Question 1
1.Le paradoxe socratique se contredit parce qu’il n’a pas tenu compte du rôle joué par :
Le paradoxe socratique est formulé ainsi :
« Nul n’est méchant volontairement ».
Socrate affirme que si l’homme agit mal, c’est par ignorance du bien, et non par choix délibéré du mal.
Mais cette thèse se contredit car elle néglige le rôle de la volonté :
L’homme peut connaître le bien et pourtant choisir librement de ne pas le suivre.
Exemple : quelqu’un peut savoir que mentir est mal, mais décider volontairement de mentir pour obtenir un avantage.
2.Dans son intellectualisme moral, Socrate est convaincu que l’homme fait le mal par :
Dans son intellectualisme moral, Socrate affirme que nul n’est méchant volontairement.
Pour lui, si l’homme agit mal, ce n’est pas par choix conscient du mal, mais par ignorance du bien.
Autrement dit :
Connaître le bien → c’est nécessairement agir bien.
Faire le mal → c’est ne pas savoir ce qu’est réellement le bien.
3.Dans l’entendement de Socrate, la science du bien n’est rien d’autre que :
Pour Socrate, connaître le bien c’est nécessairement agir bien.
Ainsi, la science du bien n’est rien d’autre que la vertu :
La vertu est le savoir pratique du bien.
Celui qui sait ce qu’est le bien ne peut que le pratiquer.
Exemple : si un homme connaît la justice, il sera juste ; s’il connaît la tempérance, il sera tempérant.
4.« Il suffisait à l’homme de connaitre le bien à faire pour qu’on le fasse nécessairement ». Cet aphorisme Socratique a exagéré :
L’aphorisme socratique exprime son intellectualisme moral :
« Il suffit de connaître le bien pour le faire. »
Socrate insiste sur le rôle de la connaissance (intelligence) et de la vertu comme science du bien.
Mais il exagère, car il néglige la volonté :
L’homme peut savoir ce qu’est le bien, mais choisir librement de ne pas le faire.
Exemple : quelqu’un peut savoir que mentir est mal, mais décider volontairement de mentir pour obtenir un avantage.
5.Selon Socrate, l’homme dans sa quête ne cherche que :
Pour Socrate, toute action humaine est orientée vers une seule finalité : le bonheur.
Il affirme que l’homme, dans sa quête, ne cherche pas l’intelligence, ni la volonté en tant que telle, mais le bien, et ce bien est synonyme de bonheur.
Le bonheur, chez Socrate, n’est pas un plaisir passager, mais un état durable obtenu par la pratique de la vertu et la connaissance du bien.
6.La nature de l’être conscient de son existence et pour qui cette dernière précède l’essence est exprimée par :
L’expression « l’existence précède l’essence » est une thèse centrale de Jean‑Paul Sartre dans l’existentialisme.
Elle signifie que l’homme existe d’abord, puis définit son essence par ses choix et ses actes.
L’être humain est donc un « pour-soi » :
Conscient de son existence.
Libre de se définir par ses projets.
Responsable de donner un sens à sa vie.
7.J. Paul Sartre s’insurge contre la connaissance d’un être suprême à l’homme pour sauvegarder :
Jean‑Paul Sartre, dans son existentialisme athée, refuse l’idée d’un être suprême (Dieu) qui déterminerait l’essence ou la destinée de l’homme.
Pour lui, l’existence précède l’essence : l’homme existe d’abord, puis définit ce qu’il est par ses choix.
En rejetant l’idée d’un Dieu qui impose une essence, Sartre veut sauvegarder la liberté absolue de l’homme.
L’homme est donc entièrement responsable de ses actes et de la signification qu’il donne à sa vie.
8.La raison pour laquelle G. Marcel refuse d’accepter des scientistes est :
Gabriel Marcel, philosophe existentialiste chrétien, critique le scientisme (la prétention de la science à tout expliquer et à remplacer la philosophie ou la spiritualité).
Pour lui, le scientisme réduit l’homme à un objet mesurable et néglige sa dimension spirituelle et existentielle.
Marcel parle alors du « monde cassé » (broken world) :
Un monde où les relations humaines sont fragmentées.
Où la technique et le scientisme dominent, mais ne donnent pas de sens à l’existence.
L’homme y perd sa profondeur spirituelle et son ouverture à la transcendance.
9.La connaissance vulgaire est caractérisée par :
La connaissance vulgaire (ou connaissance commune) est celle que nous acquérons spontanément dans la vie quotidienne.
Elle se caractérise par :
Son immédiateté : elle vient de l’expérience directe.
Son absence de méthode scientifique : pas d’hypothèse ni de vérification.
Son manque de critique : elle accepte les faits tels qu’ils apparaissent, sans les analyser en profondeur.
Exemple : croire qu’il fait froid simplement parce qu’on frissonne, sans mesurer la température.
10.Considérant le raisonnement ci-après : « Tous les hommes sont martels ; Or Socrate est un homme ; Donc Socrate est mortel ». Le grand terme est :
Dans un syllogisme (raisonnement déductif en trois propositions) :
Grand terme = le prédicat de la conclusion (ce qu’on affirme du sujet).
Petit terme = le sujet de la conclusion.
Moyen terme = le terme commun aux deux prémisses, qui permet de relier le grand et le petit terme.
11.Indiquez les propositions qui illustrent la subalternité dans le carré logique.
Subalternité : entre A et I et entre E et O 👉 La vérité de l’universelle entraîne la vérité de sa particulière correspondante. Exemple : si « Tous les hommes sont mortels » (A) est vrai, alors « Certains hommes sont mortels » (I) est nécessairement vrai.
12.Indiquez les propositions qui illustrent la contrariété dans le carré logique.
Contrariété : entre A et E 👉 Les deux universelles. Elles ne peuvent pas être vraies ensemble, mais peuvent être fausses ensemble. Exemple : « Tous les hommes sont mortels » (A) et « Aucun homme n’est mortel » (E).
13.Indiquez les propositions qui illustrent la contradicttion dans le carré logique.
Contradiction : entre A et O et entre E et I 👉 Elles ne peuvent jamais être vraies ensemble et ne peuvent jamais être fausses ensemble. Exemple : « Tous les hommes sont mortels » (A) et « Certains hommes ne sont pas mortels » (O).
14.« Cent hommes sont malades ; or quarante lions sont malades ; donc quarante lions sont des hommes ». Ce syllogisme est incorrect parce que :
Un syllogisme est un raisonnement déductif où la conclusion doit découler logiquement des prémisses.
Dans l’exemple :
« Cent hommes sont malades »
« Quarante lions sont malades »
Conclusion proposée : « Donc quarante lions sont des hommes »
👉 Cette conclusion est fausse, car rien dans les prémisses ne relie les lions aux hommes. Le fait que les deux groupes soient malades ne permet pas de déduire que les lions sont des hommes.
15.« Mon oncle est un capitaine ; or j’ai mangé un capitaine ; donc j’ai mangé mon oncle ».
Ce syllogisme est incorrect parce que :
Dans ce syllogisme :
« Mon oncle est un capitaine »
« J’ai mangé un capitaine »
Conclusion proposée : « Donc j’ai mangé mon oncle »
👉 Le problème est que le terme « capitaine » n’a pas le même sens dans les deux prémisses :
Dans la première, « capitaine » = grade militaire (fonction).
Dans la deuxième, « capitaine » = poisson (aliment).
Le raisonnement devient fallacieux car il repose sur une équivoque (un mot utilisé avec deux sens différents).
16.Indiquez l’étape à laquelle intervient « la décision » dans l’analyse de l’acte volontaire.
Dans l’analyse classique de l’acte volontaire, on distingue plusieurs étapes successives :
La délibération → examen des motifs, réflexion sur les différentes possibilités.
Le jugement → choix rationnel de ce qui paraît le meilleur.
La décision → moment où la volonté s’engage, où l’on tranche.
L’exécution → mise en œuvre concrète de l’acte.
La satisfaction ou regret → évaluation après l’action.
👉 La décision intervient donc à la troisième étape :c’est le passage de la réflexion à l’engagement.
17.Les habitudes nous permettant de penser avec ordre sont dites :
Les habitudes mentales sont celles qui concernent la manière de penser avec ordre, logique et clarté.
Elles permettent d’organiser les idées, de raisonner correctement et d’éviter la confusion.
Exemple : la rigueur dans un raisonnement mathématique ou la cohérence dans une argumentation philosophique.
18.Manières de vivre des pygmées font appel aux habitudes :
Les habitudes sociales concernent les comportements, coutumes et manières de vivre en communauté.
Chez les Pygmées, leurs pratiques de chasse, de partage, de rites, de solidarité et d’organisation collective relèvent de ce type d’habitudes.
Ce ne sont pas des habitudes mentales (pensée), motrices (gestes), organiques (fonctionnement du corps) ou simplement « normales » (terme trop vague), mais bien des habitudes sociales, car elles structurent la vie en groupe.
19.L’apprentissage d’un instrument de musique fait appel aux habitudes :
Les habitudes motrices concernent les gestes et mouvements du corps acquis par la répétition.
L’apprentissage d’un instrument de musique (piano, guitare, violon, etc.) exige de développer une coordination motrice :
Position des doigts.
Synchronisation des mains.
Contrôle du souffle (pour les instruments à vent).
Ces automatismes deviennent des habitudes motrices qui permettent de jouer avec fluidité et précision.
20.Le fait de vivre sans problème dans un nouveau quartier fait appel aux habitudes :
Les habitudes sociales concernent les comportements, coutumes et manières de vivre en communauté.
Le fait de s’intégrer sans problème dans un nouveau quartier relève de la capacité à adopter les règles, usages et relations sociales propres à ce milieu.
Cela implique :
Respecter les normes de voisinage.
Participer aux activités collectives.
S’adapter aux coutumes locales.
21.Lorsque l’activité volontaire n’obéit pas aveuglement à une impulsion spontané, elle est :
Un acte volontaire peut être :
Spontané / irréfléchi → lorsqu’il suit directement une impulsion ou un désir sans examen.
Réfléchi → lorsqu’il ne se laisse pas guider aveuglément par l’impulsion, mais passe par une analyse, une délibération et un choix conscient.
👉 Ici, la question précise : « n’obéit pas aveuglément à une impulsion spontanée ». Cela signifie que l’acte est contrôlé par la raison, donc réfléchi.
22.L’acte par lequel une poule continue à couver sans oeufs est une activité :
Une poule qui continue à couver sans œufs agit par instinct naturel, hérité biologiquement.
Ce comportement n’est pas réfléchi ni intelligent, car il ne résulte pas d’une délibération consciente.
Ce n’est pas non plus un acte libre, car la poule ne choisit pas volontairement : elle obéit à un instinct héréditaire transmis par l’espèce.
23.Lorsque l’activité volontaire est capable de se déterminer elle-même, elle est :
Dans l’analyse de l’acte volontaire, on distingue plusieurs formes :
Héréditaire → instinct transmis biologiquement (ex. une poule qui couve).
Intelligente → acte guidé par la raison et l’adaptation.
Irréfléchie → acte spontané, sans délibération.
Réfléchie → acte qui passe par une délibération et un jugement.
Libre → acte qui se détermine lui-même, sans contrainte extérieure, expression de l’autonomie de la volonté.Ici, la question précise : « capable de se déterminer elle-même ». Cela correspond exactement à la liberté de l’acte volontaire.
24.Le départ d’un train auquel j’assiste explique :
La perception est l’acte par lequel nous saisissons un objet extérieur à travers nos sens, en l’organisant mentalement.
Quand j’assiste au départ d’un train, je ne fais pas qu’avoir une simple impression sensorielle (bruit, mouvement, fumée) : j’unifie ces données pour comprendre qu’« un train est en train de partir ».
👉 C’est donc une perception, car il y a interprétation et organisation des sensations.