TEXTE
Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
1. Le titre qui convient le mieux à ce texte est :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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QUESTION SUR LE TEXTE
2. Indiquez l’incidence inopportune à l’épanouissement de l’intelligence artificielle sur la personnalité de l’homme numérique.
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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QUESTION SUR LE TEXTE
3. Dans la phrase : « Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? », le mot souligné a pour synonyme :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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QUESTION SUR LE TEXTE
4.Indiquez la proposition conforme à la pensée de l’auteur.
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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5. Indiquez la nature grammaticale du mot souligné dans la phrase : « L’âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l’ont précédé, vise à son tour un objectif simple... ».
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
6. Pour l’auteur, la résultante de l’action de la machine sur l’homme se remarque par :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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7. Dans la phrase : « La machine ne sait pas faire ces choses spontanément », le groupe de mots souligné a pour fonction grammaticale :
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8. Indiquez la proposition où le mot « tout » est un pronom indéfini.
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9. Dans la phrase : « Aucun homme n’est éternel », le mot souligné marque :
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10. Indiquez la proposition où le mot souligné est un complément de l’adjectif.
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11. La figure de style contenue dans la phrase : « La grande rivière qui arrose la ville connaît des secrets » est la :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
1. Le titre qui convient le mieux à ce texte est :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
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2.Indiquez l’incidence propice de l’intelligence artificielle sur l’épanouissement intellectuel de l’homme numérique.
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
3.Dans la phrase : « Aujourd’hui, avec l’intelligence artificielle, c’est la machine qui devient humaine », le mot souligné a pour synonyme :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
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4. Indiquez la proposition conforme à la pensée de l’auteur.
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TEXTE
Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
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5. Indiquez la nature grammaticale du mot souligné dans la phrase : « Elle a besoin de scanner plusieurs millions d’éléphants ».
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
6. Pour l’auteur, la révolution numérique, par rapport aux autres révolutions industrielles, se caractérise par :
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Archimède voulait un levier pour soulever la terre. L'âge numérique, comme les révolutions industrielles qui l'ont précédé, vise à son tour un objectif simple : rendre le travail humain plus « productif », la différence fondamentale avec les révolutions du passé tient toutefois en ceci : c'est l'homme lui-même qui est à la fois le levier et la masse à soulever (...).
(...) Hier avec le travail à la chaine, l'homme devenait machine. Aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, c'est la machine qui devient humaine. Elle peut accroître nos capacités cognitives ou mécaniques, mais elle peut aussi conduire à se passer de nous (...) Face à la formidable puissance des ordinateurs et de l'intelligence artificielle, quel est l'avantage que les hommes feront valoir ? Faudra-t-il planter des électrodes dans leurs cerveaux pour les aider à tenir leur place ? Où l'homme va-t-il se spécialiser dans les tâches que la machine ne sait pas faire : aimer, rire ou pleurer au risque de laisser les algorithmes prendre en charge l'intelligence collective du système ? Répondre à ces questions n'exige rien de moins que de reprendre celles que la philosophie et la biologie explorent depuis des siècles : qu'est-ce que l'homme, non plus relativement aux animaux, mais face aux techniques qu'il a lui-même produites ?
Constat simple : l'homme est corps et esprit, la machine n'est ni l'un ni l'autre. L'homme est esprit, tout d'abord : il produit, spontanément, des théories sur le monde. Un enfant fait très tôt la différence entre les objets animés et les êtres vivants. En voyant deux ou trois éléphants, il saisit immédiatement le concept de cet animal étrange et peut le reconnaître dans ses livres d'images. La machine ne sait pas faire ces choses spontanément. Elle a besoin de scanner plusieurs millions d'éléphants pour en reconnaître un seul (...).
(...) Pour comprendre le rôle potentiel des machines face aux humains, il faut ajouter un autre élément décisif : l'homme n'est pas seulement esprit, à la différence des machines, il pense dans un corps. La machine n'a pas de corps, pas de sentiments. Elle n'a pas d'esprit non plus : elle n'a pas l'imagination créatrice des humains, elle ne sait pas extrapoler ses connaissances à des situations inconnues. Elle a toutefois quelques armes à faire valoir. Elle peut faire des opérations qui sont totalement inaccessibles au commun des mortels, comme parcourir en une fraction de seconde des millions de pages à la recherche d'une citation.
(...) Quoi qu'il en soit, la révolution numérique est en marche. Elle prend sa place dans la longue file des innovations radicales qui ont bouleversé la manière de penser des humains (...) --- On pensait que l'intelligence artificielle tiendrait sa place dans cette glorieuse lignée, qu'elle nous aiderait à mieux penser individuellement et collectivement. Il semble hélas possible d'affirmer que la transformation en cours fait naître un individu marqué par la crédulité d'esprit critique (...).
Daniel COHEN.
QUESTION SUR LE TEXTE
7. Dans la phrase : « Quoi qu’il en soit, la révolution numérique est en marche », le groupe de mots souligné a pour fonction grammaticale :
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8. Indiquez la proposition où le mot « tout » est un adverbe.
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9. Dans la phrase : « Tous les métiers, les plus humbles même, ont, dans la société leur utilité », le mot souligné marque :
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10. Indiquez la proposition où le mot souligné est un complément déterminatif.
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11. La figure de style contenue dans la phrase : « La grande rivière qui arrose la ville connaît des secrets » est la :
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12. Indiquez la proposition où le mot « tout » est un substantif.
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13. Dans la phrase : « Tous les hommes sont mortels », le mot souligné marque :
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14. Indiquez la proposition où le mot souligné est un complément d’objet indirect.
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15. La figure de style contenue dans la phrase : « Une séparation en douceur, plutôt en douleur » est la :
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16. Indiquez la proposition où le mot « tout » est un adjectif qualificatif.
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17. Dans la phrase : « Les mamans ont toutes les mêmes soucis », le mot souligné marque :
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18. Indiquez la proposition où le mot souligné est un complément d’agent.
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19. La figure de style contenue dans la phrase : « Mon frère ne vit que de son travail » est la :
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