Question 1
1. La faculté psychologique du savoir-faire naturel est appelée l’(la, le) :
Réponse correcte : c. instinct
Explication détaillée :
Cette question de psychologie générale porte sur les formes de comportements
innés et l'acquisition des facultés.
1. Pourquoi l'instinct (Réponse c) :
L'instinct est défini en psychologie comme une disposition héréditaire et
innée qui pousse un être vivant à accomplir des actes complexes sans
apprentissage préalable.
- C'est un "savoir-faire naturel" car il ne résulte pas de l'expérience ou
de l'éducation, mais d'un patrimoine biologique.
- Contrairement au réflexe, qui est une réaction simple et locale, l'instinct
concerne des comportements globaux et coordonnés (ex: l'instinct maternel,
l'instinct de conservation).
2. Analyse des autres options :
- Association d'idées (a) : C'est un processus mental de liaison entre des
pensées, acquis par l'expérience.
- Imitation (b) : C'est un apprentissage social qui consiste à reproduire le
comportement d'un modèle ; ce n'est donc pas "naturel" au sens d'inné.
- Loyauté (d) : C'est une vertu morale ou un sentiment social, pas une
faculté psychologique de savoir-faire.
- Réflexe (e) : Bien qu'inné, le réflexe est une réponse motrice involontaire
et immédiate à un stimulus, mais il ne constitue pas un "savoir-faire"
complexe comme l'instinct.
Conclusion :
L'instinct représente la forme la plus élaborée du savoir-faire inné chez
l'être vivant.
2. L’attention provoquée par l’intérêt est qualifiée de (d’) :
Réponse correcte : d. spontanée
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différents types d'attention en psychologie cognitive
et leur origine.
1. Pourquoi l'attention "spontanée" (Réponse d) :
L'attention spontanée (aussi appelée attention involontaire ou naturelle) est
déclenchée sans effort de volonté de la part du sujet.
- Elle est directement liée à l'intérêt que l'objet suscite, à sa nouveauté
ou à son intensité.
- Lorsqu'une personne est intéressée par quelque chose, son esprit se fixe
naturellement sur l'objet sans qu'elle ait besoin de se forcer. C'est le
plaisir ou le besoin lié à l'objet qui maintient cette attention.
2. Analyse des autres options :
- Méditation (a) : C'est une pratique mentale profonde et délibérée, pas un
type d'attention immédiate provoquée par un intérêt externe.
- Observation (b) : C'est une application de l'attention (un acte), mais pas
sa qualification psychologique.
- Réflexe (c) : Le réflexe est une réponse motrice automatique à un stimulus physique.
S'il existe une "attention réflexe" (comme se retourner suite à un bruit fort),
elle diffère de l'attention liée à un "intérêt" soutenu.
- Volontaire (e) : C'est l'inverse. L'attention volontaire exige un effort
conscient et une lutte contre les distractions, souvent parce que l'objet
n'est pas immédiatement intéressant.
Conclusion :
L'intérêt agit comme un moteur naturel qui rend l'attention "spontanée",
supprimant ainsi la sensation d'effort mental.
3. L’école de la psychologie qui soutient que le comportement a comme source essentielle le processus conflictuel inconscient. Ce point de vue est soutenu par le (la) :
Réponse correcte : e. psychanalysme.
Explication détaillée :
Cette question interroge les fondements des grandes écoles de pensée en
psychologie.
1. Pourquoi le "psychanalysme" (Réponse e) :
Le psychanalysme (ou Psychanalyse), fondé par Sigmund Freud, repose sur
l'idée que la majeure partie de notre vie psychique est inconsciente
.
- Selon cette école, nos comportements, nos émotions et nos rêves sont le
résultat de conflits internes entre des pulsions opposées (souvent situées
dans le "Ça") et les interdits sociaux ou parentaux (le "Surmoi").
- C'est ce "processus conflictuel inconscient" qui détermine la personnalité
et les actions d'un individu.
2. Pourquoi les autres options sont incorrectes :
- Béhaviorisme (a) : Se concentre uniquement sur le comportement observable
et les stimulations de l'environnement, niant l'importance de
l'inconscient.
- Cognitivisme (b) : Étudie les processus mentaux conscients comme la
mémoire et le raisonnement (l'esprit vu comme un ordinateur).
- Neurobiologisme (c) : Explique le comportement par des mécanismes
biologiques, chimiques ou neurologiques dans le cerveau.
- Phénoménologie (d) : S'intéresse à l'expérience vécue et à la manière dont
le sujet perçoit consciemment le monde.
Conclusion :
L'existence de conflits enfouis dans l'inconscient comme moteur du
comportement est le postulat central du psychanalysme.
4.Voici la transcription et la résolution de la question 14 de Psychologie (session 2025, série 1), extraite de votre document. Bloc 1 : La Question Plaintext 14. Lorsque la passion devient un élan puissant qui porte vers un être ou un objet. Elle est dite :
Réponse correcte : b. exclusive
Explication détaillée :
Cette question traite des caractéristiques affectives de la passion en
psychologie.
1. Pourquoi la passion est "exclusive" (Réponse b) :
La passion se définit par une fixation intense et prédominante sur un seul
objet ou une seule personne.
- Elle est dite "exclusive" car elle a tendance à éliminer tout autre intérêt
ou préoccupation. La personne passionnée canalise toute son énergie
affective vers cet "être" ou cet "objet" unique, au détriment du reste de
son environnement.
- C'est cet élan puissant qui crée une polarisation de la vie psychique autour
d'un seul pôle.
2. Analyse des autres options :
- Égoïste (a) : Bien qu'une passion puisse rendre une personne centrée sur
ses propres désirs, l'égoïsme n'est pas le terme technique définissant
l'élan vers l'objet.
- Inclusive (c) : C'est le contraire de la passion. L'inclusivité impliquerait
une ouverture vers plusieurs objets, alors que la passion se ferme sur un
seul.
- Obsédante (d) : C'est une conséquence de la passion (l'idée de l'objet revient
sans cesse), mais l'élan puissant qui "porte vers" définit d'abord le
caractère exclusif de l'attachement.
- Violente (e) : La passion peut être intense ou impétueuse, mais la violence
caractérise le mode d'expression et non la nature de l'élan vers l'objet.
Conclusion :
La force d'attraction unique et totale vers un objet spécifique est ce qui
qualifie la passion d'exclusive.
5. Indiquez le nom de la faculté parmi les propositions citées ci- dessous qui aide à supporter nos peines actuelles en nous faisant songer à des jours heureux.
Réponse correcte : b. l’imagination
Explication détaillée :
Cette question explore le rôle consolateur des facultés mentales face à la
souffrance présente.
1. Pourquoi l'imagination (Réponse b) :
L'imagination est la faculté de se représenter des objets, des situations ou
des sensations qui ne sont pas présents ou qui n'existent pas.
- Sa fonction ici est créatrice et compensatoire : elle permet à l'individu
de s'évader d'une réalité douloureuse (les "peines actuelles") en
construisant des images mentales positives (les "jours heureux").
- En "songeant" à un avenir meilleur ou à un monde idéal, l'individu puise
dans son imagination la force morale nécessaire pour supporter son état
présent.
2. Analyse des autres options :
- L’habitude (a) : C'est une disposition acquise par la répétition d'actes.
Elle peut aider à endurer par accoutumance, mais elle ne fait pas "songer"
à des jours heureux.
- La mémoire (c) : Elle permet de se rappeler des jours heureux passés. Bien
qu'elle puisse consoler, la faculté qui permet de se projeter ou de
créer un idéal pour supporter le présent est plus spécifiquement
l'imagination.
- La volonté (d) : C'est la faculté de décider et d'agir. Elle aide à
résister à la peine par l'effort, mais pas par l'évasion mentale.
- Les inclinations sociales (e) : Ce sont les tendances qui nous poussent
vers les autres (sympathie, altruisme).
Conclusion :
L'imagination agit comme un rempart psychologique en substituant une image
mentale plaisante à une réalité pénible.
6. S’agissant des émotions complexes ci-dessous, indiquez celle qui est la combinaison de la peur et du dégoût.
Réponse correcte : a. l’aversion
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie des émotions, plus précisément sur
la distinction entre émotions primaires et émotions complexes (ou mixtes)
.
1. Pourquoi l'aversion (Réponse a) :
En psychologie, une émotion complexe est le résultat du mélange de deux ou
plusieurs émotions de base.
- L'aversion est un sentiment de répulsion profonde et de rejet envers un
objet ou un être.
- Elle combine la peur (le besoin de s'éloigner d'un danger potentiel) et
le dégoût (le rejet d'une substance ou d'une idée jugée impure ou
nuisible). Cette combinaison crée un élan de
retrait immédiat et une hostilité envers la source du stimulus.
2. Analyse des autres options :
- L’envie (b) : Émotion complexe souvent liée au désir et à la frustration
face à ce que possède autrui.
- La gratitude (c) : Sentiment de reconnaissance, souvent lié à la joie et
au lien social.
- La terreur (d) : Ce n'est pas une émotion mixte, mais une forme extrême
et paroxystique de la peur simple.
- Le respect (e) : Sentiment d'estime, souvent considéré comme une
combinaison de crainte révérencielle (forme de peur) et d'admiration
(forme de joie).
Conclusion :
La synthèse psychologique de la peur et du dégoût se manifeste par l'aversion,
une émotion de défense visant à maintenir une distance avec l'objet
réprouvé.
7. Parmi les éléments psychologiques ci-dessous, dites celui qui est une émotion d’origine physique :
Réponse correcte : b. la douleur
Explication détaillée :
Cette question demande d'identifier, parmi les phénomènes affectifs, celui qui
prend sa source directement dans une stimulation corporelle ou organique
.
1. Pourquoi la "douleur" (Réponse b) :
La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable liée
à une lésion tissulaire réelle ou potentielle.
- Elle est dite "d'origine physique" car elle provient de l'excitation de
récepteurs sensoriels (nocicepteurs) situés dans le corps.
- Bien qu'elle ait une composante psychologique (la souffrance), sa cause
première est physiologique et corporelle.
2. Analyse des autres options :
- L’empathie (a) : C'est une aptitude psychologique et sociale consistant
à ressentir les émotions d'autrui ; son origine est donc relationnelle
et mentale.
- La phobie (c) : C'est une peur démesurée et irrationnelle déclenchée par
un objet ou une situation ; son origine est psychique (anxiété).
- La sensibilité (d) : C'est une faculté générale de l'être vivant à
réagir aux stimuli, mais ce n'est pas une "émotion" en soi.
- Le sentiment (e) : C'est un état affectif complexe et durable (ex: l'amour,
la haine) dont l'origine est essentiellement intellectuelle et morale,
contrairement à l'émotion physique qui est immédiate et organique.
Conclusion :
La douleur est la seule proposition dont l'élément déclencheur est une
perturbation physique directe transmise au système nerveux.
8. Lorsqu’on constate chez l’enfant un désir conscient contrôlé et approuvé par lui-même. C’est l’(la, le) :
Réponse correcte : e. volition.
Explication détaillée :
Cette question porte sur la psychologie de l'activité volontaire et les
étapes de l'acte volontaire.
1. Pourquoi la "volition" (Réponse e) :
La volition est l'acte par lequel la volonté se détermine à agir après une
phase de réflexion.
- "Désir conscient" : Contrairement à l'instinct ou aux pulsions, le sujet
a pleinement conscience de ce qu'il veut.
- "Contrôlé et approuvé" : Cela signifie que le désir a subi l'examen de
la raison. Le sujet décide délibérément de transformer ce désir en une
intention d'action. La volition est précisément ce moment où le "je veux"
valide le désir.
2. Analyse des autres options :
- Apprentissage (a) : Processus d'acquisition de connaissances ou de
nouvelles habitudes ; ce n'est pas un état de désir approuvé.
- Frustration (b) : État de tension émotionnelle ressenti lorsqu'un désir
est empêché ou bloqué ; c'est l'opposé de la validation d'un désir.
- Refoulement (c) : Mécanisme de défense inconscient qui consiste à rejeter
des désirs inacceptables hors de la conscience ; il n'y a donc pas
d'approbation consciente.
- Transfert (d) : Processus par lequel on projette des sentiments sur une
autre personne (souvent en thérapie).
Conclusion :
La volition représente l'aboutissement du processus décisionnel où le désir
devient un acte volontaire assumé par l'enfant.
9. Le comportement de l’enfant de 2 semaines qui réagit en écartant les bras suite à un bruit soudain d’une cuillère qui tombe par terre.
Réponse correcte : e. réflexe de Moro.
Explication détaillée :
Cette question de psychologie du développement porte sur les réflexes archaïques
du nouveau-né.
1. Pourquoi le "réflexe de Moro" (Réponse e) :
Le réflexe de Moro est une réaction involontaire normale chez le nourrisson
(jusqu'à environ 4 ou 5 mois) en réponse à un bruit soudain ou à une sensation
de chute.
- La réaction se déroule en deux temps : l'enfant écarte brusquement les bras
en extension (les doigts en éventail), puis les ramène vers son corps dans
un mouvement d'embrassade.
- Dans l'énoncé, le bruit de la cuillère tombant par terre est le stimulus
déclencheur typique de ce réflexe de défense.
2. Analyse des autres options :
- Complexes (a, b, c) : Le complexe de castration, de Diane ou d'OEdipe sont
des concepts de la psychanalyse qui apparaissent beaucoup plus tard dans
le développement de l'enfant (généralement entre 3 et 6 ans). Ils ne
peuvent s'appliquer à un nourrisson de 2 semaines.
- Jeux moteurs (d) : À 2 semaines, l'enfant n'a pas encore la coordination
nécessaire pour le jeu. Ses mouvements sont essentiellement réflexes ou
spasmodiques.
Conclusion :
L'écartement des bras en réaction à une surprise sonore chez le nouveau-né
est la définition clinique du réflexe de Moro.
10. Identifiez la caractéristique de l’enfant qui a tendance à tout ramener à son moi. C’est l’(le) :
Réponse correcte : c. égocentrisme
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie du développement, plus précisément le
stade préopératoire (2 à 7 ans) décrit par Jean Piaget.
1. Pourquoi l'égocentrisme (Réponse c) :
L'égocentrisme enfantin est l'incapacité de l'enfant à se détacher de son propre
point de vue.
- L'enfant pense que tout le monde perçoit, pense et ressent exactement
comme lui.
- Comme le précise l'énoncé, il "ramène tout à son moi", considérant qu'il
est le centre de l'univers et que les événements se produisent en fonction
de lui ou pour lui.
2. Analyse des autres options :
- Animisme (a) : Tendance à donner une âme ou une intention à des objets
inanimés (ex: "le soleil nous suit parce qu'il nous aime").
- Artificialisme (b) : Croyance que tout ce qui existe dans la nature a été
fabriqué par l'homme ou une divinité pour l'usage humain (ex: "les montagnes
ont été construites par des maçons").
- Reversibilisme (d) : Faculté (acquise plus tard) de comprendre qu'une
opération peut être annulée par l'opération inverse.
- Syncrétisme (e) : Vision globale et confuse des choses, où l'enfant lie
des éléments n'ayant pas de rapport logique entre eux.
Conclusion :
La tendance à interpréter le monde uniquement à travers son propre prisme
personnel définit parfaitement l'égocentrisme intellectuel.
11. De toutes les formes d’apprentissage chez l’enfant, indiquez celui qui se fait sans sa volonté. C’est l’apprentissage :
Réponse correcte : d. inconscient
Explication détaillée :
Cette question porte sur les mécanismes d'acquisition des connaissances et des
comportements chez l'enfant, en distinguant les processus volontaires des
processus automatiques.
1. Pourquoi l'apprentissage "inconscient" (Réponse d) :
L'apprentissage inconscient (ou implicite) est un processus par lequel
l'enfant acquiert des informations ou des savoir-faire de manière
automatique, sans avoir l'intention de les apprendre et sans s'en rendre
compte.
- "Sans sa volonté" : L'enfant ne fait aucun effort délibéré. Il absorbe des
modèles de comportement, des structures de langage ou des normes sociales
par simple imprégnation ou exposition répétée à son environnement
.
- C'est ainsi que l'enfant apprend sa langue maternelle ou certaines
habitudes culturelles avant même d'entrer à l'école.
2. Analyse des autres options :
- Brusque (a) : Se réfère à un apprentissage soudain (souvent par "insight"
ou compréhension immédiate), mais il nécessite tout de même une activité
mentale de résolution.
- Conscient (b) : C'est l'opposé exact de l'énoncé ; il exige une attention
soutenue et une volonté d'apprendre.
- Par essai et erreur (c) : Théorisé par Thorndike, cet apprentissage
implique une participation active du sujet qui tente des actions pour
obtenir une récompense ou éviter une punition.
- Intellectuel (e) : Concerne l'acquisition de concepts abstraits, ce qui
demande généralement une démarche consciente et volontaire.
Conclusion :
La forme d'apprentissage qui se réalise en dehors de tout contrôle
intentionnel ou volontaire est qualifiée d'inconsciente.
12. La faculté psychologique qui fait que lors d’un rassemblement à l’école primaire, pendant le discours un élève applaudit et tout le monde se met à applaudir comme lui est appelée l’(la, le) :
Réponse correcte : b. imitation
Explication détaillée :
Cette question illustre un mécanisme de psychologie sociale et
comportementale fréquent en milieu scolaire.
1. Pourquoi l'imitation (Réponse b) :
L'imitation est la tendance à reproduire les gestes, les attitudes ou les
comportements observés chez autrui.
- Dans l'exemple cité, l'élève qui applaudit sert de "modèle". Le reste du
groupe reproduit l'action de manière quasi automatique par effet
d'entraînement.
- Il s'agit ici d'une imitation spontanée ou grégaire, où l'individu se
conforme au comportement de ses pairs pour se sentir intégré au groupe
ou parce que l'action du premier donne le signal de la conduite à tenir.
2. Analyse des autres options :
- Association d'idées (a) : C'est un processus interne où une pensée en
amène une autre. Ici, il s'agit d'une action motrice visible.
- Instinct (c) : C'est un savoir-faire inné et biologique (ex: l'instinct
de survie). Applaudir est un geste social
appris, pas un instinct naturel.
- Loyauté (d) : C'est une valeur morale de fidélité. Bien qu'on puisse être
loyal à son groupe, l'acte de copier un geste immédiat relève de
l'imitation.
- Réflexe (e) : C'est une réponse biologique involontaire à un stimulus
physique (comme le réflexe de Moro chez le nourrisson).
L'applaudissement est un comportement social plus complexe.
Conclusion :
Le fait de calquer son action sur celle d'un pair au sein d'une foule est la
définition même de la faculté d'imitation.
13. L’attention portant sur un objet interne est qualifiée de (d’) :
Réponse correcte : a. méditation
Explication détaillée :
Cette question de psychologie cognitive porte sur la classification de
l'attention selon la nature de son objet (externe ou interne).
1. Pourquoi la "méditation" (Réponse a) :
En psychologie, on distingue l'attention selon l'orientation du flux mental :
- Lorsque l'attention se tourne vers le monde extérieur (objets, sons,
images), on parle d'observation.
- Lorsque l'attention se tourne vers un "objet interne" (pensées, souvenirs,
états d'âme, raisonnement abstrait), elle est qualifiée de méditation
.
- Ici, le terme "méditation" désigne l'acte intellectuel de réflexion
profonde et de concentration sur des processus psychiques intérieurs.
2. Analyse des autres options :
- Observation (b) : C'est l'inverse ; c'est l'attention appliquée à un objet
externe.
- Réflexe (c) : Il s'agit d'une réaction automatique, pas d'une
qualification de l'objet de l'attention.
- Spontanée (d) : Qualifie l'attention déclenchée par l'intérêt ou le plaisir,
indépendamment du fait que l'objet soit interne ou externe.
- Volontaire (e) : Qualifie l'attention qui demande un effort conscient,
mais ne définit pas si l'objet visé est interne ou externe.
Conclusion :
L'attention est dite "méditation" dès lors qu'elle quitte le monde sensible
pour se focaliser sur la vie intérieure de l'esprit.
14. L’école de la psychologie qui soutient que le comportement de l’homme a comme source la perception et le traitement de l’information qu’elle reçoit. Ce point de vue est soutenu par le (la) :
Réponse correcte : b. cognitivisme
Explication détaillée :
Cette question porte sur les paradigmes fondamentaux des grandes écoles de la
psychologie moderne.
1. Pourquoi le "cognitivisme" (Réponse b) :
Le cognitivisme est l'école de pensée qui a émergé en réaction au
béhaviorisme. Elle considère l'esprit humain comme un système complexe de
traitement de l'information, semblable à un ordinateur.
- "Source : la perception" : L'individu reçoit des données du monde
extérieur par ses sens.
- "Traitement de l'information" : Le cerveau organise, stocke et transforme
ces données (mémoire, raisonnement, langage) avant de produire une
réponse (le comportement).
- Contrairement aux autres écoles, le cognitivisme s'intéresse spécifiquement
aux mécanismes internes de la pensée qui dictent nos actions.
2. Analyse des autres options :
- Béhaviorisme (a) : Se focalise uniquement sur le lien direct entre
stimulus et réponse, sans se soucier du traitement interne de
l'information.
- Neurobiologisme (c) : Explique le comportement par des structures
anatomiques et des réactions chimiques du cerveau.
- Phénoménologie (d) : Étudie l'expérience vécue et le sens que l'individu
donne à son existence, plutôt que le traitement technique des données.
- Psychanalysme (e) : Soutient que le comportement est dirigé par des
conflits inconscients et des pulsions.
Conclusion :
Le modèle "Entrée (Perception) -> Traitement -> Sortie (Comportement)" est la
base même du cognitivisme.
15. Lorsque la passion assiège la conscience. Elle est dite :
Réponse correcte : d. obsédante
Explication détaillée :
Cette question analyse l'impact d'un état affectif puissant sur le champ de
la conscience.
1. Pourquoi "obsédante" (Réponse d) :
Le terme "assiéger" suggère une force qui entoure, envahit et occupe
constamment un espace, ici la conscience.
- En psychologie, une passion est dite "obsédante" lorsqu'elle s'impose à
l'esprit de manière permanente.
- Le sujet ne peut plus s'empêcher de penser à l'objet de sa passion ;
celle-ci monopolise toute son attention et ses pensées, devenant une
idée fixe qui "assiège" son mental jour et nuit.
2. Différence avec la Série 1 :
Il est important de noter une nuance par rapport à la question 14 de la
série 1 :
- Dans la Série 1, l'élan qui "porte vers" un objet définit le caractère
"exclusif" (le choix d'un seul objet).
- Dans cette Série 2, le fait que la passion "assiège la conscience"
définit son caractère "obsédant" (l'invasion de l'espace mental)
.
3. Analyse des autres options :
- Égoïste (a) : Se rapporte au but personnel de la passion.
- Exclusive (b) : Se rapporte au fait que la passion ne tolère pas d'autre
objet.
- Inclusive (c) : Terme opposé à la nature de la passion.
- Violente (e) : Se rapporte à l'impétuosité ou à la force du sentiment,
mais pas nécessairement à sa présence constante dans la pensée.
Conclusion :
L'invasion continue du champ de la conscience par une idée ou un sentiment
passionnel correspond au caractère obsédant de la passion.
16. Indiquez le nom de la faculté qui appartient à l'adage qui dit : « Une fois n'est pas coutume ».
Réponse correcte : a. l’habitude
Explication détaillée :
Cette question fait appel à la compréhension d'un adage populaire appliqué
aux concepts de la psychologie générale.
1. Pourquoi l'habitude (Réponse a) :
L'adage « Une fois n'est pas coutume » signifie qu'un événement isolé ou une
action accomplie une seule fois ne suffit pas pour établir une règle, un
usage ou un comportement permanent.
- En psychologie, l'habitude se définit précisément par la répétition
fréquente d'un même acte.
- C'est cette répétition qui finit par fixer le comportement et le rendre
automatique. L'adage souligne donc, par la négative, que sans cette
répétition (si on ne le fait qu'une fois), la faculté de l'habitude ne
peut pas s'installer.
2. Analyse des autres options :
- L’imagination (b) : Faculté de se représenter des images ou de créer des
idées nouvelles ; elle n'est pas liée à la fréquence de répétition d'un
acte.
- La mémoire (c) : Faculté de conserver et de rappeler des informations. Bien
qu'elle enregistre l'événement unique, elle n'est pas l'objet de l'adage
qui traite de l'usage constant.
- La volonté (d) : Faculté de prendre des décisions conscientes. On peut
vouloir faire une chose une seule fois sans que cela devienne une
coutume.
- Les inclinations sociales (e) : Tendances qui nous poussent à interagir
avec autrui.
Conclusion :
L'adage illustre la nécessité de la répétition pour transformer un acte en
coutume, ce qui renvoie directement au mécanisme de l'habitude.
17. S’agissant des émotions complexes ci-dessous, indiquez celle qui est la combinaison de la soumission et la sympathie.
Réponse correcte : e. le respect.
Explication détaillée :
Cette question traite de la structure des émotions complexes, qui résultent de
la fusion de sentiments ou d'états affectifs plus simples.
1. Pourquoi le "respect" (Réponse e) :
En psychologie des émotions, le respect est considéré comme un sentiment mixte
qui lie deux dimensions complémentaires :
- La sympathie : C'est l'inclinaison positive, l'attrait ou l'estime que l'on
porte à la valeur de quelqu'un.
- La soumission : Dans ce contexte précis, elle ne signifie pas un
asservissement, mais une forme de déférence ou de crainte révérencielle.
C'est le fait de s'incliner moralement devant la supériorité (morale,
intellectuelle ou hiérarchique) d'autrui.
La combinaison de cette attirance (sympathie) et de cette retenue déférente
(soumission) engendre le respect.
2. Analyse des autres options :
- L’aversion (a) : Combinaison de la peur et du dégoût.
- L’envie (b) : Mélange de désir pour ce qu'autrui possède et de tristesse ou
de colère face à son propre manque.
- La gratitude (c) : Sentiment de reconnaissance qui mêle souvent la joie et
l'affection envers un bienfaiteur.
- La terreur (d) : C'est une émotion simple poussée à son paroxysme (peur
extrême), elle n'est pas une combinaison de sympathie.
Conclusion :
Le respect est la seule émotion citée qui intègre à la fois un élan du cœur
(sympathie) et une reconnaissance d'une certaine autorité ou valeur
(soumission).
18. Parmi les éléments psychologiques ci-dessous, dites celui qui est la faculté d’éprouver le plaisir :
Réponse correcte : d. la sensibilité
Explication détaillée :
Cette question porte sur les facultés affectives de base et la capacité de
réponse d'un organisme aux stimuli.
1. Pourquoi la "sensibilité" (Réponse d) :
En psychologie générale, la sensibilité est définie comme la faculté de
recevoir des impressions et de réagir à des stimuli externes ou internes
.
- Elle est la racine de toute vie affective.
- Elle permet de ressentir les deux pôles opposés de l'affectivité : le
plaisir (agrément) et la douleur (désagrément).
- Sans la faculté de sensibilité, l'individu ne pourrait pas "éprouver" ou
ressentir la sensation de bien-être liée au plaisir.
2. Analyse des autres options :
- L'empathie (a) : Capacité de comprendre et de partager les sentiments d'autrui.
- La douleur (b) : C'est le pôle opposé du plaisir ; c'est un état ressenti,
mais pas la "faculté générale" qui permet de ressentir le plaisir.
- La phobie (c) : Une peur irrationnelle et spécifique.
- Le sentiment (e) : Un état affectif complexe, intellectuel et durable,
qui est une construction plus élaborée que la simple sensation de plaisir.
Conclusion :
La sensibilité est la capacité fondamentale du système nerveux et psychique
qui rend possible l'expérience du plaisir.
19. Lorsqu’on constate chez l’enfant une modification systématique de la conduite suite aux exercices ou répétitions d’une même situation. C’est l’(la, le) :
Réponse correcte : a. apprentissage
Explication détaillée :
Cette question définit l'un des concepts fondamentaux de la psychologie de
l'éducation et du comportement.
1. Pourquoi l'apprentissage (Réponse a) :
En psychologie, l'apprentissage est défini comme un changement relativement
durable et systématique du comportement ou des capacités d'un individu
résultant de l'expérience ou de la pratique.
- "Modification systématique de la conduite" : Il ne s'agit pas d'un hasard,
mais d'une nouvelle façon d'agir qui s'installe.
- "Suite aux exercices ou répétitions" : C'est l'élément clé. Contrairement
à la maturation biologique (qui est innée), l'apprentissage exige un
effort de répétition et une interaction avec une situation donnée pour
porter ses fruits.
2. Analyse des autres options :
- Frustration (b) : État de tension lorsqu'un désir est bloqué.
- Refoulement (c) : Mécanisme de défense rejetant des pensées dans
l'inconscient.
- Transfert (d) : Déplacement de sentiments d'une personne vers une autre.
- Volition (e) : L'acte de décider volontairement d'agir.
Bien qu'elle puisse aider à l'apprentissage, elle n'est pas la
"modification de la conduite" elle-même.
Conclusion :
La définition classique de l'apprentissage repose précisément sur l'acquisition
de nouvelles conduites par le biais de l'exercice et de la répétition
.
20. Le comportement de l’enfant d’une année dominé par des exercices de préhension comme toucher, agiter ou jeter par terre. C’est le (les)
Réponse correcte : d. jeux moteurs.
Explication détaillée :
Cette question concerne le développement psychomoteur de l'enfant durant la
première année de vie, correspondant à la fin du stade sensorimoteur de
Piaget.
1. Pourquoi les "jeux moteurs" (Réponse d) :
À l'âge d'un an, l'enfant explore son environnement principalement par
l'action physique.
- La préhension (capacité de saisir) est au cœur de ses découvertes.
- Toucher, agiter des objets pour entendre le bruit, ou les jeter par terre
pour observer leur chute sont des formes de "jeux moteurs" (ou jeux
d'exercice).
- Ces activités lui permettent de tester ses capacités physiques, de
comprendre la permanence des objets et d'expérimenter les relations de
cause à effet (ex: "Si je lâche la cuillère, elle tombe et fait du bruit").
2. Analyse des autres options :
- Complexes (a, b, c) : Ces termes (Castration, Diane, Œdipe) relèvent de la
psychanalyse et concernent des stades de développement affectif
beaucoup plus tardifs (généralement entre 3 et 6 ans).
- Réflexe de Moro (e) : C'est un réflexe archaïque présent à la naissance
(réaction de sursaut avec écartement des bras) qui disparaît normalement
vers l'âge de 3 ou 4 mois. À un an, ce n'est plus
un réflexe mais une action volontaire.
Conclusion :
L'activité de manipulation physique et répétitive décrite dans l'énoncé
correspond à la définition des jeux moteurs de l'enfant.
21. Identifiez la caractéristique de l’enfant qui attribue la vie aux objets inanimés. C’est l’(le) :
Réponse correcte : a. animisme
Explication détaillée :
Cette question porte sur les caractéristiques de la pensée de l'enfant durant
le stade préopératoire (selon Jean Piaget), généralement entre 2 et 7 ans
.
1. Pourquoi l'animisme (Réponse a) :
L'animisme est la tendance de l'enfant à prêter des sentiments, une volonté
et une vie propre aux objets inanimés.
- Pour l'enfant, un objet qui bouge (comme les nuages ou le vent) ou un
objet familier (comme une poupée) est considéré comme "vivant" ou
"conscient".
- Par exemple, l'enfant pensera que la table est "méchante" s'il s'est cogné
contre elle.
2. Analyse des autres options :
- Artificialisme (b) : C'est la croyance que tout dans la nature a été
fabriqué par l'homme ou une force divine à la manière des humains (ex:
penser que les montagnes ont été bâties avec des pelles).
- Égocentrisme (c) : C'est l'incapacité de l'enfant à se mettre du point de
vue d'autrui ; il pense que tout le monde voit et ressent la même chose
que lui.
- Reversibilisme (d) : C'est la capacité (acquise plus tard) de comprendre
qu'une opération peut être faite en sens inverse.
- Syncrétisme (e) : C'est une vision globale et confuse des choses, où
l'enfant lie tout à tout sans analyse logique des détails.
Conclusion :
L'attribution de la vie et de la conscience à des objets non-vivants est la
définition exacte de l'animisme enfantin.
22. De toutes les formes d’apprentissage chez l’enfant, indiquez celui qui se fait sous la pression d’un besoin. C’est l’apprentissage :
Réponse correcte : c. par essai et erreur
Explication détaillée :
Cette question explore les motivations et les modalités pratiques de
l'acquisition de nouvelles compétences chez le jeune enfant.
1. Pourquoi l'apprentissage "par essai et erreur" (Réponse c) :
Ce mode d'apprentissage, théorisé notamment par Thorndike, repose sur la loi de
l'effet. L'individu est poussé par un besoin (faim, curiosité, désir d'un
objet hors de portée).
- Sous la pression de ce besoin, l'enfant multiplie les tentatives au hasard
(essais).
- Les actions qui échouent (erreurs) sont progressivement éliminées, tandis
que l'action qui permet de satisfaire le besoin est mémorisée et répétée.
- Le "besoin" est ici le moteur qui force l'organisme à agir jusqu'à trouver
la solution adéquate.
2. Analyse des autres options :
- Brusque (a) : Se produit par une compréhension soudaine (insight), souvent
sans lien direct avec une pression de besoin immédiat.
- Conscient (b) : Implique une volonté délibérée d'apprendre, ce qui est
rare chez le très jeune enfant.
- Inconscient (d) : Se fait par imprégnation sans que le sujet ne s'en
rende compte. L'apprentissage sous pression de
besoin demande au contraire une participation active de l'enfant pour
combler son manque.
- Intellectuel (e) : Repose sur l'usage de concepts abstraits et du
raisonnement logique.
Conclusion :
L'apprentissage par essai et erreur est la forme d'apprentissage la plus
liée à la satisfaction des besoins vitaux ou immédiats, où l'échec
pousse à chercher de nouvelles solutions.
23. La science qui s’intéresse au comportement des individus dans leur environnement est la psychologie dite :
Réponse correcte : e. sociale.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes branches de la psychologie appliquée
et leur champ d'étude spécifique.
1. Pourquoi la "psychologie sociale" (Réponse e) :
La psychologie sociale est la discipline qui étudie comment les pensées, les
sentiments et les comportements des individus sont influencés par la présence
réelle, imaginaire ou implicite d'autrui.
- L'expression "comportement des individus dans leur environnement"
renvoie ici à l'environnement social (groupe, société, interactions)
.
- Elle analyse les relations homme-milieu et comment l'individu s'adapte ou
réagit aux pressions et aux structures de son environnement collectif.
2. Analyse des autres options :
- Communautaire (a) : Elle se concentre sur la santé mentale et le bien-être
au sein de groupes spécifiques, souvent dans une optique de prévention
sociale.
- Encyclopédique (b) : Ce n'est pas une branche de la psychologie, mais un
format de savoir global.
- Industrielle (c) : Elle s'intéresse spécifiquement au comportement de
l'homme dans le milieu du travail (productivité, relations
professionnelles).
- Médicale (d) : Elle étudie les aspects psychologiques des maladies et la
relation soignant-soigné.
Conclusion :
Dès lors que l'on étudie l'individu en rapport direct avec son milieu de vie
et ses interactions quotidiennes, on entre dans le domaine de la psychologie
sociale.
24. Pour qu’un psychologue effraye une personne en vue d’étudier son degré d’émotivité, il utilisera la méthode appelée :
Réponse correcte : b. expérimentation
Explication détaillée :
Cette question concerne les méthodes de recherche utilisées en psychologie
pour étudier les réactions humaines.
1. Pourquoi l'expérimentation (Réponse b) :
L'expérimentation est la méthode par laquelle le chercheur provoque
délibérément un phénomène pour en étudier les conséquences ou les causes
.
- "Effraye une personne" : Ici, le psychologue ne se contente pas d'attendre
que la personne ait peur naturellement ; il crée une situation (le stimulus)
pour déclencher la peur.
- "Étudier son degré d'émotivité" : C'est l'objectif de l'expérience. En
contrôlant les conditions du test, le psychologue peut mesurer précisément
la réaction émotionnelle du sujet.
2. Analyse des autres options :
- Enquête (a) : Consiste à poser des questions ou à utiliser des questionnaires
pour recueillir des informations sur les opinions ou les habitudes.
- Observation (c) : Consiste à regarder et enregistrer des comportements tels
qu'ils se produisent naturellement, sans intervenir ni modifier la
situation.
- Psychanalyse (d) : Une méthode thérapeutique et d'investigation des
processus inconscients basée sur la parole et l'association libre
.
- Testing (e) : Utilisation de tests standardisés (QI, personnalité) pour
évaluer des capacités ou des traits, mais cela n'implique pas
nécessairement de provoquer une émotion forte comme l'effroi.
Conclusion :
Dès lors que le psychologue manipule l'environnement pour provoquer une
réaction spécifique, il s'agit de la méthode expérimentale.
25. Dans le cerveau humain, le siège du centre de la sensibilité est le lobe :
Réponse correcte : d. pariétal
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur la localisation des fonctions
sensorielles dans le cortex cérébral.
1. Pourquoi le "lobe pariétal" (Réponse d) :
Le lobe pariétal abrite l'aire somatosensorielle primaire (située juste en
arrière de la scissure de Rolando).
- C'est cette zone qui reçoit et traite toutes les informations liées à la
sensibilité générale du corps.
- Elle permet de percevoir le toucher, la pression, la température, la
douleur, ainsi que la position du corps dans l'espace (proprioception).
- En psychologie, on considère donc le lobe pariétal comme le centre
névralgique de la sensibilité consciente.
2. Analyse des autres options :
- Cervical (a) : Ce n'est pas un lobe du cerveau, mais une région de la
moelle épinière et de la colonne vertébrale.
- Frontal (b) : Siège des fonctions motrices, de la planification, du
raisonnement et de la personnalité.
- Occipital (c) : Siège exclusif du centre de la vision.
- Temporal (e) : Siège des centres de l'audition, de la mémoire et du
langage.
Conclusion :
La fonction spécifique de réception des messages sensoriels du corps est
localisée dans le lobe pariétal.
26. Une personne qui est toujours propre fait preuve d’habitude dite :
Réponse correcte : c. physique
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des habitudes en psychologie, selon la
nature des actes répétés et le domaine qu'ils touchent.
1. Pourquoi l'habitude "physique" (Réponse c) :
L'habitude physique (ou corporelle) concerne les soins apportés au corps et les
gestes liés à l'entretien de l'organisme.
- La propreté est un état résultant d'actions concrètes comme se laver,
entretenir sa peau ou ses vêtements.
- Lorsqu'une personne est "toujours propre", cela signifie que ces gestes
d'hygiène sont devenus automatiques et réguliers.
- Puisque ces actions s'exercent directement sur le corps matériel, elles
entrent dans la catégorie des habitudes physiques.
2. Analyse des autres options :
- Intellectuelle (a) : Concerne les méthodes de travail de l'esprit, comme
la manière de raisonner ou de mémoriser.
- Morale (b) : Concerne la répétition d'actes liés au bien et au respect des
valeurs éthiques (ex: la franchise).
- Religieuse (d) : Concerne les pratiques de foi et les rites sacrés.
- Sociale (e) : Concerne les manières d'agir en groupe ou les règles de
politesse envers autrui. Bien que la propreté ait un impact social, elle
demeure avant tout une habitude liée au corps physique.
Conclusion :
La propreté étant une forme d'hygiène corporelle automatisée, elle est
classée comme une habitude physique.
27. « Boire un verre de coca après avoir broyé un comprimé de quinine ne procure pas le même goût que d’habitude ». Cette expression signifie que le plaisir et la douleur sont relatifs à (aux) :
Réponse correcte : d. la manière dont ils se succèdent.
Explication détaillée :
Cette question illustre l'une des lois fondamentales de la sensibilité en
psychologie : la loi du contraste ou de la succession.
1. Pourquoi "la manière dont ils se succèdent" (Réponse d) :
La perception d'un plaisir ou d'une douleur n'est pas absolue ; elle dépend
souvent de l'état ou de la sensation qui l'a précédé immédiatement
.
- La quinine est une substance extrêmement amère (désagrément/douleur
sensorielle).
- Le Coca-Cola est une boisson sucrée (plaisir sensoriel).
- En buvant le soda juste après l'amertume de la quinine, le goût est
altéré par le contraste. La sensation de plaisir est modifiée parce
qu'elle succède à une sensation forte de nature opposée.
- C'est ce qu'on appelle la relativité par succession : l'ordre dans lequel
nous éprouvons les sensations change notre appréciation du plaisir.
2. Analyse des autres options :
- Dispositions du moment (a) : Réfère à l'état de santé ou d'esprit (ex:
avoir faim rend la nourriture meilleure), mais ici l'énoncé insiste sur
l'enchaînement de deux produits précis.
- Individus qui les sentent (b) : Réfère à la subjectivité (les goûts et
les couleurs), mais l'exemple de la quinine est un phénomène
physiologique universel de contraste.
- Intensité des inclinations (c) : Concerne la force d'un désir ou d'un
penchant naturel.
- Position dans la lignée (e) : Terme non pertinent ici, utilisé
généralement en psychologie génétique ou familiale.
Conclusion :
L'exemple montre que le plaisir est relatif à la sensation précédente, donc
à la manière dont les états affectifs se succèdent dans le temps
.
28. A l’école primaire, le maître fera un effort pour connaître chacun de ses élèves. Cette recommandation s’applique à :
Réponse correcte : e. la personnalité.
Explication détaillée :
Cette question traite de la dimension psychologique individuelle de l'élève
dans le cadre de la pédagogie.
1. Pourquoi "la personnalité" (Réponse e) :
En psychologie, la personnalité représente l'organisation dynamique des
systèmes psychophysiques qui déterminent la pensée et le comportement
caractéristiques d'un individu.
- Pour un enseignant, "connaître chacun de ses élèves" signifie comprendre
le tempérament, le caractère, les motivations et les difficultés propres
à chaque enfant.
- Chaque élève est une personne unique. En tenant compte de la personnalité
de chacun, le maître peut adapter son enseignement pour mieux atteindre
les objectifs pédagogiques. C'est le principe de l'individualisation de
l'enseignement.
2. Analyse des autres options :
- L’association des idées (a) : C'est un processus mental où une pensée en
amène une autre par ressemblance ou contiguïté.
- L’habitude (b) : C'est une manière d'être ou d'agir acquise par la
répétition. Connaître les habitudes d'un élève
n'est qu'une petite partie de sa connaissance globale.
- La mémoire (c) : C'est la faculté de conserver et de rappeler des
informations.
- La perception (d) : C'est la manière dont nous recevons et interprétons
les sensations.
Conclusion :
L'effort demandé au maître pour saisir l'élève dans sa globalité individuelle
vise directement la compréhension de sa personnalité.
29. Indiquez l’élément qui se rapporte aux glandes.
Réponse correcte : c. Hypophyse
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie demande d'identifier un terme appartenant
au système endocrinien (le système des glandes).
1. Pourquoi l'hypophyse (Réponse c) :
L'hypophyse est la glande endocrine maîtresse de l'organisme.
- Elle est située à la base du cerveau.
- Elle sécrète de nombreuses hormones qui contrôlent le fonctionnement des
autres glandes du corps (comme la thyroïde, les surrénales, etc.).
- En psychologie, son étude est cruciale car ses sécrétions influencent
directement la croissance, le développement sexuel et la régulation du
comportement émotionnel.
2. Analyse des autres options :
- Hypocrisie (a) : Un trait de caractère ou un comportement moral (dissimuler
ses sentiments réels), sans lien biologique direct avec une glande.
- Hypoglycémie (b) : Un état physiologique caractérisé par un taux de sucre
trop bas dans le sang. C'est une conséquence métabolique, pas une glande.
- Hypotension (d) : Une pression artérielle anormalement basse. C'est un état
cardiovasculaire.
- Hypothyroïdie (e) : Il s'agit d'un dysfonctionnement (sous-activité) de la
glande thyroïde, mais le terme désigne la maladie/l'état et non la glande
elle-même.
Conclusion :
Parmi les termes proposés, seule l'hypophyse désigne nommément un organe
glandulaire.
30. L’exagération de l’égocentrisme chez l’enfant est appelée :
Réponse correcte : e. autisme.
Explication détaillée :
Cette question explore les nuances des stades de développement de la pensée
chez l'enfant, particulièrement le concept d'égocentrisme.
1. Pourquoi l'autisme (Réponse e) :
Dans le contexte de la psychologie génétique classique (notamment chez les
premiers travaux de Piaget), l'autisme n'est pas seulement compris comme un
trouble du spectre, mais comme une forme de pensée repliée sur soi.
- L'égocentrisme est la difficulté pour l'enfant de se détacher de son propre
point de vue.
- Lorsque cet égocentrisme est poussé à l'extrême (exagération), l'enfant
s'enferme dans son propre monde intérieur, ignorant les réalités
extérieures ou les communications d'autrui.
- Cette forme de pensée, où la satisfaction des désirs personnels l'emporte
sur la réalité partagée, est qualifiée de pensée "autistique" ou
"autisme" dans cette terminologie spécifique.
2. Analyse des autres options :
- Activisme (a) : Une tendance à privilégier l'action concrète ou politique.
- Altruisme (b) : C'est le contraire de l'égocentrisme ; c'est la disposition
à s'intéresser et à se dévouer à autrui.
- Animisme (c) : La tendance à donner la vie aux objets inanimés.
- Artificialisme (d) : La croyance que tout dans la nature est fabriqué par
l'homme.
Conclusion :
L'exagération du repli sur son propre point de vue (égocentrisme) mène à une
pensée fermée à la réalité sociale, appelée autisme.
31. La période de transition entre l’enfance et l’âge adulte est dénommée :
Réponse correcte : a. adolescence
Explication détaillée :
Cette question concerne la psychologie du développement et la classification des
grandes étapes de la vie humaine.
1. Pourquoi l'adolescence (Réponse a) :
L'adolescence est définie en psychologie comme la période de transition
physiologique, psychologique et sociale qui marque le passage de l'état
d'enfant à l'état d'adulte.
- Elle commence généralement avec les changements biologiques de la puberté et
se termine lorsque l'individu atteint une maturité émotionnelle et une
autonomie sociale (entrée dans l'âge adulte).
- C'est une phase de "pont" où l'individu n'est plus un enfant, mais n'est pas
encore pleinement considéré comme un adulte.
2. Analyse des autres options :
- Enfance (b) : C'est la période qui précède justement la transition.
- Pré-enfance (c) : Terme parfois utilisé pour désigner la toute petite
enfance ou la période préscolaire.
- Prénatale (d) : Concerne la vie dans l'utérus, avant la naissance.
- Puberté (e) : Bien qu'elle soit le déclencheur de l'adolescence, la puberté
se limite aux changements biologiques et physiques de maturation sexuelle.
L'adolescence est un concept plus large englobant aussi les changements
mentaux et sociaux.
Conclusion :
Le terme global désignant cette phase charnière de transition est
l'adolescence.
32. Chez le nouveau-né, les sensations agréables qui s’opposent à celles de la faim ont lieu au niveau :
Réponse correcte : b. buccal
Explication détaillée :
Cette question fait référence à la psychologie du développement du premier âge,
plus précisément au stade oral décrit par la psychanalyse et l'observation
clinique du nourrisson.
1. Pourquoi le niveau "buccal" (Réponse b) :
Chez le nouveau-né, la bouche est la première zone d'interaction avec le monde
extérieur et la source principale de plaisir.
- La sensation de faim est une tension douloureuse et désagréable.
- L'action de téter (le sein ou le biberon) apporte une satisfaction qui
s'oppose à cette douleur.
- Ce plaisir ne vient pas seulement de la satiété dans l'estomac, mais de
l'excitation de la zone buccale (lèvres, langue, palais) lors de la succion.
C'est pourquoi un nouveau-né peut téter son pouce pour se calmer, même
s'il n'a pas faim : c'est le plaisir buccal qui s'oppose à l'inconfort.
2. Analyse des autres options :
- Anal (a) : Concerne le second stade du développement (vers 2-3 ans), lié
au contrôle des sphincters.
- Intestinal (c) et Stomacal (d) : Bien que la digestion se passe là, la
psychologie souligne que la perception consciente du plaisir chez le
nourrisson est localisée sur la zone de contact : la bouche.
- Zonal (e) : Terme trop vague qui ne désigne pas une partie précise du
corps.
Conclusion :
La zone buccale est le siège des premières sensations de plaisir qui viennent
équilibrer ou supprimer les tensions désagréables comme la faim.
33. La réaction de l'enfant qui est provoquée par une stimulation de la zone buccale ou hyper-buccale se nomme réflexe de, des (d') :
Réponse correcte : d. points cardinaux.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les réflexes archaïques (ou réflexes primaires) du
nouveau-né, qui sont des réactions automatiques involontaires.
1. Pourquoi le "réflexe des points cardinaux" (Réponse d) :
Le réflexe des points cardinaux (aussi appelé réflexe de recherche ou
"rooting reflex") est déclenché par une stimulation tactile de la joue ou du
contour de la bouche (zone buccale ou hyper-buccale).
- Lorsque l'on touche le coin de la bouche du bébé, celui-ci tourne la tête
du côté stimulé et ouvre la bouche.
- Ce réflexe est dit "des points cardinaux" car il permet au bébé de s'orienter
dans n'importe quelle direction (haut, bas, gauche, droite) pour trouver le
mamelon ou la source de nourriture.
- Il est essentiel à la survie car il précède le réflexe de succion.
2. Analyse des autres options :
- Agrippement (a) : Réflexe de fermeture automatique de la main lorsqu'on
stimule la paume.
- Fouissement (b) : Souvent confondu, il désigne le mouvement de la tête
cherchant le sein, mais le terme technique précis pour la stimulation de
la zone buccale dans les manuels de psychologie est "points cardinaux".
- Moro (c) : Réflexe de défense où le bébé écarte les bras en cas de bruit
brusque ou de sensation de chute.
- Redressement (e) : Concerne la capacité du bébé à essayer de redresser son
tronc ou sa tête lorsqu'il est mis en position verticale.
Conclusion :
La stimulation spécifique de la zone buccale entraînant une orientation de la
tête correspond précisément au réflexe des points cardinaux.
34. La science qui s’intéresse au comportement de l’homme dans l’entreprise est la psychologie dite :
Réponse correcte : c. industrielle
Explication détaillée :
Cette question porte sur les différentes branches ou domaines d'application de
la psychologie.
1. Pourquoi la psychologie "industrielle" (Réponse c) :
La psychologie industrielle (souvent appelée aujourd'hui psychologie du travail
et des organisations) est la branche qui étudie l'homme dans son milieu
professionnel.
- Elle analyse les comportements, les attitudes et les processus mentaux des
individus au sein des entreprises.
- Ses objectifs sont d'améliorer la productivité, de gérer le recrutement,
d'assurer la sécurité au travail et de favoriser le bien-être des employés
dans le cadre de leur "entreprise".
2. Analyse des autres options :
- Communautaire (a) : S'occupe de la santé mentale et du bien-être des
individus au sein de groupes sociaux ou de communautés locales.
- Encyclopédique (b) : Ce n'est pas une branche de la psychologie, mais un
terme désignant un savoir vaste et universel.
- Médicale (d) : Applique les connaissances psychologiques au domaine de la
santé, de la maladie et de la relation soignant-soigné.
- Sociale (e) : Étudie comment les pensées et les comportements sont
influencés par la présence d'autrui dans un cadre général.
Bien que proche, elle n'est pas spécifiquement limitée au cadre de
l'entreprise comme l'est la psychologie industrielle.
Conclusion :
Dès lors que l'étude se focalise sur le comportement humain spécifiquement dans
le cadre de l'entreprise, on parle de psychologie industrielle.
35. Pour qu'un psychologue analyse le rêve d'une personne, il utilisera la méthode appelée :
Réponse correcte : d. psychanalyse
Explication détaillée :
Cette question porte sur les méthodes d'investigation des processus mentaux
profonds et de l'inconscient.
1. Pourquoi la "psychanalyse" (Réponse d) :
La psychanalyse, fondée par Sigmund Freud, est la méthode par excellence pour
l'étude et l'interprétation des rêves.
- Pour les psychologues d'orientation analytique, le rêve est considéré comme
"la voie royale qui mène à la connaissance de l'inconscient".
- L'analyse des rêves permet de décoder les désirs refoulés ou les conflits
internes que le sujet ne peut exprimer consciemment.
- On y utilise des techniques comme l'association libre pour passer du
"contenu manifeste" (ce dont on se souvient) au "contenu latent" (le sens
caché).
2. Analyse des autres options :
- Enquête (a) : Méthode utilisée pour recueillir des opinions ou des données
statistiques sur un grand groupe de personnes.
- Expérimentation (b) : Consiste à manipuler des variables en laboratoire
pour observer des réactions (ex: effrayer quelqu'un pour tester son
émotivité).
- Observation (c) : Se limite à regarder et enregistrer des comportements
extérieurs sans intervenir.
- Testing (e) : Utilisation de tests psychotechniques ou mentaux pour
mesurer des aptitudes précises (intelligence, mémoire, etc.).
Conclusion :
L'interprétation et l'analyse du rêve comme matériau psychologique relèvent
spécifiquement du domaine de la psychanalyse.
36. Dans le cerveau humain, le siège du centre auditif est le lobe :
Réponse correcte : e. temporal
Explication détaillée :
Cette question de psychophysiologie porte sur la localisation des fonctions
sensorielles dans le cortex cérébral.
1. Pourquoi le "lobe temporal" (Réponse e) :
Le lobe temporal est la zone du cerveau responsable du traitement des
informations sensorielles auditives.
- Il contient le cortex auditif primaire.
- C'est là que les signaux électriques envoyés par l'oreille interne sont
reçus et interprétés en sons (parole, musique, bruits).
- Il joue également un rôle crucial dans la compréhension du langage (aire
de Wernicke) et la mémoire.
2. Analyse des autres options :
- Cervical (a) : Ce n'est pas un lobe du cerveau, mais une région de la
moelle épinière située au niveau du cou.
- Frontal (b) : Siège des fonctions motrices, de la planification, du
raisonnement et de la personnalité.
- Occipital (c) : Siège du centre visuel ; il traite les informations
venant des yeux.
- Pariétal (d) : Siège de la sensibilité générale (toucher, douleur,
température) et de la perception spatiale.
Conclusion :
Le centre auditif, permettant de percevoir les sons, est localisé
spécifiquement dans le lobe temporal.
37. Une personne qui est toujours respectueuse envers les adultes fait preuve d'habitude dite :
Réponse correcte : b. morale
Explication détaillée :
Cette question porte sur la classification des types d'habitudes en
psychologie.
1. Pourquoi "morale" (Réponse b) :
L'habitude morale est une disposition acquise à agir conformément à des
valeurs, des principes d'éthique ou des règles de conduite jugées bonnes
par la société.
- Le respect envers les aînés ou les adultes est une vertu et une règle
de conduite qui relève de l'éthique et de la moralité.
- Lorsqu'une personne intériorise ce comportement au point qu'il devient
automatique et constant ("toujours"), cela devient une habitude morale.
2. Analyse des autres options :
- Intellectuelle (a) : Concerne les automatismes de l'esprit, comme les
méthodes de calcul ou de raisonnement.
- Physique (c) : Se rapporte aux mouvements du corps, comme la propreté
corporelle (souvent classée ici) ou la dextérité manuelle.
- Religieuse (d) : Concerne les pratiques liées au culte et à la foi envers
une divinité.
- Sociale (e) : Bien que le respect soit un lien social, le terme "habitude
morale" est le terme technique précis utilisé en psychologie pour
désigner les habitudes liées aux vertus et au respect des règles de vie
en société.
Conclusion :
Le respect constant des adultes étant une vertu comportementale, il
caractérise l'habitude morale.
38. « Un verre d'eau bien glacée ne procure pas le même effet quand il fait chaud que quand il fait très froid ». Cette expression signifie que le plaisir et la douleur sont relatifs à (aux) :
Réponse correcte : a. dispositions du moment.
Explication détaillée :
Cette question illustre l'un des caractères fondamentaux de la vie affective :
la relativité du plaisir et de la douleur.
1. Pourquoi les "dispositions du moment" (Réponse a) :
En psychologie, le plaisir n'est pas une valeur absolue liée uniquement à
l'objet (l'eau glacée), mais il dépend de l'état interne du sujet au moment
précis de l'expérience.
- Quand il fait chaud : Le corps est en état de besoin thermique. L'eau
glacée apporte un soulagement et une satisfaction intense car elle répond
à un besoin immédiat d'équilibre (homéostasie).
- Quand il fait très froid : Le corps lutte déjà contre le refroidissement.
L'eau glacée aggrave l'inconfort et peut même devenir douloureuse.
- La sensation change parce que les "dispositions du moment" (l'état de
température corporelle et le besoin) ont changé.
2. Analyse des autres options :
- Individus qui les sentent (b) : Cela signifierait que l'eau glacée plaît
à Pierre mais pas à Paul, peu importe la température extérieure.
- L'intensité des inclinations (c) : Se rapporterait à la force de nos
désirs habituels ou penchants naturels.
- La manière dont ils se succèdent (d) : Concerne le contraste (un plaisir
est plus grand s'il suit une douleur), mais ici c'est l'environnement
climatique qui dicte l'effet.
- La position occupée dans la lignée (e) : N'a aucun lien avec la perception
sensorielle immédiate.
Conclusion :
L'effet du verre d'eau dépend de l'état ou des circonstances actuelles du
sujet, soit ses dispositions du moment.
39. A l'école primaire, le maître fera faire des répétitions fréquentes. Cette recommandation s'applique à :
Réponse correcte : c. la mémoire.
Explication détaillée :
Cette question concerne les lois de l'apprentissage et les processus cognitifs
utilisés en pédagogie.
1. Pourquoi "la mémoire" (Réponse c) :
La mémoire est la faculté mentale qui permet de fixer, de conserver et de
rappeler des informations.
- La répétition est l'un des mécanismes fondamentaux de la mémorisation,
particulièrement pour la mémoire à long terme.
- En faisant faire des "répétitions fréquentes", le maître s'assure que
l'information passe de la mémoire de travail à la mémoire de stockage
durable.
- Plus une information est répétée, plus les traces mnésiques (le lien dans
le cerveau) deviennent fortes, facilitant ainsi le rappel ultérieur par
l'élève.
2. Analyse des autres options :
- L'association des idées (a) : C'est un mécanisme où une idée en rappelle
une autre par ressemblance ou contiguïté, mais elle ne nécessite pas
forcément la répétition mécanique pour exister.
- L'habitude (b) : Bien que l'habitude naisse de la répétition, elle désigne
une manière d'agir ou un automatisme moteur. Dans le cadre scolaire
primaire (leçons, poésies, tables), on cherche d'abord à solliciter la
mémoire cognitive.
- La perception (d) : C'est le processus de recueil des informations par les
sens (voir, entendre). On ne répète pas pour percevoir, on perçoit
l'instant présent.
- La personnalité (e) : Elle désigne l'ensemble des traits stables d'un
individu, qui ne dépendent pas directement des répétitions d'exercices
scolaires.
Conclusion :
La répétition est la technique pédagogique privilégiée pour renforcer la
fixation des connaissances dans la mémoire.
40. Indiquez l’élément qui se rapporte à la personnalité.
Réponse correcte : a. Hypocrisie
Explication détaillée :
Cette question demande de distinguer les concepts relevant de la psychologie
(caractère et personnalité) de ceux relevant de la physiologie ou de la
biologie.
1. Pourquoi l'hypocrisie (Réponse a) :
L'hypocrisie est un trait de caractère ou un comportement social qui définit
une part de la personnalité d'un individu.
- La personnalité est l'ensemble des caractéristiques psychiques d'une personne
qui déterminent sa manière de réagir et de se comporter.
- L'hypocrisie, qui consiste à dissimuler sa véritable nature ou à exprimer
des sentiments que l'on n'a pas, est une attitude mentale et morale. Elle
concerne la structure psychologique du sujet.
2. Analyse des autres options (Pourquoi elles sont incorrectes) :
Toutes les autres options commencent par le préfixe "hypo-" (signifiant
"en-dessous" ou "diminution"), mais elles désignent des états purement
organiques ou biologiques :
- Hypoglycémie (b) : Diminution de la quantité de sucre dans le sang.
- Hypophyse (c) : Une glande endocrine située à la base du cerveau.
- Hypotension (d) : Diminution de la tension artérielle.
- Hypothyroïdie (e) : Diminution de la sécrétion de la glande thyroïde.
Conclusion :
Alors que les options b, c, d et e se rapportent au fonctionnement biologique
du corps, seule l'hypocrisie se rapporte à la personnalité et au caractère
humain.
41. La croyance enfantine selon laquelle tout est l’œuvre de l’homme est appelée :
Réponse correcte : d. artificialisme
Explication détaillée :
Cette question porte sur les caractéristiques de la pensée de l'enfant durant le
stade préopératoire (théorie de Jean Piaget).
1. Pourquoi l'artificialisme (Réponse d) :
L'artificialisme est une tendance spontanée chez l'enfant à croire que tout ce
qui existe dans la nature (les montagnes, les lacs, le soleil, le ciel) a été
fabriqué par l'homme ou par une force divine agissant comme un ouvrier humain
.
- Pour l'enfant, les choses ne sont pas le résultat de processus géologiques ou
physiques, mais ont été "créées" pour répondre à un besoin humain.
- Exemple type : "On a creusé le lit de la rivière pour que l'eau puisse
couler" ou "Le ciel a été peint en bleu".
2. Analyse des autres options :
- Activisme (a) : Terme général désignant une doctrine qui privilégie
l'action, sans lien direct avec cette croyance cognitive précise.
- Altruisme (b) : Disposition à se dévouer à autrui.
- Animisme (c) : Croyance selon laquelle les objets inanimés sont vivants et
doués d'une âme ou d'une intention (ex: "La table est méchante car elle m'a
cogné"). C'est une notion proche mais différente de l'artificialisme.
- Autisme (e) : Trouble du développement affectant la communication et les
interactions sociales.
Conclusion :
La conviction que la nature est une construction humaine ou quasi-humaine
correspond exactement à la définition de l'artificialisme.
42. La période de croissance qui s’étend de la naissance à 12 ans s’appelle :
Réponse correcte : b. enfance
Explication détaillée :
Cette question concerne la classification des grandes étapes du développement
ontogénétique de l'être humain.
1. Pourquoi "l'enfance" (Réponse b) :
En psychologie du développement, l'enfance est la période globale qui succède
immédiatement à la naissance et se termine au seuil de l'adolescence
.
- Elle couvre généralement la tranche d'âge de 0 à 12 ans (parfois subdivisée
en petite enfance, moyenne enfance et grande enfance).
- À 12 ans, l'individu entre généralement dans la phase de maturation sexuelle
et de changements physiologiques qui marquent la fin de cette période
.
2. Analyse des autres options :
- Adolescence (a) : C'est la période de transition qui suit l'enfance, débutant
vers 12-13 ans et se terminant à l'âge adulte.
- Pré-enfance (c) : Ce terme n'est pas une catégorie standard ; on parle
plutôt de "première enfance" ou de période néonatale.
- Prénatale (d) : Désigne la période de développement avant la naissance
(dans l'utérus).
- Puberté (e) : Il s'agit d'un processus biologique de maturation sexuelle
qui marque justement la fin de l'enfance et le début de l'adolescence.
Conclusion :
La période complète allant de la naissance jusqu'à l'entrée dans l'adolescence
(environ 12 ans) est globalement désignée sous le terme d'enfance
.
43. Chez le nouveau-né, les sensations relatives à la défécation ont lieu au niveau :
Réponse correcte : a. anal
Explication détaillée :
Cette question concerne la localisation des sensations corporelles liées aux
fonctions biologiques primaires chez le nouveau-né.
1. Pourquoi le niveau "anal" (Réponse a) :
En psychologie du développement, on étudie comment le nourrisson perçoit son
propre corps à travers des zones dites "érogènes" ou de sensibilité
particulière.
- La défécation est l'acte d'expulser les matières fécales hors de l'organisme.
- Ce processus physiologique stimule directement les terminaisons nerveuses de
la muqueuse rectale et du sphincter anal.
- Par conséquent, les sensations (qu'elles soient de tension ou de soulagement)
provoquées par ce besoin organique sont localisées spécifiquement au
niveau anal.
2. Analyse des autres options :
- Buccal (b) : Se rapporte à la bouche. C'est le siège des sensations liées à
la tétée et à la faim (succion).
- Intestinal (c) : Se rapporte aux intestins. Bien que les selles y transitent,
la sensation consciente de "défécation" (expulsion) se situe à la sortie.
- Stomacal (d) : Se rapporte à l'estomac. C'est généralement le siège des
sensations de faim ou de satiété.
- Zonal (e) : Terme trop vague qui ne désigne pas un organe ou une région
anatomique précise du corps.
Conclusion :
La défécation étant l'évacuation des déchets par l'anus, les sensations qui y
sont liées se situent au niveau anal.
44. La réaction de l'enfant qui consiste à écarter les bras avec ouverture des mains et des doigts en extension à la production d'un bruit violent se nomme réflexe de, des (d') :
Réponse correcte : c. moro.
Explication détaillée :
Cette question porte sur les réflexes archaïques (ou réflexes primaires) du
nouveau-né, qui sont des réactions involontaires témoins du bon développement
du système nerveux.
1. Pourquoi le "réflexe de Moro" (Réponse c) :
Le réflexe de Moro est une réponse défensive à un stimulus soudain, comme un
bruit violent ou une sensation de chute.
- La réaction se déroule en deux temps : d'abord, le bébé écarte brusquement
les bras de chaque côté avec les mains et les doigts en extension (c'est la
phase décrite dans la question).
- Ensuite, il ramène ses bras vers sa poitrine dans un mouvement d'embrassade,
souvent accompagné de pleurs.
- Ce réflexe est normalement présent à la naissance et disparaît vers l'âge
de 4 ou 5 mois.
2. Analyse des autres options :
- Agrippement (a) : Réflexe de fermeture automatique de la main lorsque la
paume est stimulée (grasping).
- Fouissement (b) : Réflexe qui pousse le bébé à chercher le sein lorsqu'on
lui caresse la joue.
- Points cardinaux (d) : Un autre nom pour le réflexe de recherche (le bébé
tourne la tête vers le côté stimulé de la bouche).
- Redressement (e) : Réflexe où le nouveau-né tente de redresser ses jambes
et son tronc lorsqu'on met ses pieds en contact avec une surface plane.
Conclusion :
Le mouvement d'écartement des bras et des doigts en réaction à un bruit
brusque est la définition même du réflexe de Moro.