Question 1
1.Le personage qui détruisit le Royaume du Ghana de fond en comble est:
Le royaume du Ghana, première grande puissance ouest-africaine (VIᵉ–XIᵉ siècle), déclina progressivement à cause de plusieurs facteurs : invasions, crises internes et perte de contrôle commercial.
Mais c’est le roi Sosso, Soumangourou Kanté, qui porta le coup fatal en attaquant et détruisant le royaume « de fond en comble » au début du XIIIᵉ siècle.
Après cette destruction, Soumangourou tenta d’imposer son autorité sur les peuples voisins, mais il fut finalement vaincu par Soundiata Keita lors de la bataille de Kirina en 1235, ce qui marqua la naissance de l’Empire du Mali.
2.Indiquez la personnalité politique qui fut favorable à la coexistence pacifique lors de la guerre froide.
Durant la guerre froide, la doctrine de la coexistence pacifique fut défendue par certains dirigeants pour éviter un affrontement direct entre les deux blocs (États-Unis et URSS).
Le président américain John F. Kennedy (1961–1963) adopta cette ligne, notamment après la crise des missiles de Cuba (1962), en cherchant à instaurer un dialogue et à réduire les tensions nucléaires avec l’URSS.
Son discours sur la paix à l’American University en juin 1963 est emblématique de cette volonté de coexistence pacifique.
3.Concernant la critique de sincérité, un bon informateur doit avoir :
La critique de sincérité fait partie de la critique interne en histoire.
Elle consiste à vérifier si un témoin ou un informateur dit la vérité et n’a pas déformé volontairement les faits.
Un bon informateur doit donc avant tout avoir l’honnêteté requise dans son observation, car sans sincérité, même une observation précise ou intelligente peut être trompeuse.
4.Indiquez l’explorateur portugais qui découvrit au 15ème siècle le port Saint-Louis.
L’explorateur portugais Alvise (ou Luís) Cadamosto, souvent appelé Cada Mosto, fut envoyé par le Portugal au XVe siècle pour explorer la côte ouest-africaine.
En 1455, il atteignit la région du Sénégal et découvrit le port de Saint-Louis, qui devint plus tard un point stratégique pour le commerce et la colonisation.
Ses voyages contribuèrent à ouvrir la voie aux explorations portugaises le long de la côte africaine, avant les grandes expéditions de Barthélemy Diaz (Cap de Bonne-Espérance, 1488) et Vasco de Gama (route des Indes, 1498)
5.Indiquez le modèle du système espagnol relatif à l’administration coloniale.
Espagnols : Assimilation
Les colonies étaient administrées comme des prolongements de la métropole.
Les institutions, la langue et la religion espagnoles étaient imposées aux populations locales.
Objectif : transformer les colonisés en « sujets espagnols » par intégration culturelle et politique.
6.Indiquez le modèle du système allemand relatif à l’administration coloniale.
Allemands : Administration directe
Les Allemands contrôlaient directement leurs colonies par une présence militaire et administrative forte.
Les chefs traditionnels étaient écartés ou réduits à un rôle secondaire.
Objectif : domination stricte et exploitation économique sans passer par les structures locales.
7.Indiquez l’explorateur portugais qui découvrit au 15ème siècle le Golfe de Guinée.
L’explorateur portugais Fernando Pô (ou Fernão do Pó) est crédité de la découverte du Golfe de Guinée au XVe siècle.
Vers 1472, il explora cette région et découvrit notamment l’île qui porte encore son nom aujourd’hui : Fernando Pó (actuelle île de Bioko, en Guinée équatoriale).
Ses voyages contribuèrent à l’expansion portugaise le long des côtes africaines, ouvrant la voie au commerce d’or, d’ivoire et plus tard d’esclaves.
8.La transmission des us et coutumes par les Mohardi dans le Royaume Kuba relève des sources dites :
Dans le Royaume Kuba, les Mohardi (conteurs, griots, gardiens de la tradition) transmettaient les us et coutumes par la parole, de génération en génération.
Cette forme de transmission relève des sources orales, qui reposent sur la mémoire collective et la tradition vivante.
Les sources orales sont essentielles en histoire africaine, car elles permettent de conserver et de transmettre des récits, des coutumes, des généalogies et des événements en l’absence d’écrits.
9.Indiquez l’homme préhistorique qui enterait les morts avec soin.
L’Homme de Neandertal (Homo neanderthalensis), qui vécut en Europe et en Asie entre environ 250 000 et 35 000 ans avant notre ère, est reconnu pour avoir pratiqué les premières sépultures intentionnelles.
Il enterrait les morts avec soin, parfois accompagnés d’objets ou de fleurs, ce qui témoigne d’une forme de spiritualité ou de respect pour les défunts.
Cette pratique distingue le Neandertal des autres hommes préhistoriques, qui n’avaient pas encore développé ce rituel funéraire.
10.Indiquez la science des techniques des institutions et des traits culturels.
L’ethnologie est la science qui étudie les techniques, les institutions et les traits culturels des sociétés humaines.
Elle analyse les coutumes, les croyances, les modes de vie et les structures sociales afin de comprendre les cultures dans leur diversité.
C’est une discipline proche de l’anthropologie, mais centrée sur la comparaison des peuples et de leurs pratiques culturelles.
11.Indiquez l’homme préhistorique qui est dit intelligent, sage.
Le terme Homo sapiens signifie littéralement « homme intelligent » ou « homme sage ».
Il apparaît il y a environ 200 000 ans en Afrique et correspond à l’homme moderne.
Ses caractéristiques principales :
Développement d’un langage articulé.
Fabrication d’outils complexes.
Pratiques artistiques (peintures rupestres, sculptures).
Organisation sociale avancée.
12.Indiquez le royaume de l’Afrique Occidentale dont l’appellation désignait un même royaume et une succession chronologique.
Le royaume du Kanem-Bornou est un cas particulier en Afrique de l’Ouest :
Kanem fut le royaume originel, situé autour du lac Tchad.
Plus tard, le pouvoir se déplaça vers le Bornou, mais l’appellation resta liée, formant une succession chronologique qui désignait en réalité un même royaume prolongé dans le temps.
C’est cette continuité historique qui fait que l’on parle de Kanem-Bornou comme d’une seule entité politique, malgré ses évolutions géographiques et dynastiques.
13.Dans l’empire Lunda, le personnage qui portait le titre de Swana Mulunda est :
Dans l’Empire Lunda, le titre de Swana Mulunda était porté par le souverain, appelé aussi Rweej.
Le Rweej était le chef suprême, détenteur du pouvoir politique et religieux, garant de l’unité du royaume.
Ce titre symbolisait l’autorité centrale dans l’organisation monarchique du Lunda, qui s’étendait sur une vaste partie de l’Afrique centrale (actuel sud de la RDC, Angola et Zambie).
14.Indiquez la personnalité politique ayant participé à la conférence de Yalta en 1945.
La Conférence de Yalta (février 1945) réunit les trois grands alliés de la Seconde Guerre mondiale :
Joseph Staline (URSS)
Franklin D. Roosevelt (États-Unis)
Winston Churchill (Royaume-Uni)
Objectif : préparer l’après-guerre, organiser la défaite de l’Allemagne nazie et définir les zones d’influence en Europe.
Staline y joua un rôle central, notamment dans la question de la Pologne et du partage de l’Europe de l’Est.
15.Indiquez l’empire africain le plus puissant et le plus glorieux, vanté par l’historien Delafosse.
L’historien français Maurice Delafosse a qualifié l’Empire du Mali comme le plus puissant et le plus glorieux des empires africains médiévaux.
Fondé par Soundiata Keita au XIIIᵉ siècle, le Mali s’étendait sur une vaste partie de l’Afrique de l’Ouest (du Sénégal au Niger).
Il était célèbre pour :
Sa richesse en or et en commerce transsaharien.
Son rayonnement culturel et religieux (Tombouctou, Djenné).
Le règne de Mansa Moussa, considéré comme l’un des hommes les plus riches de l’histoire.
16.Lorsque le copiste modifie à dessein le texte, l’historien recourt à la critique :
En histoire, lorsqu’un copiste modifie volontairement un texte, l’historien doit rétablir le contenu original.
Cette opération relève de la critique de restitution, qui consiste à corriger les altérations, omissions ou ajouts introduits par les copistes afin de retrouver le texte authentique.
C’est une étape essentielle pour garantir la fiabilité des sources écrites.
17.La politique coloniale belge fut caractérisée en Afrique par le système :
La politique coloniale belge en Afrique, notamment au Congo belge, fut marquée par le paternalisme.
Ce système considérait les populations africaines comme des « enfants » à encadrer et guider, sans leur reconnaître de véritable autonomie politique.
Les Belges imposaient leurs lois, leur administration et leur vision, tout en prétendant agir pour le « bien » des colonisés.
Contrairement au modèle français (assimilation) ou britannique (administration indirecte), le système belge reposait sur une tutelle stricte et une absence de participation réelle des Congolais à la gestion de leur pays.
18.Indiquez la conséquence économique de l’occupation coloniale en Afrique noire.
Économique :
L’occupation coloniale a introduit la monnaie dans les échanges, remplaçant en grande partie le troc.
Cela a intensifié les transactions commerciales et favorisé l’intégration des économies africaines dans le système mondial, mais souvent au profit des colonisateurs.
19.Indiquez la conséquence sociale et politique de l’occupation coloniale en Afrique Noire
Sociale et politique :
Les structures traditionnelles de pouvoir (chefferies, rois, conseils) ont été affaiblies ou remplacées par l’autorité coloniale.
Les colonisateurs imposaient leurs lois et administrations, marginalisant les chefs locaux et bouleversant l’organisation sociale et politique des sociétés africaines.
20.Indiquez le résultat de la première expédition de VAN GELES (1884-1886).
L’explorateur belge Van Gèle (Camille Van Gèle) mena plusieurs expéditions au Congo entre 1884 et 1886.
Lors de sa première expédition, il fonda la station de Luluabourg (actuelle Kananga, dans le Kasaï).
Cette station devint un point stratégique pour l’administration coloniale belge et pour l’expansion vers l’intérieur du Congo.
21.Indiquez la proposition où les stations (1-5):
1. Luebo (1879)
2. Luluabourg (1884)
3. Matadi (1884)
4. Mpala (1883)
5. Vivi (1879),
et leurs explorateurs (a-f)respectifs:
a. Cambier ,
b. Stanley,
c. Hanssens ,
d. Storms ,
e. Wissmann ,
f.Wolf
sont correctement associés
1. Luebo (1879) → f. Wolf
La station de Luebo fut créée par l’explorateur Wolf.
2. Luluabourg (1884) → e. Wissmann
La station de Luluabourg fut fondée par Hermann von Wissmann.
3. Matadi (1884) → a. Cambier
La station de Matadi fut établie par Cambier.
4. Mpala (1883) → c. Hanssens
La station de Mpala fut fondée par Hanssens.
5. Vivi (1879) → b. Stanley
La station de Vivi fut la première station créée par Henry Morton Stanley.
22.Indiquez les sources d’informations du royaume Kuba.
Le Royaume Kuba (situé dans l’actuelle RDC) est principalement connu grâce aux travaux des chercheurs européens modernes.
Les sources d’informations les plus fiables proviennent des études de Torday (explorateur et ethnographe hongrois) et de l’historien belge Jan Vansina, spécialiste des traditions orales africaines.
Contrairement aux royaumes ouest-africains (Mali, Songhaï, Ghana) documentés par les Arabes et les Tarikhs, le Royaume Kuba n’a pas laissé de chroniques écrites anciennes.
Ce sont donc les études ethnographiques et historiques modernes qui constituent les principales sources.
23.Indiquez les sources d’informations du royaume Kongo.
Le Royaume Kongo (situé entre l’actuelle RDC, Angola et Congo-Brazzaville) est connu grâce aux écrits des voyageurs européens (missionnaires, commerçants, explorateurs) et aux chroniques rédigées à partir du XVe siècle.
Les Portugais furent les premiers à entrer en contact avec le Kongo dès 1483 (Diogo Cão).
Par la suite, des missionnaires et voyageurs ont laissé des récits détaillant l’organisation politique, sociale et économique du royaume.
Contrairement aux royaumes sahéliens (Mali, Songhaï, Bornou) documentés par les Arabes et les Tarikhs, le Kongo n’a pas bénéficié de ces sources.
24.L’Archanthropien est l’auteur de l’industrie :
L’Archanthropien (ou homme archaïque, très ancien) correspond aux premiers représentants du genre Homo (comme Homo habilis).
Il est considéré comme l’auteur de la plus ancienne industrie lithique appelée pebble-tools (ou galets aménagés).
Ces outils rudimentaires étaient obtenus en taillant grossièrement des galets pour en faire des instruments de coupe ou de percussion.
Cette industrie est caractéristique du Paléolithique inférieur.