Question 1
1.Les caractères du doute cartésien sont représentées dans la proposition :
Le doute cartésien (chez René Descartes) n’est pas un doute sceptique ou définitif, mais un doute méthodique :
Méthodique → il est utilisé comme outil pour atteindre la vérité, non comme une fin en soi.
Provisoire → il n’est pas permanent ; il sert seulement à écarter les incertitudes jusqu’à trouver une certitude indubitable.
Volontaire → il est voulu par l’esprit, appliqué consciemment, et non subi.
Ces trois caractères définissent le doute cartésien dans la philosophie classique.
2.Selon l’existentialisme Sartrien, l’homme n’est rien d’autre qu’une :
Dans l’existentialisme sartrien, la thèse centrale est :
L’homme n’a pas une essence prédéfinie par la nature ou par Dieu.
Il existe d’abord, puis il se définit par ses choix, ses actes et sa liberté.
👉 « L’existence précède l’essence » signifie que l’homme se construit lui-même, il n’est rien d’autre que ce qu’il fait de lui.
3.Selon la philosophie Marcelienne, lorsque la réalité est devant moi-même, la relation est :
Dans la philosophie de Gabriel Marcel (philosophie existentialiste chrétienne), il distingue deux attitudes fondamentales face à la réalité :
L’avoir → rapport objectif, utilitaire, où la réalité est considérée comme un objet devant moi.
L’être → rapport existentiel, vécu dans le recueillement, où la réalité est partagée et expérimentée intérieurement.
Lorsque la réalité est devant moi-même, la relation n’est pas de possession (avoir), mais de participation à l’être, vécue dans l’existence et le recueillement.
4.Contrairement à la science, la philosophie considère la connaissance comme :
La science considère la connaissance de manière partielle et spécialisée : elle découpe la réalité en domaines (physique, chimie, biologie, etc.) et étudie chaque aspect séparément.
La philosophie, au contraire, cherche une vision globale et synthétique : elle considère la connaissance comme une réalité dans sa totalité, en intégrant l’homme, le monde, la vérité, la morale, etc.
C’est cette différence qui distingue la démarche philosophique de la démarche scientifique.
5.Considérant l’aspect mesurable et quantitatif, la science provoque une :
La science s’intéresse à ce qui est mesurable et quantitatif : elle observe, expérimente et décrit les phénomènes en termes objectifs.
Elle cherche à éliminer la subjectivité pour produire des résultats vérifiables et universels.
👉 Ainsi, la science provoque une réalité objective, car elle repose sur des faits observables et mesurables
6.Parmi les attributs de Dieu chez les bantous, celui qui résume tous les autres, énonce que Dieu :
Dans la pensée bantoue, Dieu possède plusieurs attributs (transcendance, providence, paternité, etc.). Mais l’attribut qui résume tous les autres est celui qui affirme que Dieu est la source première :
Il est l’origine de tout ce qui existe.
Tous les autres attributs (transcendant, providence, père) découlent de ce caractère fondamental.
👉 Dire que Dieu est « source première » revient à reconnaître qu’il est la cause et le fondement de l’être et de la vie.
7.Parmi les attributs de Dieu chez les bantous, le fait que Dieu reste insaisissable ou inaccessible signifie que Dieu :
Dans la pensée bantoue, l’attribut de la transcendance signifie que Dieu est au‑delà du monde, insaisissable et inaccessible à l’homme.
L’homme peut reconnaître son existence et ses effets, mais ne peut le saisir ni le limiter.
👉 Dire que Dieu est transcendant revient à affirmer qu’il dépasse toute réalité humaine et matérielle.
8.Parmi les attributs de Dieu chez les bantous, le fait que le créateur s’occupe de ses enfants signifie que Dieu :
Dans la pensée bantoue, l’attribut de la providence signifie que Dieu :
Veille sur ses créatures comme un guide et protecteur.
S’occupe de ses enfants en leur assurant subsistance, sécurité et orientation.
Intervient dans la vie humaine pour maintenir l’ordre et le bien-être.Dire que Dieu est providence revient à reconnaître son rôle actif et bienveillant dans la vie des hommes.
9.Parmi les attributs de Dieu chez les bantous, celui qui donne et accroît la force, énonce que Dieu :
Dans la pensée bantoue, l’attribut de Dieu comme père exprime :
Qu’il donne et accroît la force à ses enfants.
Qu’il veille sur eux avec amour et protection.
Qu’il est à la fois origine de la vie et soutien permanent dans l’existence.
👉 L’image du père traduit la proximité et la sollicitude de Dieu envers l’homme, au‑delà de sa transcendance et de son rôle de source première.
10.Le syllogisme suivant : « L’oiseau est une volaille. Or le rat n’est pas un oiseau, Donc le rat n’est pas une volaille ». Est invalide parce que :
Un syllogisme valide doit respecter certaines règles logiques, notamment concernant le moyen terme (le terme qui relie les deux prémisses).
Ici, le moyen terme est « oiseau ».
Première prémisse : « L’oiseau est une volaille » → le moyen terme est pris universellement (tout oiseau est une volaille).
Deuxième prémisse : « Le rat n’est pas un oiseau » → le moyen terme est pris particulièrement (on parle d’un cas particulier : le rat).
👉 Le problème est que le moyen terme n’est pas correctement distribué dans les deux prémisses. Il est pris une fois particulièrement, ce qui rend le syllogisme invalide.
11.En déclarant : « Certains élèves finalistes sont intelligents », on émet un jugement :
Un jugement se définit selon deux critères :
La qualité → affirmatif ou négatif.
Ici, on affirme que « certains élèves finalistes sont intelligents » → c’est affirmatif.
La quantité → universel ou particulier.
« Certains » indique qu’on parle d’une partie des élèves finalistes, pas de tous → c’est particulier.
Donc, « Certains élèves finalistes sont intelligents » est un jugement affirmatif particulier.
12.Les éléments constitutifs d’un jugement sont contenus dans la proposition :
Un jugement en logique classique se formule sous la forme d’une proposition. Les éléments constitutifs sont :
Sujet → ce dont on parle (ex. « L’homme »).
Copule → le lien, généralement exprimé par le verbe « être » (ex. « est »).
Prédicat → ce qu’on affirme ou nie du sujet (ex. « mortel »).
Exemple : « L’homme est mortel »
Sujet : l’homme
Copule : est
Prédicat : mortel
C’est cette structure qui constitue la base du jugement logique.
13.Indiquez la proposition qui contient un concept singulier.
Un concept singulier désigne un être unique, individuel, contrairement aux concepts universels ou particuliers qui concernent des groupes ou des ensembles.
a. Certains professeurs sont sérieux → concept particulier (une partie d’un ensemble).
b. CIZA est un philosophe congolais → concept singulier (CIZA est un individu unique).
c. Un bataillon de soldats arrive → concept collectif (un groupe).
d. Tous les hommes sont prudents → concept universel (ensemble de tous les hommes).
e. Viens prendre place au réfectoire → phrase impérative, pas un jugement conceptuel.
👉 Donc, la proposition qui contient un concept singulier est : CIZA est un philosophe congolais.
14.Indiquez la proposition qui contient un concept collectif.
Un concept collectif désigne un ensemble d’individus considéré comme une unité globale.
a. Certains professeurs sont sérieux → concept particulier (une partie d’un ensemble).
b. CIZA est un philosophe congolais → concept singulier (un individu unique).
c. Un bataillon de soldats arrive → concept collectif (un groupe d’individus pris comme une seule entité).
d. Tous les hommes sont prudents → concept universel (ensemble de tous les hommes).
e. Viens prendre place au réfectoire → phrase impérative, pas un jugement conceptuel.
Donc, la proposition qui contient un concept collectif est : Un bataillon de soldats arrive.
15.Un jugement est universel lorsque :
Un jugement universel en logique se définit par :
La quantité → il porte sur tous les individus d’un ensemble.
Cela signifie que le sujet est un concept universel, par exemple :
« Tous les hommes sont mortels » → hommes est un concept universel.
« Aucun élève n’est absent » → élève est pris dans son universalité.
👉 Ce qui distingue le jugement universel, ce n’est pas la qualité (affirmatif ou négatif), mais la quantité : il s’applique à tous les membres du sujet.
16.Un jugement établit un rapport de disconvenance lorsque :
En logique :
Un jugement de convenance établit une relation affirmative entre le sujet et le prédicat (ex. « L’homme est mortel »).
Un jugement de disconvenance établit une relation négative entre le sujet et le prédicat (ex. « Le rat n’est pas un oiseau »).
👉 Donc, lorsqu’un jugement exprime une négation, il établit un rapport de disconvenance.
17.Le syllogisme suivant : « Aucun homme n’a deux têtes. Or Landu n’a pas deux têtes, Donc Landu n’est pas un homme ». Est invalide parce que :
Un syllogisme valide doit respecter certaines règles :
Au moins une prémisse doit être affirmative.
Le moyen terme doit être correctement distribué.
La conclusion ne peut pas découler de deux prémisses négatives.
👉 Dans ce syllogisme :
Première prémisse : « Aucun homme n’a deux têtes » → prémisse négative universelle.
Deuxième prémisse : « Landu n’a pas deux têtes » → prémisse négative particulière.
Conclusion : « Donc Landu n’est pas un homme » → elle est invalide car elle découle de deux prémisses négatives.
18.Le quatrième moment de l’acte volontaire s’appelle :
L’acte volontaire se déroule en plusieurs moments successifs :
La conception → on imagine l’action possible.
La délibération → on réfléchit aux différentes options et conséquences.
La décision → on choisit une option parmi celles envisagées.
L’exécution → on réalise concrètement l’action décidée.
👉 Le quatrième moment est donc l’exécution, car c’est le passage de l’intention à l’action.
19.Indiquez la deuxième étape de la méthode expérimentale.
La méthode expérimentale suit plusieurs étapes ordonnées :
Observation des faits → on constate et décrit les phénomènes.
Élaboration de l’hypothèse → on propose une explication provisoire du phénomène observé.
Vérification expérimentale → on teste l’hypothèse par des expériences.
Précision dans l’appréciation → on analyse les résultats avec rigueur.
Conclusion → on valide ou rejette l’hypothèse.
Ainsi, la deuxième étape est bien l’élaboration de l’hypothèse.