Question 1
1. Indiquez le nom du philosophe grec le plus éloigné de notre temps qui fut le grand défenseur acharné de la liberté politique et de la justice sociale, il enseignait la sagesse comme le but ultime de tout homme.
Réponse Correcte
e. Socrate
Explication
Cette question porte sur les figures marquantes de la pensée grecque classique et leurs idéaux :
Le personnage (Réponse e) : Socrate (Vème siècle av. J.-C.) est considéré comme le père de la philosophie morale. Contrairement aux sophistes qui enseignaient l'art de la rhétorique pour le pouvoir, Socrate prônait la recherche de la vérité et de la sagesse par le dialogue (la maïeutique).
Engagement et Justice : Il est resté célèbre pour sa défense acharnée de la vertu et de la justice sociale au sein de la cité d'Athènes. Sa loyauté envers ses principes et la liberté politique l'a conduit à accepter la condamnation à mort plutôt que de renier ses enseignements.
Chronologie : Parmi les philosophes grecs cités, il est effectivement "le plus éloigné de notre temps" par rapport à Aristote ou Épicure.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Aristote (a) : Disciple de Platon, il est venu après Socrate.
Épicure (b) : Philosophe de l'époque hellénistique, postérieur à la période classique de Socrate.
Sartre (c) : Philosophe français du XXème siècle (existentialisme), il n'est ni grec ni ancien.
Sénèque (d) : Philosophe stoïcien romain (et non grec) du Ier siècle après J.-C.
2. Parmi les œuvres d'Aristote, indiquez celle qui expose les ouvrages de la philosophie de la nature.
Réponse Correcte
b. La physique.
Explication
Aristote a classé ses œuvres selon les domaines de la connaissance. Pour répondre à cette question, il faut identifier le traité qui traite du monde sensible :
La Physique (Réponse b) : Dans le système d'Aristote, la "physique" est littéralement l'étude de la physis (la nature). Cet ouvrage regroupe ses réflexions sur les principes du mouvement, le changement, le temps, l'espace et les constituants du monde matériel. C'est donc bien l'œuvre qui expose la philosophie de la nature.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
La métaphysique (a) : Elle traite de la "philosophie première", c'est-à-dire de l'être en tant qu'être et des causes premières, au-delà du monde physique.
L’Organon (c) : C'est le titre donné à l'ensemble de ses traités de logique, considérés comme l'instrument (l'outil) de la pensée.
La politique et l’Ethique à Eudême (d) : Ces ouvrages appartiennent aux sciences pratiques, traitant de la conduite humaine et de l'organisation de la cité.
La mécanique et mystique (e) : La "mystique" n'est pas une catégorie aristotélicienne, et bien qu'il existe un traité de "Mécanique" parfois attribué à son école, il ne définit pas l'ensemble de sa philosophie de la nature.
3. Indiquez le philosophe politique dont l'œuvre prône la souveraineté d'un chef fort et craint par ses sujets.
Réponse Correcte
d. N. Machiavel
Explication
Cette question porte sur les différentes conceptions de l'exercice du pouvoir dans l'histoire de la pensée politique :
La pensée de Machiavel (Réponse d) : Dans son œuvre majeure, Le Prince (1513), Nicolas Machiavel développe une vision réaliste et pragmatique de la politique. Il explique qu'un souverain doit avant tout maintenir la stabilité de l'État. Pour y parvenir, il soutient qu'il vaut mieux pour un prince d'être craint que d'être aimé, si l'on ne peut être les deux à la fois, car la crainte assure une obéissance plus constante des sujets.
Le "Machiavélisme" : Cette approche justifie l'utilisation de la ruse et de la force (la souveraineté d'un chef fort) pour préserver l'ordre public, une idée souvent résumée par la maxime « la fin justifie les moyens ».
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
J.J. Rousseau (a) : Il prône la "volonté générale" et la souveraineté du peuple dans Le Contrat Social.
J. Locke (b) : Père du libéralisme, il défend les droits naturels et un pouvoir limité par le consentement des gouvernés.
Montesquieu (c) : Il est célèbre pour sa théorie de la séparation des pouvoirs afin d'éviter la tyrannie d'un chef trop fort.
Thomas d'Aquin (e) : Sa philosophie politique lie la loi humaine à la loi divine et à la recherche du bien commun, loin du cynisme politique de Machiavel.
4. Dans sa « théorie des causes », Aristote définit « la cause » formelle comme :
Réponse Correcte
b. Ce qui donne à chaque chose sa forme déterminée.
Explication
Aristote soutient que pour connaître véritablement une chose, il faut en connaître les quatre causes. La cause formelle (Réponse b) correspond à l'essence de l'objet, c'est-à-dire son idée, son plan ou sa structure. C'est ce qui fait qu'une chose est ce qu'elle est et non autre chose (par exemple, la "forme" d'une statue est le modèle que le sculpteur a en tête).
Pourquoi les autres options correspondent à d'autres causes :
Ce en quoi une chose est faite (a) : C'est la cause matérielle (le bois pour une table, le bronze pour une statue).
Ce qu’un être tend à devenir (c) ou Le but en vue duquel tout le reste s’organise (e) : Il s'agit de la cause finale, l'objectif ou la raison d'être de la chose.
L’agent causal du mouvement (d) : C'est la cause efficiente (ou motrice), l'être ou l'événement qui produit le changement (le menuisier qui fabrique la table).
5. Indiquez le nom du philosophe qui a qualifié « l'initiative du Père Tempels d'une vision du monde propre aux Bantu ».
Réponse Correcte
e. Senghor
Explication
Cette question fait référence aux débats entourant la publication de l'ouvrage La Philosophie bantoue du Père Placide Tempels en 1945 :
Le contexte : Le Père Tempels affirmait que les peuples africains possédaient une philosophie structurée autour de la notion de "Force vitale". Cette publication a suscité des réactions contrastées parmi les intellectuels noirs et africains.
Le soutien de Senghor (Réponse e) : Léopold Sédar Senghor, l'un des pères de la Négritude, a salué ce travail. Il y voyait une reconnaissance de l'originalité de la pensée africaine face à l'universalisme européen. C'est lui qui a valorisé l'approche de Tempels comme étant une exposition fidèle d'une vision du monde propre aux Bantu, y trouvant des points de convergence avec sa propre théorie sur l'ontologie et l'esthétique africaines.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Crahay (a) : Franz Crahay est au contraire un critique sévère de l'ethnophilosophie (le courant lancé par Tempels), estimant qu'une philosophie doit être une réflexion consciente et critique, et non une simple vision du monde collective.
Hegel (b) : Philosophe allemand du XIXème siècle, il est connu pour avoir exclu l'Afrique de l'histoire universelle de l'Esprit.
Mulago (c) : L'abbé Vincent Mulago était un théologien et philosophe zaïrois qui a prolongé les travaux de Tempels (notamment sur l'union vitale), mais il est le disciple plutôt que l'auteur de la qualification citée.
Mounier (d) : Emmanuel Mounier est le fondateur du personnalisme en France ; bien que proche de Senghor, il n'est pas l'auteur de cette phrase spécifique sur le monde bantu.
6. Marie MBALO OSOMBA ne peut être à la fois un homme et une femme. Or il est un homme. Donc il n'est pas une femme », c'est un :
Réponse Correcte
b. syllogisme conjonctif.
Explication
Ce raisonnement appartient à la catégorie des syllogismes composés, qui se distinguent par la nature de leur majeure (la première phrase) :
Le Syllogisme Conjonctif (Réponse b) : Il repose sur une majeure qui affirme l'impossibilité de la coexistence de deux attributs en même temps pour un même sujet. Sa structure type est : "Il est impossible que A et B soient vrais en même temps. Or A est vrai, donc B est faux.". Dans votre exemple, la conjonction "ne peut être à la fois" établit cette exclusion mutuelle entre être un homme et être une femme.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Syllogisme conditionnel (a) : Il commence par une hypothèse (Si... alors...).
Syllogisme disjonctif (c) : Il propose une alternative (Ou bien... ou bien...) où l'un des deux termes doit obligatoirement être vrai.
Enthymème (d) : C'est un syllogisme incomplet dont l'une des prémisses est sous-entendue. Ici, les trois parties du raisonnement sont explicitement présentes.
Syllogisme expositoire (e) : C'est un type de raisonnement où le moyen terme est un individu ou un objet singulier, utilisé pour démontrer une identité.
7. Indiquez le nom du philosophe de notre époque qui nous a instruits sur les expériences les plus essentielles de notre condition humaine : l’angoisse, la mauvaise foi, la liberté, la mort, le mensonge et l’illusion.
Réponse Correcte
c. Sartre
Explication
Cette question porte sur l'existentialisme, un courant philosophique majeur du XXe siècle :
Le philosophe (Réponse c) : Jean-Paul Sartre est la figure de proue de l'existentialisme athée. Contrairement aux autres philosophes de la liste qui appartiennent à l'Antiquité, il est le seul "philosophe de notre époque" (époque contemporaine).
La condition humaine : Dans son œuvre majeure, L'Être et le Néant, Sartre explore les thèmes cités dans la question.
La liberté et l'angoisse : Pour lui, l'homme est "condamné à être libre" ; cette liberté totale génère de l'angoisse car nous sommes seuls responsables de nos actes.
La mauvaise foi : C'est le fait de se mentir à soi-même en prétendant que l'on n'est pas libre ou que l'on est déterminé par des circonstances, ce qui rejoint les thèmes du mensonge et de l'illusion.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Aristote (a), Épicure (b) et Socrate (e) : Sont des philosophes de la Grèce antique (Antiquité).
Sénèque (d) : Est un philosophe stoïcien de la Rome antique.
Bien que ces auteurs anciens aient pu traiter de la mort ou de la liberté, ils ne sont pas "de notre époque" et n'ont pas théorisé la "mauvaise foi" au sens sartrien du terme.
8. Parmi les œuvres d'Aristote, indiquez celle qui expose les ouvrages de la philosophie de la nature.
Réponse Correcte
b. La physique.
Explication
Aristote a organisé son immense travail de recherche en plusieurs grands domaines. Pour identifier l'ouvrage correspondant à la "philosophie de la nature", il faut comprendre son système de classification :
La Physique (Réponse b) : Le terme vient du grec physis qui signifie "nature". Pour Aristote, la physique est la science qui étudie les êtres mobiles et changeants du monde sensible. C'est dans cet ouvrage qu'il expose sa philosophie de la nature, en traitant du mouvement, de l'espace, du temps et des éléments matériels.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
La métaphysique (a) : Elle traite de la "philosophie première", c'est-à-dire de ce qui est au-delà de la nature physique, comme l'être en tant qu'être et les premières causes.
L’Organon (c) : C'est le nom donné à l'ensemble de ses traités de logique. Ce n'est pas une science de la nature, mais l'instrument (l'outil) nécessaire pour raisonner correctement dans toutes les sciences.
La politique et l’Ethique à Eudême (d) : Ces ouvrages appartiennent aux sciences pratiques. Ils étudient l'action humaine, la morale et l'organisation de la société.
La mécanique et mystique (e) : Cette proposition contient un intrus. Si la "Mécanique" est parfois rattachée à son école, la "mystique" n'est pas un domaine d'étude aristotélicien.
9. Déterminez la proposition qui différencie la philosophie des sciences.
Réponse Correcte
b. Elle s’occupé de la réalité dans toute sa totalité.
Explication
Cette question porte sur les caractéristiques fondamentales qui distinguent la démarche philosophique de la démarche scientifique :
La globalité de la philosophie (Réponse b) : Contrairement aux sciences qui sont dites "particulières" (car chacune découpe un domaine précis du savoir, comme la biologie pour le vivant ou la physique pour la matière), la philosophie a une visée universelle. Elle cherche à comprendre le sens de l'existence et du monde dans son ensemble, sans se limiter à une seule catégorie de phénomènes.
Le point de vue critique (Lien avec l'option e) : Si l'option e décrit bien la méthode philosophique (analytique et critique), c'est l'option b qui définit le mieux la différence d'objet : la science fragmente la réalité, tandis que la philosophie tente d'en saisir la totalité.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
L'objectivité (a) : C'est une caractéristique majeure de la science, qui cherche à éliminer les sentiments du chercheur pour s'en tenir aux faits mesurables.
La subjectivité (c) : Bien que le philosophe engage sa pensée propre, la philosophie ne se réduit pas à une simple opinion subjective (comme l'art pourrait le faire) ; elle vise une vérité rationnelle.
La coexistence sujet-objet (d) : Au contraire, la philosophie s'intéresse énormément à la relation entre le sujet (celui qui pense) et l'objet (ce qui est pensé), contrairement à certaines sciences qui tentent de les séparer strictement.
10. Dans sa « théorie des causes », Aristote définit « la cause efficiente » comme :
Réponse Correcte
d. L’agent causal du mouvement.
Explication
La "théorie des quatre causes" d'Aristote est un pilier de sa philosophie pour expliquer l'existence et le changement de tout objet ou être :
La Cause Efficiente (Réponse d) : Également appelée "cause motrice", elle désigne la source première du changement ou du repos. C'est l'agent ou la force qui produit l'objet. Par exemple, pour une statue de bronze, le sculpteur est la cause efficiente car c'est lui qui transforme la matière par son action.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Ce en quoi une chose est faite (a) : Il s'agit de la cause matérielle (le bronze, le bois, l'argile).
Ce qui donne à chaque chose sa forme déterminée (b) : C'est la cause formelle, l'essence ou le modèle de la chose.
Ce qu’un être tend à devenir (c) ou Le but en vue duquel tout le reste s’organise (e) : Ces définitions correspondent à la cause finale, la fin ou la raison d'être de l'objet.
11. Indiquez le nom du philosophe qui invite l’Afrique « au rendez-vous de donner et du recevoir » sans supprimer les valeurs de la civilisation négro-africaine traditionnelle, mais en les indiquant dans une synthèse parcosmique.
Réponse Correcte
e. Senghor
Explication
Cette citation célèbre définit l'essence même de l'humanisme prôné par Léopold Sédar Senghor :
Le concept (Réponse e) : Léopold Sédar Senghor a développé l'idée de la « Civilisation de l'Universel ». Pour lui, l'Afrique ne doit pas s'enfermer dans son passé, mais participer activement à la construction d'une culture mondiale.
Le rendez-vous du donner et du recevoir : Cette expression signifie que l'Afrique apporte ses propres valeurs (sa spiritualité, son sens de la communauté, son art) et reçoit en échange les apports techniques et rationnels de l'Occident.
La synthèse : Senghor refuse l'assimilation pure et simple (devenir une copie de l'Europe) ou le repli identitaire. Il propose une synthèse où les valeurs traditionnelles négro-africaines sont intégrées dans un ensemble plus large, harmonieux et universel.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Crahay (a) : Est un philosophe critique qui s'opposait à l'ethnophilosophie, la trouvant trop descriptive et pas assez réflexive.
Hegel (b) : Dans sa philosophie de l'histoire, il considérait l'Afrique comme un continent sans mouvement ni développement historique.
Mulago (c) : S'est concentré sur l'union vitale et la théologie africaine, mais n'est pas l'auteur de la formule du "donner et du recevoir".
Mounier (d) : Fondateur du personnalisme, il a influencé Senghor, mais n'est pas le théoricien de la synthèse négro-africaine parcosmique.
12. Le raisonnement suivant : « Ou bien les léopards jouent le match ou ils quittent le stade. Or ils ne jouent pas le match. Donc ils quittent le stade », c'est un :
Réponse Correcte
c. syllogisme disjonctif.
Explication
Ce type de raisonnement est défini par la structure de sa première prémisse (la majeure) :
Le Syllogisme Disjonctif (Réponse c) : Il est caractérisé par l'utilisation de la conjonction alternative « Ou bien... ou... » (ou simplement « ou ») dans la majeure. Ce type de syllogisme propose deux alternatives s'excluant l'une l'autre : si l'une est niée dans la mineure (« ils ne jouent pas »), alors l'autre est nécessairement affirmée dans la conclusion (« ils quittent le stade »).
Pourquoi les autres options ne conviennent pas :
Syllogisme conditionnel (a) : Il utiliserait une structure d'hypothèse « Si... alors... ».
Syllogisme conjonctif (b) : Il affirmerait qu'on ne peut pas faire deux choses à la fois (« On ne peut pas à la fois jouer et quitter le stade »).
Enthymème (d) : C'est un raisonnement où l'une des étapes (prémisse ou conclusion) est passée sous silence. Ici, le raisonnement est complet.
Syllogisme expositoire (e) : C'est un syllogisme dont le moyen terme est un terme singulier (un nom propre par exemple), servant à démontrer une identité.
13. Indiquez le nom du philosophe grec qui est né en – 341 dans l’île de Samos. Il enseigna sa philosophie atomiste et sensualiste dans le « jardin », école qu’il fonda après la mort de son maitre.
Réponse Correcte
b. Epicure
Explication
Cette question permet de retracer la vie et la doctrine d'un des grands penseurs de l'époque hellénistique :
Identité et origine (Réponse b) : Épicure est effectivement né en 341 av. J.-C. sur l'île de Samos.
Le « Jardin » : C'est le nom de l'école qu'il a fondée à Athènes. Contrairement au Lycée d'Aristote ou à l'Académie de Platon, le Jardin était un espace ouvert où les membres (y compris les femmes et les esclaves) vivaient en communauté selon les principes du maître.
La doctrine :
Atomisme : Reprenant les idées de Démocrite, Épicure soutient que tout ce qui existe est composé d'atomes et de vide.
Sensualisme : Sa philosophie est dite sensualiste car elle place les sens à la base de toute connaissance. Pour lui, le bonheur consiste en l'absence de douleur (ataraxie) et la recherche de plaisirs simples.
14. Parmi les œuvres d’Aristote, indiquez celle dans laquelle il apporte une réflexion sur la politique et donne sa vision de la morale.
Réponse Correcte
d. La politique et l’Ethique à Eudême.
Explication
Aristote classait les sciences en trois catégories : théoriques, pratiques et poétiques. La question porte ici sur les sciences pratiques, qui concernent l'action humaine :
La Morale et la Politique (Réponse d) : Pour Aristote, la morale (l'éthique) et la politique sont indissociables. L'Éthique à Eudême (tout comme l'Éthique à Nicomaque) analyse la vertu et le bonheur individuel, tandis que La Politique étudie comment organiser la cité pour permettre aux citoyens d'atteindre ce bonheur. Ce sont bien les ouvrages où il expose sa vision de la conduite humaine et de la société.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
La métaphysique (a) : Elle traite de la philosophie première, des causes premières et de l'être en tant qu'être, bien au-delà des questions morales.
La physique (b) : Elle est consacrée à l'étude de la nature (physis), du mouvement et du monde matériel.
L’Organon (c) : Il s'agit du regroupement de ses traités de logique, servant d'instrument pour toutes les autres sciences.
La mécanique et mystique (e) : La "mystique" n'est pas un domaine d'étude aristotélicien, et la "mécanique" ne traite pas de morale ou de politique.
15. Déterminez la proposition correcte concernant l’art.
Réponse Correcte
c. Elle donne une vision subjective de la réalité.
Explication
L'art se distingue de la science et de la philosophie par son mode d'expression et sa finalité :
La subjectivité de l'art (Réponse c) : Contrairement à la science qui recherche l'objectivité (des faits prouvables par tous), l'art est l'expression de la sensibilité personnelle de l'artiste. Il ne cherche pas à décrire le monde de manière neutre, mais à transmettre une émotion, une interprétation ou une vision subjective de la réalité à travers des œuvres.
Le rôle de l'artiste : L'artiste "recrée" le monde selon son propre regard. Une même réalité (un paysage, un sentiment) sera représentée de manières totalement différentes selon le peintre ou le poète, ce qui confirme le caractère subjectif de la démarche artistique.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Le pôle objectif (a) : C'est le domaine de la science, qui s'appuie sur l'observation rigoureuse et la mesure des objets indépendamment des sentiments de l'observateur.
La réalité dans sa totalité (b) : C'est l'ambition de la philosophie, qui cherche à embrasser tous les aspects de l'existence dans un système global.
Refus de la coexistence sujet/objet (d) : Cette proposition ne définit pas l'art, car l'art est justement la rencontre entre un sujet (l'artiste) et un objet (le monde ou le support de l'œuvre).
Réflexion analytique et systématique (e) : C'est la définition de la philosophie en tant que discipline critique et rationnelle.
16. Dans sa « théorie des causes », Aristote définit « la cause matérielle » comme :
Réponse Correcte
a. Ce en quoi une chose est faite.
Explication
Dans sa recherche sur la nature des êtres et des objets, Aristote a établi que toute chose est le résultat de quatre causes distinctes. La cause matérielle est la toute première étape de cette analyse :
La définition (Réponse a) : La cause matérielle désigne la matière brute ou le substrat dont une chose est composée. C'est l'élément passif qui reçoit une forme. Par exemple, pour une table en bois, le bois est la cause matérielle ; pour une statue de bronze, c'est le métal.
Pourquoi les autres options correspondent à d'autres causes :
La forme déterminée (b) : Il s'agit de la cause formelle (l'idée, le plan ou la structure de l'objet).
L'agent du mouvement (d) : C'est la cause efficiente (l'artisan ou la force qui fabrique l'objet).
Le but ou ce qu'un être tend à devenir (c & e) : Ces définitions renvoient à la cause finale, c'est-à-dire la raison d'être ou l'utilité de la chose.
17. Indiquez le nom du philosophe qui a déclaré « l'Afrique est un continent historique ; c'est le pays de l'enfance ».
Réponse Correcte
b. Hegel
Explication
Cette affirmation célèbre appartient à la vision de l'histoire du philosophe allemand Georg Wilhelm Friedrich Hegel :
La vision de Hegel (Réponse b) : Dans ses leçons sur la Philosophie de l'histoire, Hegel considère que l'Afrique (en particulier l'Afrique subsaharienne qu'il nomme « l'Afrique proprement dite ») est restée au stade de l'enfance de l'humanité. Pour lui, l'Esprit universel (le progrès de la conscience humaine) ne s'y est pas encore manifesté.
Un continent « historique » : Hegel utilise ici le terme dans un sens très particulier et péjoratif : il veut dire que l'Afrique est enveloppée dans une sorte d'état de nature, hors de l'histoire consciente et du développement des États. Il soutient que ce continent ne fait pas encore partie du monde historique en mouvement.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Crahay (a) : Est un philosophe du XXe siècle qui a critiqué l'ethnophilosophie, mais il n'a pas tenu de tels propos sur l'histoire africaine.
Mulago (c) : En tant que philosophe africain, il s'est efforcé de démontrer la richesse et la profondeur de la pensée traditionnelle, s'opposant ainsi à la vision hégélienne.
Senghor (e) : Bien au contraire, Senghor a lutté toute sa vie pour redonner à l'Afrique sa place dans l'histoire universelle à travers le mouvement de la Négritude.
Mounier (d) : Philosophe du personnalisme, il a plutôt soutenu l'éveil des peuples colonisés.
18. Le raisonnement ci-dessous : « Judas a trahi son maître Or Judas est un apôtre. Donc un apôtre a trahi son maître », c'est un :
Réponse Correcte
e. syllogisme expositoire.
Explication
Ce raisonnement appartient à une forme particulière de syllogisme qui déroge aux règles classiques du syllogisme catégorique :
Le Syllogisme Expositoire (Réponse e) : Il se définit par le fait que son moyen terme (ici « Judas ») est un terme singulier ou un nom propre. Dans un syllogisme classique, le moyen terme doit être universel, mais dans le syllogisme expositoire, on utilise un individu spécifique pour démontrer une identité ou une propriété. On l'appelle ainsi car il "expose" ou met en évidence un lien entre deux termes à travers un sujet unique.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Syllogisme conditionnel (a) : Il repose sur une hypothèse (Si... alors...).
Syllogisme conjonctif (b) : Il affirme l'impossibilité de deux attributs simultanés (Ne peut pas être à la fois A et B).
Syllogisme disjonctif (c) : Il propose une alternative exclusive (Ou bien... ou bien...).
Enthymème (d) : C'est un syllogisme abrégé où une prémisse est sous-entendue. Ici, les trois propositions sont bien présentes.
19. Le point de départ de la recherche scientifique est :
Réponse Correcte
e. l'observation des faits
Explication
En philosophie des sciences et en épistémologie, on distingue souvent le point de départ de la philosophie de celui de la science :
L'observation (Réponse e) : La science commence par l'observation rigoureuse des faits naturels ou sociaux. C'est à partir de cette observation que le chercheur constate un phénomène, pose une problématique, puis formule une hypothèse qu'il testera par la suite.
Différence avec la philosophie : L'option a (L'étonnement) est traditionnellement considérée comme le point de départ de la philosophie (selon Platon et Aristote), car c'est la surprise devant le monde qui pousse à philosopher, tandis que la science exige une méthode basée sur le réel observable.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
L'étonnement (a) : Comme mentionné, c'est le moteur de la réflexion philosophique, pas de la recherche scientifique expérimentale.
L'expérience (b) : Elle intervient plus tard dans le processus pour vérifier l'hypothèse, mais elle ne constitue pas le départ de la recherche.
Les faits polémiques (c) : Bien que Gaston Bachelard parle de "faits construits" contre le bon sens, la base demeure l'observation.
La loi (d) : C'est l'aboutissement de la recherche scientifique (le résultat final qui établit une relation constante entre les phénomènes), et non son commencement.
20. D'après les recherches, la création de l'art remonte à (l') :
Réponse Correcte
d. Homo sapiens.
Explication
L'art est une caractéristique propre à l'espèce humaine, marquant une étape clé dans son évolution cognitive et culturelle :
L'origine préhistorique (Réponse d) : Les recherches archéologiques et anthropologiques démontrent que les premières formes d'expression artistique (peintures rupestres, sculptures, parures) apparaissent avec l'Homo sapiens. Cela prouve que dès la préhistoire, l'homme ne se contentait pas de survivre, mais cherchait à symboliser ses croyances et son environnement à travers des œuvres d'art.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Claude Bernard (a) : Est un médecin et physiologiste français du XIXe siècle, pionnier de la méthode expérimentale en médecine.
Épicure (b) : Est un philosophe grec de l'Antiquité. L'art existait déjà des milliers d'années avant sa naissance.
Francis Bacon (c) : Il peut s'agir du philosophe du XVIIe siècle ou du peintre du XXe siècle, mais aucun des deux n'est à l'origine de la création de l'art en général.
Platon (e) : Est un philosophe grec qui a théorisé sur l'art (souvent pour le critiquer), mais l'activité artistique lui est bien antérieure.
21. Déterminez la proposition correcte concernant l’art.
Réponse Correcte
c. Elle donne une vision subjective de la réalité.
Explication
L'art se distingue de la science et de la philosophie par sa manière d'appréhender le monde :
La subjectivité (Réponse c) : Contrairement à la science qui cherche l'objectivité (des faits neutres et mesurables), l'art est avant tout le produit de la sensibilité, de l'imagination et du regard personnel de l'artiste. Une œuvre d'art n'est pas une copie conforme de la réalité, mais une interprétation ou une vision subjective de celle-ci.
L'expression du "Moi" : Dans l'art, le sujet (l'artiste) est indissociable de l'objet (l'œuvre). L'artiste projette ses émotions et son style propre, ce qui explique pourquoi deux peintres peignant le même paysage produiront deux tableaux totalement différents.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
Le pôle objectif (a) : C'est la caractéristique de la science, qui tente de décrire les objets tels qu'ils sont, sans l'influence des sentiments humains.
La réalité dans sa totalité (b) : C'est l'ambition de la philosophie, qui cherche à comprendre l'ensemble du réel par la raison.
Réflexion analytique et systématique (e) : Cette définition correspond à la philosophie en tant que démarche critique et structurée, alors que l'art peut être intuitif et spontané.
22. A propos de l’évolution de la théorie atomistique, indiquez le nom du savant qui a introduit la notion nouvelle de la molécule gramme en chimie.
Réponse Correcte
a. Avogadro
Explication
Cette question porte sur une étape cruciale du développement de la théorie atomique et de la chimie quantitative :
Le concept (Réponse a) : Le savant italien Amedeo Avogadro est célèbre pour avoir établi en 1811 la distinction entre les atomes et les molécules. C'est son travail sur les gaz qui a permis de définir la molécule-gramme (aujourd'hui simplement appelée la mole), une unité de mesure qui lie la masse d'une substance au nombre de particules qu'elle contient.
La constante d'Avogadro : En son honneur, le nombre de particules dans une mole de substance est appelé le nombre d'Avogadro.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :Max Plank (b) : Est le fondateur de la physique quantique et est connu pour sa constante ($h$) concernant l'énergie des quanta.J. Thomson et Aston (c) : Joseph John Thomson a découvert l'électron, tandis que Francis William Aston a inventé le spectrographe de masse pour étudier les isotopes.Les curies (d) : Pierre et Marie Curie sont les pionniers de l'étude de la radioactivité (découverte du polonium et du radium).Leucippe (e) : Est un philosophe grec de l'Antiquité, considéré comme le premier à avoir formulé la théorie de l'atomisme philosophique.
23. Vous référant au carré logique, la proposition « La majorité des congolais en âge de maturité est responsable » est un jugement :
Réponse Correcte
d. Positif particulier.
Explication
En logique formelle, pour déterminer la nature d'un jugement (ou d'une proposition), on examine deux critères : sa quantité et sa qualité.
La Quantité (Particulier) : L'expression « La majorité des » n'englobe pas la totalité du groupe (ce n'est pas "Tous les congolais"). Elle désigne une partie du groupe, ce qui en fait une proposition particulière.
La Qualité (Positif) : Le verbe « est » affirme une caractéristique (la responsabilité) sans négation. Il s'agit donc d'une proposition affirmative ou positive.
Dans le carré logique d'Aristote, une proposition qui est à la fois particulière et affirmative est désignée par la lettre I (Positif particulier).
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Contradictoire (a) : Il s'agit d'une relation entre deux propositions, pas de la nature d'une seule proposition.
Négatif particulier (b) : Elle aurait dû utiliser une forme comme « Certains congolais ne sont pas responsables ».
Négatif universel (c) : Elle aurait dû être de la forme « Aucun congolais n'est responsable ».
Positif universel (e) : Elle aurait dû être de la forme « Tous les congolais sont responsables ».
24. Indiquez la proposition qui associe correctement l’œuvre « Le discours de la méthode » (I) :
1. La philosophie bantu
2. Le discours de la méthode de Descartes
3. Etre et Avoir de G. Marcel
4. La Nausée de J.P Sartre.
5. Le Rire.
à la date de sa parution (II):
a. 19381.
b. 1637
c. 1953
d. 1945
e. 1900
f. 1980.
Réponse Correcte
2. 2b
Explication
La question demande d'identifier la bonne association entre une œuvre célèbre et son année de publication originale.
L'association correcte (2b) : L'ouvrage emblématique de René Descartes, le Discours de la méthode, a été publié en 1637. C'est un texte fondateur de la philosophie moderne et du rationalisme.
Analyse des autres correspondances réelles (pour information) :
La philosophie bantu (1) : Écrit par le Père Placide Tempels, cet ouvrage a été publié en 1945 (soit l'association 1d).
La Nausée (4) : Le célèbre roman philosophique de Jean-Paul Sartre est paru en 1938 (soit l'association 4a).
Le Rire (5) : Cet essai d'Henri Bergson a été publié en 1900 (soit l'association 5e).
Etre et Avoir (3) : L'œuvre de Gabriel Marcel date de 1935 (l'option 3c proposant 1953 est donc incorrecte historiquement).
25. D'après la tradition philosophique, l'école philosophique « le jardin » a été fondée à - 306 par :
Réponse Correcte
b. Epicure.
Explication
Cette question porte sur l'histoire de la philosophie grecque durant la période hellénistique :
Le Jardin (Réponse b) : C'est le nom de l'école qu'Épicure a fondée à Athènes en - 306. Contrairement à d'autres écoles plus fermées, le Jardin était célèbre pour accueillir tout le monde, y compris les femmes et les esclaves.
La doctrine : On y enseignait une philosophie atomiste (le monde est composé d'atomes et de vide) et sensualiste (la connaissance vient des sens). Le but ultime était d'atteindre l'ataraxie, c'est-à-dire la paix de l'âme par l'absence de douleur et de crainte.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Claude Bernard (a) : Médecin français du XIXe siècle, fondateur de la médecine expérimentale.
Francis Bacon (c) : Philosophe anglais du XVIIe siècle, précurseur de la méthode scientifique moderne.
Homo sapiens (d) : Désigne l'espèce humaine moderne dans son ensemble, pas un fondateur d'école philosophique.
Platon (e) : Il a fondé une école très différente appelée l'Académie en - 387.
26. Déterminez la proposition qui caractérise de façon adéquate la connaissance vulgaire.
Réponse Correcte
a. Subjectivité – fabulaires – non critique.
Explication
La connaissance vulgaire (aussi appelée "sens commun" ou "opinion") désigne le savoir immédiat que nous utilisons dans la vie de tous les jours, avant toute démarche scientifique ou philosophique rigoureuse :
Subjectivité : Elle dépend des sentiments, des impressions personnelles et du point de vue de chaque individu, contrairement à la science qui recherche l'objectivité.
Fabulaires : Elle s'appuie souvent sur des récits, des mythes, des croyances populaires ou des traditions dont l'origine n'est pas vérifiée.
Non critique : Elle accepte les choses telles qu'elles apparaissent sans les remettre en question, sans analyse profonde et sans chercher de preuves logiques ou expérimentales.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Option b : Caractérise la connaissance scientifique (ou philosophique), qui se doit d'être précise, basée sur la raison et objective.
Option c : Définit les critères d'une vérité mathématique ou logique, qui nécessite une démonstration pour être admise.
Options d & e : Ne correspondent pas aux terminologies standards utilisées pour définir les formes fondamentales de connaissance en philosophie.
27. À propos de l'évolution de la théorie atomistique, indiquez le(s) nom(s) des savants auteur(s) de la « Radio-activité ».
Réponse Correcte
d. Les curies
Explication
La découverte et l'étude de la radioactivité marquent un tournant majeur dans la compréhension de l'atome à la fin du XIXe et au début du XXe siècle :
Les Curies (Réponse d) : Ce terme désigne principalement Marie Curie et son époux Pierre Curie. En s'appuyant sur les travaux de Henri Becquerel, ils ont découvert deux nouveaux éléments radioactifs : le polonium et le radium. Leurs recherches ont prouvé que la radioactivité est une propriété atomique, ce qui a valu à Marie Curie deux prix Nobel (Physique en 1903 et Chimie en 1911).
Impact sur l'atomisme : Cette découverte a montré que l'atome n'était pas "indivisible" (comme le pensaient les Anciens), mais qu'il pouvait se désintégrer et libérer de l'énergie.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Avogadro (a) : Est connu pour ses travaux sur les gaz et la distinction entre atomes et molécules.
Max Plank (b) : Est le père de la théorie des quanta, s'intéressant à l'énergie par paquets plutôt qu'à la radioactivité proprement dite.
J. Thomson et Aston (c) : Thomson a découvert l'électron et Aston a étudié les isotopes grâce au spectrographe de masse.
Leucippe (e) : Est un philosophe grec de l'Antiquité, considéré comme le fondateur de l'atomisme philosophique (l'atome comme grain de matière insécable).
28. Vous référant au carré logique, la proposition « Les congolais en âge de maturité sont des responsables » est un jugement :
Réponse Correcte
e. Positif universel.
Explication
Pour déterminer la nature d'une proposition dans le carré logique, on analyse sa quantité (l'étendue du sujet) et sa qualité (affirmation ou négation).
La Quantité (Universel) : La proposition commence par « Les congolais... ». En logique, lorsqu'on désigne une classe entière sans restriction (équivalent à "Tous les"), la proposition est dite universelle.
La Qualité (Positif) : Le verbe « sont » affirme une caractéristique du sujet sans utiliser de négation. Le jugement est donc positif (ou affirmatif).
Dans le carré d'opposition, une proposition qui est à la fois universelle et affirmative est classée sous la lettre A, ce qui correspond à un jugement Positif universel.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Contradictoire (a) : Il s'agit d'une relation entre deux propositions opposées, pas d'un type de jugement unique.
Négatif particulier (b) : Elle serait de la forme « Certains congolais ne sont pas responsables ».
Négatif universel (c) : Elle serait de la forme « Aucun congolais n'est responsable ».
Positif particulier (d) : Elle utiliserait un quantificateur restreint comme « Certains congolais... » ou « La majorité des... ».
29. Indiquez la proposition qui associe correctement l’œuvre de Sartre (I) :
1. La philosophie bantu
2. Le discours de la méthode de Descartes
3. Etre et Avoir de G. Marcel
4. La Nausée de J.P Sartre.
5. Le Rire.
à la date de sa parution (II):
a. 19381.
b. 1637
c. 1953
d. 1945
e. 1900
f. 1980.
Réponse Correcte
4. 4a
Explication
La question demande spécifiquement d'identifier l'association correcte pour l'œuvre de Jean-Paul Sartre :
L'œuvre de Sartre (4) : L'ouvrage mentionné est La Nausée.
La date de parution (a) : Ce roman philosophique majeur, qui expose les bases de l'existentialisme sartrien à travers le personnage d'Antoine Roquentin, a été publié en 1938.
L'association correcte est donc bien 4a.
Analyse des autres éléments du tableau (pour vérification) :
1d : La philosophie bantu (Placide Tempels) est parue en 1945, l'association est donc correcte mais ne concerne pas Sartre.
2b : Le Discours de la méthode (Descartes) est paru en 1637, l'association est correcte mais concerne Descartes.
3c : Être et Avoir (Gabriel Marcel) est paru en 1935 (l'option 1953 est ici historiquement imprécise).
5e : Le Rire (Henri Bergson) est paru en 1900, l'association correcte aurait dû être 5e (l'option 5f proposant 1980 est donc fausse).
30. Le point de départ de la philosophie est :
Réponse Correcte
a. L'étonnement
Explication
En philosophie, on distingue traditionnellement la source de la réflexion philosophique de celle de la démarche scientifique :
L'étonnement (Réponse a) : Selon les grands penseurs de l'Antiquité comme Platon et Aristote, la philosophie commence par l'étonnement (thaumazein en grec). C'est ce sentiment de surprise ou d'émerveillement face au monde et à son existence qui pousse l'être humain à se poser des questions fondamentales ("Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?") et à chercher à comprendre le sens des choses.
Différence avec la science : Si l'étonnement est le moteur de la philosophie, l'observation des faits (option e) est considérée comme le point de départ de la recherche scientifique. La science observe pour expliquer des mécanismes, tandis que la philosophie s'étonne pour interroger l'essence même du réel.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
L'expérience (b) : Bien qu'utile à la réflexion, elle n'est pas l'impulsion première qui définit l'entrée en philosophie.
Les faits polémiques (c) : Gaston Bachelard mentionne que la science se construit contre l'évidence (faits polémiques), mais cela concerne l'épistémologie scientifique, pas l'origine globale de la philosophie.
La loi (d) : C'est un résultat ou une règle établie, pas un point de départ.
L'observation des faits (e) : Comme expliqué plus haut, c'est le point de départ spécifique à la méthode scientifique.
31. Dans un pays sinistré, déchiré par la guerre et en proie de balkanisation, l’homme politique doit agir avec :
Réponse Correcte
b. patriotisme
Explication
Dans le contexte d'une crise nationale majeure telle que décrite dans la question, la vertu attendue du dirigeant est celle qui place l'intérêt supérieur de la nation au-dessus de tout :
Le Patriotisme (Réponse b) : Face à la menace de balkanisation (le morcellement d'un État en plusieurs entités hostiles) et à la guerre, le patriotisme est le moteur qui pousse l'homme politique à préserver l'unité nationale et l'intégrité du territoire. C'est l'attachement au pays qui garantit que ses actions visent le salut de la collectivité plutôt que des intérêts partisans ou personnels.
L'unité contre la division : Là où la guerre divise, le patriotisme appelle au rassemblement des citoyens autour de valeurs communes pour reconstruire le pays sinistré.
Pourquoi les autres options sont moins appropriées dans ce contexte précis :
Patience (a) : Bien qu'utile, une crise de balkanisation exige souvent une action ferme et immédiate plutôt qu'une simple attente.
Impartialité (c) : C'est une qualité de juge ; un chef d'État en guerre doit prendre parti pour la survie de son propre pays.
Courage (d) : C'est une vertu nécessaire, mais le courage sans patriotisme pourrait être mis au service d'une cause destructrice.
Amour (e) : C'est une vertu morale ou religieuse noble, mais en politique de crise, c'est le sens du devoir envers la patrie qui prime.
32. En philosophie, le substantif allemand qui signifie « conception de la vie et de l'univers » est :
Réponse Correcte
e. Weltanschauung.
Explication
Ce terme est un concept clé de la philosophie allemande, largement utilisé pour décrire la manière dont un individu ou une culture perçoit le monde :
Étymologie et Sens (Réponse e) : Le mot Weltanschauung est composé de deux termes allemands : Welt (monde) et Anschauung (vue, intuition ou perception). Littéralement, il signifie « vision du monde ». En philosophie, il désigne l'ensemble des croyances, des valeurs et des connaissances qui forment la conception globale de la vie et de l'univers pour une personne ou un groupe social.
Usage : Ce terme a été popularisé par des penseurs comme Kant, Hegel et plus tard dans les sciences humaines pour analyser les différentes mentalités culturelles.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
Cogito ergo sum (a) : C'est une locution latine de René Descartes signifiant « Je pense, donc je suis ».
Dasein (b) : Terme allemand utilisé notamment par Martin Heidegger pour désigner « l'être-là » ou la réalité humaine, mais il ne signifie pas une conception globale de l'univers.
Eironeia (c) : Terme grec (ironie) désignant la méthode socratique consistant à feindre l'ignorance pour faire accoucher les esprits de la vérité.
Sapientia (d) : Terme latin signifiant « la sagesse ».
33. « La philosophie est une réflexion critique sur tous ces phénomènes, sur les solutions qui leur ont été données et l’esprit lui-même qui les leur a données ». Après lecture attentive de cet extrait, on peut noter que le but de la philosophie est :
Réponse Correcte
c. La réflexion critique.
Explication
Cette question est un exercice de compréhension de texte appliqué à une définition de la philosophie :
Analyse de l'extrait : La citation définit explicitement la philosophie comme étant « une réflexion critique ».
Identification du but : Selon cet auteur, l'activité philosophique ne s'arrête pas à l'observation des faits ou à l'acceptation de solutions préexistantes. Son but essentiel est de passer au crible de la raison (analyser de manière critique) à la fois les phénomènes du monde, les réponses apportées par l'histoire et le fonctionnement de l'esprit humain lui-même.
La notion de "Critique" : En philosophie, être "critique" ne signifie pas désapprouver, mais plutôt examiner rigoureusement les conditions de validité d'une connaissance ou d'une opinion.
Pourquoi les autres assertions ne sont pas retenues ici :
L'amour de la beauté (a) : Se rapporte à l'esthétique, une branche de la philosophie, mais n'est pas mentionné dans l'extrait fourni.
La sapientia (d) : Bien que la philosophie soit étymologiquement la recherche de la sagesse (sapientia), le texte cité met l'accent sur la méthode (la réflexion) plutôt que sur le résultat final.
La totalité du réel (e) : C'est souvent l'objet de la philosophie, mais l'extrait insiste ici sur l'action de "réflexion critique" comme étant son but ou sa nature profonde.
34. Un apprenant qui parvient à faire tirer d’une vérité générale une vérité particulière accomplit :
Réponse Correcte
a. La déduction
Explication
En logique et en philosophie des sciences, on distingue les opérations intellectuelles par le sens de la démarche qu'elles empruntent :
La Déduction (Réponse a) : C'est l'opération par laquelle l'esprit part d'une loi, d'un principe ou d'une vérité générale pour en tirer une conséquence nécessaire concernant un cas particulier. Le syllogisme classique (ex: "Tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel") est l'exemple type de la déduction.
L'Induction (b) : C'est la démarche inverse. On part d'observations particulières répétées pour essayer d'aboutir à une loi générale.
Le Raisonnement (d) : C'est le terme générique qui englobe aussi bien la déduction que l'induction. La question demande ici de nommer la forme spécifique décrite.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
Le jugement (c) : C'est l'acte mental d'affirmer ou de nier une relation entre deux concepts, mais ce n'est pas le passage du général au particulier.
La transduction (e) : C'est un type de raisonnement (souvent observé chez l'enfant) qui va d'un cas particulier à un autre cas particulier, sans passer par une loi générale.
35. Vous référant au cours de la logique formelle, la proposition : « Aucun politicien congolais n’est sérieux avec lui-même » est un jugement :
Réponse Correcte
b. Universel négatif.
Explication
En logique formelle, pour classer un jugement (ou une proposition), on analyse deux propriétés fondamentales : sa quantité et sa qualité.
Analyse de la Quantité (Universel) : La proposition commence par le quantificateur « Aucun ». Ce mot indique que la déclaration s'applique à la totalité de la classe des "politiciens congolais", sans exception. Puisque l'ensemble du sujet est visé, le jugement est dit universel.
Analyse de la Qualité (Négatif) : Le terme « Aucun » porte en lui-même une négation (il exclut l'appartenance à la catégorie "sérieux avec lui-même"). Dans le carré logique, une proposition qui nie une caractéristique pour l'ensemble d'un groupe est de qualité négative.
Conclusion logique : Dans le carré d'opposition d'Aristote, une proposition universelle négative est symbolisée par la lettre E. Elle correspond exactement à la structure « Aucun S n'est P ».
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Affirmatif (a, c) : La proposition nie une qualité, elle ne peut donc pas être affirmative.
Particulier (a, d, e) : "Aucun" concerne tout le groupe, alors que le particulier (Certains, la majorité, etc.) ne concernerait qu'une partie du groupe.
36. Pour nuire à autrui, le muntu recourt :
Réponse Correcte
e. À la sorcellerie.
Explication
Dans l'étude de l'ontologie et de la pensée traditionnelle africaine (souvent abordée via l'ouvrage La philosophie bantu de Placide Tempels), les forces vitales peuvent être utilisées de différentes manières :
La Sorcellerie (Réponse e) : Elle est définie comme l'usage malveillant ou négatif des forces vitales. Dans cette conception, le sorcier cherche à diminuer, paralyser ou détruire la force vitale d'autrui pour lui porter préjudice, causer une maladie ou la mort.
Différence avec les autres pratiques :
Le fétichisme (a) : Concerne l'attribution de pouvoirs magiques à des objets inanimés.
La magie (c) : Est un terme plus large qui peut être "blanche" (bénéfique, pour guérir) ou "noire". La sorcellerie est spécifiquement la branche consacrée à la nuisance.
La divination (d) : Est l'art de découvrir ce qui est caché ou de prédire l'avenir, souvent pour aider et non pour nuire.
37. L'abstraction est :
Réponse Correcte
e. une opération mentale par laquelle nous considérons séparément ce qui n'est pas séparé dans la réalité.
Explication
L'abstraction est une étape cruciale du passage de la connaissance sensible (perception) à la connaissance intellectuelle (concept) :
Le mécanisme (Réponse e) : Dans la réalité concrète, les qualités d'un objet (sa couleur, sa forme, sa matière) sont indissociables. Par exemple, on ne trouve pas "la rondeur" toute seule dans la nature, mais toujours un objet rond (un ballon, une orange).
L'opération mentale : L'abstraction consiste pour l'esprit à isoler par la pensée un caractère particulier d'un objet (comme sa forme) pour l'étudier indépendamment du reste, afin de former un concept général. C'est ce qui nous permet de comprendre ce qu'est un "cercle" sans avoir besoin d'un objet physique sous les yeux.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Option a : Définit plutôt la prise de conscience d'un besoin ou d'un instinct.
Option b : Désigne l'innéité ou le tempérament biologique.
Option c : C'est la définition classique de l'habitude (disposition acquise par répétition).
Option d : Correspond à la sensation ou à la perception, qui est justement le stade que l'abstraction cherche à dépasser pour atteindre l'idée.
38. Dans la hiérarchisation des êtres chez le muntu décrite par Tempels, Dieu occupe :
✅ Réponse correcte : a. la 1ᵉʳᵉ place
Explication :
Dans la pensée bantoue telle qu’interprétée par Placide Tempels dans La philosophie bantoue, l’univers est structuré selon une hiérarchie des forces vitales. Au sommet de cette hiérarchie se trouve :
Dieu, source suprême de la force vitale et origine de tout être.
Sous Dieu viennent ensuite :
Les ancêtres
Les vivants
Les animaux
Les plantes
Les objets inanimés
Dieu occupe donc la première place, car il est la force première, celle dont toutes les autres dérivent.
39. Philosophe français, auteur de « l'Evolution créatrice », il s’applique à montrer aux scientistes de son époque qu’il existe une réalité spirituelle qu’on ne peut atteindre que par intuition.
Réponse Correcte
d. Bergson
Explication
Cette question porte sur l'un des philosophes les plus influents du début du XXe siècle :
L'Auteur et l'œuvre (Réponse d) : Henri Bergson est l'auteur célèbre de l'ouvrage L'Évolution créatrice, publié en 1907.
La lutte contre le scientisme : À son époque, le "scientisme" affirmait que seule la science pouvait tout expliquer par la raison et l'analyse matérielle. Bergson s'est opposé à cette vision en affirmant que l'intelligence logique est limitée aux objets matériels et solides.
L'Intuition : Pour Bergson, il existe une réalité mouvante et spirituelle (la "durée", l'élan vital) que la raison ne peut pas saisir. Pour atteindre cette vérité profonde de l'existence et de l'esprit, il faut recourir à l'intuition, qu'il définit comme une "sympathie intellectuelle" permettant de se transporter à l'intérieur d'un objet pour en saisir l'essence unique.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Socrate (a) : Philosophe grec de l'Antiquité, il n'a rien écrit et n'est pas l'auteur de cet ouvrage.
Sartre (b) : Philosophe existentialiste français du XXe siècle, auteur de L'Être et le Néant, mais sa pensée est très différente de celle de Bergson.
Thales (c) : Philosophe présocratique grec, considéré comme l'un des premiers savants, bien loin de l'époque du scientisme.
Descartes (e) : Philosophe du XVIIe siècle, il est au contraire le père du rationalisme moderne ("Je pense, donc je suis"), privilégiant la raison analytique sur l'intuition bergsonienne.
40. En logique, les propositions A – I et E – O sont des :
Réponse Correcte
e. subalternes.
Explication
Dans le carré logique (ou carré d'opposition), les relations entre les propositions sont déterminées par leur quantité (universelle ou particulière) et leur qualité (affirmative ou négative) :
Les propositions concernées :
A (Universelle affirmative) et I (Particulière affirmative).
E (Universelle négative) et O (Particulière négative).
La relation de subalternation (Réponse e) : Cette relation unit une proposition universelle à une proposition particulière de même qualité.
La particulière (I ou O) est dite "subalterne" car elle est contenue logiquement dans l'universelle correspondante (A ou E). Par exemple, si "Tous les hommes sont mortels" (A) est vrai, alors "Certains hommes sont mortels" (I) est nécessairement vrai
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Contraires (a) : C'est la relation entre A et E (les deux universelles de qualités opposées).
Subcontraires (b) : C'est la relation entre I et O (les deux particulières de qualités opposées).
Contradictoires (d) : Ce sont les relations en diagonale (A avec O, et E avec I).
Particulières (c) : C'est une catégorie de propositions (I et O), pas le nom d'une relation entre deux types différents.
41. La branche de l'histoire qui étudie les monnaies, les médailles anciennes s'appelle :
Réponse Correcte
c. la numismatique
Explication
L'histoire s'appuie sur plusieurs disciplines auxiliaires pour interpréter les traces du passé :
La numismatique (Réponse c) : C'est la science qui a pour objet l'étude des monnaies et des médailles. Elle est cruciale pour les historiens car les pièces de monnaie fournissent des informations précises sur la chronologie (dates), l'économie, la politique (portraits de souverains) et l'art d'une époque donnée.
Utilité historique : Grâce aux alliages utilisés et aux inscriptions, le numismate peut reconstituer les zones d'influence commerciale d'une ancienne civilisation.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
L'ethnologie (a) : Étudie les groupes sociaux, les mœurs et les coutumes des populations humaines.
L'herméneutique (b) : Est la théorie de l'interprétation des signes et des textes, particulièrement utilisée en philosophie et en théologie.
La géologie (d) : Est une science de la Terre qui étudie la composition, la structure et l'évolution des couches terrestres.
L'esthétique (e) : Est la branche de la philosophie qui traite du beau, de l'art et du sentiment qu'ils procurent.
42. La démarche employée par la philosophie pour atteindre son but est :
Réponse Correcte
d. la réflexion critique.
Explication
La philosophie se distingue des autres sciences non pas par son objet (elle peut traiter de tout), mais par sa méthode spécifique :
La Réflexion Critique (Réponse d) : Contrairement à la connaissance vulgaire qui accepte les choses telles qu'elles apparaissent, la philosophie utilise la réflexion critique. "Réfléchir", c'est opérer un retour de l'esprit sur lui-même et sur ses propres pensées pour les examiner. Le terme "critique" signifie ici un examen rigoureux visant à distinguer le vrai du faux, en ne tenant rien pour vrai sans l'avoir préalablement vérifié par la raison.
But de la démarche : Cette méthode permet de s'affranchir des préjugés, des dogmes et des évidences trompeuses pour atteindre une connaissance plus profonde et justifiée du réel.
Pourquoi les autres options sont incomplètes ou incorrectes :
Critique historique (a) : C'est une méthode spécifique à l'histoire qui vise à vérifier l'authenticité des sources et des témoignages.
Déduction et Induction (b, c) : Ce sont des outils logiques utilisés par la philosophie, mais ils sont aussi (et surtout) les piliers de la démarche scientifique. Ils ne constituent pas à eux seuls la démarche globale de la philosophie.
La synthèse (e) : C'est une étape du raisonnement (rassembler des éléments séparés), mais ce n'est pas la démarche fondamentale qui définit l'ensemble du travail philosophique.
43. Indiquez la proposition qui définit le caractère. Le caractère est :
Réponse Correcte
b. un ensemble de dispositions congénitales.
Explication
En psychologie et en philosophie de l'esprit, le caractère est souvent distingué de l'habitude ou de la personnalité par son origine :
L'innéité (Réponse b) : Le caractère désigne l'ensemble des traits psychologiques et des dispositions congénitales (présentes dès la naissance) qui marquent l'individualité d'une personne. C'est le "noyau" stable de la personnalité qui influence la manière habituelle de réagir aux événements.
Différence avec l'habitude : Contrairement à l'habitude qui est acquise par l'expérience, le caractère est considéré comme une donnée de base de l'individu.
Pourquoi les autres options sont incorrectes :
Option a : Définit le besoin ou le désir lorsqu'il accède à la conscience.
Option c : C'est la définition exacte de l'habitude (disposition acquise par répétition).
Option d : Correspond à la perception ou à la sensation.
Option e : C'est la définition de l'abstraction, une opération purement intellectuelle.
44. Dans la hiérarchisation des êtres chez le muntu décrite par Tempels, les défunts du clan occupent :
✅ Réponse correcte : b. la 2ᵉ place
Explication :
Dans la hiérarchie des forces vitales présentée par Placide Tempels, l’ordre est structuré ainsi :
Dieu — source suprême de la force vitale
Les ancêtres / défunts du clan — intermédiaires spirituels, garants de la continuité du lignage
Les vivants
Les animaux
Les plantes et objets
Les défunts du clan occupent donc la deuxième place, juste après Dieu, car ils sont considérés comme des forces supérieures aux vivants, capables d’influencer la vie du clan.
45. Indiquez le nom du philosophe le plus proche de nous.
Réponse Correcte
b. Sartre
Explication
Pour répondre à cette question, il faut situer chaque philosophe dans l'histoire de la pensée afin d'identifier celui dont la période d'activité est la plus récente par rapport à notre époque :
Jean-Paul Sartre (1905-1980) : Philosophe français, chef de file de l'existentialisme. Il appartient au XXe siècle. C'est lui qui est chronologiquement le plus proche de nous.
Henri Bergson (1859-1941) : Bien qu'il ait vécu au XXe siècle, sa pensée s'est principalement formée à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Il est décédé près de 40 ans avant Sartre.
René Descartes (1596-1650) : Philosophe du XVIIe siècle, considéré comme le père de la philosophie moderne.
Socrate (v. 470-399 av. J.-C.) : Figure emblématique de la philosophie grecque durant l'Antiquité.
Thalès de Milet (v. 624-546 av. J.-C.) : Premier philosophe et savant de la période pré-socratique.
46. En logique, les propositions A – E sont des :
Réponse Correcte
a. contraires
Explication
Dans le carré d'opposition d'Aristote, les relations entre les quatre types de propositions (A, E, I, O) sont strictement définies par leur quantité et leur qualité :
Identification des propositions :
A : Universelle affirmative (ex: "Tous les hommes sont mortels").
E : Universelle négative (ex: "Aucun homme n'est mortel").
La relation de contrariété (Réponse a) : Les propositions A et E sont appelées contraires car elles sont toutes deux universelles mais de qualités opposées (l'une affirme, l'autre nie).
Règle logique : Deux propositions contraires ne peuvent pas être vraies en même temps, mais elles peuvent être toutes les deux fausses. Par exemple, si "Tous les hommes sont sages" est vrai, alors "Aucun homme n'est sage" est nécessairement faux.
Pourquoi les autres assertions sont incorrectes :
Subcontraires (b) : C'est la relation entre les propositions particulières I et O.
Contradictoires (d) : Ce sont les relations en diagonale (A-O et E-I).
Subalternes (e) : C'est la relation verticale entre une universelle et sa particulière correspondante (A-I et E-O).
47. La branche historique qui consiste en l’interprétation des documents s’appelle :
Réponse Correcte
b. l'herméneutique
Explication
L'histoire, en tant que science, utilise diverses méthodes pour donner du sens aux traces du passé :
L'Herméneutique (Réponse b) : Dans le contexte de l'histoire et de la philosophie, l'herméneutique est l'art ou la théorie de l'interprétation. Elle ne s'arrête pas à la simple lecture d'un texte ; elle cherche à en dégager la signification profonde, à comprendre les intentions de l'auteur et à replacer le document dans son contexte culturel et temporel.
Application en histoire : Pour un historien, l'herméneutique est l'outil qui permet de faire "parler" les documents écrits (traités, lettres, chroniques) afin de comprendre la mentalité d'une époque.
Pourquoi les autres options ne correspondent pas :
L'ethnologie (a) : Étudie les peuples et leurs coutumes actuelles ou passées à travers l'observation.
La numismatique (c) : Est la branche qui étudie spécifiquement les monnaies et les médailles.
La géologie (d) : Étudie la composition physique de la Terre, pas les documents humains.
L'esthétique (e) : Est la réflexion philosophique sur le beau et l'art.
48. Pour mieux reconstituer le fait historique, l’historien recourt à :
Réponse Correcte
a. la critique historique.
Explication
La science historique ne se contente pas de raconter des événements ; elle doit prouver leur véracité en utilisant une méthode rigoureuse :
La méthode (Réponse a) : La critique historique est l'outil fondamental de l'historien pour transformer un document ou un témoignage brut en un "fait historique" fiable. Elle se divise généralement en deux étapes :
La critique externe (ou d'authenticité) : Vérifier si le document est vrai, s'il n'est pas un faux, et déterminer sa provenance.
La critique interne (ou de crédibilité) : Analyser le contenu pour savoir si l'auteur a dit la vérité ou s'il s'est trompé.
Le but : Cette démarche est indispensable pour "reconstituer" le passé avec le plus d'objectivité possible, en éliminant les erreurs et les mensonges des sources.
Pourquoi les autres options sont moins appropriées ici :
La réflexion critique (d) : Bien que l'historien réfléchisse, ce terme désigne plus spécifiquement la démarche de la philosophie.
La synthèse (e) : C'est l'étape finale où l'on rassemble les faits, mais elle ne peut se faire sans avoir d'abord utilisé la critique pour valider les éléments à synthétiser.
Déduction et Induction (b, c) : Ce sont des opérations logiques générales utilisées dans toutes les sciences, mais elles ne définissent pas la spécificité du métier d'historien.
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