Question 1
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
1. Indiquez la proposition qui résume l’idée du 4ème paragraphe.
Le 4ᵉ paragraphe explique que :
Les stratégies actuelles de protection des forêts reposent surtout sur l’interdiction, donc sur une approche policière / juridique.
Elles ne développent pas le sens de responsabilité.
La sensibilisation est superficielle et insuffisante.
👉 L’idée centrale du paragraphe est donc : Les mesures juridiques seules ne suffisent pas, car elles n’éveillent pas la responsabilité environnementale.
C’est exactement ce que dit l’option d.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
2. L’auteur s’insurge contre :
Dans le texte, l’auteur critique clairement :
une approche policière,
une approche juridique,
une méthode qui se limite à interdire,
une stratégie purement normative,
une sensibilisation superficielle,
et surtout l’absence de responsabilisation réelle des populations.
👉 Tout cela correspond exactement à une critique de l’approche normative utilisée pour protéger les forêts et l’environnement.
C' est donc bien l' option c.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
3. Indiquez la proposition qui fait état du patrimoine forestier de la R.D.Congo.
Le patrimoine forestier de la RDC est évoqué clairement dans le 1ᵉʳ paragraphe, où l’auteur affirme :
👉 « Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie. »
Cette idée correspond exactement à l’option e, qui est la seule à parler directement du patrimoine forestier.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
4. Indiquez le thème abordé dans le texte.
Tout le texte tourne autour d’un seul grand thème :
👉 La gouvernance environnementale en RDC, 👉 la valeur écologique des forêts, eaux et terres, 👉 les limites de l’approche juridique, 👉 le rôle essentiel de l’éducation environnementale, 👉 et la nécessité de responsabiliser les citoyens.
Même si le texte mentionne le changement climatique, l’enseignement ou la position stratégique du pays, le fil conducteur reste l’environnement.
C’est donc l’option b qui résume le mieux le thème général.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
5. Indiquez la proposition qui met en lumière la pensée de l’auteur.
Dans tout le texte, l’auteur insiste sur une idée centrale :
👉 Les stratégies actuelles sont trop juridiques, trop policières, trop basées sur l’interdiction. 👉 Elles n’éveillent pas le sens de responsabilité. 👉 Or, c’est précisément ce sens de responsabilité qui est indispensable pour protéger l’environnement.
Il écrit clairement que :
la responsabilisation doit être prioritaire,
la sensibilisation actuelle est superficielle,
l’éducation environnementale doit développer une relation affective et cognitive avec la nature.
Donc, la pensée de l’auteur est que :
👉 Sans responsabilité individuelle et collective, aucune protection durable de l’environnement n’est possible.
C’est exactement ce que dit l’option c.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
6. Indiquez la fonction grammaticale du mot souligné dans la phrase suivante : « la sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle ».
Dans la phrase :
« la sensibilisation des populations (…) s’avère trop superficielle »
Le mot superficielle :
est relié au verbe s’avère,
décrit l’état ou la manière d’être du sujet la sensibilisation,
complète donc le sens du verbe d’état s’avérer.
👉 Lorsqu’un adjectif exprime une qualité attribuée au sujet par l’intermédiaire d’un verbe d’état, il est attribut du sujet.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
7. Indiquez la nature grammaticale du mot souligné dans la phrase suivante : « la valeur écologique des forêts congolaises demeure néanmoins méconnue ».
Dans la phrase :
« la valeur écologique des forêts congolaises demeure (néanmoins) méconnue »
le mot néanmoins exprime une opposition atténuée, comme :
pourtant
cependant
toutefois
👉 Il modifie l’ensemble de la phrase et ne dépend d’aucun nom. 👉 C’est donc un adverbe.
TEXTE
Si elle occupait une position hautement stratégique dans le contexte de la guerre froide, la République Démocratique du Congo maintient actuellement, dans le contexte de la guerre chaude, c’est-à-dire celui du réchauffement de la terre et du changement climatique, une position non moins stratégique pour gouvernance environnementale de l’Afrique et de l’ensemble de la planète. Elle abrite au moins la moitié des forêts tropicales au monde après l’Amazonie.
La valeur écologique des forêts, des eaux et des terres congolaises semble néanmoins méconnue de la population congolaise. Il importe de renforcer la gouvernance environnementale de la R.D.C.
En plus des mesures appliquées actuellement, basées essentiellement sur l’approche juridique, ce renforcement devrait aussi et surtout s’appuyer sur l’éducation en général et particulièrement sur l’éducation relative à l’environnement.
Les stratégies de protection des forêts du Congo, voire de l’environnement global relèvent par conséquent d’une approche policière, du moins juridique. Elles ne vont pas assez au-delà de l’interdiction et donc d’une approche purement normative. Elles ne se fondent pas ainsi prioritairement sur la « responsabilisation, mieux sur le sens de la responsabilité ». La sensibilisation des populations, incluse dans ces stratégies, s’avère trop superficielle et trop limitée pour insuffler le sens de responsabilité vis-à-vis de l’environnement.
L’éducation relative à l’environnement est une dimension fondamentale de l’éducation et non un simple instrument au service de l’économie. Son but est de permettre aux individus de percevoir le caractère complexe de l’environnement et le fait que les nations doivent adapter leurs activités et s’employer à se développer par des moyens en harmonie avec l’environnement. Elle vise par conséquent l’amélioration de la relation affective et cognitive des personnes avec biorégion.
L’analyse du contenu du programme de l’enseignement primaire en vigueur en R.D.C montre qu’une place négligeable est accordée à l’éducation relative à l’environnement. Au cours de deux dernières années du primaire, cet enseignement fait implicitement de l’étude du milieu. La pauvreté de l’éducation relative à l’environnement couverte par le programme de ces deux disciplines est traduite par le laconisme des objectifs généraux qui leur sont officiellement assignés. L’école congolaise ne se présente pas ainsi comme un lieu d’acquisition des connaissances, des valeurs, des compétences, des expériences qui permettraient aux citoyens d’agir individuellement et collectivement pour les problèmes environnementaux présents et futurs.
Gratien Mokonzi Bambanota
QUESTION SUR LE TEXTE:
8. Dans la phrase : « Il importe donc de renforcer la gouvernance environnementale ». (§2), le verbe entre souligné est un verbe :
Dans la phrase :
« Il importe donc de renforcer la gouvernance environnementale. »
Le verbe importe est utilisé dans une tournure impersonnelle :
le « il » ne désigne personne ;
il s’agit d’un sujet apparent, vide de sens ;
le verbe exprime une nécessité ou une importance générale.
👉 Comme dans :
Il faut…
Il semble...
Il convient ...
Ce sont des verbes impersonnels.
9.Vous référant à ces 5 phrases :
1. J’ai dit à Solange : « Je t’invite à mon anniversaire ».
2. On lui expliqua alors : « Les soldats attaquent la ville, vous devez quitter la région aujourd’hui même ».
3. Elle disait toujours : « J’irai à New-York ».
4. Il lui a demandé : « Est-ce qu’il reste encore des réservistes ? ».
5. Il lui dit : « Honore ton père et ta mère ».
Indiquez celle qui est correctement transposée au discours indirect
2. On lui expliqua alors : « Les soldats attaquent la ville, vous devez quitter la région aujourd’hui même ».
Pour la mettre au discours indirect, il faut :
changer le présent attaquent → attaquaient (concordance des temps)
changer vous devez → il devait (adaptation des personnes)
garder aujourd’hui même car le repère temporel reste valable
supprimer les guillemets et introduire que
La phrase du groupe B correspond exactement à cela.
10.Dans la phrase : « Je suis le plus heureux des hommes, c’est certain ». La proposition soulignée est une :
Dans la phrase :
« Je suis le plus heureux des hommes, (c’est certain). »
La proposition « c’est certain » :
n’est pas indispensable à la phrase,
exprime un commentaire du locuteur,
est insérée dans la phrase principale,
peut être retirée sans changer le sens grammatical.
👉 Ce type de proposition s’appelle une proposition incidente.
Elle sert à ajouter une appréciation personnelle , un jugement , une nuance .
11.« 'Soit' une droite AB passant par le point C ! ». Dans cette phrase le subjonctif exprime :
Dans la phrase :
« Soit une droite AB passant par le point C ! »
le verbe soit est au subjonctif présent, utilisé ici dans une formule impérative très courante en mathématiques.
👉 On l’emploie pour donner un ordre, poser une instruction, introduire une construction.
C’est exactement le même usage que dans :
Soit x un nombre réel…
Soit f une fonction…
Ici, le subjonctif ne marque ni supposition, ni souhait, ni condition :il sert à ordonner la création ou la considération d’un objet mathématique.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
Zaïre – Afrique n°249 – 250, pp 447 – 448
QUESTION SUR LE TEXTE:
1. Indiquez la proposition qui résume le 4ème paragraphe
Le 4ᵉ paragraphe dit clairement que l’intellectuel :
dénonce l’avilissement de l’humain et la médiocrité,
annonce la vérité, la justice, la raison,
joue le rôle de clerc,
a une dimension prophétique,
réfléchit à l’avenir de la société et contribue à sa « re‑création ».
👉 Ce paragraphe décrit donc la mission morale, critique et prophétique de l’intellectuel.
C’est exactement ce que dit l’option d.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
Zaïre – Afrique n°249 – 250, pp 447 – 448
QUESTION SUR LE TEXTE:
2. Indiquez la catégorie d’intellectuels à laquelle appartiennent les architectes.
Dans le texte, Raymond Aron classe les intellectuels en trois catégories :
les scribes : employés, fonctionnaires
les experts : ingénieurs, techniciens, médecins…
les lettrés / artistes : professeurs, écrivains, peintres, musiciens
👉 Les architectes exercent une profession technique, scientifique et créative, mais leur statut se rapproche clairement de celui des ingénieurs, donc de la catégorie des experts.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
Zaïre – Afrique n°249 – 250, pp 447 – 448
QUESTION SUR LE TEXTE:
3. Indiquez l’idée non conforme à la pensée de l’auteur.
Dans tout le texte, l’auteur insiste sur le fait que l’intellectuel est une force positive, un acteur critique et constructif :
Il dénonce la médiocrité et l’avilissement de l’humain.
Il annonce la vérité, la justice, la raison.
Il réfléchit aux fins dernières de la société.
Il propose des améliorations.
Il contribue à la transformation de son milieu.
👉 Jamais l’auteur ne dit qu’un intellectuel participe à la ruine de la société. Au contraire, il en fait un baliseur, un prophète, un conscience morale.
C’est donc l’option a qui contredit totalement sa pensée.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
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QUESTION SUR LE TEXTE:
4. L’auteur de ce texte s’insurge contre :
Dès le premier paragraphe, l’auteur dénonce clairement :
la confusion entre intellectuel et diplômé,
l’idée selon laquelle toute personne scolarisée, parlant des langues étrangères ou travaillant sur des idées serait automatiquement un intellectuel.
Il montre ensuite que :
certains diplômés ne réfléchissent pas,
tandis que des autodidactes peuvent avoir une vaste culture,
donc le diplôme ne suffit pas pour être intellectuel.
👉 Toute la première partie du texte critique cet amalgame, ce qui correspond exactement à l’option c.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
Zaïre – Afrique n°249 – 250, pp 447 – 448
QUESTION SUR LE TEXTE:
5. Le rôle de l’intellectuel se définit par le fait qu’il :
Dans le 4ᵉ paragraphe, l’auteur décrit le rôle de l’intellectuel :
Il dénonce l’avilissement de l’humain et la médiocrité.
Il annonce la vérité, la justice, la raison.
Il a une dimension prophétique.
Il réfléchit sur les fins dernières de la société.
Il esquisse ce que doit être le monde à venir.
👉 Cela signifie qu’il alerte, oriente, projette, met en garde, éclaire l’avenir. C’est exactement ce que dit l’option c.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
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QUESTION SUR LE TEXTE:
6. « Cependant, l’on peut facilement rencontrer les diplômés brassant très peu les idées, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture ». (§2). La locution conjonctive soulignée introduit une :
Dans la phrase :
« … on peut facilement rencontrer des diplômés brassant très peu les idées, (alors qu’) il peut se trouver un autodidacte… »
La locution conjonctive « alors que » exprime :
une opposition,
un contraste,
une idée de surprise ou de contradiction entre deux faits.
👉 C’est exactement la définition d’une subordonnée concessive.
L’auteur oppose :
des diplômés peu cultivés,
à des autodidactes très cultivés.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
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QUESTION SUR LE TEXTE:
7. Indiquez la nature grammaticale du mot souligné dans la phrase suivante : « …le fait d’avoir une bonne formation supérieure ou universitaire prédispose à jouer le rôle d’intellectuel ».
Dans la phrase :
« …le fait d’avoir une bonne formation supérieure (ou) universitaire… »
Le mot ou sert à relier deux éléments de même nature :
formation supérieure
formation universitaire
👉 C’est exactement le rôle d’une conjonction de coordination.
Il exprime ici une alternative : l’une ou l’autre formation.
TEXTE
En Afrique, il existe une tendance à confondre intellectuel et diplômé, possesseur d’un ou plusieurs diplômes. Il s’agit de l’ensemble des personnes scolarisées et instruites, maniant avec aisance une ou plusieurs langues d’origine étrangère. La tendance est à considérer comme intellectuels tous ceux qui ne s’adonnent pas à des activités matérielles et qui travaillent sur les idées. Ce sont des brasseurs d’idées et des concepts.
Raymond Aron, sur la base du critère socio-professionnel, distingue parmi les intellectuels les scribes (employés et fonctionnaires), les experts (ingénieurs, techniciens et médecins…) et les lettrés ou artistes (professeurs, écrivains, peintres, musiciens…). Cependant, l’on peut facilement rencontrer des « diplômés » brassant très peu les idées, lisant rarement, passant le plus clair de leur temps dans les cabarets, alors qu’il peut se trouver un autodidacte ou un petit commis à vaste culture. Il serait donc inconséquent d’inclure le premier et d’exclure le second de la catégorie des intellectuels.
En réalité l’intellectuel est celui qui est capable de « trans-textualité », c’est-à-dire qui fait montre d’une capacité de sortir d’une spécialité, d’écrire sur d’autres sujets que ceux qu’il a l’habitude de traiter professionnellement. Il doit pouvoir dépasser les limites de sa propre spécialisation, transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances. (…)
L’intellectuel est celui qui dénonce et qui annonce. Il dénonce tout avilissement de l’humain et toutes formes de médiocrité. Il joue le rôle de clerc et se pose comme défenseur de l’Absolu. Il annonce le règne de la vérité de la science, de la justice et de la raison. Il revêt en cela une dimension prophétique. Il est celui qui réfléchit sur les fins dernières de la société et esquisse ce que doit être le monde à venir, dont il contribuera à la « re-création ». (…)
En réalité le fait d’avoir reçu une bonne formation supérieure ou universitaire, de posséder une bonne culture, prédispose à jouer le rôle d’intellectuel, c’est-à-dire de conscience et de baliseur de la société. Normalement le fait de posséder un diplôme universitaire ne transforme pas automatiquement un individu en intellectuel. Il lui confère seulement les aptitudes, « une vocation » à l’intellectualité. Du moment qu’un individu peut par une activité réflexive, exercer un regard critique sur son milieu social et proposer des conditions d’améliorations du vécu social global, possesseur d’un diplôme ou pas, il se comporte en intellectuel. L’intellectuel est donc celui qui contribue à relever les défis de sa société, de son milieu de vie et les possibilités de sa transformation. Aussi, face au sous-développement spécifique de l’Afrique, la tâche de l’intellectuel Africain paraît-elle ardue du fait que tout demeure prioritaire.
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QUESTION SUR LE TEXTE:
8. « Il doit transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances ». (§3). Le verbe souligné peut être remplacé par :
Dans la phrase :
« Il doit transcender son propre savoir pour embrasser d’autres domaines de connaissances »
le verbe embrasser signifie ici :
👉 englober, s’ouvrir à, couvrir un ensemble plus large de domaines.
Ce n’est pas « parler de », ni « appréhender » au sens de comprendre, ni « dépasser » au sens de surpasser. Le sens exact est élargir son champ, inclure d’autres domaines.
C’est donc couvrir qui correspond le mieux.
9.Indiquez la phrase où le participe passé est correctement accordé.
Regardons chaque phrase :
a. Elles se sont jurées de fumer le calumet de la paix. ❌
Avec se jurer, le pronom se est COI, donc le participe passé ne s’accorde pas. On devrait écrire : Elles se sont juré… → donc la phrase est fausse.
b. Elle s’est soigné par les plantes. ❌
Ici, se est COD (elle a soigné qui ? → elle). On doit accorder : Elle s’est soignée…
c. Elles se sont rappellées leur dernière rencontre. ❌
Avec se rappeler, le pronom se est COD, mais il y a un COD après : leur dernière rencontre. Donc pas d’accord → on doit écrire : Elles se sont rappelé…
d. Elles se sont accordées deux semaines de repos. ✔️
Avec s’accorder quelque chose, se est COD (elles ont accordé quoi ? → se).
Donc on accorde avec elles → accordées. C’est la seule phrase correcte.
e. La fête s’est passée comme prévu. ❌
Ici, se n’est pas COD, c’est un verbe essentiellement pronominal → pas d’accord. On écrit : La fête s’est passé…
10.Continuez d’insister, je ne changerai pas ma décision. L’impératif souligné exprime :
Dans la phrase :
« (Continuez) d’insister, je ne changerai pas ma décision. »
Le verbe continuez à l’impératif ne donne pas un ordre réel : 👉 il exprime plutôt une invitation ironique, une incitation, une mise au défi.
L’idée est : « Vous pouvez continuer si vous voulez, cela ne changera rien. »
Ce type d’impératif est appelé exhortatif.
11.Indiquez la fonction grammaticale de la subordonnée soulignée. « Pour peu qu’il fasse beau, les enfants iront jouer au football ».
Dans la phrase :
« (Pour peu qu’il fasse beau), les enfants iront jouer au football. »
La subordonnée « pour peu qu’il fasse beau » exprime une condition minimale, une hypothèse.
👉 Elle répond à la question : À quelle condition les enfants iront-ils jouer ? 👉 C’est donc un complément circonstanciel de condition.