout homme est intelligent, et qu’aucun intelligent n’est vivant, il s’ensuit que aucun homme n’est vivant.
14.La théodicée, d’après ARISTOTE, est la partie la plus haute de la Philosophie. Elle étudie :
La théodicée est une sous‑branche de la métaphysique particulière.
D’après Aristote et la tradition philosophique classique, elle est considérée comme la partie la plus haute de la philosophie, car elle s’intéresse à ce qu’il y a de plus sublime : Dieu, l’Être Suprême, ses attributs et son existence.
Elle cherche à démontrer rationnellement l’existence de Dieu et à expliquer son rôle comme cause première et fondement de l’univers.
15.La métaphysique est une sous-branche de la philosophie. Elle étudie :
La métaphysique est une branche fondamentale de la philosophie.
Elle s’intéresse à l’être en tant qu’être, c’est‑à‑dire à ce qui constitue l’essence des choses et la réalité profonde de tout ce qui existe.
Elle cherche à comprendre les principes premiers et les causes fondamentales qui expliquent l’existence et la structure du monde.
Exemple : les questions sur l’origine du monde, la substance, la cause première ou encore la nature de l’âme relèvent de la métaphysique.
16.Indiquez la proposition qui définit correctement l’intuition psychologique. (EXETAT 2018) a. La découverte immédiate des rapports entre les choses.
L’intuition psychologique se définit comme la perception directe et immédiate des phénomènes de la conscience.
Elle permet de saisir sans raisonnement les états intérieurs (pensées, émotions, désirs, sensations mentales).
Exemple : prendre conscience immédiatement que l’on est joyeux, inquiet ou concentré, sans passer par une analyse logique.
17.Selon Sartre l’altruisme signifie :
Pour Jean-Paul Sartre, dans sa philosophie existentialiste, l’altruisme est compris comme une attitude où l’homme, au lieu de reconnaître autrui comme une liberté, le réduit à une chose (chosification).
Autrui est alors perçu non pas comme un sujet libre, mais comme un objet manipulable ou instrumentalisé.
Cette conception s’inscrit dans la réflexion sartrienne sur les rapports humains, marqués par le conflit entre libertés (exemple : la célèbre formule « l’enfer, c’est les autres » dans Huis clos).
18.Indiquez la proposition qui incarne la pensée philosophique de Jean Paul Sartre.
Pour Jean‑Paul Sartre, philosophe existentialiste, l’existence précède l’essence : l’homme n’est pas défini d’avance, il se construit par ses choix et ses projets.
L’existence humaine est donc :
Refus d’être objet → l’homme refuse d’être réduit à une chose (en‑soi), car il est une conscience libre (pour‑soi).
Projet → l’homme se définit par ses actions et ses engagements, il est toujours en devenir.
Cette idée incarne la pensée sartrienne : l’homme est une liberté en situation, responsable de donner sens à sa vie.
19.Le philosophe qui a énoncé que « l’homme était un être qui n’a pas une essence préétablie et qui se constitue par ses choix » est :
Jean‑Paul Sartre, philosophe existentialiste, a affirmé que « l’existence précède l’essence ».
Cela signifie que l’homme n’a pas une essence préétablie (pas de nature fixe ou prédéterminée).
Au contraire, il se constitue par ses choix et ses actions : chaque individu définit ce qu’il est en exerçant sa liberté.
L’homme est donc un projet en devenir, responsable de donner sens à sa vie.
20.Considérant la méthode de la science et celle de la philosophie, indiquez la proposition qui incarne la différence entre les deux.
La science se fonde sur la méthode expérimentale : observation, hypothèse, expérimentation, vérification. Elle cherche à expliquer les phénomènes de manière mesurable et reproductible.
La philosophie, quant à elle, procède par réflexion critique et rationnelle. Elle interroge les fondements, les principes et le sens du réel, au‑delà de ce qui est directement observable.
Exemple :
La science peut expliquer comment fonctionne la gravité.
La philosophie réfléchit sur pourquoi il existe une loi universelle qui ordonne le cosmos.
21.Indiquez la proposition qui représente exactement les diagrammes ci-contre :
Le diagramme montre deux ensembles :
Un cercle B
Un cercle C
Une zone d’intersection contenant B, ce qui signifie que certains éléments de B sont aussi dans C.
Cela correspond à la proposition :
« Quelque B est C », ou formulé ici : « Quelque B et C » → il existe au moins un élément qui appartient à la fois à B et à C.
22.Indiquez la proposition qui incarne le principe du déterminisme.
Le principe du déterminisme affirme que tout phénomène est soumis à des lois nécessaires : rien n’arrive par hasard.
Ainsi, si les conditions initiales sont identiques, les résultats le seront aussi.
Exemple : dans la physique classique, si l’on répète une expérience dans les mêmes conditions, on obtient toujours le même effet.
23.Deux propositions sont dites subcontraires lorsqu’elles :
Dans la logique traditionnelle (carré d’opposition d’Aristote) :
Les subcontraires sont les deux propositions particulières (ex. : Quelque S est P et Quelque S n’est pas P).
Elles peuvent être vraies en même temps, car il est possible que certains S soient P et que d’autres S ne soient pas P.
Mais elles ne peuvent pas être fausses en même temps, car si l’une est fausse (ex. : Quelque S est P), l’autre doit être vraie (Quelque S n’est pas P).
24.Indiquez la proposition qui incarne la pensée philosophique de Socrate.
Pour Socrate, la philosophie est une quête de la vérité et de la vertu.
Il affirme que tout homme recherche le bonheur, et que ce bonheur ne peut être atteint qu’à travers la pratique du bien et de la vertu.
Sa célèbre maxime : « Nul n’est méchant volontairement » illustre cette idée : si l’homme agit mal, c’est par ignorance du vrai bien.
Ainsi, la pensée socratique met en avant la quête universelle du bonheur par la connaissance et la vertu.
25.Le philosophe qui a énoncé que « nul n’est méchant volontairement » est :
La formule « Nul n’est méchant volontairement » est attribuée à Socrate.
Elle exprime sa conviction que le mal vient de l’ignorance : si un homme agit mal, ce n’est pas par choix conscient du mal, mais parce qu’il ignore le vrai bien.
Pour Socrate, la connaissance du bien conduit nécessairement à la vertu, et donc au bonheur.
26.Indiquez la proposition qui incarne le principe « ex nihilo, nihil fit ».
L’expression latine « ex nihilo, nihil fit » signifie littéralement : « Rien ne vient de rien ».
Ce principe affirme qu’aucune réalité ne peut surgir du néant absolu.
Toute chose qui existe doit avoir une cause ou une origine.
Exemple : dans la philosophie antique (Parménide, Aristote), on soutient que l’être ne peut pas provenir du non‑être.
27.Quelle proposition exprime le principe du réalisme, c’est‑à‑dire l’affirmation de l’existence du monde extérieur ?
C’est le principe du réalisme.
Il affirme que le monde extérieur est réel et indépendant de notre pensée.
Exemple : même si je ferme les yeux, la table continue d’exister.
28.Quelle proposition exprime la pensée de Hegel selon laquelle la réalité obéit à la raison ?
C’est une idée de Hegel.
Elle signifie que la réalité obéit à une logique interne et peut être comprise par la raison.
Exemple : les lois de l’histoire suivent une rationalité, même si elles semblent chaotiques.
29.Quelle proposition exprime le principe du déterminisme scientifique ?
C’est le principe du déterminisme.
Il affirme que tout phénomène est soumis à des lois nécessaires : mêmes causes → mêmes effets.
Exemple : si l’on chauffe de l’eau à 100°C (au niveau de la mer), elle bout toujours.
30.Quelle proposition exprime le principe de causalité ?
C’est le principe de causalité.
Il affirme que rien ne commence sans cause préalable.
Exemple : une plante pousse parce qu’une graine a été semée.
31.métaphysique particulière est une sous-branche de la philosophie. Elle étudie :
La psychologie, en tant que sous‑branche de la philosophie (métaphysique particulière), étudie l’activité psychique de l’homme traduite dans le comportement humain . La psychologie philosophique s’intéresse à l’âme et aux phénomènes psychiques : pensée, mémoire, imagination, volonté, émotions.
Elle analyse comment ces phénomènes se manifestent dans le comportement humain.
Exemple : comprendre pourquoi un élève est motivé ou démotivé, pourquoi il réagit avec joie ou peur, relève de la psychologie