Question 1
1. Le procédé comparatif ou d’analogie a été longtemps utilisé par :
Réponse correcte : b. O. Decroly
Explication détaillée :
1. Analyse du procédé :
Le procédé comparatif ou d'analogie consiste à établir des rapports de
ressemblance ou de différence entre l'objet étudié (souvent issu de
l'observation directe) et d'autres objets éloignés dans l'espace ou
dans le temps.
2. La contribution d'Ovide Decroly :
Le médecin et pédagogue belge Ovide Decroly a structuré sa démarche
pédagogique autour de trois piliers fondamentaux pour l'acquisition
des connaissances :
- L'Observation : Contact direct avec la réalité.
- L'Association (ou Comparaison) : C'est ici qu'intervient le procédé
comparatif. L'enfant relie ses observations à d'autres réalités non
présentes physiquement (analogie spatiale ou temporelle).
- L'Expression : Traduction de la pensée par le langage, le dessin ou
le travail manuel.
3. Pourquoi les autres auteurs ne correspondent pas :
- J. Dewey (a) : Est le père du "Learning by doing" (apprendre par l'action)
et de l'intérêt fonctionnel.
- Miss Parkhurst (c) : Est la créatrice du Plan Dalton, axé sur le
travail individualisé et les contrats de travail.
- F. Skinner (e) : Est le chef de file de l'enseignement programmé
basé sur le comportementalisme (behaviorisme).
Conclusion :
Le procédé d'analogie est une étape clé de la méthode Decroly, permettant
à l'élève d'étendre ses connaissances au-delà de son environnement
immédiat.
2. La rubrique de la fiche de préparation où l’enseignant reprend la leçon précédente avant la nouvelle matière est :
Réponse correcte : b. la révision
Explication détaillée :
1. Analyse de la structure d'une leçon :
Une fiche de préparation suit une progression logique divisée en rubriques
spécifiques. L'étape qui consiste à revenir sur
ce qui a été enseigné précédemment s'appelle la révision.
2. Le rôle de la révision :
- Moment : Elle se situe au tout début de la leçon, dans la phase des
activités initiales.
- Objectif : Elle sert à vérifier si les prérequis nécessaires à la
compréhension de la nouvelle matière sont bien acquis par les élèves.
- Fonction pédagogique : Elle assure la continuité des apprentissages en
créant un pont entre le connu (leçon passée) et l'inconnu (leçon du jour).
3. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
- La motivation (a) : C'est l'étape où l'enseignant suscite l'intérêt des
élèves pour le nouveau sujet, souvent par un petit problème ou une
devinette.
- La synthèse (c) : C'est le résumé des points essentiels de la leçon
du jour, effectué après l'analyse.
- L'application (d) : C'est la phase où l'élève s'exerce sur la nouvelle
matière pour vérifier sa compréhension.
- L'analyse (e) : C'est le cœur de la leçon où l'on décompose et étudie
en détail la nouvelle matière.
Conclusion :
L'acte de "reprendre la leçon précédente" pour asseoir les bases de la
journée correspond techniquement à la rubrique de la révision
.
3. Le mode qui consiste à distribuer les enseignements à toute la classe à la fois est le mode :
Réponse correcte : a. Collectif
Explication détaillée :
1. Analyse de l'organisation pédagogique :
L'énoncé décrit une situation où l'enseignant s'adresse à l'ensemble du
groupe d'élèves de manière simultanée. Tous les
apprenants reçoivent la même information, au même rythme et au même
moment.
2. Le concept du Mode Collectif :
C'est la forme d'enseignement la plus traditionnelle et la plus répandue.
- Dans ce mode, le maître est le centre de la communication.
- Il dispense une leçon unique pour une classe entière supposée homogène.
- C'est un gain de temps pour l'enseignant, mais cela ne tient pas compte
des rythmes d'apprentissage propres à chaque enfant.
3. Pourquoi les autres options sont différentes :
- Individualisé (b) : L'enseignement est adapté aux besoins spécifiques et
aux capacités de chaque élève.
- Individuel (c) : L'élève travaille seul sur une tâche, souvent avec un
suivi particulier du maître.
- Mixte (d) : Combine plusieurs modes (par exemple, une partie de la leçon
en collectif et une partie en individuel).
- Mutuel (e) : Les élèves s'enseignent les uns aux autres (proche du
monitorat).
Conclusion :
Le fait de "distribuer les enseignements à toute la classe à la fois" définit
parfaitement le mode collectif de l'enseignement.
4. La technique collective de recherche rapide des idées à partir des réponses immédiates des apprenants est :
Réponse correcte : b. Le brainstorming.
Explication détaillée :
1. Analyse de la définition :
L'énoncé met en avant trois caractéristiques majeures :
- Collective : Elle implique tout le groupe.
- Recherche rapide : On privilégie la quantité et la vitesse de production.
- Réponses immédiates : Les apprenants disent ce qui leur vient à l'esprit
sans filtre préalable.
2. Le concept de Brainstorming (ou Remue-méninges) :
C'est une technique de créativité de groupe.
- Elle consiste à produire le plus grand nombre d'idées possible sur un
sujet donné, dans un temps très court.
- La règle d'or est l'absence de critique immédiate : toutes les idées
sont notées avant d'être triées plus tard.
- Elle est idéale pour stimuler l'imagination et lancer une nouvelle leçon
en partant des connaissances spontanées des élèves.
3. Pourquoi les autres options ne correspondent pas :
- La discussion dirigée (a) : Est un échange structuré et guidé par
l'enseignant pour arriver à une conclusion précise.
- L'étude des cas (c) : Consiste à analyser une situation réelle ou
fictive complexe pour en tirer des enseignements.
- Les jeux de rôles (d) : Sont des simulations où les élèves interprètent
des personnages pour comprendre des interactions sociales.
- Le travail d'équipes (e) : Est une modalité d'organisation où les
élèves collaborent sur une tâche commune.
Conclusion :
La technique qui repose sur la spontanéité et la rapidité collective pour
générer des idées est le brainstorming.
5. Les procédés narratifs recourent à (aux) :
Réponse correcte : c. L’animation, aux récits et contes.
Explication détaillée :
1. Définition du terme "Narratif" :
Le mot "narratif" provient du latin "narrare", qui signifie raconter.
En pédagogie, un procédé narratif est une technique par laquelle
l'enseignant transmet des connaissances sous forme d'histoire ou de
récit structuré.
2. Analyse de l'option correcte :
- Les récits et contes : Ce sont les outils de base de la narration. Ils
permettent de captiver l'attention de l'élève en mettant en scène des
faits, des personnages ou des événements historiques.
- L'animation : Elle désigne ici la manière vivante dont l'enseignant
"donne vie" à son récit pour stimuler l'imagination des apprenants.
3. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
- La pratique des travaux de groupes (a) : Est une modalité d'organisation
sociale de la classe.
- L'usage de la manipulation (b) : Concerne les procédés expérimentaux
ou concrets (toucher, déplacer des objets).
- L'analyse des détails (d) : Correspond aux procédés analytiques qui
décomposent un tout en ses parties.
- Divers sens (e) : Se rapporte aux procédés intuitifs ou audio-visuels
faisant appel à la vue, l'ouïe, etc..
Conclusion :
Le propre de la narration étant de raconter une histoire, elle s'appuie
naturellement sur les récits, les contes et une animation vivante de la
part du maître.
6. Dans une situation didactique, un enseignant qui assure plusieurs leçons autour d’un thème central applique le principe de (d') :
Réponse correcte : c. coordination
Explication détaillée :
1. Analyse de la situation :
L'énoncé décrit un enseignant qui organise son enseignement en regroupant
différentes leçons (matières ou sujets variés) autour d'un seul "thème
central". Cette approche vise à créer des liens
logiques entre les savoirs plutôt que de les enseigner de manière isolée.
2. Le principe de Coordination (ou Concentration) :
En didactique générale, le principe de coordination est celui qui exige
d'établir des rapports et des convergences entre les différentes branches
de l'enseignement.
- Il permet à l'élève de comprendre l'unité du savoir.
- Par exemple, si le thème central est "L'eau", l'enseignant peut traiter
du cycle de l'eau en sciences, des calculs de volume en mathématiques et
d'un texte sur la pluie en lecture. Tout est "coordonné" autour du thème.
3. Pourquoi les autres principes ne correspondent pas :
- Activité (a) : Demande que l'élève soit l'acteur de son apprentissage
par l'action.
- Adaptation (b) : Exige que l'enseignement soit ajusté au niveau
intellectuel et au milieu de l'enfant.
- Intuition (d) : Prône le passage du concret (objets réels, images) à
l'abstrait pour une meilleure compréhension.
- Motivation (e) : Concerne l'éveil de l'intérêt et du désir d'apprendre
chez l'élève.
Conclusion :
Le regroupement de plusieurs leçons autour d'une idée ou d'un thème commun
pour assurer la cohérence des apprentissages relève directement du principe
de coordination.
7. L’expression « classe parallèle » a été lancée par :
Réponse correcte : d. G. Friedman
Explication détaillée :
1. Analyse du concept :
L'expression « classe parallèle » désigne l'ensemble des sources
d'information et d'éducation auxquelles l'élève est exposé en dehors de
l'école traditionnelle (médias, télévision, internet, environnement
social). Ces sources influencent l'apprentissage
autant, sinon plus, que l'enseignement formel.
2. L'auteur Georges Friedman :
- Georges Friedman est un sociologue français qui a théorisé ce concept
pour souligner que l'école n'est plus le seul lieu de savoir.
- Il a mis en garde les éducateurs sur le fait que les messages reçus
par les élèves via les médias (la classe parallèle) peuvent parfois
contredire ou affaiblir les enseignements de la "classe normale".
3. Pourquoi les autres auteurs sont exclus :
- J. Dewey (a) : S'est concentré sur l'expérience et l'action (Learning
by doing).
- O. Decroly (b) : A travaillé sur les centres d'intérêt et la méthode
globale.
- Miss Parkhurst (c) : Est l'auteur du Plan Dalton (individualisation)
.
- F. Skinner (e) : Est le représentant de l'enseignement programmé
(behaviorisme).
Conclusion :
C'est bien Georges Friedman qui a introduit cette notion pour inviter
l'école à mieux intégrer ou du moins à tenir compte des influences
extérieures dans le processus éducatif.
8. La rubrique de la fiche de préparation où l’enseignant évalue l’objectif opérationnel de la leçon est :
Réponse correcte : d. l’application
Explication détaillée :
1. Analyse de la démarche pédagogique :
Toute leçon est construite pour atteindre un "objectif opérationnel", c'est-à-dire
un comportement observable que l'élève doit être capable de réaliser à la fin de
la séance.
2. Le rôle de la rubrique "Application" :
- Moment : C'est l'étape finale de la leçon, située dans les activités de
contrôle.
- Fonction : C'est le moment où l'enseignant propose des exercices, des
problèmes ou des tâches pratiques aux élèves.
- Vérification : C'est précisément à travers ces exercices que le maître
"évalue" si l'objectif a été atteint. Si l'élève réussit l'application,
cela prouve qu'il a maîtrisé la nouvelle matière.
3. Pourquoi les autres rubriques ne sont pas l'évaluation de l'objectif :
- La motivation (a) : Sert uniquement à susciter l'intérêt avant de commencer
.
- La révision (b) : Vérifie les acquis des leçons passées (prérequis)
.
- La synthèse (c) : Est le résumé ou la fixation de la leçon, pas encore son
évaluation pratique.
- L'analyse (e) : Est la phase de découverte et de décomposition de la nouvelle
matière.
Conclusion :
L'application est la rubrique de contrôle par excellence qui permet de mesurer
concrètement l'atteinte de l'objectif opérationnel.
9. Le mode par lequel l’enseignant assigne à certains apprenants un ou plusieurs sujets qu’ils doivent enseigner à certains de condisciples est le mode :
Réponse correcte : e. mutuel
Explication détaillée :
1. Analyse de la pratique décrite :
L'énoncé présente une situation où le rôle d'enseignement est partagé
. L'enseignant ne s'adresse pas directement à tous,
mais utilise certains élèves (souvent les plus avancés) pour transmettre
le savoir à leurs camarades (condisciples).
2. Le concept du Mode Mutuel :
Historiquement appelé "enseignement mutuel" ou "monitorat", ce mode
repose sur la collaboration entre pairs :
- Les élèves les plus doués (moniteurs) aident le maître en instruisant
un petit groupe d'élèves.
- L'enseignant devient un superviseur et un formateur de moniteurs
plutôt que le seul diffuseur de connaissances.
- Cela permet de gérer des classes à très gros effectifs et de favoriser
la solidarité entre apprenants.
3. Pourquoi les autres options sont à écarter :
- Collectif (a) : L'enseignant enseigne lui-même à toute la classe en
même temps.
- Individualisé (b) : Le travail est adapté aux besoins personnels de
chaque enfant.
- Individuel (c) : Chaque élève travaille seul sur sa propre tâche
.
- Mixte (d) : C'est une combinaison entre le mode collectif et les
travaux individuels ou de groupes.
Conclusion :
Dès lors que des élèves enseignent à d'autres élèves sous la direction
du maître, on parle de mode mutuel.
10. La stratégie consistant à initier les apprenants à la description ou l’analyse d’un phénomène ou une situation en vue d’une large compréhension est :
Réponse correcte : c. L’étude des cas.
Explication détaillée :
1. Analyse de l'énoncé :
La question porte sur une stratégie qui utilise une "situation" ou un
"phénomène" comme base d'apprentissage. Les objectifs
sont la description, l'analyse et une compréhension approfondie des enjeux
liés à ce cas concret.
2. Le concept de l'Étude de cas :
C'est une méthode active qui consiste à présenter aux élèves une situation
réelle ou fictive présentant un problème à résoudre ou un phénomène à
comprendre.
- L'élève doit observer, décrire les faits et analyser les causes ou les
conséquences.
- Elle favorise le développement de l'esprit critique et la capacité à
transférer des connaissances théoriques à des situations pratiques.
3. Pourquoi les autres options sont à écarter :
- La discussion dirigée (a) : Est un échange verbal guidé par le maître
pour structurer la pensée des élèves.
- Le brainstorming (b) : Est une recherche rapide et spontanée d'idées
sans analyse immédiate.
- Les jeux de rôles (d) : Sont des simulations où l'on joue des personnages
pour vivre une situation de l'intérieur.
- Le travail d'équipes (e) : Est une modalité de groupement des élèves pour
réaliser une tâche commune, mais n'est pas une stratégie d'analyse en soi
.
Conclusion :
La stratégie qui repose sur l'analyse détaillée d'une situation spécifique
pour en tirer une compréhension globale est l'étude des cas.
11. Les procédés coopératifs recourent à (aux) :
Réponse correcte : a. La pratique des travaux de groupes.
Explication détaillée :
1. Analyse de l'étymologie :
Le terme « coopératif » vient du latin "cooperari", qui signifie « travailler
ensemble ». En didactique, un procédé coopératif est
une méthode qui repose sur l'entraide et la collaboration entre les élèves.
2. Le lien avec les travaux de groupes :
- La pratique des travaux de groupes est la mise en œuvre concrète de la
coopération en classe.
- Elle permet de diviser la classe en petites unités où chaque membre a une
responsabilité, favorisant ainsi les échanges socio-cognitifs et
l'apprentissage par les pairs.
- C'est l'opposé du mode collectif où l'élève est souvent passif face au
maître.
3. Pourquoi les autres procédés sont différents :
- L'usage de la manipulation (b) : Désigne les procédés dits « concrets »
ou manuels.
- Les récits et contes (c) : Caractérisent les procédés « narratifs »
.
- L'analyse des détails (d) : Se rapporte aux procédés « analytiques ».
- Divers sens (e) : Concerne les procédés « intuitifs » ou « audio-visuels »
faisant appel aux organes sensoriels.
Conclusion :
La coopération en milieu scolaire s'exprime prioritairement par
l'organisation de travaux de groupes où l'effort collectif est
indispensable pour réussir une tâche.
12. Dans une situation didactique, l’enseignement sur mesure est l’application du principe de (d’) :
Réponse correcte : b. adaptation
Explication détaillée :
1. Analyse du concept d' "Enseignement sur mesure" :
L'expression « enseignement sur mesure » fait référence à une pédagogie qui
rejette le modèle unique pour tous. Elle prône un enseignement qui tient
compte des particularités individuelles de chaque élève (son rythme, ses
capacités, son milieu social et ses intérêts).
2. Le principe d'Adaptation :
En didactique, le principe d'adaptation exige que l'action pédagogique soit
ajustée à l'enfant tel qu'il est.
- Aspect psychologique : L'enseignant adapte les contenus au niveau de
développement intellectuel de l'apprenant.
- Aspect sociologique : L'enseignement s'adapte au milieu de vie de
l'élève pour rendre les apprentissages significatifs.
C'est donc ce principe qui justifie l'idée d'un enseignement « sur mesure »
.
3. Pourquoi les autres options ne conviennent pas :
- Activité (a) : Met l'accent sur le fait que l'élève doit agir pour
apprendre.
- Coordination (c) : Concerne le lien entre différentes leçons autour d'un
thème central.
- Intuition (d) : Repose sur l'usage des sens et du concret pour arriver à
l'abstrait.
- Motivation (e) : Vise à susciter l'intérêt et l'adhésion de l'élève à la
matière.
Conclusion :
L'enseignement sur mesure est la forme la plus aboutie de l'application du
principe d'adaptation, car il moule l'instruction sur la forme même de
l'esprit de l'enfant.