Question 1
1. La ploutocratie est un système politique où le pouvoir est :
Réponse Correcte
d. Exercé par une classe d’hommes riches.
Explication
Le terme « ploutocratie » définit un mode de gouvernance basé sur la fortune :
Étymologie : Ce mot vient du grec ancien ploutos (richesse) et kratos (pouvoir/autorité).
Définition (Réponse d) : C'est un système où la richesse constitue la base principale du pouvoir politique. Dans une ploutocratie, les décisions de l'État sont influencées ou directement prises par ceux qui possèdent les plus grands moyens financiers, au détriment de l'intérêt général ou de l'égalité civique.
Pourquoi les autres termes sont différents :
L'élite intellectuelle (a) : On parle alors d'aristocratie (au sens premier de "gouvernement des meilleurs") ou de sophocratie.
Une seule personne (b) : C'est une autocratie, une monarchie absolue ou une dictature.
Le peuple via ses élus (c) : C'est la définition d'une démocratie représentative ou d'une république.
Quelques familles puissantes (e) : Il s'agit d'une oligarchie.
2. La personne qui jouit de ses droits civiques, politiques et de ses devoirs dans un Etat donné est :
Réponse Correcte
b. le citoyen
Explication
Cette définition correspond au statut juridique et politique d'un individu au sein d'une nation :
Le Citoyen (Réponse b) : Il s'agit d'un membre d'un État qui possède la nationalité de celui-ci. Ce statut lui confère une participation active à la vie politique (droit de vote, éligibilité) et la protection des lois, tout en lui imposant des obligations légales (respect des lois, défense de la nation).
Droits et Devoirs : La citoyenneté est un équilibre. Le citoyen jouit de libertés publiques (droits) mais a également une responsabilité envers la collectivité (devoirs).
Pourquoi les autres termes ne sont pas corrects :
La patrie (a) : Désigne la terre des ancêtres ou le pays auquel on appartient sentimentalement, ce n'est pas une "personne".
Le héros (c) : Désigne une personne qui se distingue par un courage exceptionnel ou des exploits hors du commun.
Le nationaliste (d) : Désigne une personne qui manifeste un attachement passionné, voire exclusif, à sa nation.
Le martyr (e) : Désigne quelqu'un qui a souffert ou qui est mort pour une cause, une foi ou ses convictions.
3. En R.D.C, Identifiez la contrainte naturelle qui empêche la maitrise de son espace par diverses voies de desserte et infrastructure de communication.
Réponse Correcte
c. L’immensité du territoire.
Explication
La République Démocratique du Congo fait face à un défi logistique majeur dû à ses dimensions géographiques :
L'immensité (Réponse c) : Avec une superficie d'environ 2 345 410 km², la RDC est le deuxième plus grand pays d'Afrique. Cette taille gigantesque rend extrêmement difficile et coûteuse la construction et l'entretien d'un réseau cohérent de routes, de chemins de fer ou de ponts pour relier toutes les provinces entre elles.
Conséquences : Cette étendue physique crée des distances énormes entre les centres de production et de consommation, ce qui constitue le principal obstacle à la "maîtrise de l'espace" national.
Pourquoi les autres facteurs sont secondaires :
La forêt dense (a) : C'est un obstacle réel, mais elle ne couvre qu'une partie du pays (la Cuvette centrale).
Les frontières (b) et le littoral (d) : Ce sont des caractéristiques politiques ou d'ouverture sur le monde, mais elles n'empêchent pas la communication interne entre les villes du pays.
La situation géographique (e) : Être au centre de l'Afrique est plutôt un avantage stratégique potentiel si les infrastructures étaient présentes.
4. En R.D.C, le couple de localité qui détermine le point de départ et d’arrivée de la route nationale n°2 est :
Réponse Correcte
c. Kisangani et Bukavu.
Explication
La Route Nationale 2 (RN2) est l'un des axes routiers stratégiques de la République Démocratique du Congo, reliant le centre-nord à l'est du pays :
Tracé de la RN2 (Réponse c) : Elle relie principalement la ville de Kisangani (Province de la Tshopo) à la ville de Bukavu (Province du Sud-Kivu). Cet axe est essentiel pour le commerce et la circulation des personnes entre le bassin du fleuve Congo et la région des Grands Lacs.
Importance : Elle traverse des zones au relief difficile et à la végétation dense, ce qui rend son entretien complexe mais vital pour le désenclavement de l'Est.
Pourquoi les autres assertions ne correspondent pas à la RN2 :
Banana et Kinshasa (a) : Ce tronçon fait partie de la RN1 (Route Nationale 1), qui part de l'océan Atlantique pour traverser le pays vers le sud-est.
Libenge et Dulia (d) : Ces localités sont situées sur la RN6 dans le nord du pays.
Katanda et Beni (b) ou Ndu et Beni (e) : Bien que ces villes soient d'importants centres d'échanges, elles ne constituent pas les extrémités officielles définissant la RN2.
5. Déterminez le relief représenté par le chiffre 5 sur le profil topographique de la R.D. Congo ci-contre.
Réponse Correcte
c. Monts Ruwenzori.
Explication
Le profil topographique de la R.D. Congo représente une coupe du relief allant de l'Ouest vers l'Est. Pour identifier le chiffre 5, il faut comprendre la structure générale du pays :
L'Est montagneux (Réponse c) : Le chiffre 5 se situe à l'extrême droite du graphique, ce qui correspond à la partie orientale du pays. C'est là que se trouvent les plus hautes altitudes de la RDC. Les Monts Ruwenzori, situés à la frontière avec l'Ouganda, constituent le point culminant du pays (Pic Marguerite) et sont logiquement représentés par le sommet le plus élevé sur un profil topographique Est-Ouest.
Analyse des autres points du profil (à titre informatif) :
Le point 1 : Représente généralement la côte atlantique ou le bas-fleuve.
Le point 2 : Correspond souvent aux Monts de Cristal (Plateau de Mayombe).
Le point 3 (le plus bas) : Représente la Cuvette centrale, la zone de dépression au cœur du pays.
Le point 4 : Indique les hauts plateaux bordant la cuvette.
6. Indiquez le cours d’eau de la R.D. Congo qui baigne le bas plateau d’Uélé.
Réponse Correcte
a. Itimbiri
Explication
Pour répondre à cette question, il faut situer les différents cours d'eau par rapport aux régions naturelles de la R.D. Congo :
L'Itimbiri (Réponse a) : C'est un affluent de la rive droite du fleuve Congo. Il coule dans la partie nord du pays et draine effectivement une grande partie de la région de l'Uélé (notamment le Bas-Uélé) avant de se jeter dans le fleuve.
Les autres cours d'eau :
Lukenie (b) : Coule dans le centre du pays (Espace Grand Kasaï / Maindombe).
Luvua (c) : Situé dans le sud-est (ex-Katanga), il relie le lac Mweru au fleuve Lualaba.
Ruzizi (d) : Situé à l'extrême est, il relie le lac Kivu au lac Tanganyika.
Shiloango (e) : Petit fleuve côtier situé dans la province du Kongo-Central.
7. L’atout naturel qui dote l’Afrique des potentialités minières énormes est :
Réponse Correcte
d. la structure
Explication
La richesse minière exceptionnelle du continent africain est directement liée à son histoire géologique :
La structure géologique (Réponse d) : L'Afrique repose sur un socle précambrien très ancien et stable, composé de roches cristallines et métamorphiques. C'est cette structure du sous-sol, marquée par d'anciennes activités volcaniques et des processus de minéralisation s'étendant sur des milliards d'années, qui contient les gisements de diamants, d'or, de cuivre, de cobalt et de fer.
Différence avec les autres éléments :
Le sol (c) : Ne concerne que la couche superficielle de la terre (agriculture).
Le climat (a) et la végétation (e) : Influencent les ressources renouvelables et l'agriculture, mais pas la formation des minerais.
Le relief (b) : Désigne la forme de la surface (montagnes, plaines), mais les minerais se trouvent à l'intérieur de la roche, quelle que soit sa forme extérieure.
8. Dans le cadre de la coopération entre l'Union Européenne et les ACP, la convention qui a abouti à la réforme du STABEX et SYSMIN est :
Réponse Correcte
a. Les accords de Cotonou.
Explication
La coopération entre l'Union Européenne (UE) et les pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) a évolué à travers plusieurs traités successifs :
Les Accords de Cotonou (Réponse a) : Signés en juin 2000 au Bénin, ils ont succédé aux conventions de Lomé. Ces accords ont profondément réformé les mécanismes d'aide financière. Ils ont notamment marqué la fin du STABEX (système de stabilisation des recettes d'exportation de produits agricoles) et du SYSMIN (système de soutien aux produits miniers), qui étaient jugés trop rigides et peu efficaces. Ils ont été remplacés par une aide plus globale intégrée dans les programmes de développement nationaux.
Le changement de philosophie : Contrairement aux conventions précédentes, Cotonou a introduit une dimension politique plus forte (droits de l'homme, démocratie) et a préparé la transition vers les Accords de Partenariat Économique (APE).
Pourquoi les autres options ne sont pas les bonnes :
YAOUNDE I (e) : C'est le tout premier accord (1963), bien avant la création du STABEX.
LOME I à IV (b, c, d) : Ce sont les conventions qui ont justement créé et maintenu le STABEX (Lomé I en 1975) et le SYSMIN (Lomé II en 1980). Lomé IV a prolongé ces systèmes, mais ne les a pas supprimés ou réformés radicalement comme Cotonou.
9. L’assimilation comme système politique colonial fut appliquée au (en) :
Réponse Correcte
e. Guinée
Explication
Le système de l'assimilation est une doctrine coloniale spécifique à certains empires, principalement la France :
Le concept d'assimilation : Ce système visait à transformer les populations colonisées en citoyens du pays colonisateur, en leur imposant sa langue, sa culture, ses lois et ses institutions. L'idée était de nier les cultures locales pour faire de l'indigène un "citoyen français à part entière" (du moins en théorie).
Application (Réponse e) : La Guinée (Guinée française à l'époque) était une colonie de l'empire colonial français. La France a systématiquement appliqué cette politique d'assimilation dans ses colonies d'Afrique Occidentale Française (AOF), dont la Guinée faisait partie.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Liberia (a) : C'est un pays qui n'a jamais été formellement colonisé par une puissance européenne ; il a été fondé par d'anciens esclaves afro-américains.
Nigeria (b) et Ghana (d) : C'étaient des colonies britanniques. Le Royaume-Uni pratiquait l'Indirect Rule (administration indirecte) plutôt que l'assimilation.
Angola (c) : C'était une colonie portugaise. Bien que le Portugal ait eu une politique similaire appelée "assimilação", elle était beaucoup plus restrictive que le modèle français généralisé.
10. La science auxiliaire de l’histoire qui permet à l’historien d’étudier à partir des couches concentrique d’un arbre, l’évolution d’un paysage donné est :
Réponse Correcte
d. la dendrochronologie
Explication
La dendrochronologie est une méthode de datation et d'étude environnementale basée sur le bois :
Définition (Réponse d) : Le mot vient du grec dendron (arbre), khronos (temps) et logos (étude). Cette science analyse les anneaux de croissance (couches concentriques) visibles sur la coupe transversale d'un tronc d'arbre.
Utilité pour l'historien : Chaque anneau correspondant à une année, l'épaisseur et la densité des cernes informent sur les conditions climatiques passées (sécheresses, humidité) et permettent de dater précisément des événements ou des structures anciennes en bois.
Pourquoi les autres sciences ne correspondent pas :
L’épigraphie (a) : Étude des inscriptions réalisées sur des matières non périssables (pierre, métal).
La paléographie (b) : Étude des écritures anciennes et de leur évolution.
La diplomatique (c) : Étude de la structure et de l'authenticité des documents officiels (diplômes, chartes).
L’héraldique (e) : Étude des armoiries et des blasons.
11. Indiquez la période préhistorique qui appartient à l'ère tertiaire.
Réponse Correcte
c. l’oligocène
Explication
Pour identifier la bonne réponse, il faut situer chaque période dans l'échelle des temps géologiques :
L'Oligocène (Réponse c) : C'est une époque géologique qui s'étend d'environ -34 à -23 millions d'années. Elle fait partie intégrante de l'ère Tertiaire (aujourd'hui incluse dans le Paléogène), période marquée par l'expansion des mammifères et l'apparition des premiers grands singes.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Le Cambrien (e) et le Silurien (a) : Ces périodes appartiennent à l'ère Primaire (Paléozoïque), bien plus ancienne (débutant il y a environ 541 millions d'années).
Le Jurassique (b) : C'est la période célèbre des dinosaures, située dans l'ère Secondaire (Mésozoïque).
Le Pléistocène (d) : C'est l'époque des grandes glaciations et de l'apparition de l'homme moderne, mais elle appartient à l'ère Quaternaire.
12. Le type d’hommes auteur de l’industrie atérienne est le (l’) :
Réponse Correcte
b. Homo sapiens.
Explication
L'Atérien est une culture préhistorique spécifique qui s'est développée en Afrique du Nord et dans une partie du Sahara :
L'industrie atérienne : Elle appartient au Paléolithique moyen tardif et se caractérise par la fabrication d'outils en pierre dotés d'un « pédoncule » (une sorte de tige à la base) facilitant leur emmanchement sur des lances ou des flèches.
L'auteur (Réponse b) : Les découvertes archéologiques (notamment au Maroc) ont confirmé que cette culture sophistiquée a été produite par des Homo sapiens archaïques puis modernes. Ils sont les premiers à avoir développé cette technique de pointe pour la chasse.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Australopithèque (d) et Zinjanthrope (e) : Ce sont des hominidés très anciens (plusieurs millions d'années) qui utilisaient des outils très rudimentaires comme les galets aménagés.
Pithécanthrope (c) : Aussi appelé Homo erectus, il est l'auteur de l'industrie acheuléenne (bifaces), bien antérieure à l'Atérien.
Néanderthalien (a) : Il a vécu principalement en Europe et au Proche-Orient, développant la culture Moustérienne, mais n'est pas l'auteur de l'industrie atérienne qui est typiquement africaine.
13. Indiquez la proposition qui associe correctement les rois à leurs royaumes ou empires respectifs.
I. Rois.
1. Cissé Tounkara
2. Mansa Moussa
3. Mohammed Touré
4. Shamba Bolongongo
5. Kongolo Mwambae.
II. Royaumes ou Empires
a. Luba
b. Kuba
c. Mali
d. Ghana
e. Songhaï
Réponse Correcte
5. 1d, 2c, 3e, 4b, 5a
Explication
Pour valider la proposition 5, il faut établir les correspondances historiques exactes entre les souverains et leurs États respectifs :
1d (Cissé Tounkara — Ghana) : La dynastie des Cissé Tounkara a régné sur l'Empire du Ghana, le premier des grands empires médiévaux d'Afrique de l'Ouest.
2c (Mansa Moussa — Mali) : Mansa Moussa est le plus célèbre souverain de l'Empire du Mali, connu pour son pèlerinage fastueux à La Mecque au XIVe siècle.
3e (Mohammed Touré — Songhaï) : Également connu sous le nom d'Askia Mohammed, il a stabilisé et étendu l'Empire Songhaï à la fin du XVe siècle.
4b (Shamba Bolongongo — Kuba) : Souverain pacificateur et grand réformateur du Royaume Kuba (en R.D. Congo), il a introduit de nouvelles cultures et techniques de tissage.
5a (Kongolo Mwamba — Luba) : Fondateur mythique de la première dynastie de l'Empire Luba dans le sud de l'actuelle R.D. Congo.
14. L’explorateur qui signala pour la première fois les richesses minières du Kasaï est :
Réponse Correcte
b. Cameron
Explication
L'histoire de l'exploration du bassin du Congo a permis de révéler progressivement le potentiel économique de la région :
Verney Lovett Cameron (Réponse b) : Cet explorateur anglais fut le premier Européen à traverser l'Afrique équatoriale d'Est en Ouest (de Zanzibar à Benguela) entre 1873 et 1875. Lors de son passage dans la région du Sud-Congo, il fut celui qui mentionna officiellement l'existence de gisements de fer, de cuivre et de charbon, notamment dans la région du Kasaï et du Katanga. Ses rapports ont grandement stimulé l'intérêt de Léopold II pour cette zone.
Les autres explorateurs :
Stanley (e) : A exploré le cours du fleuve Congo, mais ses découvertes étaient plus axées sur la cartographie et le potentiel commercial fluvial.
Livingstone (d) : S'est concentré sur l'Est et le Sud de l'Afrique (sources du Nil et Zambèze).
Tuckey (c) : A mené une expédition précoce (1816) limitée à l'embouchure du fleuve.
Baker (a) : A exploré principalement les sources du Nil et les lacs Albert et Edouard.
15. Gabriel Marcel a vécu de :
Réponse Correcte
d. 1889 à 1973.
Explication
Gabriel Marcel était un philosophe, dramaturge et critique littéraire français, considéré comme le chef de file de l'existentialisme chrétien :
Chronologie (Réponse d) : Gabriel Marcel est né le 7 décembre 1889 à Paris et est décédé dans la même ville le 8 octobre 1973. Sa pensée s'est développée principalement durant l'entre-deux-guerres et après la Seconde Guerre mondiale.
Contexte Philosophique : Contrairement à l'existentialisme athée de Jean-Paul Sartre, Marcel a développé une philosophie centrée sur la relation à l'autre, l'espérance et le mystère de l'être, qu'il oppose au simple "problème" technique.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
428 à 348 av. J.-C. (a) : Ces dates correspondent approximativement à la vie de Platon.
469 à 399 av. J.-C. (b) : Ce sont les dates de vie de Socrate (mort par la ciguë en 399).
1596 à 1650 (c) : Cette période correspond à la vie de René Descartes, le père du rationalisme moderne.
1905 à 1980 (e) : Ce sont les dates exactes de Jean-Paul Sartre, contemporain de Gabriel Marcel mais défenseur d'un existentialisme athée.
16. Indiquez le concepteur de la théorie de la relativité.
✅ Réponse correcte : b. Einstein
Explication :
La théorie de la relativité (restreinte en 1905, générale en 1915) a été conçue par Albert Einstein, l’un des physiciens les plus influents de l’histoire moderne.
Elle a révolutionné notre compréhension de l’espace, du temps, de la gravitation et de l’énergie.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Copernic : théorie héliocentrique.
Newton : lois du mouvement et gravitation universelle.
Nietzsche : philosophe, pas scientifique.
Popper : philosophe des sciences.
17. Dans "La Nausée", Jean Paul Sartre inaugure :
Réponse Correcte
c. La carrière de romancier.
Explication
La Nausée est un ouvrage charnière dans la vie de Jean-Paul Sartre pour plusieurs raisons :
Début littéraire (Réponse c) : Publié en 1938, ce livre est le premier roman de Jean-Paul Sartre. Avant cela, il avait publié des essais psychologiques ou philosophiques, mais c'est avec ce titre qu'il inaugure sa carrière de romancier et de fictionnaliste.
Contenu de l'œuvre : À travers le journal intime du personnage Antoine Roquentin, Sartre utilise la forme romanesque pour exposer ses premières réflexions sur l'absurdité de l'existence et la contingence des choses.
Diffinction avec les autres options :
Action militante (a) : Sartre ne deviendra réellement un "intellectuel engagé" et militant qu'après la Seconde Guerre mondiale.
Conceptions philosophiques (e) : Bien que le roman soit philosophique, ses théories formelles ont été inaugurées plus tôt dans ses essais ou plus tard dans L'Être et le Néant.
Autobiographie intellectuelle (b) : Ce rôle est plutôt attribué à son ouvrage Les Mots, publié bien plus tard.
Conceptions mystiques (d) : Sartre était un philosophe athée, il n'a donc jamais inauguré de conceptions mystiques.
18. Indiquez le schéma du syllogisme de la 4ᵉ figure.
✅ Réponse correcte : b. MP – SM – SP
Explication :
Dans la 4ᵉ figure, le terme moyen M occupe toujours :
Prédicat dans la majeure → P–M
Sujet dans la mineure → M–S
Conclusion : S–P
Mais attention : dans les propositions de l’EXETAT, l’ordre des lettres est inversé dans certaines options.
La seule option qui correspond à la structure correcte de la 4ᵉ figure est :
MP / SM / SP
Ce qui correspond à l’option b.
19. Dans une direction normaliste, la logique étudie :
Réponse Correcte
b. Les lois de la pensée.
Explication
En philosophie, la définition de la logique varie selon l'angle sous lequel on l'aborde. L'approche normaliste (ou normative) se concentre sur la validité du raisonnement :
La dimension normative (Réponse b) : Dans une direction normaliste, la logique n'est pas une simple description de la manière dont les hommes pensent réellement (ce qui relèverait de la psychologie), mais une science qui définit comment on doit penser pour atteindre le vrai. Elle établit donc les lois de la pensée, c'est-à-dire les règles impératives et universelles (comme le principe d'identité ou de non-contradiction) qui garantissent la cohérence du discours.
Lois vs Procédés : Alors que les "procédés" (c) peuvent désigner des méthodes techniques, les "lois" (b) soulignent le caractère obligatoire et formel de ces règles dans la structure de l'esprit humain.
Pourquoi les autres options sont-elles différentes ?
Le contenu intentionnel (a) : Relève davantage de la phénoménologie ou de la psychologie cognitive.
Les structures de la pensée (d) : Est une approche plus structuraliste ou formelle, ne mettant pas forcément l'accent sur l'aspect "normatif" (la règle à suivre).
Théories des connaissances pures (e) : Se rapporte à l'épistémologie ou à la métaphysique (comme chez Kant).
20. En Afrique noire, le culte des ancêtres manifeste :
Réponse Correcte
a. La communion des vivants avec les ancêtres.
Explication
Le culte des ancêtres est un pilier fondamental de la spiritualité et de la structure sociale dans de nombreuses cultures d'Afrique noire :
Le concept de communion (Réponse a) : Dans la pensée traditionnelle africaine, la mort n'est pas une rupture totale, mais une transition vers un autre état d'existence. Les ancêtres sont considérés comme des "morts-vivants" qui continuent de veiller sur leur famille. Le culte (libations, prières, sacrifices) est le moyen par lequel s'établit cette communion permanente : les vivants honorent les ancêtres pour obtenir leur protection et leur intercession auprès de la divinité suprême.
La fonction spirituelle : Contrairement à la simple "présence du disparu" (c) ou au "lien entre les vivants" (e), la communion implique un échange actif, sacré et réciproque entre le monde visible et le monde invisible.
Rôle social : Bien que ce culte puisse favoriser le contrôle social (d) en imposant le respect des traditions, sa manifestation première et profonde reste le maintien de l'unité spirituelle de la lignée.