Question 1
1. L’action éducative qui n’impose pas l’apprentissage à l’apprenant mais cherche à l’éclairer et le convaincre à apprendre, est la pratique de la pédagogie :
Réponse correcte : e. non-directive
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différents styles de relation pédagogique
et les méthodes d'enseignement.
1. Pourquoi "non-directive" (Réponse e) :
* La pédagogie non-directive (souvent associée à Carl Rogers) repose
sur la liberté de l'élève. Le maître n'est pas un chef qui impose
un savoir par la force ou l'autorité.
* Dans cette approche, l'enseignant joue le rôle de facilitateur. Il
cherche à "éclairer" l'élève sur l'utilité du savoir et à le
"convaincre" de s'engager lui-même dans son apprentissage
.
* L'accent est mis sur l'auto-développement et la motivation
intrinsèque plutôt que sur la contrainte extérieure.
2. Analyse des autres options :
* Corrective (a) : Vise à remédier à des erreurs ou des lacunes
spécifiques après une évaluation.
* Démocratique (b) : Implique la participation de tous aux décisions,
mais peut tout de même inclure des règles de groupe imposées
.
* Empirique (c) : Se base uniquement sur l'expérience et
l'observation des faits.
* Participative (d) : Demande à l'élève d'être actif, mais le cadre
et le sujet restent souvent imposés par le maître.
Conclusion :
Le refus d'imposer et le choix de convaincre plutôt que de contraindre
sont les piliers de la pédagogie non-directive.
2. L’année où la première convention fut signée entre le gouvernement de l’E.I.C et le Saint-Siège en matière d’enseignement est :
Réponse correcte : b. 1906
Explication détaillée :
Cette question de l'histoire de l'enseignement concerne les fondements
juridiques et diplomatiques du système éducatif congolais sous l'État
Indépendant du Congo (E.I.C).
1. Pourquoi "1906" (Réponse b) :
* Le 26 mai 1906, une convention historique a été conclue entre l'État
Indépendant du Congo (sous le règne du Roi Léopold II) et le
Saint-Siège (le Vatican).
* Cette convention stipulait que l'E.I.C concédait des terres aux
missions catholiques pour qu'elles y installent des écoles.
* En échange, les missions s'engageaient à assurer l'enseignement et
l'éducation des jeunes Congolais. C'est l'acte de naissance du réseau
d'enseignement conventionné catholique au Congo.
2. Analyse des autres dates (pour ton information) :
* 1885 (a) : Date de la création de l'État Indépendant du Congo à la
Conférence de Berlin.
* 1908 (c) : Date de la reprise du Congo par la Belgique (passage de
l'E.I.C au Congo Belge).
* 1948 (d) : Date de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme,
qui inclut le droit à l'éducation.
* 1961 (e) : Année de la première réforme de l'enseignement après
l'indépendance (création du cycle d'orientation).
Conclusion :
La date de 1906 est cruciale car elle marque le début de la collaboration
officielle entre l'État et les confessions religieuses dans le domaine de
l'éducation au Congo.
3. Le document essentiel qui, s’il est bien tenu et bien gardé peut aider l’enseignant à s’en servir plusieurs années de suite est :
Réponse correcte : c. Les fiches de préparation.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la durabilité et la réutilisation des documents
pédagogiques produits par le maître.
1. Pourquoi "Les fiches de préparation" (Réponse c) :
* Une fiche de préparation est un travail intellectuel approfondi où le
maître définit les objectifs, la matière, la méthode et les étapes
d'une leçon spécifique.
* Comme les programmes nationaux ne changent pas tous les jours, une
leçon bien préparée une année reste valable pour les années
suivantes.
* Un enseignant qui soigne ses fiches et les archive correctement peut
les ressortir, les adapter et les améliorer au lieu de tout
recommencer à zéro chaque année. C'est donc
le document qui offre le gain de temps le plus précieux sur le long
terme.
2. Pourquoi les autres options ne sont pas "réutilisables" ainsi :
* Le carnet de notes (a) : Est propre à une classe et à une année
précise ; les élèves changent chaque année.
* Le carnet des questions (b) : Bien qu'utile, il est secondaire par
rapport à la préparation complète de la leçon.
* Le journal de classe (d) : C'est un document de gestion quotidienne
qui dépend du calendrier spécifique de l'année en cours (dates,
imprévus).
* Les prévisions des matières (e) : Elles dépendent aussi du calendrier
scolaire spécifique qui varie d'une année à l'autre.
Conclusion :
La fiche de préparation est le capital intellectuel du maître qu'il peut
conserver et exploiter durant plusieurs années de carrière.
4. A l’issue de la leçon, l’apprenant sera capable d’expliquer le terme patriotique à l’aide des photos des martyrs de l’indépendance. Dans cet objectif opérationnel, l’élément souligné est :
Réponse correcte : e. Le sujet.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la décomposition d'un objectif opérationnel
selon les normes de la pédagogie par objectifs (PPO).
1. Pourquoi "Le sujet" (Réponse e) :
* Dans l'énoncé de l'objectif : "A l’issue de la leçon, l’apprenant sera
capable d’expliquer...", le mot souligné est « l'apprenant »
.
* En pédagogie, le sujet est l'acteur qui doit réaliser la performance
décrite dans l'objectif. C'est celui sur qui porte l'action d'apprendre
.
* Ici, c'est bien l'élève (l'apprenant) qui est désigné comme le sujet
de l'action.
2. Analyse des autres composants de cet objectif (pour rappel) :
* Le comportement observable (a) : C'est le verbe d'action "expliquer"
.
* Le produit (d) : C'est ce qui est expliqué, à savoir "le terme
patriotique".
* Les conditions de réalisation (b) : C'est le moyen utilisé, soit
"à l’aide des photos des martyrs de l’indépendance".
* Les critères d'évaluation (c) : Ils ne sont pas explicitement
mentionnés dans cet exemple (par exemple : "sans erreur" ou
"en 5 minutes").
Conclusion :
Puisque le mot souligné désigne la personne qui doit apprendre et agir,
il s'agit du sujet de l'objectif opérationnel.
5. Une école de l’Etat Congolais gérée par les structures administratives du gouvernement, fait partie des écoles :
Réponse correcte : b. Non – conventionnées.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification administrative des écoles
publiques en République Démocratique du Congo.
1. Pourquoi "Non – conventionnées" (Réponse b) :
* En RDC, les écoles publiques (écoles de l'État) sont divisées en deux
catégories principales : les conventionnées et les non-conventionnées
.
* Les écoles non-conventionnées (souvent appelées "écoles officielles")
sont celles qui sont gérées directement par l'État via ses propres
structures administratives (le Ministère de l'Éducation Nationale)
sans l'intermédiaire d'une confession religieuse.
* Puisque l'énoncé précise "gérée par les structures administratives du
gouvernement", il s'agit par définition du réseau non-conventionné
.
2. Pourquoi les autres options ne conviennent pas :
* Conventionnées (a) et Catholiques (e) : Ce sont des écoles de l'État
dont la gestion est déléguée à des confessions religieuses (Catholique,
Protestante, Kimbanguiste, etc.) par une convention.
* Privées (c) et Privées agréées (d) : Ce sont des écoles qui
n'appartiennent pas à l'État, mais à des individus ou des
organisations morales privées.
Conclusion :
La gestion directe par les services administratifs du gouvernement
caractérise spécifiquement les écoles publiques non-conventionnées
.
6. Les renseignements sur la valeur de l’apprenant au sein de l’école sont fournis par :
Réponse correcte : b. Le fichier scolaire.
Explication détaillée :
Cette question concerne la gestion administrative et le suivi individuel
des élèves au sein d'un établissement scolaire.
1. Pourquoi "Le fichier scolaire" (Réponse b) :
* Le fichier scolaire est un document (souvent sous forme de fiches
individuelles) qui centralise l'historique complet de l'élève dans
l'école.
* On y trouve non seulement l'identité, mais surtout les "renseignements
sur la valeur", c'est-à-dire les résultats scolaires annuels, les
observations sur la conduite, les aptitudes particulières et
l'évolution de l'élève au fil des années.
* C'est le document de référence pour juger du parcours global d'un
enfant dans l'institution.
2. Pourquoi les autres options sont différentes :
* Les dossiers de l'enseignant (a) : Contiennent les documents de
travail du maître (préparations, journal), pas le suivi historique
global de l'élève.
* Les inventaires de l'école (c) : Listent les biens matériels et
immobiliers (bancs, locaux), pas les informations sur les élèves
.
* Le registre matricule (d) : C'est le registre d'inscription qui
donne un numéro à l'élève et prouve son appartenance à l'école. Il
contient l'état civil, mais ne donne pas de détails sur la "valeur"
pédagogique ou le comportement quotidien.
* Les visites de classe (e) : Sont des rapports sur la performance
pédagogique du maître, pas sur l'élève.
Conclusion :
Pour connaître la valeur intellectuelle et morale d'un élève sur plusieurs
années, les autorités consultent le fichier scolaire.
7. Le facteur qui peut assurer le bien-être physique et mental chez l’individu est :
Réponse correcte : e. la relaxation
Explication détaillée :
Cette question traite de l'hygiène mentale et physique, des facteurs qui
influencent positivement ou négativement l'équilibre de l'apprenant ou
de l'éducateur.
1. Pourquoi "la relaxation" (Réponse e) :
* La relaxation est une méthode de détente volontaire qui permet de
relâcher les tensions musculaires et nerveuses.
* Sur le plan physique, elle diminue la fatigue et régule les
fonctions organiques.
* Sur le plan mental, elle réduit le stress et favorise la
concentration ainsi que la sérénité. C'est donc le seul facteur
parmi les choix proposés qui produit un "bien-être" global
.
2. Pourquoi les autres options sont des facteurs négatifs :
* L'anxiété (a) : Est un état de trouble psychologique lié à
l'inquiétude ou à la peur, ce qui nuit au bien-être.
* L'inhibition (b) : Est un blocage psychologique ou comportemental
qui empêche l'individu d'agir ou de s'exprimer librement.
* La lassitude (c) : Est un état de fatigue extrême ou de
découragement qui diminue l'énergie vitale.
* L'oisiveté (d) : Est l'état de celui qui ne fait rien. Bien que
parfois confondue avec le repos, l'oisiveté prolongée peut mener à
l'ennui et à la dégradation de la santé mentale.
Conclusion :
La relaxation est l'outil privilégié pour restaurer l'harmonie entre le
corps et l'esprit, assurant ainsi le bien-être de l'individu.
8. Indiquez la sanction non autorisée et non applicable dans une école.
Réponse correcte : e. Retrait de mauvais point dans le cahier de
communication.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la déontologie et la réglementation des sanctions
en milieu scolaire. Une sanction doit être éducative et ne doit pas
falsifier les outils d'évaluation ou de communication.
1. Pourquoi cette option est "non autorisée" (Réponse e) :
* Le cahier de communication est un outil de liaison officiel entre
l'école et les parents.
* Un "mauvais point" ou une note reflète une réalité pédagogique ou
disciplinaire à un moment donné. "Retirer" ou effacer un mauvais point
déjà inscrit comme une forme de sanction (ou de manipulation de
sanction) est contraire à l'éthique administrative.
* De plus, la sanction doit punir un acte, mais elle ne doit pas
consister à supprimer des traces d'évaluation qui appartiennent au
suivi de l'enfant.
2. Pourquoi les autres options sont des sanctions autorisées :
* Avertissement et réprimande (a) : Ce sont des sanctions morales
classiques et verbales/écrites pour recadrer l'élève.
* Désapprobation de l’acte (b) : C'est la base de la sanction éducative,
montrer à l'élève que son comportement est inacceptable.
* Confiscation de l’objet de dispute (c) : C'est une mesure conservatoire
immédiate pour ramener le calme dans la classe.
* Privation de jeux (d) : La privation partielle de récréation est une
sanction disciplinaire courante, à condition qu'elle soit proportionnée
et qu'elle ne prive pas l'enfant de ses besoins physiologiques
essentiels.
Conclusion :
La gestion des points et des documents de communication doit rester
objective ; leur manipulation à des fins de punition arbitraire n'est
pas une pratique pédagogique autorisée.
9. Le devoir de l'enseignant est de (d') :
Réponse correcte : b. Veiller à la formation intégrale de tout l'homme.
Explication détaillée :
Cette question interroge sur la mission fondamentale et la finalité du
rôle de l'enseignant dans la société.
1. Pourquoi "Veiller à la formation intégrale de tout l'homme" (Réponse b) :
* L'éducation ne se limite pas à la simple transmission de connaissances
intellectuelles (instruction).
* Le devoir principal du maître est de former "tout l'homme", c'est-à-dire
de développer toutes les dimensions de la personnalité de l'élève :
physique, intellectuelle, morale, sociale et civique.
* On parle de formation "intégrale" car elle vise l'épanouissement
complet et équilibré de l'individu pour en faire un citoyen utile
à lui-même et à la société.
2. Analyse des autres options :
* Option a : C'est le rôle de l'État ou des autorités de tutelle
(Ministère de l'Éducation) d'organiser le système et d'assister les
opérateurs.
* Option c : C'est davantage une fonction sociétale ou juridique qui
incombe à l'État, même si l'enseignant collabore avec les familles
.
* Option d : C'est une tâche technique liée à l'élaboration des
programmes et des évaluations, mais ce n'est pas la mission globale
et humaine du maître.
* Option e : Cela décrit le rôle de l'élève (apprenant) et non celui
de l'enseignant.
Conclusion :
La mission de l'enseignant dépasse la salle de classe ; elle est
fondamentalement humaniste et vise la perfection de la nature humaine
dans sa totalité.
10. Dans une situation didactique, l’enseignant qui cherche les lacunes en vue d’une remédiation est dans la pratique de la pédagogie :
Réponse correcte : a. Corrective
Explication détaillée :
Cette question concerne les méthodes d'intervention pédagogique liées à
l'évaluation et au soutien des élèves en difficulté.
1. Pourquoi "Corrective" (Réponse a) :
* La pédagogie corrective (ou pédagogie de soutien/remédiation) a pour
objectif spécifique d'identifier les erreurs, les incompréhensions ou
les "lacunes" chez l'apprenant après une phase d'enseignement
.
* Une fois ces lacunes détectées, l'enseignant met en place une
"remédiation", c'est-à-dire une nouvelle stratégie ou des exercices
ciblés pour corriger ces faiblesses et permettre à l'élève de
rattraper le niveau requis.
* Le mot-clé dans l'énoncé est "remédiation", qui est l'action centrale
de la pédagogie corrective.
2. Pourquoi les autres options sont exclues :
* Démocratique (b) : Désigne un style de gestion de classe basé sur le
respect mutuel et la participation aux décisions.
* Empirique (c) : Se base sur l'expérience pratique et l'observation
plutôt que sur des théories rigoureuses.
* Participative (d) : Met l'accent sur l'implication active de l'élève
dans la construction de son savoir.
* Non-directive (e) : Laisse l'initiative totale à l'élève, le maître
n'étant qu'un facilitateur qui n'impose rien.
Conclusion :
La recherche systématique des lacunes pour les combler par une action
de remédiation définit précisément la démarche de la pédagogie
corrective.
11. Indiquez l’année où fut introduite la première grande réforme de l’enseignement au Congo :
Réponse correcte : e. 1961
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'histoire de l'éducation en République
Démocratique du Congo et les grandes étapes de sa transformation
législative.
1. Pourquoi "1961" (Réponse e) :
* Immédiatement après l'indépendance (1960), le pays a dû adapter son
système éducatif hérité de la colonisation aux nouvelles réalités
nationales.
* En 1961, la première grande réforme de l'enseignement est mise en
place. Elle est marquée par la création du "Cycle d'Orientation" (C.O.)
de deux ans, qui visait à unifier le tronc commun avant la
spécialisation en humanités.
* Cette réforme visait également à supprimer la discrimination entre
l'enseignement pour Blancs et celui pour Noirs qui existait durant
la période coloniale.
2. Rappel des autres dates historiques du questionnaire :
* 1885 (a) : Création de l'E.I.C. (État Indépendant du Congo).
* 1906 (b) : Signature de la première convention entre l'E.I.C. et le
Saint-Siège pour l'évangélisation et l'instruction.
* 1908 (c) : Le Congo devient une colonie belge (Congo Belge).
* 1948 (d) : Réforme mineure post-guerre mondiale, mais pas la
réforme structurelle nationale de l'indépendance.
Conclusion :
L'année 1961 marque le tournant de la souveraineté éducative du Congo
avec une réforme structurelle profonde.
12. Le document où l’enseignant mentionne la tâche prévue pour l’apprenant est :
Réponse correcte : d. Le journal de classe.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'utilité spécifique des documents pédagogiques
obligatoires du maître.
1. Pourquoi "Le journal de classe" (Réponse d) :
* Le journal de classe est un document de planification quotidienne
et de liaison.
* C'est précisément dans ce document que l'enseignant inscrit, pour
chaque leçon, la "tâche" (travail à domicile, exercice d'application
ou devoir) que l'apprenant doit réaliser.
* Il permet aux autorités (directeur, inspecteur) et aux parents de
vérifier quel travail a été donné à l'élève pour consolider ses
acquis.
2. Pourquoi les autres options ne correspondent pas à cette définition :
* Le carnet de notes (a) : Sert uniquement à enregistrer les points
obtenus par les élèves après évaluation.
* Le carnet des questions (b) : Sert à répertorier les questions de
contrôle ou d'examen, pas la tâche journalière.
* Les fiches de préparation (c) : Contiennent le détail du contenu
de la leçon, mais c'est le journal de classe qui acte l'exécution
et la tâche spécifique donnée ce jour-là.
* Les prévisions des matières (e) : Indiquent la planification à
long terme (par mois ou trimestre), sans descendre dans le détail
des tâches quotidiennes.
Conclusion :
Le journal de classe est le miroir de l'activité journalière ; c'est
là que la tâche prévue pour l'élève est officiellement consignée
.
13. A l’issue de la leçon, l’apprenant sera capable d’expliquer le terme patriotique à l’aide des photos des martyrs de l’indépendance. Dans cet objectif opérationnel, la partie soulignée indique :
Réponse correcte : b. Les conditions de réalisation.
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier un composant spécifique d'un objectif
opérationnel selon la pédagogie par objectifs (PPO).
1. Pourquoi "Les conditions de réalisation" (Réponse b) :
* Dans l'objectif cité, la partie soulignée est : « à l’aide des photos
des martyrs de l’indépendance ».
* En didactique, les conditions de réalisation définissent les
circonstances, les outils, les supports ou le matériel que l'apprenant
doit utiliser pour accomplir la tâche demandée.
* Ici, l'utilisation des "photos" constitue le moyen matériel mis à
disposition de l'élève pour qu'il puisse expliquer le terme ; c'est
donc bien la condition de réalisation.
2. Rappel des autres éléments de cet objectif :
* Le sujet (e) : C'est « l'apprenant ».
* Le comportement observable (a) : C'est le verbe d'action « expliquer »
.
* Le produit (d) : C'est le résultat de l'action, soit « le terme
patriotique ».
* Les critères d'évaluation (c) : Ils ne sont pas mentionnés (il
faudrait une précision comme "sans hésitation" ou "en citant trois
exemples").
Conclusion :
La précision sur le matériel utilisé (les photos) correspond
systématiquement aux conditions de réalisation d'un objectif opérationnel
.
14. Une école de l’Etat Congolais gérée par une Association religieuse, fait partie des écoles :
Réponse correcte : a. Conventionnées.
Explication détaillée :
Cette question porte sur l'organisation et le régime de gestion des
établissements scolaires publics en République Démocratique du Congo
.
1. Pourquoi "Conventionnées" (Réponse a) :
* Une école conventionnée est une école qui appartient à l'État (école
publique), mais dont la gestion est confiée à une confession
religieuse (ou "Association religieuse") par le biais d'une
convention signée avec le gouvernement.
* Dans ce système, l'État paie les enseignants et définit les
programmes, tandis que l'association religieuse assure la gestion
administrative et morale quotidienne de l'établissement
.
* L'énoncé précise bien qu'il s'agit d'une école de "l'État Congolais"
gérée par une "Association religieuse", ce qui définit exactement le
statut des écoles conventionnées.
2. Pourquoi les autres options ne sont pas correctes :
* Non – conventionnées (b) : Ce sont des écoles de l'État gérées
directement par les structures administratives du gouvernement
(écoles officielles).
* Privées (c) et Privées agréées (d) : Ce sont des écoles qui
appartiennent à des particuliers ou des organismes privés, et non
à l'État.
* Catholiques (e) : C'est un exemple spécifique d'école conventionnée,
mais le terme général pour toutes les écoles d'État gérées par des
religieux (qu'ils soient protestants, kimbanguistes, islamiques,
etc.) est "Conventionnées".
Conclusion :
Dès qu'une école publique est confiée à une gestion religieuse par un
accord officiel, elle entre dans la catégorie des écoles conventionnées
.
15. Les renseignements sur l’identité de l’enseignant sont fournis par :
Réponse correcte : a. Les dossiers de l’enseignant.
Explication détaillée :
Cette question concerne la gestion administrative du personnel au sein
d'un établissement scolaire. Chaque catégorie d'acteur possède un
document de référence pour son identification.
1. Pourquoi "Les dossiers de l'enseignant" (Réponse a) :
* Le dossier de l'enseignant est le document administratif individuel
qui regroupe toutes les pièces personnelles du maître.
* On y trouve les renseignements sur son identité (nom, postnom,
prénom), son état civil, ses diplômes, ses titres de nomination et
son historique de carrière.
* C'est l'équivalent du "fichier scolaire" mais pour le personnel
enseignant.
2. Pourquoi les autres options ne sont pas correctes :
* Le fichier scolaire (b) : Il contient les renseignements sur
l'identité et la valeur des élèves, pas des enseignants.
* Les inventaires de l'école (c) : Ils listent le patrimoine matériel
de l'école (bâtiments, meubles, matériel didactique).
* Le registre matricule (d) : C'est le document où sont inscrits les
élèves par ordre d'entrée pour leur donner un numéro d'identification
scolaire.
* Les visites de classe (e) : Ce sont des rapports d'inspection ou
de direction sur la qualité pédagogique des leçons données par
l'enseignant.
Conclusion :
Pour vérifier l'identité et le profil administratif d'un maître, les
autorités consultent les dossiers de l'enseignant.
16. Une des grandes caractéristiques du surmenage est :
Réponse correcte : c. la lassitude
Explication détaillée :
Cette question relève de l'hygiène scolaire et de la psychopédagogie,
notamment l'étude de la fatigue excessive liée au travail intellectuel
ou physique.
1. Pourquoi "la lassitude" (Réponse c) :
* Le surmenage est un état d'épuisement profond résultant d'un excès
de travail ou de stress dépassant les capacités de récupération de
l'individu.
* La lassitude est le symptôme majeur du surmenage. Contrairement à une
fatigue passagère, elle se manifeste par une sensation d'accablement,
un manque d'énergie chronique et un désintérêt pour les tâches
habituelles.
* Elle est à la fois physique (corps lourd) et mentale (esprit vide)
.
2. Analyse des autres options :
* L'anxiété (a) : Bien qu'elle accompagne souvent le stress, elle est
une cause ou une conséquence psychologique, mais pas la
caractéristique de base du surmenage lui-même.
* L'inhibition (b) : C'est un blocage des fonctions psychiques ou
motrices, souvent lié à la timidité ou à la peur, mais pas
spécifiquement à l'épuisement.
* L'oisiveté (d) : C'est l'absence d'activité (ne rien faire). C'est
l'opposé exact des causes du surmenage.
* La relaxation (e) : C'est un remède ou une méthode de détente,
donc le contraire de l'état de surmenage.
Conclusion :
La lassitude est le signal d'alerte principal indiquant que l'organisme
est en état de surmenage et ne peut plus fonctionner normalement
.
17. Le devoir de l'Etat est de (d') :
Réponse correcte : a. Organiser les écoles et assister les autres
opérateurs éducatifs dans leurs efforts.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les responsabilités régaliennes de la puissance
publique en matière d'éducation.
1. Pourquoi "Organiser les écoles et assister les autres opérateurs"
(Réponse a) :
* L'État possède la mission d'intérêt général de structurer le système
éducatif national.
* Cela inclut la création d'écoles officielles et la coordination des
"opérateurs éducatifs" (écoles conventionnées religieuses, privées
agréées, etc.) pour garantir que chaque citoyen ait accès à
l'instruction.
* L'État joue un rôle de régulateur et de soutien logistique et financier
pour l'ensemble du secteur.
2. Analyse des autres options pour éviter la confusion :
* Option b : C'est le devoir spécifique de l'Enseignant (le maître)
.
* Option c : C'est un devoir général de la société ou des institutions
juridiques, mais moins spécifique à la gestion directe du système
scolaire que l'option 'a'.
* Option d : C'est une tâche technique relevant de l'administration
pédagogique (Inspection ou Direction des programmes), mais l'option
'a' définit mieux le devoir global de l'État.
* Option e : C'est le devoir de l'Apprenant (l'élève).
Conclusion :
Alors que le maître forme l'individu, l'État, lui, crée et organise le
cadre institutionnel (les écoles) permettant cette formation
.