Question 1
1.Indiquez le chef africain qui organisa sur base militaire son royaume, enrôla hommes et femmes dans des régiments distincts, interdit le mariage aux guerriers avant un âge respectable et remplaça la lance traditionnelle par une arme plus courte appelée « sagaie ».
Tchaka Zulu (1787–1828), chef des Zoulous en Afrique australe, est célèbre pour avoir transformé son peuple en une véritable puissance militaire.
Ses réformes militaires incluaient :
Organisation du royaume sur une base militaire stricte.
Enrôlement des hommes et des femmes dans des régiments distincts.
Interdiction du mariage aux guerriers avant un âge respectable, afin de maintenir leur discipline et disponibilité.
Remplacement de la lance traditionnelle longue par une arme plus courte et redoutable appelée « sagaie » (iklwa), adaptée au combat rapproché.
Grâce à ces innovations, il bâtit un empire puissant en Afrique australe, redouté par ses voisins.
2.L’opération qui consiste à examiner le degré de confiance à accorder à un témoin relève de la critique dite:
En critique historique, la critique de sincérité est l’opération qui consiste à examiner le degré de confiance à accorder à un témoin ou à un document.
Elle cherche à savoir si l’auteur ou l’informateur a dit la vérité, s’il n’a pas déformé volontairement ou involontairement les faits.
C’est une étape de la critique interne, qui analyse la crédibilité du contenu d’une source.
3.Indiquez le résultat du Protocole d’accord du 05 février 1885 relatif à la recherche des frontiers précises de l’E.I.C.
Le Protocole d’accord du 05 février 1885 fut signé entre les puissances coloniales pour préciser les frontières de l’État Indépendant du Congo (E.I.C.).
4.Indiquez le chef africain qui fut tué par le capitaine BODSON en 1885 pour avoir résisté et combattu les troupes de l’E.I.C.
En 1885, le chef africain Matope, roi des Bayanzi (dans la région de Bandundu, actuelle RDC), s’opposa aux troupes de l’État Indépendant du Congo (E.I.C.).
Il mena une résistance armée contre l’expansion coloniale imposée par Léopold II.
Le capitaine BODSON, officier belge au service de l’E.I.C., finit par le tuer lors de ces affrontements.
Cet épisode illustre les premières résistances locales face à la pénétration coloniale européenne au Congo.
5.Indiquez le chef africain dont la victoire sur le souverain du royaume sosso fut consacrée par la bataille de Kirina en 1235.
En 1235, la célèbre bataille de Kirina opposa Soundiata Keita, prince du Mandé, au roi Soumaoro Kanté, souverain du royaume Sosso.
La victoire de Soundiata Keita consacra la chute du royaume Sosso et la naissance de l’Empire du Mali, l’un des plus puissants empires d’Afrique médiévale.
Soundiata Keita est ainsi considéré comme le fondateur de l’Empire du Mali, qui prospéra grâce au commerce de l’or, du sel et à une organisation politique solide.
6.Indiquez le résultat du Protocole d’accord du 05 février 1885 relatif à la recherche des frontiers précises de l’E.I.C.
Le Protocole d’accord du 05 février 1885 fut signé entre les puissances coloniales pour préciser les frontières de l’État Indépendant du Congo (E.I.C.).
Ce protocole porta particulièrement sur la délimitation avec l’enclave de Cabinda, territoire sous contrôle portugais, situé au nord de l’Angola.
L’objectif était d’éviter les conflits territoriaux entre l’E.I.C. de Léopold II et le Portugal, qui revendiquait cette zone stratégique sur la côte atlantique.
7.Indiquez l’objectif de l’expédition de DHANIS en 1889.
En 1889, l’expédition du commandant Francis Dhanis avait pour objectif de relier les postes du Tanganyika et du Haut-Congo.
Cette mission visait à assurer la continuité territoriale et le contrôle administratif de l’État Indépendant du Congo (E.I.C.), en consolidant les communications et la présence militaire dans ces régions stratégiques.
Elle s’inscrivait dans la politique de Léopold II de renforcer l’occupation effective du territoire,conformément aux exigences de la Conférence de Berlin (1884–1885).
8.Indiquez le grand chef arabe et arabisé qui résidait à Kasongo puis aux Stanley Falls.
Tippo-Tip (Hamad bin Muhammad el Murjebi) : grand chef arabe et marchand d’esclaves, installé d’abord à Kasongo (Maniema) puis aux Stanley Falls (Kisangani). Il joua un rôle majeur dans les échanges commerciaux et les résistances face à l’État Indépendant du Congo.
9.Indiquez le grand chef arabe et arabisé qui résidait à Udjidji et à Kirundu
Rumaliza : lieutenant de Tippo-Tip, chef arabe et arabisé, qui établit ses bases à Ujiji (actuelle Tanzanie) et à Kirundu (Haut-Congo). Il fut l’un des principaux relais de l’influence arabe dans la région.
10.Indiquez l’objectif de l’expédition de DELCOMMUNE en 1891.
En 1891, l’expédition de Camille Delcommune avait pour objectif principal d’explorer et exploiter le sol et le sous-sol du Katanga, région riche en ressources minières (cuivre, cobalt, etc.).
Cette mission s’inscrivait dans la stratégie de l’État Indépendant du Congo (E.I.C.) de Léopold II, qui cherchait à contrôler le Katanga face aux ambitions britanniques et portugaises.
Delcommune fut l’un des explorateurs belges envoyés pour assurer la présence effective de l’E.I.C. dans cette zone stratégique.
11.Indiquez l’objectif de l’expédition de Van Kerckhoven en 1884.
Le commandant Van Kerckhoven fut envoyé par l’État Indépendant du Congo (E.I.C.) pour consolider la présence belge dans la région frontalière avec l’Angola (zone de Popokabaka).
L’installation de ce poste visait à contrôler les échanges commerciaux et à surveiller les mouvements portugais, afin de sécuriser les intérêts de Léopold II dans le Bas-Congo.
12.Indiquez l’objectif de l’expédition de Van Kerckhoven dans la région de l’Uele.
Le commandant Van Kerckhoven fut envoyé par l’État Indépendant du Congo (E.I.C.) pour étendre l’occupation effective dans la région de l’Uele, au nord-est du Congo.
L’installation de postes à Faradje et Dungu visait à contrôler cette zone stratégique, limiter l’influence arabe et affirmer la souveraineté de Léopold II conformément aux décisions de la Conférence de Berlin (1884–1885).