Question 1
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
1. Indiquez le titre qui convient le mieux à ce texte.
a. La vague technologique.
Explication :
Le choix du titre "La vague technologique" est le plus approprié car il reprend les termes exacts utilisés par les auteurs pour définir le sujet central du texte.
1.Référence directe au texte : Au deuxième paragraphe, les auteurs affirment explicitement : « Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées ».
2.Synthèse du contenu : Le texte ne se contente pas de parler de l'avenir ou d'un monde nouveau de manière vague ; il analyse précisément les deux versants (avantages et risques) de cette mutation technologique actuelle qu'il qualifie de "vague".
3. Pourquoi les autres options sont moins pertinentes :
b. L'avenir de la technologie : Trop généraliste, alors que le texte se focalise sur un moment "décisif" et présent.
c. La mentalité post moderne : Le texte traite d'outils techniques (IA, biotechnologies) et non d'un courant de pensée philosophique ou sociologique.
d. Le nouveau monde : C'est une conséquence possible, mais pas le moteur du changement décrit.
e. Le robot pensant : Trop restrictif, car cela occulte toute la partie sur les biotechnologies et la manipulation du vivant.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
2. Dans la phrase : « Mais en cette heure d’incertitude, une chose est sûre... », la figure de style utilisée est :
Réponse correcte :
d. l’antithèse
Explication :
L'antithèse est une figure de style qui consiste à rapprocher, dans le même énoncé, deux termes ou deux idées qui s'opposent par le sens pour créer un contraste frappant.
1.Identification des termes opposés : Dans le dernier paragraphe du texte, la phrase met en parallèle le mot « incertitude » et l'expression « chose est sûre ».
2.Le contraste : L'auteur oppose le doute général du moment (l'incertitude) à la certitude absolue d'une vérité (le fait que la technologie est imminente). Ce rapprochement de contraires définit précisément l'antithèse.
3. Pourquoi les autres options sont fausses :
a. L'antiphrase : Consiste à dire le contraire de ce que l'on pense (souvent par ironie), ce qui n'est pas le cas ici.
b. L'hyperbole : Désigne une exagération, or ici les termes décrivent simplement un état de fait.
c. La gradation : Est une succession de termes de plus en plus forts (ou faibles), ce qui ne correspond pas à cette structure binaire.
e. L'insistance : N'est pas une figure de style en soi, mais plutôt un effet produit par d'autres procédés (comme la répétition).
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
3. Indiquez la proposition conforme à l’idée de l’auteur.
Réponse correcte :
c. Les technologies comportent des risques et des dérives potentiellement graves.
Explication :
Cette proposition est celle qui reflète le plus fidèlement l'analyse nuancée de l'auteur sur la "vague technologique".
Mise en garde de l'auteur : Tout au long du texte, l'auteur souligne que ces nouvelles technologies sont aussi « effrayantes » qu'exaltantes.
Détail des risques : Le quatrième paragraphe est entièrement consacré aux « risques potentiels tout aussi immenses et profonds ». L'auteur mentionne explicitement :
Des systèmes qui pourraient « échapper à notre contrôle ».
Des « conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers ».
Pourquoi l'option "c" est la meilleure : Elle résume parfaitement l'idée de « périls inconcevables » et de « défis » évoqués dans la conclusion. Bien que l'option e soit proche, le terme « dérives potentiellement graves » de l'option c correspond mieux à l'idée de systèmes échappant au contrôle humain décrite dans le texte.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
4. Dans la phrase : « Certains moments apparaissent comme des tournants où se joue le destin de l'espèce ». Le mot souligné a pour nature :
Réponse correcte :
e. conjonction.
Explication :
Le mot « comme » est un mot polyvalent en français, mais dans ce contexte précis du texte , il remplit une fonction de liaison.
Analyse syntaxique : Dans la phrase citée, « comme » sert à introduire un attribut du sujet ou un complément qui établit une comparaison ou une assimilation entre les « moments » et les « tournants ».
Nature grammaticale : Bien que « comme » puisse être un adverbe dans certains cas, il est classé comme une conjonction de subordination lorsqu'il introduit une comparaison ou une manière. Ici, il relie l'idée des moments à celle des tournants historiques.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. adjectif indéfini : Un adjectif qualifie un nom (comme le mot « Certains » au début de la phrase), ce que « comme » ne fait pas.
b. adverbe d'intensité : Un adverbe d'intensité modifie un adjectif ou un verbe pour en marquer le degré (ex: très, tellement), ce n'est pas le rôle ici.
c. substantif : Un substantif est un nom. « Comme » n'est pas un nom.
d. préposition : Bien que certains dictionnaires acceptent parfois cet usage devant un nom, dans la grammaire scolaire classique souvent utilisée pour l'Exetat, « comme » est prioritairement identifié comme une conjonction.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
5. Indiquez le synonyme du mot souligné dans la phrase : « Le destin de l'humanité est en jeu... ».
Réponse correcte :
b. Avenir
Explication :
Pour trouver le synonyme correct, il faut analyser le sens du mot dans le contexte global du texte de M. Suleyman et M. Bhaskar.
Contexte du texte : Les auteurs parlent d'un « tournant » et de décisions à prendre pour les « années et les décennies à venir ». Ils s'interrogent sur ce que l'humanité va devenir face à la technologie.
Analyse sémantique : Le mot « destin » désigne ici le sort futur de l'espèce humaine, ce qui va lui arriver. Dans ce contexte de prospective technologique, le terme est interchangeable avec « avenir ».
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. Archives : Désigne le passé, alors que le texte est tourné vers le futur.
c. Changement : C'est un processus, mais pas le sort final lui-même.
d. Enjeu : C'est ce que l'on risque de gagner ou de perdre (le texte dit d'ailleurs que le destin est "en jeu"), mais ce n'est pas le synonyme de destin.
e. Tradition : Désigne ce qui est transmis du passé, l'opposé de la notion de rupture technologique traitée ici.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
6.Pour l’auteur, l’essor de l'IA et des biotechnologies menace l’humanité par :
Réponse correcte :
a. Les dégâts considérables qu'elles peuvent engendrer sur la vie.
Explication :
Cette réponse est directement supportée par le quatrième paragraphe du texte, où l'auteur expose les dangers de ces avancées technologiques.
Dangers de l'IA : L'auteur avertit que nous pourrions « créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas ».
Dangers des biotechnologies : Le texte précise qu'en manipulant les composantes de la vie, on pourrait aboutir à des « conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers ».
Synthèse : L'expression « dégâts considérables... sur la vie » de l'option a résume parfaitement ces menaces systémiques et biologiques décrites par les auteurs.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Les options b, d et e listent des avantages ou des objectifs positifs cités dans le texte (curation de maladies, culture, etc.), et non des menaces.
L'option c n'est pas mentionnée explicitement comme une menace dans cet extrait.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
7. Indiquez la vision de l’avenir qui transparaît dans ce texte.
Réponse correcte :
d. L’incertitude et l’espoir.
Explication :
La vision de l'auteur est profondément marquée par une dualité entre le doute face aux risques et l'optimisme face aux progrès possibles.
L'incertitude : Le texte se termine explicitement sur cette notion : « Mais en cette heure d’incertitude, une chose est sûre... ». L'auteur évoque également des « périls inconcevables » et des systèmes qui pourraient échapper à notre contrôle, créant un sentiment d'insécurité quant au futur.
L'espoir : Malgré les craintes, l'auteur décrit un avenir « rempli de possibilités uniques ». Il mentionne la capacité de « percer les secrets de l'univers », de « guérir des maladies » et de créer un « monde plus sain et plus durable » grâce aux biotechnologies.
Synthèse : Le texte ne bascule ni dans le pessimisme total (peur), ni dans l'optimisme aveugle (joie). Il présente un avenir où tout reste à décider, oscillant entre le doute (incertitude) et la promesse de progrès (espoir).
8. Indiquez la fonction grammaticale de la subordonnée soulignée dans la phrase : « Il faut que les léopards de la R.D.C gagnent ce match ».
Réponse correcte :
e. sujet.
Explication :
Pour déterminer la fonction de cette proposition subordonnée, il faut analyser la structure du verbe principal.
Nature du verbe : Le verbe « falloir » est un verbe impersonnel. Il ne se conjugue qu'à la troisième personne du singulier avec le pronom « Il ».
Rôle du pronom « Il » : Dans une tournure impersonnelle, le pronom « Il » est un sujet « apparent » ou « grammatical ». Il ne représente personne ou rien de réel.
Analyse de la subordonnée : Ce qui est réellement "nécessaire" (ce qui doit "être"), c'est l'action décrite dans la subordonnée : « que les léopards de la R.D.C gagnent ce match ».
Fonction Sujet : On appelle cette proposition une subordonnée complétive sujet (ou sujet réel). On peut le vérifier en inversant la phrase (même si c'est lourd) : « Que les léopards gagnent ce match est nécessaire ». C'est bien cette proposition qui accomplit l'action d'être nécessaire.
9. Indiquez le premier romancier congolais.
Réponse correcte :
c. Paul LOMAMI TSHIBANDA.
Explication :
La reconnaissance de Paul Lomami Tshibanda comme premier romancier de la République Démocratique du Congo repose sur la publication de son œuvre majeure à l'époque coloniale.
L'œuvre historique : Paul Lomami Tshibanda est célèbre pour avoir écrit "Ngando" (Le Crocodile), publié en 1948.
Un tournant littéraire : Bien que d'autres formes d'écrits existaient, "Ngando" est considéré par la critique littéraire comme le premier récit long s'apparentant au genre romanesque écrit par un Congolais, marquant ainsi la naissance de la littérature congolaise écrite de langue française.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Zamenga Batukezanga (d) : C'est l'écrivain le plus populaire et le plus lu de la RDC, mais sa carrière a commencé plus tard (années 1970).
Pius Ngandu Nkashama (b) : C'est un immense écrivain et critique, mais il appartient à une génération postérieure.
Faïk Nzuji Madiya (a) et Mweya Tol'ande (e) : Ce sont des figures majeures de la littérature congolaise, notamment en poésie et pour la promotion de la culture, mais elles n'ont pas été les premières à publier un roman.
10. Dans la phrase : « Votre avenir, mes enfants, pour une part, dépend de vous-mêmes ». Le mot souligné exprime :
Réponse correcte :
a. l’identité
Explication :
Le mot « même » (ici au pluriel « mêmes ») est utilisé comme un adjectif ou un pronom qui renforce le pronom personnel auquel il est joint par un trait d'union.
Fonction de renforcement : Dans l'expression « vous-mêmes », le mot « mêmes » sert à insister sur la personne désignée. Il souligne que l'action ou la responsabilité concerne précisément ces personnes-là et personne d'autre.
Notion d'identité : En grammaire, cet usage de « même » renvoie à la notion d'identité (du latin idem). Il confirme que le sujet de l'action est identique à la personne dont on parle, marquant une coïncidence totale entre l'individu et lui-même.
Pourquoi les autres options sont fausses :
b. la singularité : Bien que le mot puisse isoler un groupe, il n'exprime pas ici le fait d'être unique ou bizarre.
c. la totalité quantitative : « Même » peut exprimer la totalité dans d'autres contextes (ex: les mêmes droits pour tous), mais ici il qualifie un pronom personnel.
d. la pluralité : C'est le pronom « vous » qui indique la pluralité, pas le mot « mêmes ».
e. l'indéterminé : Au contraire, « vous-mêmes » est extrêmement précis et déterminé.
11. La figure de style contenue dans la phrase : « Le silence assourdissant envahit la salle. »
Réponse correcte :
b. l’oxymore
Explication :
L'oxymore est une figure de style qui consiste à placer côte à côte deux mots dont le sens est normalement opposé.
Analyse de l'expression : Dans la phrase citée, on trouve le groupe nominal « silence assourdissant ».
Contraste sémantique :
Le silence désigne l'absence totale de bruit.
Assourdissant qualifie un bruit si fort qu'il rend sourd.
Effet produit : En liant ces deux termes contradictoires, l'auteur crée une image forte pour exprimer un silence si pesant ou si frappant qu'il en devient presque douloureux ou frappant, comme un grand bruit. C'est la définition même de l'oxymore.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
1. Indiquez le titre qui convient le mieux à ce texte.
Réponse correcte :
b. Le dilemme majeur du XXIe siècle.
Explication :
Le texte présente une structure argumentative basée sur une dualité (un choix entre deux options difficiles), ce qui définit précisément un dilemme.
La structure "D'un côté / D'un autre côté" : L'auteur oppose systématiquement les avantages « immenses et profonds » (guérir des maladies, percer les secrets de l'univers) aux risques « tout aussi immenses et profonds » (systèmes hors de contrôle, conséquences imprévues pour les écosystèmes).
L'aspect temporel : Le texte précise que nous nous trouvons « aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif », ce qui ancre ce débat dans le XXIe siècle.
La notion de choix : Le cinquième paragraphe affirme : « Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables ». Cette nécessité de choisir entre deux avenirs radicalement opposés fait de la « vague technologique » le dilemme majeur de notre temps.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
2. Dans la phrase : « Grâce à l’IA, nous pourrions percer les secrets de l’univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent (...) et créer de nouvelles formes d’art et de culture qui repoussent les limites de l’imagination », la figure de style utilisée est :
Réponse correcte :
c. la gradation
Explication :
La gradation est une figure de style qui consiste à énumérer des mots ou des expressions selon une progression croissante (en intensité ou en importance) ou décroissante.
Analyse de l'énumération : L'auteur liste les capacités offertes par l'IA dans un ordre de grandeur croissant :
D'abord, la compréhension scientifique (percer les secrets de l'univers).
Ensuite, l'impact direct sur la survie humaine (guérir des maladies).
Enfin, le dépassement des facultés créatrices de l'esprit (créer des formes d'art qui repoussent les limites de l'imagination).
L'effet produit : Cette succession d'exemples de plus en plus puissants souligne l'ampleur du « pouvoir transformateur » mentionné plus haut dans le texte.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. L'antiphrase : Il n'y a pas d'ironie visant à dire le contraire de ce qui est écrit.
b. L'hyperbole : Bien que les termes soient forts, il s'agit d'une énumération de faits potentiels plutôt que d'une exagération purement stylistique.
d. L'antithèse : Cette figure est présente ailleurs dans le texte, mais ce passage précis ne contient pas d'opposition de termes contraires.
e. L'insistance : Ce terme n'est pas une figure de style reconnue dans la nomenclature classique (il s'agit d'un effet, pas d'un procédé).
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
3.Indiquez la proposition conforme à l’idée de l’auteur.
Réponse correcte :
e. Les grandes découvertes modifient profondément l’histoire de l’humanité.
Explication :
Cette proposition reflète l'idée centrale introduite dès le premier paragraphe du texte pour mettre en contexte l'importance de la révolution technologique actuelle.
Référence aux découvertes historiques : L'auteur commence par citer des exemples majeurs comme « la découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité ».
Impact sur l'histoire : Il affirme explicitement que « tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire ».
Lien avec le présent : L'auteur utilise cette base historique pour expliquer que la « vague technologique » actuelle (IA et biotechnologies) est elle aussi un « moment décisif » capable de « remodeler notre monde ». La proposition e synthétise donc parfaitement la vision globale de l'auteur sur le rôle des découvertes majeures dans le destin de l'espèce humaine.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
4.Dans la phrase : « Certains moments apparaissent comme des tournants où se joue le destin de l’espèce ». Le mot souligné a pour nature :
Réponse correcte :
a. adjectif indéfini.
Explication :
Le mot « Certains » est ici utilisé pour qualifier un nom sans en préciser exactement le nombre ou l'identité.
Fonction de qualification : Dans la phrase, « Certains » se rapporte directement au nom « moments ». Il s'accorde en genre (masculin) et en nombre (pluriel) avec ce nom.
Sens indéfini : Il indique une quantité imprécise. On sait qu'il s'agit de plusieurs moments, mais on ne les compte pas et on ne les nomme pas tous précisément. C'est la caractéristique principale de l'adjectif indéfini.
Distinction : S'il était utilisé seul (ex: Certains pensent que...), il serait un pronom indéfini. Mais puisqu'il accompagne le nom « moments », sa nature est bien celle d'un adjectif (souvent appelé déterminant indéfini dans la grammaire moderne).
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
5.Indiquez le synonyme du mot souligné dans la phrase : « ...et nous devons tenir prêts à affronter ses défis ».
Réponse correcte :
d. Enjeu
Explication :
Le choix du synonyme dépend de la compréhension de la situation complexe décrite par les auteurs dans la conclusion du texte.
Contexte de la phrase : La phrase se trouve à la toute fin du texte : « Mais en cette heure d’incertitude... nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis ».
Analyse du mot "Défis" : Dans ce cadre, un défi n'est pas seulement une difficulté, c'est une épreuve qui comporte un risque et un gain potentiel. L'auteur a précédemment écrit : « Le destin de l'humanité est en jeu ».
Pourquoi "Enjeu" est le synonyme : Un enjeu désigne ce que l'on peut gagner ou perdre dans une entreprise ou une situation donnée. Affronter les défis de l'IA et des biotechnologies revient à faire face aux enjeux majeurs (risques de dérives contre progrès médicaux) que ces technologies imposent à notre civilisation.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
6.Pour l’auteur, la contribution la plus marquante de l’IA est :
Réponse correcte :
e. La création des œuvres culturelles et la résolution des mystères scientifiques.
Explication :
La question porte spécifiquement sur la contribution (apport positif) de l'Intelligence Artificielle telle que décrite par les auteurs dans le troisième paragraphe du texte.
Référence au texte : Les auteurs listent les accomplissements majeurs permis par l'IA : « Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers [résolution de mystères scientifiques], guérir des maladies [...] et créer de nouvelles formes d'art et de culture ».
Synthèse de l'option E : Cette option regroupe fidèlement ces deux piliers de la contribution positive de l'IA mentionnés dans l'argumentation : le progrès de la connaissance pure (science) et l'expansion de la créativité (culture).
Pourquoi les autres options sont fausses ou incomplètes :
a. Les dégâts : Cela représente une menace/un risque, pas une "contribution" au sens de progrès.
b. Les opportunités : C'est un terme trop vague et général par rapport à la précision de l'option e.
d. Objectifs médicaux : Le texte attribue principalement la manipulation du vivant pour la santé aux biotechnologies, bien que l'IA y aide aussi.
c. Performances équivalentes : Cette notion d'imitation de l'humain n'est pas le cœur du passage sur les contributions positives.
TEXTE
Dans les annales de notre histoire, certains moments apparaissent comme des tournants où joue le destin de l'espèce. La découverte du feu, l'invention de la roue, la maîtrise de l'électricité, tous ces moments ont transformé la civilisation humaine, modifiant définitivement le cours de l'histoire.
Nous nous trouvons aujourd'hui au seuil d'un nouveau moment décisif, face à la montée d'une vague technologique regroupant l'IA et les biotechnologies avancées. Jamais encore nous n'avons connu de technologies ayant un tel pouvoir transformateur, susceptibles de remodeler notre monde de manière aussi exaltantes qu'effrayantes.
D'un côté, les avantages potentiels de ces technologies sont immenses et profonds. Grâce à l'intelligence artificielle, nous pourrions percer les secrets de l'univers, guérir des maladies dont les traitements nous échappent depuis longtemps et créer de nouvelles formes d'art et de culture qui repoussent les limites de l'imagination. Grâce aux biotechnologies, nous pourrions manipuler le vivant pour lutter contre la maladie et transformer l'agriculture afin de créer un monde plus sain et plus durable.
D'un autre côté, ces technologies comportent des risques potentiels tout aussi immenses et profonds. Avec l'IA, nous pourrions créer des systèmes qui échapperaient à notre contrôle et nous mettraient à la merci d'algorithmes que nous ne comprenons pas. Avec les biotechnologies, nous pourrions manipuler les composantes même de la vie et aboutir à des conséquences imprévues tant pour les individus que pour des écosystèmes tout entiers.
Devant ce tournant, nous devons faire un choix : celui d'un avenir rempli de possibilités uniques ou de périls inconcevables. Le destin de l'humanité est en jeu, et selon les décisions que nous prendrons dans les années et les décennies à venir, nous relèverons le défi posé par ces technologies ou nous succomberons aux dangers qu'elles présentent.
Mais en cette heure d'incertitude, une chose est sûre : l'ère de la technologie avancée est imminente et nous devons nous tenir prêts à affronter ses défis.
M. SULEYMAN & M. BHASKAR.
QUESTION SUR LE TEXTE
7. Indiquez la mesure qui est absente dans ce texte.
Réponse correcte :
a. La nostalgie et la joie.
Explication :
Pour identifier la "mesure absente", il faut analyser les tonalités présentes dans le texte et éliminer celles qui y figurent explicitement.
Pourquoi (b) est présent : L'auteur exprime l'admiration face aux « avantages immenses » et la peur face aux technologies « effrayantes » et aux « périls inconcevables ».
Pourquoi (c) est présent : La responsabilité est évoquée par la nécessité de « faire un choix » et de prendre des « décisions », tandis que la sécurité transparaît dans la volonté de créer un « monde plus sain et plus durable » ou la crainte de perdre le « contrôle ».
Pourquoi (d) est présent : Ce sont les thèmes centraux de la conclusion : « heure d’incertitude » et un avenir rempli de « possibilités uniques » (espoir).
Pourquoi (e) est présent : Le texte a une portée morale (le destin de l'humanité est en jeu) et didactique (il explique l'histoire des technologies pour nous préparer aux défis futurs).
Pourquoi (a) est absent :
Nostalgie : L'auteur ne regrette pas le passé ; il l'utilise uniquement comme point de comparaison pour montrer la progression vers le futur.
Joie : Le texte adopte un ton sérieux et analytique. Bien qu'il parle de progrès « exaltants », il n'exprime jamais un sentiment de joie pure, mais plutôt un optimisme teinté de gravité.
8. Indiquez la fonction grammaticale de la subordonnée soulignée dans la phrase : « Toujours concentrée à ce qu'il dit, elle regarde attentivement ».
Réponse correcte :
a. Complément d’adjectif.
Explication :
Pour identifier la fonction d'une proposition subordonnée, il faut regarder le mot qu'elle complète ou précise.
Identification de l'élément principal : Dans la phrase, le groupe de mots commence par l'adjectif qualificatif « concentrée ».
Rôle de la subordonnée : La proposition « à ce qu'il dit » vient apporter une précision nécessaire à l'adjectif « concentrée ». Elle répond à la question : « Concentrée sur quoi ? » ou « Concentrée à quoi ? ».
Nature de la fonction : Puisque cette subordonnée complète le sens d'un adjectif, sa fonction grammaticale est complément de l'adjectif.
Pourquoi les autres options sont fausses :
b. Complément d'agent : Il se trouve généralement dans une phrase à la forme passive pour désigner qui fait l'action (ex: par le professeur).
c. Complément de nom : Il compléterait un substantif (ex: le livre de mon frère).
d. Complément d'objet direct : Il compléterait directement un verbe d'action sans préposition (ex: Elle regarde le film).
e. Sujet : C'est le pronom « elle » qui est le sujet du verbe « regarde » dans cette phrase.
9. Indiquez l'écrivain congolais qui a écrit : « Le crâne de ma mère ».
Réponse correcte :
d. ZAMENGA BATUKEZANGA.
Explication :
Zamenga Batukezanga (1933-2000) est l'un des écrivains les plus célèbres et les plus prolifiques de la République Démocratique du Congo.
L'œuvre : Le crâne de ma mère, publié en 1989, est un récit poignant qui explore les thèmes de la tradition, de l'identité et du respect des ancêtres dans une société en pleine mutation.
Style de l'auteur : Zamenga est connu pour sa littérature engagée, souvent didactique, qui cherche à réconcilier les valeurs traditionnelles africaines avec la modernité. Son langage est simple et accessible, ce qui a fait de lui l'écrivain le plus populaire du pays.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Faïk Nzuji Madiya (a) est une poétesse et ethno-linguiste reconnue, célèbre pour ses travaux sur les noms et les signes.
Pius Ngandu Nkashama (b) est un romancier et dramaturge dont l'œuvre est plus axée sur la critique politique et historique.
Paul Lomami Tshibanda (c) est l'auteur de Ngando, considéré comme l'un des premiers récits de la littérature congolaise de langue française.
Mweya Tol'ande (e) est une femme de lettres connue pour sa poésie et ses nouvelles explorant la condition féminine.
10. Dans la phrase : « En tout cas, passez me voir un jour quelconque ». Le mot souligné exprime :
Réponse correcte :
e. l’indéterminé.
Explication :
Le mot « quelconque » est un adjectif indéfini qui apporte une nuance précise au nom qu'il qualifie.
Absence de précision : Dans l'expression « un jour quelconque », le locuteur ne fixe aucune date précise. Cela signifie « n'importe quel jour » ou « peu importe le jour ».
Valeur d'indétermination : Par définition, cet adjectif sert à désigner un être ou une chose sans en préciser l'identité ou la nature particulière. Il exprime donc l'indéterminé.
Pourquoi les autres assertions ne conviennent pas :
a. l'identité : Le mot ne marque pas une égalité (comme le ferait "le même jour").
b. la singularité : Bien qu'il s'agisse d'un seul jour, le mot n'insiste pas sur son caractère unique ou exceptionnel.
c. la totalité quantitative : Il ne désigne pas l'ensemble des jours.
d. la pluralité : Le mot est ici au singulier et ne désigne qu'une seule unité non précisée.
11. La figure de style contenue dans la phrase : « Le vent hurlait sa colère. »
Réponse correcte :
c. la personnification
Explication :
La personnification est une figure de style qui consiste à attribuer des traits, des sentiments ou des comportements humains à une chose inanimée ou à un animal.
Attribution de traits humains : Dans cette phrase, le sujet est « le vent » (un phénomène naturel inanimé).
Verbe et sentiment : On lui prête l'action de « hurler » et le sentiment de la « colère », qui sont des caractéristiques propres aux êtres humains.
Effet produit : Ce procédé permet de rendre la description de la tempête plus vivante, plus dramatique et plus expressive en lui donnant une intention humaine.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
1. Indiquez l’objectif réel poursuivi par l’auteur dans ce texte.
Réponse correcte :
c. Dénoncer l’acte posé par le colonisateur.
Explication :
L'objectif réel de l'auteur se manifeste à travers le ton polémique et le vocabulaire extrêmement fort utilisé tout au long de son argumentation pour condamner le passé colonial.
L'utilisation d'un lexique de condamnation : L'auteur refuse les euphémismes et qualifie explicitement l'action du colonisateur de « vol », de « pillage », de « rapine » et de « vol qualifié ».
La gravité des accusations : Il va au-delà de la simple critique en qualifiant cet acte de « crime d'humanité d'ordre culturel et économique » et de « spoliation culturelle génocidaire ».
La dénonciation de l'intention : L'auteur dénonce la volonté du colonisateur d'effacer la conscience culturelle des Africains et de détruire leur sentiment de posséder une histoire honorable.
Pourquoi les autres options sont secondaires : Bien que l'auteur mentionne la morale (b) ou les droits de propriété (d), ces éléments ne sont que des arguments au service de son but principal : la dénonciation vigoureuse et publique de l'acte colonial.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
2. Après la lecture minutieuse, relevez le sentiment qui se dégage chez les africains.
Réponse correcte :
b. L’humiliation.
Explication :
Le texte souligne que le pillage des œuvres d'art n'était pas seulement un vol matériel, mais une attaque délibérée contre la dignité et l'image de soi des peuples colonisés.
Destruction de l'estime de soi : L'auteur explique que cet acte visait l'« effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ».
Infériorisation systématique : Le texte mentionne que les peuples africains étaient considérés par les pillards comme « sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur ».
Le poids de l'insupportable : L'auteur qualifie la réalité de ce pillage d'« insupportable, ni humainement ni moralement ». Ce sentiment d'être spolié de son histoire et de voir ses richesses culturelles faire la « fierté » et la « prospérité » des pays receleurs (les anciens colonisateurs) traduit un profond sentiment d'humiliation historique et culturelle.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
3. Démontrer par un argument du texte qu’il se dégage derrière ce vol ou pillage des arts africains une action totalement préméditée.
Réponse correcte :
d. Effacer chez l’africain le sentiment d’avoir produit les œuvres d’art.
Explication :
L'auteur démontre que le pillage n'était pas un simple acte de cupidité spontané, mais une stratégie de domination culturelle pensée à l'avance (préméditée).
L'intention psychologique : Le texte affirme explicitement que cette spoliation est une « volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ».
L'objectif de destruction identitaire : La préméditation réside dans la « volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire ». En enlevant les preuves matérielles du génie africain, le colonisateur cherchait à justifier son discours sur l'absence de civilisation en Afrique.
La conscience de la valeur : L'auteur précise que les « voleurs » avaient « pleine conscience de la valeur de ces biens ». Ils n'ont pas pris ces objets par hasard ; ils les ont choisis systématiquement pour leur importance artistique et spirituelle afin de déposséder les peuples de leur « philosophie de vie stabilisatrice ».
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
4.Indiquez l’élément déclencheur du pillage des œuvres d’art africain par le colonisateur.
Réponse correcte :
a. Beauté, envie et désir d’acquérir les œuvres d’art africain.
Explication :
L'« élément déclencheur » désigne la cause initiale ou l'impulsion qui a mené à l'acte de pillage.
Référence au premier paragraphe : L'auteur explique que l'œuvre d'art, par nature, attire le regard. Il précise explicitement : « Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art... ».
L'impulsion du vol : C'est cette attirance irrésistible pour la qualité esthétique des objets qui a poussé les colonisateurs à s'en emparer. L'auteur confirme plus loin que les « voleurs » avaient une « pleine conscience de la valeur de ces biens », tant artistique qu'économique.
Distinction entre cause et conséquence : Les options b et c représentent les objectifs idéologiques ou les résultats du pillage, mais c'est bien la beauté et l'envie (option a) qui constituent le moteur initial de l'appropriation illicite.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
5. Indiquez le titre qui convient à ce texte.
Réponse correcte :
c. La restitution des œuvres d’art.
Explication :
Le titre le plus approprié est celui qui englobe l'intégralité de la problématique soulevée par l'auteur, du début à la fin du texte.
La question centrale : Le texte s'ouvre sur une question directe qui pose le cadre du débat : « Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? ».
L'unité thématique : Tout le développement qui suit (la définition de la propriété, la dénonciation du vol, l'analyse de la valeur des objets) sert à argumenter en faveur de l'illégitimité de la possession actuelle par les pays occidentaux.
L'aboutissement logique : Bien que l'auteur parle de "vol" ou de "pillage", le but ultime de sa réflexion est de répondre à la problématique de la restitution. Les autres titres sont soit trop restrictifs (le vol n'est qu'un constat), soit trop larges (le malheur de la colonisation dépasse le cadre artistique)
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
6. Ce texte peut être classé parmi les œuvres qui :
Réponse correcte :
b. favorisent l’éveil de la conscience.
Explication :
Bien que le texte traite du passé colonial, sa finalité profonde est de transformer la perception actuelle du lecteur africain sur sa propre identité et son patrimoine.
Récupération de l'estime de soi : L'auteur dénonce la « volonté d'effacement » de la dignité africaine par le colonisateur. En expliquant que ces œuvres sont des « œuvres d'intelligence » et des « richesses culturelles dignes et honorables », il incite le lecteur africain à reprendre conscience de son génie créateur.
Sortir de l'aliénation : Le texte combat l'idée préconçue selon laquelle les Africains étaient « sauvages » ou « incapables de créer ». En mettant en lumière la « pleine conscience » qu'avaient les pillards de la valeur de ces objets, il pousse les peuples spoliés à un éveil de la conscience sur la valeur réelle de leur histoire et de leur héritage.
Engagement intellectuel : Publié dans "Congo – Afrique", ce type de texte académique et militant vise à éduquer les masses et les élites pour qu'elles se sentent investies d'une mission de réappropriation culturelle et morale.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
7. Dans le texte, découvrez le mot qui signifie « Personne qui garde en possession un objet cambrioler par un autre ».
Réponse correcte :
c. Receleur
Explication :
La définition fournie correspond exactement au terme juridique et usuel de « receleur ».
Référence au texte : L'auteur utilise ce terme au quatrième paragraphe pour désigner les pays occidentaux qui détiennent les œuvres : « Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs ».
Analyse du terme : Le recel est l'action de détenir, de cacher ou de transmettre une chose en sachant qu'elle provient d'un crime ou d'un délit (comme un vol ou un pillage). Le receleur est donc celui qui profite du bien volé par un autre.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. Producteur : C'est celui qui a créé l'œuvre (l'artiste africain).
b. Spoliateur : C'est celui qui dépossède autrui par la force ou la ruse. Bien que proche, le texte utilise spécifiquement "receleur" pour ceux qui gardent les objets.
d. Philosophe : Ce terme désigne un penseur et n'a aucun lien avec la possession d'objets volés.
e. Colonisateur : C'est celui qui établit une colonie. S'il a commis le vol, il est le voleur ; s'il garde le bien, il devient receleur, mais la définition spécifique de la question vise le terme technique "receleur".
8. Identifiez la phrase qui introduit un pléonasme.
Réponse correcte :
a. Jean a fait une hémorragie de sang très grave.
Explication :
Le pléonasme est une figure de style qui consiste à répéter des termes ayant la même signification afin de renforcer une idée, mais qui est souvent considéré comme une maladresse (fautive) lorsqu'il n'apporte rien de nouveau à la compréhension.
Analyse de l'option (a) : Le mot « hémorragie » vient du grec haïma (sang) et rhêgnuni (rompre/jaillir). Par définition médicale et étymologique, une hémorragie est un « épanchement de sang ».
La répétition inutile : En disant « hémorragie de sang », on répète deux fois la même idée. Puisqu'il ne peut pas y avoir d'hémorragie d'un autre liquide que le sang, le complément « de sang » est superflu et constitue donc un pléonasme.
Pourquoi les autres phrases sont correctes :
b, d, e : Ces phrases utilisent des structures d'emphase (comme « ce que... c'est » ou la répétition du sujet « il... le Seigneur »), mais ce ne sont pas des pléonasmes lexicaux fautifs.
c : Il s'agit d'une simple interrogation avec une précision temporelle.
9. Indiquez le verbe qui exprime la pensée contenue dans l’expression : « Prendre un pot de vin ».
Réponse correcte :
b. corrompre
Explication :
L'expression « pot-de-vin » est une métaphore courante dans la langue française pour désigner une pratique illégale ou malhonnête.
Sens figuré : Bien qu'autrefois le terme désignait littéralement un pourboire donné pour boire à la santé de quelqu'un, il signifie aujourd'hui une somme d'argent (ou un cadeau) versée clandestinement à une personne pour obtenir un avantage injuste ou une faveur.
Lien avec la corruption : Le verbe « corrompre » signifie inciter quelqu'un à agir contre son devoir par des dons ou des promesses. Par conséquent, offrir ou accepter un pot-de-vin est l'acte même de la corruption.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. Se réjouir : On peut se réjouir d'un cadeau légitime, mais l'expression "pot-de-vin" porte une charge négative liée à la fraude.
c. S'irriter : C'est un sentiment de colère qui n'a pas de lien direct avec l'aspect transactionnel de l'expression.
d. Pardonner : C'est l'acte d'effacer une faute, ce qui est l'opposé de commettre une faute de corruption.
e. Échanger : Trop vague ; un pot-de-vin est un échange, mais un échange spécifiquement illicite visant la corruption.
10. Découvrez en français, l'expression qui désigne la perte du toucher chez l'homme.
Réponse correcte :
d. Anesthésie
Explication :
Pour répondre correctement, il faut identifier le sens de chaque terme lié à la perte d'un sens spécifique :
L'anesthésie (Réponse d) : Étymologiquement, ce mot vient du grec anaisthêsia (insensibilité). Dans le langage médical courant, l'anesthésie désigne la perte de la sensibilité, et plus particulièrement la perte du toucher ou de la sensation de douleur.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. Agueusie : Désigne la perte du sens du goût.
b. Anosmie : Désigne la perte de l'odorat.
c. Surdité : Désigne la perte de l'ouïe.
e. Cécité : Désigne la perte de la vue.
11. L’écrivain congolais qui, en 1948, reçut le prix littéraire de la foire coloniale à Bruxelles se nomme :
Réponse correcte :
b. Paul Lomami Tshibamba.
Explication :
Cet événement est une date charnière pour la littérature de la République Démocratique du Congo (à l'époque Congo Belge).
L'auteur et l'œuvre : Paul Lomami Tshibamba (1914-1985) est l'un des pionniers de la littérature congolaise de langue française.
Le prix : En 1948, il participe au concours littéraire de la Foire coloniale de Bruxelles. Son récit intitulé "Ngando" (Le Crocodile) remporte le premier prix.
Importance historique : C'est la première fois qu'un écrivain noir du Congo Belge recevait une telle distinction en Europe. L'œuvre mélange réalisme et fantastique africain, narrant l'histoire d'un enfant enlevé par un crocodile dans le fleuve.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Antoine Roger Bolamba (a) est un poète célèbre (Esanzo), mais sa reconnaissance majeure est venue plus tard avec le courant de la négritude.
Zamenga Batukezanga (c) a commencé à publier beaucoup plus tard, vers les années 1970.
Mudimbe (d) et Ngaal (e) appartiennent à une génération plus tardive d'écrivains et d'universitaires (post-indépendance).
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
1. Indiquez l’objectif réel poursuivi par l’auteur dans ce texte.
Réponse correcte :
d. Démontrer le caractère irrégulier de l’acquisition des œuvres d’art.
Explication :
L'auteur construit toute son argumentation pour prouver que le transfert des œuvres d'Afrique vers l'Occident ne repose sur aucune base légale ou éthique valable.
Dénonciation de la méthode d'acquisition : L'auteur insiste sur le fait que tout bien n'ayant pas été acquis par des « procédures humainement acceptables » et des « échanges volontaires » est illégitime.
Usage d'un vocabulaire de l'irrégularité : Pour qualifier cette acquisition, il utilise des termes tels que « vol qualifié », « pillage », « rapine » et « spoliation ». Ces mots servent à démontrer que l'acte initial est un crime et non une transaction régulière.
Réfutation de la possession actuelle : En soulignant que l'objet d'art appartient de droit à son producteur (sauf cession volontaire), il démontre que la détention actuelle par les « pays receleurs » est irrégulière et « inacceptable » selon les lois de toute société civilisée.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
2. Après la lecture minutieuse, relevez ce que l’africain a enduré.
Réponse correcte :
b. L’humiliation.
Explication :
Le texte met en lumière la dimension psychologique et morale de la spoliation des œuvres d'art, qui va bien au-delà d'une simple perte matérielle.
L'attaque contre la dignité : L'auteur qualifie la réalité du pillage d'« insupportable, ni humainement ni moralement ». Ce caractère insupportable engendre un sentiment profond d'humiliation car il touche à l'essence même de l'identité d'un peuple.
Le mépris du colonisateur : Le texte mentionne que les peuples africains étaient considérés par les pillards comme « sauvages, primitifs, non civilisés ». Endurer un tel jugement tout en se faisant voler ses propres richesses intellectuelles constitue une humiliation historique majeure.
La dépossession de l'histoire : L'auteur explique que le but était la « destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire ». Le fait de voir son patrimoine faire « la fierté » et « la prospérité » des pays qui vous ont méprisé est la définition même de ce que les Africains ont dû endurer : une spoliation humiliante.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
Prof Elie. P. NGOMA BINDA, Congo – Afrique n°535, 2019.
QUESTION SUR LE TEXTE :
3. Démontrer par un argument du texte qu’il se dégage derrière ce vol ou pillage des arts africains une action totalement préméditée.
Réponse correcte :
c. Effacer et faire oublier l’histoire africaine.
Explication :
L'auteur soutient que le pillage des œuvres d'art n'était pas une simple accumulation de richesses, mais un acte prémédité visant à détruire l'identité culturelle des peuples colonisés.
L'intention de destruction identitaire : L'auteur définit ce pillage comme une « spoliation culturelle génocidaire » dont l'objectif est la « volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire ».
L'effacement de la conscience : Le texte précise que cet acte visait l'« effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ».
La préméditation par la dévalorisation : En emportant les richesses culturelles tout en traitant les créateurs de « sauvages » ou « incapables de créer », les pillards agissaient selon un plan visant à ôter à l'Africain sa « philosophie de vie » et son passé honorable.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
4. Indiquez l’élément déclencheur du pillage des œuvres d’art africain par le colonisateur.
Réponse correcte :
e. Restituer à l’Afrique ses œuvres pillées par le colonisateur.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
5.Indiquez l’objectif réel poursuivi par l’auteur dans ce texte.
Réponse correcte :
c. Dénoncer l’acte posé par le colonisateur.
Explication :
L'ensemble du texte est construit comme un réquisitoire contre le pillage culturel. L'auteur ne se contente pas de décrire les faits, il les juge sévèrement :
Usage de termes accusateurs : L'auteur qualifie l'acte du colonisateur de « crime d'humanité d'ordre culturel et économique », de « spoliation culturelle génocidaire », de « rapine » et de « vol qualifié ». Ces termes servent explicitement à dénoncer la gravité de l'action passée.
Remise en question de la légitimité : L'auteur affirme que l'acte est « moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée ». Son but est de montrer que l'acquisition de ces œuvres par les pays occidentaux est totalement illégitime.
Mise en évidence de la préméditation : En expliquant que les pillards avaient « pleine conscience de la valeur de ces biens » tout en traitant les Africains de « sauvages », il dénonce l'hypocrisie et la violence systémique du système colonial.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
5. Indiquez le titre qui convient à ce texte.
Réponse correcte :
e. Restitution des œuvres d’art africain.
Explication :
Le titre d'un texte doit refléter l'idée maîtresse ou le but ultime de l'auteur.
L'ouverture du texte : L'auteur pose d'emblée la question centrale : « Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? ». Tout le texte est une réponse argumentée à cette question.
L'aboutissement de l'argumentation : En démontrant que ces œuvres sont des « biens d'intelligence » et que leur acquisition était un « vol qualifié », l'auteur justifie logiquement la nécessité de leur restitution.
Pourquoi pas l'option "d" ? : Bien que le texte décrive effectivement une Afrique « humiliée et pillée », ce n'est qu'un constat de départ. L'objectif, le titre "action", c'est la revendication de la restitution.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
6. Ce texte peut être classé parmi les œuvres qui :
Réponse correcte :
d. soulèvent le contentieux colonial.
Explication :
Un « contentieux » est un litige ou une dispute juridique et morale non réglée entre deux parties.
Un litige non résolu : Le texte se concentre sur une question de droit et de propriété : à qui appartiennent les œuvres d'art africain ?. En qualifiant le pillage de « vol qualifié » et de « crime d'humanité », l'auteur réveille une affaire qui n'a jamais été légalement ou moralement classée entre l'Afrique et l'Occident.
La nature de l'argumentation : L'auteur utilise un langage juridique et éthique pour démontrer que la possession actuelle par les pays receleurs est « inacceptable » et « punissable ». Cela constitue l'essence même d'un contentieux colonial : une réclamation formelle basée sur une injustice historique.
Pourquoi pas les autres options ? :
L'option a est trop militante ; l'auteur analyse plus qu'il ne "lutte" physiquement.
L'option b est techniquement incorrecte ; le texte appelle à la justice, pas à la création d'une règle de jurisprudence spécifique.
L'option e est trop restrictive ; le texte ne fait pas que "rappeler" les dégâts, il exige une action concrète : la restitution.
TEXTE
Faut-il oui ou non restituer à l'Afrique ses œuvres d'art pillées par le colonisateur ? L'art est un bien culturel, économique. Et il est de l'œuvre d'art connue il en est de tous les autres biens, matériels ou spirituels : elle a un propriétaire. Même si, du fait de sa beauté, elle est admirée, enviée et désirée par tous les amoureux de l'art, son producteur est et reste son propriétaire, à moins que l'œuvre ait été produite sous commande d'une autre personne, ou encore, à moins que le producteur de l'œuvre l'ait vendue ou cédée à autrui, volontairement et en toute connaissance de cause. Œuvre d'intelligence résultant d'un travail de grand effort, l'objet d'art appartient et doit appartenir, de toute évidence, à son producteur...
Des milliers d'œuvres d'art ont été volées aux peuples africains par les colonisateurs. Une telle réalité est insupportable, ni humainement ni moralement, en tant qu'elle est, de toute évidence et, ni plus ni moins, un crime d'humanité d'ordre culturel et économique. Elle est, en fait, une spoliation culturelle génocidaire comme volonté d'effacement, dans la conscience du colonisé de tout sentiment d'avoir produit de l'art digne d'admiration ; et comme, au-delà du pillage lucratif d'ordre économique, volonté de destruction complète chez les autres du sentiment de posséder une histoire, une richesse culturelle digne et honorable, en tant qu'elle est chargée de sens spirituel et de philosophie de vie stabilisatrice des mœurs et des sociétés humaines.
On reprochera sans doute une certaine virulence injuste dans les mots « vol » et « pillage » utilisés dans ce débat. Mais la discussion centrée sur la qualité de l'acte posé – en emportant les biens culturels africains vers les pays occidentaux – me semble futile. Il doit être clair pour tous que tout bien qui n'aura pas été acquis suivant les procédures humainement acceptables et régulièrement appliquées dans les échanges volontaires est tout à fait illégitime et inacceptable. N'en déplaise à la honte que cela implique, un tel acte est bel et bien de la rapine, du pillage, ou encore du vol qualifié. Il est un acte moralement et humainement répréhensible, et punissable selon les prescrits de toute société se voulant civilisée. Les conventions internationales ont dû stipuler que les biens d'autrui « innocents et inoffensifs » (églises, musées, monuments, hôpitaux, etc) doivent être protégés du vandalisme et de tout pillage.
Ces œuvres emportées font la fierté de ces villes, et la prospérité économique de ces pays receleurs. Si ces objets d'arts matériels et spirituels ont été volés, et en une qualité aussi importante, c'est parce les « voleurs » avaient bel et bien la pleine conscience de la valeur de ces biens, une valeur aussi bien artistique qu’économique. La très grande qualité de ces œuvres emportées impose de considérer le fait non comme un simple vol mais plutôt comme un pillage systématique des richesses d’autrui, des biens de valeur de ces peuples pourtant considérés, par ces mêmes pillards, comme sauvages, primitifs, non civilisés et incapables de créer un quelconque bien de valeur...
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QUESTION SUR LE TEXTE :
7. Dans le texte, découvrez un mot qui signifie « Personne qui conçoit et qui réalise quelque chose ».
Réponse correcte :
a. Producteur
Explication :
La définition donnée dans la question correspond au rôle de l'auteur d'une œuvre.
Analyse du terme "Producteur" : Dans le contexte de l'art, le producteur est celui qui engendre l'œuvre par son intelligence et son travail. L'auteur du texte utilise d'ailleurs ce terme pour désigner l'artiste africain original, affirmant que l'objet d'art appartient de droit à son producteur.
Pourquoi les autres options sont fausses :
b. Spoliateur : C'est celui qui dépossède violemment quelqu'un de ce qu'il possède.
c. Receleur : C'est celui qui garde ou cache un objet qu'il sait avoir été volé par un autre.
d. Philosophe : C'est un penseur, pas nécessairement un créateur d'objets matériels.
e. Colonisateur : C'est celui qui occupe et exploite un territoire étranger.
8. Identifiez la phrase qui introduit une mise en relief.
Réponse correcte :
b. Ce que je craignais, c’est qu’elle revienne vers moi.
Explication :
La mise en relief est un procédé syntaxique qui permet d'insister sur un élément de la phrase pour le mettre en valeur.
L'utilisation de présentatifs : La structure la plus courante pour la mise en relief utilise des outils appelés "extractions" ou "dislocations". Dans l'option b, on utilise le présentatif composé "Ce que... c'est...".
Analyse de la structure : Au lieu de dire simplement "Je craignais qu'elle revienne vers moi", la phrase est découpée pour isoler l'objet de la crainte. Cela force l'attention du lecteur ou de l'auditeur sur l'élément extrait (le retour de la personne).
Pourquoi les autres options sont différentes :
a : Contient un pléonasme ("hémorragie de sang"), ce qui est une faute de style et non une mise en relief volontaire.
c : Est une simple phrase interrogative suivie d'une précision.
d : Utilise une répétition du sujet ("il... le Seigneur Dieu"), ce qui est une forme d'emphase par dislocation, mais l'option b avec son présentatif complet est la structure de mise en relief par excellence dans les épreuves de français.
e : Est une phrase exclamative familière sans structure de mise en relief formelle.
9. Indiquez le verbe qui exprime la pensée contenue dans l’expression : « Tailler une bavette ».
Réponse correcte :
e. échanger.
Explication :
L'expression « tailler une bavette » est une locution familière très ancienne qui appartient au registre de la communication.
Sens figuré : Elle signifie bavarder, discuter longuement ou échanger des propos familiers avec quelqu'un. On l'utilise souvent pour décrire une conversation plaisante et sans but précis, simplement pour le plaisir de la compagnie.
Origine étymologique : Le mot « bavette » vient de « bave ». Au XVIIe siècle, il désignait le morceau de tissu que l'on mettait sous le menton des enfants, mais aussi, par extension, la langue ou la lèvre. « Tailler » signifie ici découper ou faire bouger. Ainsi, faire bouger sa "bavette" (sa langue), c'est parler.
Pourquoi les autres options sont fausses :
a. Se réjouir : On peut tailler une bavette avec joie, mais l'expression décrit l'action de parler, pas le sentiment.
b. Corrompre : Il ne faut pas confondre avec l'expression « donner un pot-de-vin ».
c. S'irriter : L'expression évoque plutôt une discussion détendue qu'une dispute.
d. Pardonner : Aucun rapport avec l'action de discuter.
10. Découvrez en français, l’expression qui désigne la perte de l’odorat chez l’homme.
Réponse correcte :
b. Anosmie
Explication :
Pour ne plus te tromper entre ces termes techniques, voici la correspondance exacte pour chaque sens :
L'anosmie (Réponse b) : C'est le terme médical précis pour désigner la perte totale de l'odorat. Elle peut être temporaire (comme lors d'un rhume ou du Covid-19) ou permanente.
Rappel des autres termes pour comparaison :
Agueusie : Perte du goût.
Surdité : Perte de l'ouïe.
Anesthésie : Perte de la sensibilité ou du toucher.
Cécité : Perte de la vue.
11. L'écrivain congolais qui, avant les indépendances, avait lu et diffusé la négritude se nomme :
Réponse correcte :
a. Antoine Roger Bolamba.
Explication :
Antoine Roger Bolamba (1913-2002) occupe une place unique dans l'histoire littéraire de la République Démocratique du Congo.
Le précurseur de la Négritude : Il est considéré comme le premier écrivain congolais à avoir adopté et diffusé les thèmes de la négritude au Congo belge. Son recueil de poèmes le plus célèbre, Esanzo : Chants pour mon pays (publié en 1955 avec une préface de Léopold Sédar Senghor), est le symbole de cette adhésion au mouvement.
Avant les indépendances : Dès les années 1940 et 1950, à travers son travail de journaliste et de poète, il a lutté pour la reconnaissance de l'identité culturelle noire face au système colonial.
Pourquoi les autres options sont fausses :
Paul Lomami Tshibamba (b) est un contemporain, mais son œuvre majeure (Ngando) est davantage centrée sur le merveilleux et la critique sociale que sur les concepts théoriques de la négritude.
Zamenga Batukezanga (c), Mudimbe (d) et Ngaal (e) appartiennent à des générations post-indépendance ou se sont illustrés plus tard avec des approches philosophiques et sociologiques différentes.
12.La forme verbale de « Tenir » conjugué à la première personne du singulier du conditionnel présent est :
Réponse correcte :
c. tiendrais
Explication :
Pour trouver la bonne forme, il faut appliquer les règles de formation du conditionnel présent :
Règle de formation : Le conditionnel présent se forme sur le radical du futur simple auquel on ajoute les terminaisons de l'imparfait (-ais, -ais, -ait, -ions, -iez, -aient).
Application au verbe « Tenir » :
Le radical du futur simple est tiendr- (Ex : je tiendr-ai).
La terminaison de l'imparfait pour la 1ère personne du singulier (« je ») est -ais.
En combinant les deux, on obtient : je tiendrais.
Analyse des autres options :
a. tins : Passé simple (1ère personne du singulier).
b. tienne : Subjonctif présent (1ère ou 3ème personne du singulier).
d. tenais : Imparfait de l'indicatif.
e. tiendrai : Futur simple de l'indicatif (la terminaison est -ai, sans le -s final du conditionnel).
13.Indiquez la nature de la proposition soulignée dans la phrase suivante : « Je pense bien, je déclare haut et je confirme sans ambages que la vie n’est guère facile dans ce bas monde où nous vivons si naturellement ».
Réponse correcte :
e. Proposition principale juxtaposée.
Explication :
Pour identifier correctement la nature de cette proposition, il faut analyser la structure de la phrase complexe :
Une proposition principale : La partie soulignée « je confirme sans ambages » est une proposition principale car elle commande la proposition subordonnée qui suit (« que la vie n'est guère facile... »). Elle peut exister grammaticalement sans la subordonnée, mais la subordonnée ne peut pas exister sans elle.
Le lien de juxtaposition : Cette proposition est reliée aux deux propositions précédentes (« Je pense bien » et « je déclare haut ») uniquement par une conjonction de coordination "et" qui lie ici une série de verbes ou de propositions de même nature. Cependant, dans la structure globale de l'énumération (« Je pense bien , je déclare haut et je confirme... »), les membres de la phrase sont placés les uns à côté des autres.
Pourquoi "juxtaposée" ? : Bien qu'il y ait un "et", dans les épreuves de l'EXETAT, lorsque plusieurs propositions principales se succèdent pour introduire une même idée ou une même subordonnée complétive, elles sont souvent considérées comme des principales juxtaposées (ou coordonnées si l'on insiste sur le "et"). Ici, l'absence de mot de liaison entre les deux premières et l'équilibre de la phrase privilégient la classification de principale.
14. Désignez l’écrivain négro-africain, auteur de cette déclaration : « En Afrique, si un vieillard meurt, c’est toute une bibliothèque qui brûle ».
Réponse correcte :
b. Amadou Hampate Bâ.
Explication :
Cette citation est l'une des plus célèbres de la littérature africaine et du patrimoine mondial.
L'origine du propos : L'écrivain et ethnologue malien Amadou Hampâté Bâ a prononcé cette phrase (ou une variante très proche) lors d'un discours à l'UNESCO en 1960.
La défense de l'oralité : À travers cette métaphore, l'auteur souligne l'importance vitale de la tradition orale en Afrique. Dans les sociétés où l'histoire et les connaissances ne sont pas toujours consignées par écrit, les "anciens" (les vieillards) sont les détenteurs et les gardiens de la mémoire collective, de la sagesse et des coutumes.
Le sens de la métaphore : La "bibliothèque qui brûle" représente la perte irréparable d'un savoir ancestral qui disparaît avec la mort de celui qui ne l'a pas encore transmis à la génération suivante.
Analyse des autres auteurs :
René Maran est connu pour Batouala, le premier prix Goncourt noir.
W.E.B. Dubois et Marcus Garvey sont des figures majeures du panafricanisme américain.
Léopold Sédar Senghor est le chantre de la Négritude, mais il n'est pas l'auteur de cette sentence spécifique sur les bibliothèques vivantes.
15. Dans la phrase : « C’est de ces femmes.... ma sœur parlait ». Les pointillés peuvent être remplacés par le pronom relatif :
Réponse correcte :
a. dont
Explication :
Pour choisir le bon pronom relatif, il faut identifier la préposition utilisée par le verbe de la proposition subordonnée.
Analyse du verbe : Le verbe de la phrase est « parler ». La construction habituelle est « parler de quelqu'un » ou « parler de quelque chose ».
Fonction du pronom relatif : Le pronom doit remplacer le complément d'objet indirect introduit par la préposition « de » (ici : « de ces femmes »).
Règle grammaticale : Le pronom relatif « dont » est spécifiquement utilisé pour remplacer un antécédent complété par la préposition « de ».
La phrase complète devient donc : « C’est de ces femmes dont ma sœur parlait ».
Pourquoi les autres options sont fausses :
b. que : Remplace un complément d'objet direct (COD). On ne dit pas « parler ces femmes ».
c, d, e : Ces pronoms utilisent la préposition « à » (à qui, auxquelles). Ils seraient corrects si le verbe était « s'adresser à » ou « plaire à », mais pas avec le verbe « parler de ».
16.L’expression française : « Etre les moutons de panurge » signifie :
Réponse correcte :
d. faire le suiviste.
Explication :
L'expression « être un mouton de Panurge » est utilisée pour désigner une personne qui imite bêtement les autres ou qui suit le mouvement de la foule sans réfléchir par elle-même.
Origine littéraire : Cette expression vient du célèbre écrivain français François Rabelais dans son livre Quart Livre (1552). Dans l'histoire, le personnage de Panurge, pour se venger d'un marchand de moutons nommé Dindenault, lui achète son plus beau bélier et le jette à la mer. 2. Comportement animalier : Le reste du troupeau, poussé par un instinct grégaire aveugle, saute par-dessus bord à la suite du premier mouton et finit par se noyer avec le marchand qui tentait de les retenir.
Sens moderne : Aujourd'hui, « faire le suiviste » (option d) signifie manquer de personnalité ou d'esprit critique en se conformant aveuglément à l'opinion ou au comportement de la majorité.