Question 1
1.Les figures syllogistiques ne sont valables qu’en obéissant à certains principes logiques. Indiquez le principe de la 1ère figure.
Dans la première figure du syllogisme (sub–sub) :
Le terme moyen est sujet dans la majeure et prédicat dans la mineure.
Pour que la conclusion soit valide, il faut que :
La majeure soit universelle (afin d’englober correctement le terme moyen).
La mineure soit affirmative (pour établir la relation avec le terme extrême).
👉 C’est la règle spécifique qui assure la validité des syllogismes de la première figure.
2.Indiquez la proposition qui définit correctement la vérité mathématique.
En logique et en philosophie, la vérité mathématique est définie comme une adéquation entre l’énoncé et la réalité.
Elle exprime la correspondance entre ce que l’on affirme (proposition, démonstration) et ce qui est effectivement le cas.
C’est une application du principe classique de la vérité : adaequatio rei et intellectus (conformité entre la chose et l’intellect)
3.Indiquez la proposition qui définit correctement la vérité morale.
La vérité morale se distingue de la vérité logique ou mathématique.
Elle ne concerne pas directement la correspondance entre une proposition et la réalité extérieure, mais plutôt la sincérité.
En morale, dire la vérité signifie que notre langage exprime fidèlement ce que nous pensons.
Autrement dit, la vérité morale est liée à l’authenticité et à l’absence de mensonge.
4.Indiquez la proposition qui définit correctement la logique.
La logique est la discipline qui étudie les règles du raisonnement correct.
Elle vise à assurer la conformité de notre pensée avec la réalité (la chose connue).
Autrement dit, un raisonnement est logique lorsqu’il respecte les principes qui permettent d’atteindre la vérité en évitant les contradictions.
5.Indiquez la proposition qui définit correctement l'ontologique.
En philosophie, l’ontologique renvoie à l’être en tant qu’être.
La vérité ontologique est définie comme la conformité de la chose avec son essence ou son idée‑type.
Autrement dit, une chose est « vraie » ontologiquement lorsqu’elle correspond pleinement à ce qu’elle doit être par nature.
Exemple : un cercle est ontologiquement vrai lorsqu’il correspond à l’idée‑type du cercle (tous les points équidistants d’un centre).
6.L’homme est au centre de toutes les méditations philosophiques. Ainsi, G. Marcel :
Gabriel Marcel (1889–1973), philosophe existentialiste chrétien, place l’homme au centre de sa réflexion.
Pour lui, l’existence humaine se définit par trois relations fondamentales :
Moi et mon existence → la conscience de soi et de sa propre vie.
Moi et autrui → la relation interpersonnelle, essentielle à l’existence.
Moi et Dieu → l’ouverture à la transcendance et à la foi.
Ces trois dimensions structurent sa philosophie de l’existence et de la participation.
7.Indiquez la proposition relative à la mission philosophique de R.Descartes.
La mission philosophique de René Descartes (1596–1650) est de donner aux sciences une base absolument certaine.
Dans son Discours de la méthode (1637), il cherche à établir une méthode permettant de parvenir à des vérités indubitables.
Son projet est de fonder une science universelle, qui ne puisse être mise en doute, en s’appuyant sur la raison et la méthode du doute méthodique.
Exemple : son fameux principe « Cogito, ergo sum » (« Je pense, donc je suis ») constitue la première vérité indiscutable sur laquelle il bâtit son système.
8.Indiquez la proposition relative à la mission philosophique de Socrates.
La mission philosophique de Socrate (470–399 av. J.-C.) était essentiellement morale et éducative :
Il ne cherchait pas à fonder une science, mais à éveiller la conscience morale de ses concitoyens.
Par sa méthode de la maïeutique (l’art d’accoucher les esprits), il amenait chacun à réfléchir sur la vertu, la justice et le bien.
Son objectif était de former des citoyens meilleurs, en les aidant à examiner leur vie et à rechercher la vérité intérieure.
D’où sa célèbre maxime : « Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue ».
9.Indiquez la proposition relative à la mission philosophique de G Marcel.
La mission philosophique de Gabriel Marcel (1889–1973), philosophe existentialiste chrétien, est centrée sur l’existence concrète.
Contrairement à Sartre, qui insiste sur la liberté et l’angoisse, Marcel met l’accent sur la participation à l’être.
Sa philosophie cherche à atteindre et étreindre le réel, c’est‑à‑dire vivre pleinement l’existence dans ses dimensions essentielles :
Moi et mon existence (rapport à soi).
Moi et autrui (relation interpersonnelle).
Moi et Dieu (ouverture à la transcendance).
Sa mission est donc de replacer l’homme dans une expérience vécue, incarnée et spirituelle, plutôt que dans une abstraction purement théorique.
10.Indiquez la proposition relative à la mission philosophique de J.P. Sartre.
La mission philosophique de Jean‑Paul Sartre (1905–1980), existentialiste athée, dépasse la simple spéculation théorique :
Pour lui, l’homme est condamné à être libre et doit assumer la responsabilité de ses choix.
Cette liberté implique un engagement concret dans le monde.
Sartre considère que la philosophie doit servir à transformer la société, en s’opposant aux injustices, aux oppressions et aux aliénations.
C’est pourquoi il s’est engagé politiquement et socialement, fidèle à son idée que l’existence précède l' essence.
11.Au sens étymologique, la philosophie se définit comme :
Le mot philosophie vient du grec philo (amour) et sophia (sagesse).
Étymologiquement, la philosophie signifie donc « amour de la sagesse ».
Elle ne se réduit pas à une simple accumulation de connaissances, mais à la recherche du savoir véritable qui guide l’action juste et réfléchie.
12.L’homme est au centre de toutes les méditations philosophiques. Ainsi, Auguste Comte :
Auguste Comte (1798–1857), fondateur du positivisme, considère que la véritable connaissance doit être scientifique et expérimentale.
Il rejette toute spéculation métaphysique ou théologique qui ne repose pas sur l’observation et l’expérience.
Sa mission philosophique est de guider l’esprit humain vers une pensée positive, c’est‑à‑dire fondée sur les faits et les lois vérifiables.
Il établit la célèbre loi des trois états : théologique → métaphysique → positif.
13.L’homme est au centre de toutes les méditations philosophiques. Ainsi, J.P. Sartre :
Jean‑Paul Sartre (1905–1980), existentialiste athée, affirme que « l’existence précède l’essence ».
Pour lui, si Dieu existait, l’homme serait déterminé par une essence divine préétablie.
En niant l’existence de Dieu, Sartre défend l’idée que l’homme est radicalement libre, responsable de ses choix et de la construction de son propre sens.
Cette liberté absolue est au cœur de sa mission philosophique : l’homme doit inventer sa vie sans recours à une transcendance.
14.Selon Aristote, la philosophie se définit comme :
Pour Aristote (384–322 av. J.-C.), la philosophie n’est pas seulement une recherche abstraite, mais une connaissance orientée vers la pratique.
Elle doit éclairer l’action humaine, c’est‑à‑dire guider la conduite et permettre de vivre conformément à la raison.
Dans son œuvre (Éthique à Nicomaque), Aristote insiste sur le lien entre savoir et agir, car la véritable sagesse se manifeste dans la vie concrète.
15.L’homme est au centre de toutes les méditations philosophiques. Ainsi, Socrate :
Socrate (470–399 av. J.-C.) place l’homme au centre de sa réflexion philosophique.
Sa mission est essentiellement morale : il interroge ses concitoyens sur la vertu et le bonheur, considérant que la vraie sagesse consiste à mener une vie juste et examinée.
Sa méthode, la maïeutique, visait à aider chacun à découvrir la vérité en soi par le dialogue.
Sa célèbre maxime : « Une vie sans examen ne vaut pas la peine d’être vécue » résume cette mission.
16.Indiquez la proposition relative à la mission philosophique des Sophistes.
Les Sophistes (Protagoras, Gorgias, Hippias, etc.) étaient des penseurs et enseignants itinérants de la Grèce antique.
Leur mission philosophique consistait à enseigner l’art du discours et de la persuasion, en s’interrogeant sur la manière d’atteindre la vérité dans la connaissance.
Pour eux, la vérité n’était pas absolue mais relative, dépendant du point de vue et du contexte.
Exemple : Protagoras affirme que « l’homme est la mesure de toute chose », ce qui illustre leur relativisme.
17.Au sens strict du terme, la philosophie se définit comme :
Au sens strict, la philosophie est comprise comme un système de conceptions ou de représentations globales.
Elle englobe la manière dont l’homme se pense lui‑même, conçoit le monde qui l’entoure et réfléchit sur la divinité.
C’est une définition qui insiste sur la dimension spéculative et globale de la philosophie, différente du sens étymologique (amour de la sagesse) ou du sens pratique (connaissance qui éclaire l’action).
18.Indiquez le philosophe qui fut fils d’un tailleur de pierres et s’adonna à la philosophie à l’âge avancé pour la conversion morale de ses concitoyens.
Socrate (470–399 av. J.-C.) était fils de Sophronisque, un tailleur de pierres, et de Phénarète, sage‑femme.
Il ne s’est pas consacré à la philosophie dès sa jeunesse, mais à un âge avancé, en choisissant de se tourner vers la réflexion morale.
Sa mission philosophique était de convertir moralement ses concitoyens, en les amenant à réfléchir sur la vertu, la justice et le bonheur.
Sa méthode, la maïeutique, consistait à « accoucher les esprits »pour les aider à découvrir la vérité par eux‑mêmes.
19.Dans une proposition logique, un prédicat est :
Dans une proposition logique :
Le sujet est ce dont on parle.
Le prédicat est ce qu’on affirme ou nie à propos du sujet.
Exemple : « L’homme est mortel »
Sujet : l’homme
Prédicat : est mortel (ce qu’on affirme du sujet).
👉 Le prédicat exprime donc la qualité, propriété ou relation attribuée au sujet dans une proposition.
20.Dans une proposition logique, un sujet est :
Dans une proposition logique :
Le sujet est l’être ou la réalité dont on parle.
C’est ce à propos de quoi on affirme ou nie quelque chose.
Exemple : « L’homme est mortel »
Sujet : l’homme (l’être dont on affirme quelque chose).
Prédicat : mortel (ce qu’on affirme du sujet).
Copule : est (le lien entre sujet et prédicat).
21.Dans une proposition logique, une copule est :
Dans une proposition logique :
Le sujet est l’être dont on parle.
Le prédicat est ce qu’on affirme ou nie du sujet.
La copule est le verbe « être » (ou un verbe équivalent) qui sert de lien entre le sujet et le prédicat.
Exemple : « L’homme est mortel »
Sujet : l’homme
Prédicat : mortel
Copule : est (qui relie le sujet au prédicat).
La copule joue donc le rôle de charnière dans la proposition, en exprimant l’affirmation ou la négation.
22.Indiquez le philosophe qui fut existentialiste chrétien français et dont le souci philosophique était d’atteindre et d’étreindre le réel.
Gabriel Marcel (1889–1973) est un philosophe existentialiste chrétien français.
Contrairement à Sartre (existentialisme athée), Marcel met l’accent sur la participation à l’être et sur l’importance des relations humaines et spirituelles.
Son souci philosophique était d’atteindre et d’étreindre le réel, c’est‑à‑dire de vivre pleinement l’existence dans ses dimensions concrètes :
Moi et mon existence (rapport à soi).
Moi et autrui (relation interpersonnelle).
Moi et Dieu (ouverture à la transcendance).
23.Une proposition en logique formelle est :
En logique formelle :
Une proposition est la formulation verbale d’un jugement.
Elle exprime ce que l’on affirme ou nie à propos d’un sujet, en reliant le sujet et le prédicat par une copule.
Exemple : « L’homme est mortel »
Sujet : l’homme
Prédicat : mortel
Copule : est
Proposition : « L’homme est mortel », qui est l’expression verbale du jugement.
24.Indiquez le philosophe qui fut élève des jésuites au Collège de la Flèche de 1604 à 1612 et dont la philosophie scolastique apprise dans ce collège n’aboutissait pas à la vérité indiscutable selon ses convictions personnelles.
René Descartes (1596–1650) fut élève des jésuites au Collège de La Flèche entre 1604 et 1612.
Il y reçut une formation scolastique (inspirée d’Aristote et de la théologie médiévale).
Cependant, il jugea que cette philosophie ne menait pas à une vérité indubitable et universelle.
C’est ce constat qui le poussa à développer sa propre méthode, fondée sur le doute méthodique et la recherche d’une science certaine.
Sa célèbre formule « Je pense, donc je suis » (Cogito, ergo sum) illustre cette quête de vérité indiscutable.
25.Indiquez le philosophe qui fut existentialiste français athée et dont la somme de la philosophie est une étude sur l’Etre et le Néant.
Jean‑Paul Sartre (1905–1980) est le grand représentant de l’existentialisme français athée.
Son œuvre majeure, « L’Être et le Néant » (1943), constitue la somme de sa philosophie.
Dans ce livre, il développe l’idée que l’existence précède l’essence : l’homme n’a pas de nature prédéfinie, il se construit par ses choix.
Il insiste sur la liberté radicale de l’homme, qui doit assumer la responsabilité de ses actes sans recours à Dieu ou à une essence transcendante.