Question 1
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
1. Indiquez la nature du mot souligné dans la phrase suivante : « Les emplois horsagricultures fournissent des revenus diversifiés ».
Dans l’expression :
« Les emplois (hors) agriculture »
Le mot hors est une préposition qui signifie :
👉 en dehors de, excepté, sans.
On peut remplacer par : emplois en dehors de l’agriculture → cela confirme bien la nature prépositionnelle.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
2. Indiquez la fonction de l’infinitif souligné dans la phrase suivante : « Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle ».
Dans la phrase :
« (Accroître cette productivité) devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle. »
Le groupe infinitif Accroître cette productivité occupe la place du sujet du verbe devrait être.
👉 On peut poser la question : Qu’est‑ce qui devrait être l’un des objectifs ? → Accroître cette productivité.
C’est donc un sujet.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
3. Indiquez la proposition qui renferme la leçon que l’Afrique doit tirer de ce texte.
Le texte insiste sur plusieurs idées clés :
L’Afrique ne peut pas copier la Chine : → « La réorganisation massive qui a eu lieu en Chine n’est guère concevable en Afrique. »
Les innovations de la « révolution verte » sont plus difficiles à appliquer en Afrique : → racines alimentaires moins adaptées, conditions différentes.
L’Afrique doit tirer parti de ses propres réalités, notamment : → ses cultures, → ses systèmes agricoles, → ses contraintes,→ ses opportunités.
👉 Le message central : l’Afrique doit trouver sa propre voie, adaptée à son contexte, sans s’isoler mais sans imiter aveuglément les modèles asiatiques.
C’est exactement ce que dit l’option a.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
4. Indiquez la proposition conforme à la pensée de l’auteur :
L’auteur explique clairement que :
Les réformes chinoises ont augmenté les revenus paysans.
Cette hausse du pouvoir d’achat a engendré des fonds à investir dans l’industrie rurale.
👉 C’est exactement ce que dit l’option a.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
5. Le facteur qui ne contribue pas à l’amélioration de la sécurité alimentaire est :
Le texte explique que pour améliorer la sécurité alimentaire, plusieurs facteurs sont utiles :
Produire davantage d’intrants agricoles (engrais, semences) → ✔️
Renforcer les systèmes de commercialisation → ✔️
Mieux stocker les denrées alimentaires → ✔️
Créer des liens entre agriculture et industrie → ✔️
En revanche :
👉 Un faible taux de transformation (10 à 15 % en Afrique) est présenté comme un problème, un frein, un facteur qui ne contribue pas à la sécurité alimentaire.
L’auteur dit même que si ce taux augmentait, cela améliorerait la sécurité alimentaire.
Donc l’option b est la seule qui ne contribue pas.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
6. Indiquez le titre qui convient le mieux à ce texte.
Tout le texte tourne autour d’un thème central : 👉 Comment améliorer la sécurité alimentaire en Afrique.
L’auteur :
définit la sécurité alimentaire,
explique les facteurs qui l’influencent (production, transformation, stockage, commercialisation),
montre le rôle de l’agriculture et de l’industrie,
compare avec la Chine et l’Asie pour comprendre ce qui pourrait inspirer l’Afrique,
analyse les limites africaines (racines alimentaires, productivité, innovations),
conclut sur les conditions nécessaires pour renforcer la sécurité alimentaire.
Même les exemples chinois et asiatiques ne sont là que pour éclairer le problème africain de sécurité alimentaire.
👉 Le titre d. La sécurité alimentaire résume donc parfaitement l’ensemble du texte.
TEXTE
La sécurité alimentaire est un élément essentiel pour accroître le bien être des pauvres à la campagne comme en ville. Cette sécurité dépend de l’existence des denrées alimentaires et de la possibilité de s’en procurer, du point de vue des transports vers le marché et aussi du pouvoir d’achat des consommateurs, qui dépendent eux-mêmes du succès des stratégies visant à accroitre les moyens de subsistance des ménages. Même si la sécurité alimentaire semble être essentiellement une question agricole, une politique industrielle basée essentiellement sur le renforcement des liens entre l’industrie et l’agriculture pourraient largement contribuer à la stimuler.
En Afrique, 10 à 15 pour cent seulement de la production alimentaire sont transformés, le pourcentage correspond dans les pays développés à économie de marché étant de 80 pour cents. Un degré plus élevé de transformation contribuerait à la sécurité alimentaire, comme le ferait aussi l’amélioration des installations de stockage ou une augmentation de la production d’intrants agricoles, surtout si les systèmes de commercialisations des denrées alimentaires étaient en même temps renforcés.
Tout examen de l’offre des denrées alimentaires en Afrique soulève la question de la productivité agricole. Accroitre cette productivité devrait être l’un des objectifs de la politique industrielle, ce qui serait possible n fournissant aux agriculteurs des intrants agricoles tels que les engrais, et des biens de consommation à titre de mesure d’encouragement pour les inciter à augmenter leur production. Etant donné que l’importance de l’agriculture dans le PIB et ses liens potentiels avec d’autres secteurs, une augmentation de la productivité agricole constituerait un stimulant appréciable pour propager la croissance et l’emploi.
Les emplois hors agriculture, fournissant des sources de revenus diversifiés, peuvent contribuer à une augmentation durable des revenus et à la sécurité alimentaire. L’industrialisation des campagnes a été rendue célèbre par les « entreprises communales et villageoises » de Chine entre 1978 et le milieu des années 80. Ces réformes qui se concentraient sur la « décollectivation », ont fait monter les revenus de la paysanne et entrainé une augmentation du pouvoir d’achats, engendrant ainsi des fonds à investir dans l’industrie rurale. Ces réformes ont par ailleurs libéré une main d’oeuvre excédante pour les emplois hors agricultures. En 1993, les entreprises communales et villageoises de Chine représentaient plus de 40 pour cent des exportations du pays. D’autres pays asiatiques ont connu d’importantes augmentations de la production agricole en recourant aux technologies de la « révolution verte ».
La question de savoir si l’Afrique pourrait mettre à profit l’expansion agricole pour « tirer » la croissance industrielle, en particulier en ce qui concerne les industries rurales, dépend en partie des possibilités dont elle dispose pour accroitre la productivité agricole. La réorganisation massive qui a lieu en chine n’est guère concevable en Afrique. Le progrès de la « révolution verte » qui a entrainé l’industrialisation des campagnes dans certains autres pays asiatiques sont probablement plus difficiles à réaliser qu’en Asie, spécialement dans le secteur de la production alimentaire. Les racines alimentaires qui, dans de nombreux pays africains, représentent plus de la moitié de la ratio calorifique se prêtent moins aux innovations qui ont permis d’augmenter les rendements de riz, de blé et de maïs en Asie.
John THOBURN
QUESTION SUR LE TEXTE:
7. Indiquez la proposition contraire à la pensée de l’auteur.
Dans le texte, l’auteur explique que :
Les emplois hors agriculture (et non agricoles) offrent des revenus diversifiés et contribuent à la sécurité alimentaire.
Il ne dit nulle part que les emplois agricoles sont éphémères ou peu rémunérateurs.
Au contraire, il insiste sur l’importance de renforcer la productivité agricole pour stimuler la croissance et l’emploi.
👉 L’option c introduit une idée absente et même opposée à la logique du texte.
8.Ngando est l’oeuvre de :
« Ngando » est une œuvre célèbre de Paul Lomami Tshibamba, écrivain congolais considéré comme l’un des pionniers de la littérature congolaise moderne. Ce récit, publié en 1948, est souvent étudié dans les programmes scolaires et figure régulièrement dans les questions de l’EXETAT.
9.La subordonnée entre soulignée dans la phrase suivante : « Que vous passiez une heure sur le site ou que vous restiez toute la journée, le prix est le même », a la fonction grammaticale de complément circonstanciel :
La subordonnée :
« ou que vous restiez toute la journée »
exprime une opposition entre deux situations possibles :
passer une heure,
ou rester toute la journée.
Dans les deux cas, le prix reste le même. 👉 On oppose donc deux durées différentes pour montrer que cela ne change rien.
C’est exactement la valeur d’un complément circonstanciel d’opposition.
10.Dans la phrase : « Mon fils se désintéresse totalement … son travail ». Les pointillés doivent être remplacés par la préposition :
Le verbe se désintéresser se construit toujours avec la préposition de :
se désintéresser de quelque chose
se désintéresser de son travail
se désintéresser de la politique
👉 Donc : « Mon fils se désintéresse totalement de son travail. »
11.Indiquez la figure de style employée dans la phrase suivante : « Nous congolais, vivant dans le pays le plus développé du monde, prenons trois repas par jour ».
La phrase :
« Nous congolais, vivant dans le pays le plus développé du monde, prenons trois repas par jour »
est clairement ironique. L’auteur dit le contraire de ce qu’il pense pour dénoncer une réalité : 👉 Le Congo n’est évidemment pas le pays le plus développé du monde.
Cette exagération volontaire sert à critiquer la situation socio‑économique.
C’est exactement la définition de l’ironie : exprimer une idée en disant le contraire de ce que l’on veut faire comprendre.