Question 1
1. Selon la taxonomie de Bloom, l'enseignant qui fait accorder les adjectifs qualificatifs dans une ou plusieurs phrases, exploite le niveau :
Réponse correcte : b. d'application
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la Taxonomie de Bloom, qui classifie les
niveaux d'acquisition des connaissances dans le domaine cognitif
.
1. Pourquoi le niveau d'Application (Réponse b) :
Le niveau d'application consiste à utiliser des règles, des méthodes ou des
concepts appris dans des situations concrètes et nouvelles.
L'accord de l'adjectif qualificatif répond à une règle grammaticale précise
(genre et nombre). Lorsque l'élève effectue cet accord dans une phrase, il
ne fait pas que réciter la règle (connaissance) ou l'expliquer
(compréhension) ; il « applique » concrètement cette règle à des mots
donnés pour construire une phrase correcte.
2. Analyse des autres niveaux de la taxonomie :
- Connaissance (d) : Se souvenir simplement de la règle (ex: « L'adjectif
s'accorde en genre et en nombre »).
- Compréhension (c) : Saisir le sens de la règle et pouvoir l'expliquer
avec ses propres mots.
- Analyse (a) : Décomposer une phrase pour identifier la fonction de
chaque mot (ex: séparer le nom de l'adjectif).
- Synthèse (e) : Créer une œuvre originale ou combiner plusieurs éléments
pour former un tout cohérent (ex: rédiger une rédaction entière).
Conclusion :
L'exercice de l'accord est l'exemple type du passage de la théorie à la
pratique, ce qui correspond au niveau « d'application ».
2. La leçon qui permet à l’apprenant d’acquérir des mots nouveaux est :
Réponse correcte : e. le vocabulaire
Explication détaillée :
Cette question porte sur les objectifs spécifiques des différentes branches
de l'enseignement du français au primaire.
1. Pourquoi le vocabulaire (Réponse e) :
La leçon de « vocabulaire » (parfois appelée lexique) a pour but direct et
principal l'enrichissement du bagage lexical de l'élève.
C'est au cours de cette séance que le maître introduit de « nouveaux mots »,
en explique le sens, montre comment les utiliser dans un contexte précis et
aide l'apprenant à les mémoriser pour augmenter sa compréhension et son
expression.
2. Analyse des autres branches :
- La composition (a) : C'est un exercice de rédaction où l'élève utilise
ses acquis pour produire un texte cohérent.
- L'élocution (b) : Vise à développer l'expression orale, la fluidité du
débit et la capacité à s'exprimer en public.
- La grammaire (c) : Étudie les règles de structure de la langue (nature
et fonction des mots, syntaxe).
- L'orthographe (d) : Porte sur l'écriture correcte des mots (usage et
règles d'accord).
Conclusion :
L'acquisition de nouvelles unités de sens (mots) est la définition même
du « vocabulaire » dans le programme scolaire.
3. Voici le schéma de la marche d’une leçon :
1. Activités initiales : par des questions ou un petit conte pousser les apprenants à découvrir la nature de la leçon.
2. Activités principales :
- Observation : si possible d’une ou deux gravures se rapportant à la leçon.
- Description des faits : *commentaire des faits observés, *comparaison des faits avec le présent, et quelques jugements de valeur.
- Elaboration du résumé à partir des réponses des apprenants, puis lecture du résumé par quelques élèves.
3. Application.
Cette marche est celle de :
Réponse correcte : b. La leçon d’histoire.
Explication détaillée :
La structure méthodologique (marche de la leçon) présentée dans l'énoncé
est caractéristique de l'enseignement de l'Histoire au niveau primaire
pour plusieurs raisons techniques :
1. L'usage de la gravure et du conte :
En Histoire, l'enseignant utilise souvent des supports iconographiques
(gravures, images d'époque) ou des récits vivants (petits contes
historiques) pour pallier l'absence de contact direct avec le passé
.
2. La comparaison avec le présent :
C'est l'élément distinctif majeur. La didactique de
l'histoire repose sur le lien entre "hier" et "aujourd'hui". Comparer les
faits observés (le passé) avec le présent permet à l'enfant de saisir
l'évolution de la société, des outils ou des modes de vie.
3. Le jugement de valeur :
Contrairement aux sciences exactes, l'histoire au primaire inclut une
dimension éducative où l'élève est amené à porter un jugement sur les
actes de certains personnages ou sur les conséquences d'un événement
.
4. Pourquoi les autres options sont exclues :
- Démonstration (a) : Reposerait sur une expérience scientifique concrète.
- Étude d'un nombre (c) : Suivrait une marche mathématique (manipulation
de jetons, groupement, etc.).
- Forme géométrique (d) : Demanderait une phase de construction ou de
mesure avec des outils comme le rapporteur.
- Morale ou civisme (e) : Bien qu'elle puisse utiliser des contes, elle ne
se focalise pas sur la comparaison temporelle systématique des faits
sociaux comme l'histoire.
Conclusion :
La démarche "Observation de gravures / Comparaison passé-présent /
Synthèse" est la signature pédagogique de la leçon d'histoire
.
4. La méthode la mieux indiquée en travail manuel est la méthode :
Réponse correcte : b. intuitive directe
Explication détaillée :
Cette question concerne le choix de la méthode pédagogique en fonction de
la nature de la discipline enseignée.
1. Pourquoi l'intuition directe (Réponse b) :
Le Travail Manuel est une discipline essentiellement concrète qui repose
sur l'action de la main sur la matière. L'intuition directe est la méthode
par laquelle l'apprenant entre en contact immédiat avec l'objet réel
. Dans une leçon de travail manuel, l'élève ne
se contente pas d'écouter ou de regarder des images ; il touche, manipule
et transforme les matériaux. C'est cette "perception par les sens" de
l'objet réel qui définit l'intuition directe comme la base de l'apprentissage
technique et pratique.
2. Analyse des autres options :
- Intuitive indirecte (c) : Elle utilise des substituts du réel (images,
schémas, photos). Si elle est utile, elle ne remplace pas le contact
direct nécessaire pour maîtriser un geste technique.
- Pratique (d) : Bien que le cours soit pratique, la "méthode pratique"
est un terme générique. En pédagogie classique, on définit le mode
d'acquisition des connaissances par l'intuition (directe ou indirecte)
.
- Associative (a) : Elle lie plusieurs idées ou matières entre elles.
- Structuro-globale (e) : C'est une méthode principalement utilisée pour
l'apprentissage des langues (méthode SGAV).
Conclusion :
Puisque le travail manuel exige la manipulation d'objets réels pour
développer des savoir-faire, l'intuition directe est la méthode la plus
appropriée.
5. Selon la taxonomie de Bloom, l'enseignant qui demande aux apprenants de donner le résumé du texte lu en silence, exploite le niveau :
Réponse correcte : e. de synthèse
Explication détaillée :
Cette question fait appel à la classification des niveaux cognitifs de la
taxonomie de Bloom, appliquée ici à un exercice de lecture.
1. Pourquoi le niveau de Synthèse (Réponse e) :
La synthèse est la capacité de combiner différents éléments pour former un
tout nouveau et cohérent. Résumer un texte ne
consiste pas seulement à répéter des phrases lues (connaissance) ou à les
expliquer (compréhension). Cela demande à l'élève de :
- Sélectionner les informations essentielles.
- Réorganiser ces idées de manière condensée.
- Produire une structure personnelle qui rend compte de l'ensemble du texte.
C'est cette activité de "rédaction d'un tout original" à partir de sources
éparses qui définit la synthèse.
2. Analyse des autres options :
- Analyse (a) : Consisterait à diviser le texte en parties pour en
comprendre l'organisation interne (ex: trouver le plan du texte).
- Application (b) : Reviendrait à utiliser les informations du texte pour
résoudre un problème pratique ou faire un exercice d'accord grammatical
.
- Compréhension (c) : Se limiterait à l'explication du sens des mots ou de
l'idée générale sans forcément restructurer le texte.
- Connaissance (d) : Se limiterait à citer de mémoire des faits ou des
noms présents dans le texte.
Conclusion :
Puisque l'élève doit élaborer une nouvelle production (le résumé) qui
condense l'œuvre originale, il exploite le niveau de « synthèse »
.
6. La leçon qui initie l’apprenant à former oralement puis par écrit des belles phrases est :
Réponse correcte : b. l'élocution
Explication détaillée :
Cette question porte sur les finalités spécifiques des branches de l'enseignement
du français. Elle complète les questions 18 et 21 sur le vocabulaire et la lecture
.
1. Pourquoi l'élocution (Réponse b) :
L'élocution est l'art de s'exprimer avec clarté et élégance.
Dans le contexte scolaire du primaire, cette leçon a pour objectif de
développer chez l'élève la capacité à construire des phrases correctes,
harmonieuses et bien structurées. La démarche se
fait en deux temps :
- Phase orale : L'apprenant s'exerce d'abord à voix haute à partir d'un support
(image, objet, situation).
- Phase écrite : Il fixe ensuite ses idées en rédigeant ces "belles phrases".
C'est cette double dimension (oral/écrit) axée sur la qualité de la phrase
qui définit l'élocution.
2. Analyse des autres options :
- La composition (a) : Vise la rédaction d'un texte entier (récit, lettre)
et non seulement la formation de phrases isolées.
- La grammaire (c) : Étudie les règles techniques de structure (natures,
fonctions, conjugaison).
- L'orthographe (d) : Se concentre sur l'écriture correcte des mots
(accords, sons).
- Le vocabulaire (e) : S'intéresse à l'acquisition du sens des mots nouveaux
et non à la structure de la phrase elle-même.
Conclusion :
Puisque l'objectif est l'initiation à la "formation de belles phrases" tant à
l'oral qu'à l'écrit, il s'agit de la leçon d'élocution.
7. Voici le schéma de la marche d’une leçon :
1. Activités initiales : raconter une histoire poussant les apprenants à découvrir le sujet de la leçon.
2. Activités principales :
a) Analyse :
- choisir des cas concrets vécus ou d'actualité.
- faire critiquer, apprécier le fait,
- pousser les apprenants à faire des propositions, des résolutions, des règles.
b) Synthèse : lecture et mémorisation de ces règles.
3. Application : copie et application des règles à des cas concrets.
Identifiez la matière concernée par ce schéma :
Réponse correcte : e. La leçon de morale ou de civisme.
Explication détaillée :
La démarche pédagogique décrite ici est la "méthode inductive" appliquée
spécifiquement à l'éducation aux valeurs et au comportement.
1. Pourquoi la leçon de morale ou de civisme (Réponse e) :
Ce schéma suit les étapes clés de la formation du jugement moral chez
l'enfant :
- Le point de départ (histoire ou cas concret) : On part d'une situation
vécue ou d'un récit pour susciter l'intérêt et l'observation.
- La phase critique : Contrairement aux sciences, on demande ici aux élèves
d'« apprécier le fait » (est-ce bien ou mal ?) et de critiquer les
comportements observés.
- La résolution : L'objectif final est d'aboutir à des « résolutions » ou
des « règles » de conduite que l'élève s'engage à suivre (ex: "Je ne
volerai plus").
- La mémorisation de la règle : C'est le "résumé" moral de la leçon.
2. Distinction avec les autres matières :
- Histoire (b) : Bien qu'elle utilise des récits, son schéma repose sur
la comparaison passé/présent et non sur la prise de résolutions
personnelles de conduite.
- Démonstration (a) : Elle repose sur l'expérimentation scientifique pour
découvrir une loi physique, sans jugement de valeur moral.
- Géométrie ou Nombres (c, d) : Ces leçons utilisent des manipulations
d'objets ou d'instruments de mesure (comme le rapporteur) pour
découvrir des propriétés mathématiques.
Conclusion :
L'enchaînement "Critiquer un fait / Prendre des résolutions / Établir une
règle de vie" est le propre de la didactique de la morale.
8. La méthode la mieux indiquée en hygiène est la méthode :
Réponse correcte : b. intuitive directe
Explication détaillée :
Cette question porte sur le choix de la méthode pédagogique optimale pour
l'enseignement des sciences d'observation et de santé au primaire
.
1. Pourquoi la méthode intuitive directe (Réponse b) :
L'hygiène est une discipline qui vise l'acquisition de bonnes habitudes de
santé à travers l'observation du réel. La méthode
« intuitive directe » est celle qui met l'élève en contact immédiat avec
l'objet de l'étude (ex: examiner sa propre peau, observer de l'eau sale,
manipuler du savon ou une brosse à dents).
L'apprentissage est plus efficace lorsqu'il part de la perception sensorielle
directe des objets ou des actions réelles plutôt que de simples discours
.
2. Analyse des autres options :
- Intuitive indirecte (c) : Elle utilise des images ou des schémas. Bien
qu'utile si l'objet est absent, elle reste secondaire par rapport à
l'observation du réel.
- Pratique (d) : L'hygiène débouche sur la pratique, mais la "méthode"
pédagogique de base pour faire découvrir la connaissance reste
l'intuition.
- Associative (a) : Elle établit des liens entre les idées, mais n'est pas
le mode de perception primaire en sciences.
- Structuro-globale (e) : Elle est réservée à la didactique des langues.
Conclusion :
En hygiène, pour que l'enfant comprenne et retienne les règles de santé,
le maître doit privilégier l'observation des objets réels, ce qui définit
la méthode intuitive directe.