Question 1
1. La psychopathologie s’intéresse à l’ :
Réponse correcte : c. anormal
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes branches de la psychologie et leurs objets d'étude respectifs.
1. Pourquoi "l'anormal" (Réponse c) :
* La psychopathologie est la branche de la psychologie qui étudie les troubles mentaux, les maladies psychiques et les dysfonctionnements de la personnalité.
* Étymologiquement, "patho" signifie maladie ou souffrance. Son objet d'étude est donc ce qui s'écarte de la "norme" psychologique, c'est-à-dire le comportement anormal ou pathologique.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Apprenant (a) : C'est l'objet d'étude de la psychopédagogie ou de la psychologie scolaire.
* Animal (b) : C'est l'objet d'étude de la psychologie animale ou comparée.
* Enfant (d) : C'est l'objet d'étude de la psychologie du développement ou psychologie génétique.
* Inconscient (e) : Bien que la psychopathologie puisse utiliser des concepts liés à l'inconscient, celui-ci est spécifiquement l'objet d'étude central de la psychanalyse.
Conclusion :
La psychopathologie se définit par l'étude clinique et théorique des états anormaux de la vie psychique.
2. L’instinct qui pousse la poule à pondre dans un lieu sûr est l’instinct :
Réponse correcte : c. maternel
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des instincts dans le comportement animal et humain.
1. Pourquoi "maternel" (Réponse c) :
* L'instinct maternel regroupe l'ensemble des comportements innés visant à la protection, à la survie et au soin de la progéniture.
* Le fait pour une poule de choisir un "lieu sûr" pour pondre ses œufs est une mesure de protection préventive pour que les futurs poussins ne soient pas à la merci des prédateurs ou des intempéries. Cet acte de préparation du nid et de sécurisation de la ponte relève directement de la fonction maternelle.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Alimentaire (a) : Pousse l'individu à rechercher de la nourriture pour sa propre survie (faim).
* Grégaire (b) : Pousse les individus d'une même espèce à vivre en groupe ou en société.
* De mort (d) : Concept psychanalytique (Thanatos) lié à l'agressivité ou à l'autodestruction, non applicable ici.
* De conservation (e) : Bien que le soin aux petits contribue à la conservation de l'espèce, le terme "maternel" est plus spécifique et précis pour l'action de pondre et protéger ses œufs.
Conclusion :
Le choix d'un emplacement sécurisé pour la ponte est une manifestation fondamentale de l'instinct maternel visant la perpétuation de l'espèce à travers la protection des œufs.
3. Indiquez la cause objective de la distraction.
Réponse correcte : d. manque d’intérêt de l’objet
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facteurs influençant l'attention et les causes de la distraction en psychologie générale.
1. Pourquoi "manque d'intérêt de l'objet" (Réponse d) :
* En psychologie, on distingue les causes subjectives (propres à l'individu) des causes objectives (propres à l'objet ou à l'environnement).
* Une cause objective est une caractéristique extérieure à la personne. Si un objet, une leçon ou une tâche ne possède pas de qualités attrayantes ou stimulantes (manque d'intérêt intrinsèque), il ne parvient pas à captiver l'attention.
* C'est l'objet lui-même qui, par sa monotonie ou son manque de relief, provoque la distraction de l'observateur.
2. Analyse des autres options (Causes subjectives) :
* Age (a) : C'est un facteur physiologique propre à l'individu.
* Faiblesse de la volonté (b) : C'est un facteur psychologique interne lié à la personnalité du sujet.
* Inaptitude intellectuelle (c) : C'est une limite intrinsèque aux capacités du sujet.
* Tempérament (e) : C'est la base biologique et émotionnelle propre à l'individu.
Conclusion :
Alors que les autres options décrivent l'état interne du sujet, seul le "manque d'intérêt de l'objet" décrit une lacune située au niveau de ce qui doit être perçu, ce qui en fait une cause objective.
4. Indiquez la proposition qui associe correctement les psychologues (I) à leurs courants psychologiques et ou philosophiques (II).
(I)
A. Watson
B. Freud
C. A. Comte
D. Wundt
. E. Descartes
(II)
1. Rationalisme
2. Positivisme
3. Behaviorisme
4. Empirisme
5. Structuralisme
6. Psychanalyse
7. Constructivisme
Réponse correcte : 4. A3 – B6 – C2 – D5 – E1.
Explication détaillée :
Pour résoudre cette question d'appariement, il faut relier chaque auteur au courant de pensée qu'il a fondé ou représenté :
1. A - Watson se lie au 3. Behaviorisme :
John Broadus Watson est le père fondateur du behaviorisme (comportementalisme), qui limite la psychologie à l'étude des comportements observables.
2. B - Freud se lie au 6. Psychanalyse :
Sigmund Freud est le créateur de la psychanalyse, centrée sur l'exploration de l'inconscient.
3. C - A. Comte se lie au 2. Positivisme :
Auguste Comte est le philosophe français qui a fondé le positivisme, prônant que seule la connaissance des faits réels et vérifiables est valable.
4. D - Wundt se lie au 5. Structuralisme :
Wilhelm Wundt, en créant le premier laboratoire de psychologie expérimentale, a posé les bases du structuralisme (analyse des structures de la conscience).
5. E - Descartes se lie au 1. Rationalisme :
René Descartes est la figure emblématique du rationalisme, affirmant que la raison est la source principale de toute connaissance humaine.
Conclusion :
La seule combinaison qui respecte l'ensemble de ces correspondances historiques et scientifiques est la proposition 4 (A3 – B6 – C2 – D5 – E1).
5. Dans l’acte volontaire, l’élément qui inhibe les actes indésirables est :
Réponse correcte : a. Le rejet
Explication détaillée :
Cette question porte sur les mécanismes de la volonté et les étapes de l'acte volontaire.
1. Pourquoi "Le rejet" (Réponse a) :
* L'acte volontaire comporte généralement quatre phases : la conception, la délibération, la décision et l'exécution.
* Au cours de la délibération et de la décision, le sujet doit choisir entre plusieurs tendances ou possibilités d'action.
* Le "rejet" est l'opération mentale par laquelle la volonté écarte ou inhibe (bloque) les tendances, désirs ou actes jugés indésirables, nuisibles ou contraires à l'objectif fixé. C'est la force négative de la volonté qui permet de dire "non" à une impulsion.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Le conflit entre les choix (b) : C'est la phase de délibération où les tendances s'opposent, mais ce n'est pas l'élément qui inhibe.
* Le parti-pris (c) : C'est une décision souvent arbitraire ou préconçue, pas nécessairement un mécanisme d'inhibition.
* L’aboulie (d) : C'est un trouble pathologique de la volonté caractérisé par l'incapacité de décider ou d'agir.
* La velléité (e) : C'est une volonté faible qui s'arrête à l'intention sans jamais passer à l'exécution ("je voudrais bien, mais...").
Conclusion :
Dans la dynamique de la volonté, le rejet est le mécanisme de contrôle qui permet de supprimer les actes qui ne correspondent pas au but recherché.
6. Indiquez la sensibilité qui donne des sensations d’ordre musculaire.
Réponse correcte : b. kinésthésique
Explication détaillée :
Cette question concerne l'étude des sensations et les différents types de récepteurs sensoriels du corps humain.
1. Pourquoi "kinésthésique" (Réponse b) :
* La kinesthésie (ou pallesthésie) est le sens qui permet de percevoir la position et les mouvements des différentes parties du corps.
* Les récepteurs de la sensibilité kinesthésique sont situés dans les muscles, les tendons et les articulations.
* Ce sont ces récepteurs qui transmettent au cerveau les sensations d'ordre musculaire (contraction, relâchement, effort, poids), nous permettant de coordonner nos mouvements même sans l'aide de la vue.
2. Analyse des autres options (Sensibilités externes) :
* Auditive (a) : Liée à l'ouïe et aux ondes sonores.
* Olfactive (c) : Liée à l'odorat et aux molécules chimiques dans l'air.
* Thermique (d) : Liée à la perception de la température (chaud/froid) par la peau.
* Visuelle (e) : Liée à la vue et à la lumière.
Conclusion :
La sensibilité kinesthésique est le "sens du mouvement" par excellence, car elle puise ses informations directement dans l'appareil musculaire.
7. Le psychologue qui a démontré l’importance de la « maturation » dans le développement de l’enfant s’appelle :
Réponse correcte : e. H. Wallon
Explication détaillée :
Cette question porte sur les grands auteurs de la psychologie du développement et leurs concepts clés.
1. Pourquoi "H. Wallon" (Réponse e) :
* Henri Wallon est un psychologue français célèbre pour avoir souligné le rôle prépondérant de la maturation biologique (nerveuse et motrice) dans la construction de la personnalité de l'enfant.
* Pour Wallon, le développement est une interaction constante entre la maturation interne (facteurs biologiques) et le milieu social (facteurs externes). Il a notamment décrit comment la maturation du système nerveux permet l'émergence de nouvelles fonctions psychiques à travers différents stades.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Ed. Chrisman (a) : Connu pour avoir proposé le terme "paydologie" (l'étude de l'enfant), mais pas spécifiquement pour la théorie de la maturation.
* Ed. Claparède (b) : Psychologue suisse spécialisé dans la psychologie fonctionnelle et l'intérêt de l'enfant (l'éducation fonctionnelle).
* Comenius (c) : Philosophe et pédagogue du XVIIe siècle, considéré comme le père de la pédagogie moderne, mais bien avant l'ère de la psychologie scientifique.
* M. Montessori (d) : Médecin et pédagogue connue pour sa méthode basée sur l'auto-éducation et le matériel sensoriel, plus que sur la théorie pure de la maturation biologique.
Conclusion :
Bien que plusieurs auteurs mentionnés s'intéressent à l'enfant, c'est Henri Wallon qui a le mieux théorisé l'importance de la maturation organique comme condition nécessaire au développement psychologique.
8. Les jeux à caractères social de type imaginatif apparaissent à la période de :
Réponse correcte : b. 3 – 7 ans
Explication détaillée :
Cette question concerne les stades de développement du jeu chez l'enfant,
théorisés notamment par Jean Piaget.
1. Pourquoi la période "3 – 7 ans" (Réponse b) :
* Cette tranche d'âge correspond au stade préopératoire. C'est l'âge d'or
du "jeu symbolique" ou "jeu de faire-semblant".
* Le caractère "imaginatif" se manifeste par la capacité de l'enfant à
transformer des objets (un bâton devient un cheval) et à inventer des
scénarios.
* Le caractère "social" commence à s'affirmer car, bien que l'enfant soit
encore égocentrique, il commence à jouer "avec" les autres en imitant des
rôles sociaux (jouer au papa et à la maman, au docteur, etc.).
2. Analyse des autres périodes :
* 1 – 3 ans (a) : Dominée par les jeux d'exercice sensori-moteur (manipulation).
* 7 – 9 ans (c) : Transition vers les jeux de règles, où l'imaginaire pur
laisse place à des conventions sociales strictes.
* 9 – 12 ans (d, e) : Période des jeux de compétition et de coopération
organisée (sports, jeux de société complexes).
Conclusion :
L'éclosion de l'imagination au service d'une imitation sociale se situe
précisément entre 3 et 7 ans.
9. Vers 10 mois, l’enfant qui connaît son propre corps et qui est capable de se situer dans le temps et dans l’espace est au stade de (du) :
Réponse correcte : c. schéma corporel
Explication détaillée :
Cette question concerne le développement de la conscience de soi et de la
perception spatio-temporelle chez le nourrisson.
1. Pourquoi le "schéma corporel" (Réponse c) :
* Le schéma corporel est la représentation que chaque individu a de son propre
corps, tant au repos qu'en mouvement.
* Vers l'âge de 10 mois, l'enfant commence à intégrer les différentes parties
de son corps comme un tout unifié. Cette connaissance lui permet de se
situer par rapport aux objets environnants (espace) et de coordonner ses
actions dans la durée (temps).
* C'est l'étape où l'enfant passe d'un corps "senti" de manière fragmentée à
un corps "perçu" globalement.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* L’analyse (a) : C'est une opération mentale supérieure qui intervient
beaucoup plus tard dans le développement cognitif.
* Miroir (b) : Le stade du miroir (souvent situé entre 6 et 18 mois) est
l'étape où l'enfant reconnaît son image, mais l'énoncé insiste ici sur la
localisation dans le temps et l'espace, ce qui définit spécifiquement le
schéma corporel.
* Syncrétisme (d) : C'est une caractéristique de la pensée enfantine (stade
préopératoire) où la perception est globale et confuse, sans distinction des
détails.
* La pensée par juxtaposition (e) : C'est le fait pour un enfant de placer
des idées ou des images les unes à côté des autres sans lien logique
(typiquement vers 3-5 ans).
Conclusion :
La capacité à se situer spatialement et temporellement à travers la
connaissance de son propre corps à 10 mois définit l'acquisition du schéma
corporel.
10. La phase sadic – anale se situe entre :
Réponse correcte : b. 1 – 2 ans
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la théorie du développement psychosexuel
établie par Sigmund Freud.
1. Pourquoi la période "1 – 2 ans" (Réponse b) :
* Le stade (ou phase) anal succède au stade oral. Il se situe généralement
entre la première et la deuxième année de vie (parfois étendu jusqu'à 3 ans
selon les auteurs).
* Durant cette période, l'intérêt de l'enfant se déplace vers la zone
anale et le contrôle des sphincters (apprentissage de la propreté).
* Le terme "sadique-anal" est utilisé car l'enfant découvre le plaisir lié
au pouvoir d'expulser ou de retenir ses matières fécales, ce qui lui donne
un sentiment de maîtrise ou d'opposition vis-à-vis de son entourage
(notamment les parents).
2. Analyse des autres options (les autres stades freudiens) :
* 0 – 1 an (a) : Correspond au stade oral (plaisir lié à la bouche et à la
tétée).
* 3 – 7 ans (c) : Englobe le stade phallique (3-5 ans) marqué par le
complexe d'Œdipe, suivi du début de la période de latence.
* 7 – 12 ans (d) : Correspond à la période de latence (calme des pulsions
sexuelles au profit de la socialisation et des apprentissages).
* 13 – 15 ans (e) : Correspond au stade génital (puberté et adolescence)
.
Conclusion :
La phase sadique-anale est intrinsèquement liée à l'âge de l'acquisition de
la propreté, soit entre 1 et 2 ans.
11. Un enfant qui parvient à tirer une vérité générale de l’observation des cas particuliers accomplit :
Réponse correcte : b. une induction
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes formes de raisonnement logique
étudiées en psychologie cognitive et en logique.
1. Pourquoi "une induction" (Réponse b) :
* L'induction est une opération mentale qui consiste à remonter des faits
particuliers à une loi générale.
* Par exemple, si un enfant observe plusieurs fois que l'eau qu'il touche
est mouillée, il induit la vérité générale que "toute l'eau mouille".
C'est le mode de raisonnement de base des sciences expérimentales.
2. Analyse des autres options :
* Une déduction (a) : C'est l'inverse de l'induction. Elle part d'une
vérité générale pour l'appliquer à un cas particulier (ex: "Tous les
hommes sont mortels, donc ce professeur est mortel").
* Un jugement (c) : C'est une affirmation ou une négation sur le rapport
entre deux concepts, mais pas nécessairement un processus de généralisation.
* Un raisonnement (d) : C'est le terme global qui englobe l'induction et la
déduction. Il manque ici de précision par rapport à l'énoncé.
* Une transduction (e) : C'est le raisonnement typique de l'enfant au stade
préopératoire (2-7 ans) qui passe d'un fait particulier à un autre fait
particulier sans lien logique réel.
Conclusion :
Le passage du "particulier" vers le "général" définit spécifiquement le
processus d'induction.
12. La psychopédagogie s’intéresse à l’ :
Réponse correcte : a. Apprenant
Explication détaillée :
Cette question porte sur les branches de la psychologie et leurs objets d'étude spécifiques.
1. Pourquoi "l'Apprenant" (Réponse a) :
* La psychopédagogie est une science à la frontière de la psychologie et de la pédagogie. Son objectif principal est l'étude des processus d'apprentissage.
* Elle analyse comment l'individu acquiert des connaissances, les facteurs qui facilitent ou bloquent cet apprentissage, et les méthodes d'enseignement les mieux adaptées.
* L'objet d'étude central est donc l'individu placé dans une situation d'apprentissage, que l'on nomme "l'apprenant".
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Animal (b) : C'est l'objet de la psychologie animale ou comparée.
* Anormal (c) : C'est l'objet de la psychopathologie (étude des troubles mentaux).
* Enfant (d) : Bien que la psychopédagogie s'occupe souvent des enfants, l'étude globale de l'enfant relève de la psychologie de l'enfant ou génétique. La psychopédagogie peut aussi concerner des adultes en formation.
* Inconscient (e) : C'est l'objet d'étude principal de la psychanalyse.
Conclusion :
La psychopédagogie se définit par son application au domaine éducatif, faisant de l'apprenant le cœur de ses recherches.
13. L’instinct qui pousse certains individus à affirmer « Rien n’est plus sûr que la mort » est l’instinct :
Réponse correcte : d. de mort
Explication détaillée :
Cette question fait référence aux concepts fondamentaux de la dynamique des pulsions et des instincts en psychologie, particulièrement dans la théorie freudienne.
1. Pourquoi "l'instinct de mort" (Réponse d) :
* Dans sa seconde topique, Sigmund Freud oppose les pulsions de vie (Eros) aux pulsions de mort (Thanatos).
* L'instinct de mort tend vers la réduction des tensions, le retour à l'état inorganique et la destruction.
* L'affirmation « Rien n'est plus sûr que la mort » traduit une préoccupation ou une inclinaison psychologique vers cette finalité inéluctable. Chez certains individus, cet instinct domine la pensée, menant à une vision fataliste ou destructrice de l'existence.
2. Analyse des autres options :
* Alimentaire (a) : Instinct lié à la survie immédiate par la nutrition.
* Grégaire (b) : Tendance qui pousse les individus d'une même espèce à vivre ensemble.
* Maternel (c) : Instinct lié à la protection et au soin de la progéniture.
* De conservation (e) : C'est l'opposé de l'instinct de mort ; il pousse l'individu à protéger sa vie et à éviter les dangers.
Conclusion :
La focalisation sur la certitude du trépas et la fin de la vie est la manifestation directe de l'instinct de mort.
14. La qualité de la volonté qui la pousse à inhiber les actes inacceptables est :
Réponse correcte : a. Le rejet
Explication détaillée :
Cette question analyse les composantes internes de l'acte volontaire et la force de contrôle de la volonté.
1. Pourquoi "Le rejet" (Réponse a) :
* L'acte volontaire n'est pas seulement une force d'impulsion (faire quelque chose), c'est aussi une force d'inhibition (s'empêcher de faire quelque chose).
* Le rejet est l'opération par laquelle l'esprit écarte délibérément une tendance, un désir ou une action qu'il juge contraire à ses valeurs, à la morale ou à l'objectif fixé.
* C'est précisément cette "qualité" qui permet de bloquer (inhiber) les actes dits "inacceptables" pour le sujet.
2. Analyse des distracteurs :
* Le conflit entre les choix (b) : Représente la tension durant la phase de délibération, mais ne constitue pas l'acte d'inhibition lui-même.
* Le parti-pris (c) : Une décision souvent basée sur un préjugé plutôt que sur une délibération rationnelle.
* L’aboulie (d) : Une pathologie caractérisée par une absence de volonté ou une incapacité à choisir et à agir.
* La velléité (e) : Une forme de volonté stérile où l'on souhaite agir ("je voudrais bien") sans jamais passer à l'acte.
Conclusion :
Le rejet est l'élément régulateur de la volonté qui assure la fonction d'autocensure et d'inhibition des comportements indésirables.
15. Indiquez la sensibilité qui donne des sensations d’ordre chimique.
Réponse correcte : c. olfactive
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des sens selon la nature de l'excitant (le stimulus) qui les active.
1. Pourquoi "olfactive" (Réponse c) :
* La sensibilité olfactive (l'odorat) est classée parmi les sens chimiques (chimioréception).
* Elle est déclenchée par des molécules chimiques volatiles (odorantes) qui se dissolvent dans le mucus nasal pour stimuler les cellules sensorielles.
* Note : Le goût est l'autre grand sens d'ordre chimique.
2. Analyse des autres types d'excitants :
* Auditive (a) : Sensibilité mécanique (vibrations de l'air/ondes sonores).
* Kinésthésique (b) : Sensibilité interne/mécanique (étirement des muscles et tendons).
* Thermique (d) : Sensibilité calorifique (variations de température).
* Visuelle (e) : Sensibilité physique/lumineuse (ondes électromagnétiques/lumière).
Conclusion :
Puisque l'odorat fonctionne par la détection de particules chimiques, la sensibilité olfactive est celle qui répond à un ordre chimique.
16. Le psychopédagogue qui a utilisé en 1894, l’expression « paidologie ou pédologie » s’appelle :
Réponse correcte : a. Ed. Chrisman
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de la psychologie de l'enfant et l'étymologie des termes scientifiques qui lui sont rattachés.
1. Pourquoi "Ed. Chrisman" (Réponse a) :
* Oscar Chrisman (souvent abrégé Ed. Chrisman dans les manuels), un
psychologue américain, a forgé le terme « paidologie » (du grec pais, paidos :
enfant, et logos : étude) en 1894.
* Son objectif était de créer une science complète et autonome consacrée
exclusivement à l'étude de l'enfant sous tous ses aspects (physique, mental,
moral). Bien que le terme ait été partiellement remplacé par "psychologie de
l'enfant" ou "pédologie", il reste historiquement lié à son nom.
2. Analyse des autres options (Distracteurs) :
* Ed. Claparède (b) : Psychologue suisse qui a beaucoup œuvré pour la
psychologie scolaire, mais il n'est pas l'inventeur du terme paidologie.
* Comenius (c) : Philosophe du XVIIe siècle, précurseur de la pédagogie
moderne, mais bien antérieur à l'invention de ce terme scientifique.
* M. Montessori (d) : Célèbre pour sa méthode pédagogique sensorielle,
elle n'a pas revendiqué la paternité de ce concept terminologique.
* H. Wallon (e) : Psychologue français connu pour ses théories sur la
maturation et les stades de développement.
Conclusion :
L'année 1894 et l'expression « paidologie » désignent sans ambiguïté les
travaux d'Oscar Chrisman.
17. Les jeux moteurs à compétition ou jeux fonctionnels se développent à la période de :
Réponse correcte : e. 10 – 12 ans
Explication détaillée :
Cette question analyse l'évolution des types de jeux en fonction du développement moteur et social de l'enfant.
1. Pourquoi la période "10 – 12 ans" (Réponse e) :
* À cet âge, qui correspond à la fin de l'enfance et au début de la pré-adolescence, l'enfant possède une maîtrise motrice fine et une endurance accrue.
* Le terme "jeux fonctionnels à compétition" désigne des activités où la fonction motrice est mise au service d'une performance ou d'un défi contre autrui (sports d'équipe, athlétisme, jeux d'adresse complexes).
* C'est la période où le besoin de se mesurer aux autres et de respecter des systèmes de règles complexes devient prédominant.
2. Analyse des autres périodes :
* 1 – 3 ans (a) : Jeux d'exercice simple (manipulation, marche).
* 3 – 7 ans (b) : Jeux symboliques et imaginatifs (faire-semblant).
* 7 – 9 ans (c) : Début des jeux de règles simples, mais la compétition organisée n'est pas encore l'élément central du développement moteur.
* 9 – 10 ans (d) : Phase de transition vers la coopération plus structurée.
Conclusion :
La pleine expansion des jeux moteurs basés sur la compétition et la performance fonctionnelle se situe entre 10 et 12 ans.
18. L’enfant qui se limite à une impression d’ensemble mal défini des détails d’un objet observé est au stade de (du) :
Réponse correcte : d. syncrétisme
Explication détaillée :
Cette question porte sur les caractéristiques de la perception et de la pensée chez le jeune enfant (généralement entre 2 et 7 ans), telles que décrites par Jean Piaget et Ovide Decroly.
1. Pourquoi le "syncrétisme" (Réponse d) :
* Le syncrétisme est une forme de perception globale et confuse.
* À ce stade, l'enfant perçoit un objet ou une situation comme un "tout" indissociable sans pouvoir en analyser les parties constituantes ou les détails précis.
* Il a une "impression d'ensemble", mais celle-ci reste floue car il ne saisit pas encore les relations logiques qui lient les détails entre eux.
2. Analyse des autres options :
* L'analyse (a) : C'est l'opération inverse du syncrétisme. Elle consiste à décomposer un tout en ses éléments pour les comprendre. C'est une capacité qui se développe plus tard.
* Miroir (b) : Désigne l'étape où l'enfant reconnaît son image (vers 6-18 mois), sans rapport direct avec la perception détaillée d'objets extérieurs.
* Schéma corporel (c) : Concerne la représentation que l'enfant a de son propre corps.
* La pensée par juxtaposition (e) : C'est le fait de lier des éléments sans rapport logique (le "et puis... et puis..."), mais cela concerne davantage le raisonnement et le langage que la perception visuelle globale.
Conclusion :
La perception globale qui ignore les détails définit précisément le syncrétisme perceptif de l'enfant.
19. A La puberté, phase de la sexualité adulte, apparait entre :
Réponse correcte : e. 13 – 15 ans
Explication détaillée :
Cette question porte sur la chronologie du développement psychosexuel et
physiologique de l'être humain.
1. Pourquoi la période "13 – 15 ans" (Réponse e) :
* La puberté marque le passage de l'enfance à l'adolescence. C'est la période
où les fonctions de reproduction deviennent matures.
* Sur le plan psychologique (théorie freudienne), cela correspond au début
du "stade génital". Les pulsions sexuelles, après une période de calme
(latence), se réactivent et se dirigent désormais vers un partenaire
extérieur pour une sexualité de type adulte.
* Bien que l'âge puisse varier selon les individus, la fourchette 13-15 ans
est celle retenue classiquement dans les manuels de psychologie scolaire
pour marquer cette transition majeure.
2. Rappel des phases précédentes pour contexte :
* 0 – 1 an (a) : Stade oral (nourrisson).
* 1 – 2 ans (b) : Stade anal (apprentissage de la propreté).
* 3 – 7 ans (c) : Stade phallique et complexe d'Œdipe.
* 7 – 12 ans (d) : Période de latence (calme pulsionnel).
Conclusion :
La puberté, en tant que phase d'éveil de la sexualité adulte et de maturation
génitale, se situe bien dans la tranche d'âge de 13 à 15 ans.
20. Un enfant qui parvient à établir un rapport de convenance ou de disconvenance entre deux choses ou deux idées accomplit :
Réponse correcte : c. un jugement
Explication détaillée :
Cette question porte sur les opérations fondamentales de la pensée et de la
logique chez l'être humain.
1. Pourquoi "un jugement" (Réponse c) :
* Par définition, le jugement est l'opération mentale par laquelle l'esprit
affirme ou nie un rapport entre deux concepts ou deux objets.
* Établir un "rapport de convenance" signifie affirmer que les deux choses
vont ensemble (ex: "Le ciel est bleu").
* Établir un "rapport de disconvenance" signifie nier ce rapport ou
déclarer qu'elles ne correspondent pas (ex: "Le feu n'est pas froid").
* C'est l'étape intermédiaire essentielle entre la simple appréhension d'une
idée et le raisonnement complet.
2. Analyse des autres options :
* Une déduction (a) : C'est un raisonnement qui part du général pour
arriver au particulier.
* Une induction (b) : C'est l'opération qui consiste à tirer une vérité
générale de faits particuliers.
* Un raisonnement (d) : C'est une suite de jugements liés les uns aux
autres pour démontrer une vérité. C'est donc un processus plus complexe que
le simple établissement d'un rapport.
* Une transduction (e) : C'est un raisonnement illogique propre au jeune
enfant qui passe d'un fait particulier à un autre sans loi générale
.
Conclusion :
L'acte simple de comparer deux idées pour en affirmer ou en nier le lien
correspond exactement à la définition psychologique du jugement
.
21. Un enfant de 8 ans et 3 mois a un âge mental de 8 ans. Le quotient intellectuel de cet enfant équivaut (au centième près) à :
Réponse correcte : d. 95
Explication détaillée :
Cette question nécessite l'application de la formule classique du Quotient
Intellectuel (QI) classique, dit "QI de Stern".
1. La Formule :
Le calcul se base sur le rapport entre l'Âge Mental (AM) et l'Âge Chronologique
(AC), multiplié par 100 :
$$QI = \frac{AM}{AC} \times 100$$
2. Conversion des données en mois :
Pour obtenir un résultat précis, il est nécessaire de convertir les années en
mois.
* Âge Mental (AM) : 8 ans = 8 × 12 = 96 mois.
* Âge Chronologique (AC) : 8 ans et 3 mois = (8 × 12) + 3 = 96 + 3 = 99 mois.
3. Calcul :
* $$QI = \frac{96}{99} \times 100$$
* $$QI = 0,969696... \times 100$$
* $$QI = 96,96...$$
4. Conclusion :
En observant les assertions proposées, le résultat le plus proche (bien que
l'arrondi exact soit 97) est 95. Dans le contexte des
tests EXETAT, cela indique que l'enfant a un développement intellectuel
légèrement inférieur à la moyenne attendue pour son âge civil exact, mais
reste dans la zone de normalité.