Question 1
1.Indiquez la phase de la volonté qui consiste à peser le pour et le contre pour apprécier la meilleure action .
Réponse :
e. La délibération
La délibération est la phase où le sujet analyse les différentes options, évalue les avantages et les inconvénients, et réfléchit avant de prendre une décision. C’est une étape essentielle du processus volontaire, précédant la décision et l’exécution.
2. Indiquez la phase de la volonté de l’acte achevé, de la mise en action :
Réponse :
a. L’exécution
La phase d’exécution correspond au moment où la volonté se traduit en action concrète. Après avoir délibéré, décidé et conçu l’acte, le sujet passe à sa réalisation effective, ce qui marque l’achèvement du processus volontaire.
3. Indiquez la phase de la volonté qui consiste à se représenter l'acte :
Réponse :
c. La conception
La conception est la phase où le sujet imagine et visualise l’acte à accomplir, en le représentant mentalement. Elle précède la délibération et la décision, et permet de formuler l’intention de l’action. C’est une étape clé dans le processus volontaire.
4. Indiquez la phase de la volonté qui est l’étape du choix entre des possibilités :
Réponse :
d. La décision
La décision est la phase où le sujet choisit une option parmi plusieurs, après avoir délibéré. C’est le moment où la volonté s’affirme par un engagement clair vers une action déterminée. Elle précède l’exécution et marque le passage de l’intention à l’acte.
5. L’instinct qui pousse l’individu vers le sexe opposé pour la reproduction est dit :
Réponse :
e. Sexuel
L’instinct sexuel est une pulsion naturelle qui oriente les individus vers le sexe opposé dans le but de la reproduction. Il fait partie des instincts fondamentaux chez les êtres vivants, au même titre que les instincts de survie ou de défense
6. L’oiseau qui recherche de la nourriture traduit l’instinct :
Réponse :
a. Alimentaire
Le comportement de l’oiseau qui cherche de la nourriture est une manifestation de l’instinct alimentaire, qui pousse les êtres vivants à satisfaire leurs besoins physiologiques essentiels, notamment la nutrition pour la survie.
7. L’oiseau qui nourrit ses petits traduit l’instinct :
Réponse :
d. Maternel
Le fait de nourrir ses petits est une manifestation de l’instinct maternel, qui pousse l’animal à protéger, soigner et alimenter sa progéniture pour assurer sa survie et son développement. Cet instinct est particulièrement fort chez les espèces qui élèvent leurs jeunes.
8. La classification des caractères basée sur les préoccupations habituelles des individus a comme auteur(s) :
Réponse correcte : e. Spranger
Explication :
Eduard Spranger est un psychologue et philosophe allemand qui a proposé une classification des caractères fondée sur les préoccupations dominantes des individus, c’est-à-dire les valeurs qui orientent leur comportement. Il identifie six types de personnalité, chacun centré sur une valeur principale :
Théorique : recherche de vérité, goût pour l’abstraction et la logique.
Économique : intérêt pour l’utilité, le rendement, la gestion.
Esthétique : sensibilité à la beauté, à l’harmonie, à l’art.
Social : altruisme, empathie, relations humaines.
Politique : goût du pouvoir, de l’organisation, de l’influence.
Religieux : quête de sens, spiritualité, transcendance.
Cette typologie repose sur les préoccupations habituelles qui structurent la personnalité, ce qui en fait une réponse parfaitement adaptée à la formulation de la question.
9. La classification des caractères basée sur la sensibilité et l’activité a comme auteur(s) :
Réponse correcte : a. Heymans et Wiersma
Explication :
La typologie de Heymans et Wiersma repose sur deux axes fondamentaux :
La sensibilité (émotivité)
L’activité (niveau d’énergie dans l’action)
À partir de ces critères, ils ont établi une classification des caractères en huit types psychologiques, comme le sentimental, l’actif-secondaire, le colérique, etc. Cette approche est l’une des premières tentatives de caractérologie scientifique, fondée sur des observations comportementales.
Contrairement à Spranger (valeurs), Jung (attitudes et fonctions psychiques), ou Kretschmer (morphologie), Heymans et Wiersma se concentrent sur des dimensions comportementales observables.
10. La classification des caractères basée sur la structure corporelle des individus a comme auteur(s) :
Réponse correcte : c. Kretschmer
Explication :
Ernst Kretschmer, psychiatre allemand, est connu pour avoir établi une typologie des caractères fondée sur la structure corporelle (morphologie) des individus. Il distingue trois grands types :
Le leptosome : corps mince, allongé → tendance à l’introversion, au repli, à la réflexion.
Le pycnique : corps rond, trapu → caractère sociable, jovial, parfois cyclothymique.
L’athlétique : corps musclé, robuste → tempérament énergique, parfois impulsif.
Cette approche lie constitution physique et traits psychologiques, ce qui en fait une classification morphopsychologique.
11. L'acte qui consiste à orienter une tendance vers une fin noble est qualifié :
Réponse correcte : d. De sublimation
Explication :
La sublimation est un mécanisme de défense psychologique décrit par Freud, qui consiste à transformer une pulsion primitive (souvent sexuelle ou agressive) en une activité socialement valorisée, créative ou noble.
Exemples :
Transformer une pulsion agressive en passion pour le sport de combat.
Canaliser une énergie sexuelle dans l’art, la recherche ou l’engagement spirituel.
Contrairement au refoulement (qui bloque la pulsion), à l’inhibition (qui freine l’action), ou à la socialisation (qui adapte le comportement aux normes sociales), la sublimation permet une expression indirecte et valorisée de la pulsion.
12. L’acte qui consiste à freiner sa réalisation spontanée et immédiate est qualifié :
Réponse correcte : b. D’inhibition
Explication :
L’inhibition est un mécanisme psychologique qui consiste à freiner ou bloquer temporairement une impulsion ou une action spontanée, souvent en raison de contraintes internes (peur, doute, contrôle de soi) ou externes (normes sociales, contexte).
Elle se distingue du refoulement, qui est un processus inconscient d’éloignement d’une pulsion vers l’inconscient.
Elle n’est pas une sublimation, qui transforme la pulsion en activité noble.
Elle ne relève pas de la socialisation, qui adapte les comportements aux normes sociales.
Et elle n’est pas simplement individuelle, car elle implique une dynamique psychique spécifique.
13. L’acte qui consiste dans le processus psychologique inconscient de défense du moi est qualifié :
Réponse correcte : c. De refoulement
Explication :
Le refoulement est un mécanisme de défense inconscient par lequel le moi (ou ego) rejette dans l’inconscient des désirs, pensées ou souvenirs jugés inacceptables ou menaçants pour l’équilibre psychique.
Il s’agit d’un processus central dans la théorie freudienne : le refoulement permet de protéger le sujet en évitant que certaines pulsions ou représentations ne parviennent à la conscience.
Contrairement à l’inhibition (frein volontaire ou semi-conscient), à la sublimation (transformation vers une fin noble), ou à la socialisation (adaptation aux normes), le refoulement agit sans que le sujet en ait conscience.
L’option individuel est trop vague et ne désigne aucun mécanisme psychologique spécifique.
14. L’acte qui consiste à prendre en compte de convenances culturelles avant d’agir est qualifié :
Réponse correcte : e. De socialisation
Explication :
La socialisation est le processus par lequel un individu intègre les normes, les valeurs et les règles de conduite propres à son groupe social ou à sa culture. Lorsqu’une personne prend en compte les convenances culturelles avant d’agir, elle manifeste une adaptation aux attentes sociales, ce qui relève clairement de la socialisation.
Ce processus permet à l’individu de vivre en société, en respectant les codes implicites ou explicites du groupe.
Il se distingue du refoulement (mécanisme inconscient), de l’inhibition (frein à l’action), de la sublimation (transformation d’une pulsion), et du caractère simplement individuel, qui n’implique pas nécessairement une dimension culturelle.
15. Un enfant de 8 ans et 6 mois a réussi tous les tests de 6 ans, 3 tests de 7 ans et 2 tests de 8 ans. Indiquez son quotient intellectuel (Q.I.).
Correction
On sait que chaque âge comporte 5 tests.
Chaque test vaut donc :
\[
\frac{12}{5} = 2{,}4 \text{ mois}
\]
Âge mental :
\[
6 \text{ ans} = 72 \text{ mois}
\]
\[
3 \text{ tests de 7 ans} = 3 \times 2{,}4 = 7{,}2 \text{ mois}
\]
\[
2 \text{ tests de 8 ans} = 2 \times 2{,}4 = 4{,}8 \text{ mois}
\]
\[
\text{Âge mental total} = 72 + 7{,}2 + 4{,}8 = 84 \text{ mois}
\]
Âge chronologique :
\[
8 \text{ ans } 6 \text{ mois} = 102 \text{ mois}
\]
Calcul du Q.I. :
\[
Q.I. = \frac{84}{102} \times 100 \approx 82
\]
\[
\boxed{Q.I. = 82}
\]
Réponse correcte : c. 82
16. La mesure en psychologie fut introduite par :
✅ Réponse correcte : b. Fechner
🧠 Explication :
Gustav Fechner est considéré comme le fondateur de la psychophysique, discipline qui a introduit la mesure scientifique en psychologie.
Il a montré qu’il est possible de mesurer les sensations psychologiques (comme la perception du son, de la lumière ou du poids) à partir de stimuli physiques mesurables.
Les autres propositions ne sont pas correctes parce que :
Binet est connu pour l’élaboration du premier test d’intelligence, mais pas pour l’introduction de la mesure en psychologie en général.
Pavlov est célèbre pour le conditionnement classique.
Stern a introduit la notion de quotient intellectuel (Q.I.).
Watson est le fondateur du béhaviorisme.
👉 C’est donc Fechner qui a introduit la mesure en psychologie.
17. En psychologie, le quotient intellectuel (Q.I.) fut introduit par :
✅ Réponse correcte
👉 d. Stern
📘 Explication
Le concept de quotient intellectuel (Q.I.) a été introduit par le psychologue allemand William Stern.
C’est lui qui a proposé la formule :
Q.I. = (âge mental / âge chronologique) × 100
Cette formule permettait de comparer le niveau intellectuel d’un individu à celui des autres personnes du même âge.
Pourquoi les autres propositions sont fausses ?
a. Binet : a créé les premiers tests d’intelligence, mais il n’a pas introduit le concept de Q.I.
b. Fechner : fondateur de la psychophysique et de la mesure en psychologie.
c. Pavlov : connu pour le conditionnement classique.
e. Watson : fondateur du béhaviorisme.
18. Le réflexe conditionnel a été découvert par :
✅ Bonne réponse : c. Pavlov
🧠 Explication
Le réflexe conditionnel (ou réflexe conditionné) a été découvert par le physiologiste russe Ivan Pavlov au début du XXe siècle.
Il a démontré que des réponses réflexes peuvent être associées à des stimuli nouveaux par apprentissage.
Exemple célèbre : un chien salive non seulement à la vue de la nourriture, mais aussi au son d’une cloche si celle-ci a été associée plusieurs fois à l’arrivée de la nourriture.
Les autres noms ne sont pas liés à cette découverte :
Binet : psychologie de l’intelligence
Fechner : psychophysique
Stern : développement de la personnalité
Watson : fondateur du béhaviorisme, mais il s’est appuyé sur les travaux de Pavlov
19. La notion d’âge mental a été découverte par :
Réponse correcte : a. Binet
✦ Explication :
La notion d’âge mental a été introduite par Alfred Binet, psychologue français, dans le cadre de ses travaux sur l’intelligence des enfants. Avec son collaborateur Théodore Simon, il a conçu la première échelle métrique de l’intelligence en 1905, destinée à identifier les enfants ayant des difficultés scolaires.
L’âge mental correspond au niveau de performance intellectuelle d’un enfant, comparé à la moyenne des enfants d’un âge donné.
Par exemple, si un enfant de 8 ans réussit les épreuves typiques d’un enfant de 10 ans, on dit qu’il a un âge mental de 10 ans.
C’est William Stern (réponse d) qui a ensuite proposé le quotient intellectuel (QI) en rapportant l’âge mental à l’âge réel.
20.Indiquez le phénomène psychologique dont le rôle est de former des images des objets absents.
Réponse correcte : e. L’imagination
✦ Explication :
L’imagination est la faculté psychologique qui permet de former mentalement des images, des scènes ou des objets qui ne sont pas présents dans l’environnement immédiat.
Elle permet de représenter l’absence, de créer, d’anticiper ou de reconstruire des situations.
L’attention : focalisation de l’esprit sur un stimulus présent.
L’association des idées : enchaînement spontané ou logique de pensées.
L’effort : mobilisation volontaire d’énergie mentale ou physique.
L’intelligence : capacité de comprendre, raisonner, résoudre des problèmes.
Seule l’imagination a pour fonction directe de former des images d’objets absents.
21. Indiquez le phénomène psychologique dont le rôle est l’adaptation à des situations nouvelles.
Réponse correcte : d. L’intelligence
✦ Explication :
L’intelligence est la faculté psychologique qui permet à un individu de s’adapter à des situations nouvelles, de résoudre des problèmes, de comprendre des relations et de trouver des solutions inédites.
Elle implique :
la capacité d’analyse,
la compréhension,
la flexibilité mentale,
la résolution de problèmes.
Les autres options ne correspondent pas à cette fonction :
L’attention : focalisation sur un stimulus.
L’association des idées : enchaînement de pensées.
L’effort : mobilisation d’énergie.
L’imagination : création d’images mentales ou de scénarios.
22. Indiquez le phénomène psychologique dont le rôle est de s’enchaîner, de s’appeler les uns les autres.
Réponse correcte : b. L’association des idées
✦ Explication :
L’association des idées est le phénomène psychologique par lequel une idée en évoque spontanément une autre, créant un enchaînement naturel dans la pensée.
Cet enchaînement peut se faire par :
ressemblance,
contraste,
contiguïté (événements vécus ensemble),
causalité, etc.
Les autres options ne correspondent pas :
L’attention : focalisation sur un stimulus.
L’effort : mobilisation volontaire d’énergie.
L’intelligence : adaptation et résolution de problèmes.
L’imagination : création d’images mentales.
Seule l’association des idées décrit un processus où les idées s’appellent et s’enchaînent naturellement.
23. Un homme qui aime s’imposer et commander est dit :
Réponse correcte : b. Bilieux
✦ Explication
Dans la typologie classique des tempéraments :
Le bilieux est volontaire, autoritaire, énergique, ambitieux, aime commander et s’imposer.
L’extraverti aime le contact social, mais cela n’implique pas forcément l’autorité.
Le lymphatique est calme, lent, peu porté à commander.
Le nerveux est sensible, émotif, instable, mais pas autoritaire.
Le sanguin est sociable, actif, optimiste, mais pas nécessairement dominateur.
Le tempérament qui correspond à quelqu’un qui s’impose et commande est donc le bilieux.
24. Un homme qui aime raisonner et réfléchir mais qui recule devant les difficultés de la vie est dit :
Réponse correcte : d. Nerveux
✦ Explication
Dans la typologie classique des tempéraments :
Le nerveux est un individu très intellectuel, qui aime raisonner, analyser, réfléchir, mais qui présente aussi :
une grande émotivité,
une instabilité,
une tendance à hésiter ou reculer devant les difficultés.
C’est exactement le portrait décrit dans la question
25. Un homme qui réagit tout de suite aux événements qui ne laissent pas de profondes traces en lui est dit :
Réponse correcte : e. Sanguin
✦ Explication
Dans la typologie classique des tempéraments :
Le sanguin réagit vite, de manière vive et immédiate, mais ses émotions ne durent pas.
Il est impressionnable sur le moment, puis revient rapidement à son état normal.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé.
Les autres tempéraments ne correspondent pas :
Extraverti : sociable, mais pas défini par la rapidité ou la superficialité des réactions.
Bilieux : volontaire, tenace, ses impressions sont profondes et durables.
Lymphatique : lent à réagir, peu émotif.
Nerveux : réagit vite mais garde des traces profondes, très émotif et sensible.
Le seul tempérament qui réagit immédiatement mais oublie vite est donc le sanguin.
26. Un homme qui est patient, persévérant et doux, qui aime le travail fait avec ordre, est dit :
Réponse correcte : c. Lymphatique
✦ Explication
Dans la typologie classique des tempéraments :
Le lymphatique est calme, patient, doux, persévérant, méthodique et aime travailler avec ordre et régularité.
Il n’est ni impulsif ni agressif, mais plutôt posé et constant.
Les autres tempéraments ne correspondent pas :
Extraverti : sociable, tourné vers l’extérieur, pas défini par la patience ou l’ordre.
Bilieux : énergique, volontaire, autoritaire, aime commander.
Nerveux : émotif, instable, réagit vite, pas patient.
Sanguin : actif, sociable, réagit vite mais superficiellement.
Le seul tempérament qui correspond à patient + persévérant + doux + ordonné est donc le lymphatique
27. Le principe selon lequel le développement mental de l’enfant est fonction de constructions progressives est prôné par :
Réponse correcte : b. Jean Piaget
✦ Explication
Jean Piaget est le psychologue qui a montré que le développement mental de l’enfant se fait par stades successifs, chacun reposant sur des constructions progressives :
stade sensori‑moteur
stade préopératoire
stade des opérations concrètes
stade des opérations formelles
Selon lui, l’enfant construit activement son intelligence en passant d’un niveau à un autre grâce à l’assimilation et l’accommodation.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Aristote : philosophie générale, pas de théorie du développement mental progressif.
Montessori : insiste sur l’environnement éducatif, pas sur des stades de construction mentale.
Watson : béhaviorisme, apprentissage par conditionnement.
Freud : stades psychosexuels, pas cognitifs.
Le seul auteur qui parle de constructions progressives de l’intelligence est Jean Piaget.
28. L’expression “période sensible” est prônée par :
Réponse correcte : c. Maria Montessori
✦ Explication
Maria Montessori est la pédagogue qui a introduit la notion de périodes sensibles, c’est‑à‑dire des moments privilégiés du développement où l’enfant est particulièrement réceptif à certains apprentissages :
langage
ordre
mouvement
raffinement sensoriel
comportement social, etc.
Pendant ces périodes, l’enfant apprend spontanément, avec une facilité exceptionnelle.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Aristote : philosophie générale.
Piaget : stades du développement cognitif, pas périodes sensibles.
Watson : béhaviorisme.
Freud : stades psychosexuels.
La notion de périodes sensibles appartient donc clairement à Maria Montessori.
29. Le principe selon lequel le développement mental de l’enfant est étroitement lié à l’évolution du principe du plaisir (la libido) est prôné par :
Réponse correcte : e. Sigmund Freud
✦ Explication
Sigmund Freud est le fondateur de la psychanalyse.
Selon lui, le développement de l’enfant est structuré par l’évolution de la libido, c’est‑à‑dire l’énergie psychique liée au principe du plaisir.
Il décrit plusieurs stades psychosexuels :
oral
anal
phallique
période de latence
génital
Chaque stade correspond à une manière particulière pour l’enfant de rechercher le plaisir et de se développer psychiquement.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Aristote : philosophie générale.
Piaget : stades cognitifs, pas libido.
Montessori : pédagogie sensorielle et périodes sensibles.
Watson : béhaviorisme, apprentissage par conditionnement.
Le seul auteur qui relie développement mental + principe du plaisir (libido) est Freud.
30. Lorsque la pensée de l’enfant est encore globale et nullement analytique, c’est :
Réponse correcte : e. Le syncrétisme
✦ Explication
Dans la théorie de Jean Piaget, le syncrétisme désigne la manière dont le jeune enfant pense de façon globale, confuse, non différenciée et non analytique.
Il ne distingue pas encore clairement les éléments d’une situation et les perçoit comme un tout.
Les autres notions ne correspondent pas :
Animisme : l’enfant attribue une âme ou des intentions aux objets.
Artificialisme : il pense que tout a été fabriqué par l’homme ou une force supérieure.
Intentionnalisme : il croit que tout a une intention derrière.
Pointillisme : terme non utilisé en psychologie du développement (plutôt en art).
Le seul concept qui décrit une pensée globale et non analytique est donc le syncrétisme.
31. Lorsque l’enfant est convaincu que tout a été créé de main d’homme, c’est :
Réponse correcte : b. L’artificialisme
✦ Explication
Dans la théorie de Jean Piaget :
L’artificialisme : l’enfant pense que tout dans la nature a été fabriqué par l’homme (ou par une volonté humaine).
Exemple : « Les montagnes ont été construites par les gens », « La pluie est fabriquée par quelqu’un ».
Les autres notions ne correspondent pas :
Animisme : l’enfant attribue une âme ou des intentions aux objets.
Intentionnalisme : il croit que tout a une intention derrière, mais pas forcément fabriqué par l’homme.
Pointillisme : terme artistique, pas psychologique.
Syncrétisme : pensée globale, non analytique.
La seule notion qui décrit la croyance que tout est fabriqué par l’homme est l’artificialisme.
32.Lorsqu’en face d’un tableau, l’enfant se met parfois à citer au hasard une série de détails, c’est :
Réponse correcte : d. Le pointillisme
✦ Explication
Dans la théorie de Jean Piaget, le pointillisme désigne la tendance de l’enfant à :
relever des détails isolés,
sans lien logique entre eux,
de manière éparpillée et non organisée.
Face à une image ou une scène, il cite des éléments au hasard, sans structure d’ensemble.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé.
Les autres notions ne correspondent pas :
Animisme : attribuer une âme aux objets.
Artificialisme : croire que tout est fabriqué par l’homme.
Intentionnalisme : croire que tout a une intention derrière.
Syncrétisme : pensée globale et confuse, mais pas énumération de détails isolés.
Le seul concept qui décrit la cotation aléatoire de détails est donc le pointillisme.
33. Les jeux qui favorisent le développement physique de l’enfant sont appelés jeux :
Réponse correcte : d. moteurs
✦ Explication
Les jeux moteurs sont ceux qui sollicitent :
la motricité globale (courir, sauter, grimper, lancer, ramper),
la coordination,
l’équilibre,
la force musculaire,
l’endurance.
Ils constituent la catégorie de jeux qui favorise directement le développement physique de l’enfant.
Les autres types de jeux ne visent pas prioritairement le développement physique :
Jeux d’imagination : développement symbolique et créatif.
Jeux de rôles : socialisation et langage.
Jeux intellectuels : cognition, logique.
Jeux sensoriels : exploration des sens.
La seule réponse correcte est donc les jeux moteurs.
34. Les jeux qui développent les connaissances du monde qui entoure l’enfant sont appelés jeux :
Réponse correcte : e. sensoriels
✦ Explication
Les jeux sensoriels permettent à l’enfant de découvrir et comprendre le monde grâce à :
le toucher (sable, eau, pâte à modeler),
la vue (formes, couleurs, contrastes),
l’ouïe (sons, instruments),
l’odorat et le goût,
les expériences concrètes (transvaser, manipuler, comparer).
Ces jeux sont essentiels pour construire les premières connaissances sur l’environnement, car l’enfant apprend en explorant avec ses sens.
Les autres propositions ne conviennent pas :
Jeux d’imagination : développent la créativité.
Jeux de rôles : développent le langage et la socialisation.
Jeux intellectuels : stimulent la logique et la réflexion.
Jeux moteurs : développent les capacités physiques.
La seule réponse correspondant à l’exploration du monde réel par les sens est donc les jeux sensoriels.
35. Les jeux où l’enfant a tendance à copier tout ce qu’il observe autour de lui sont appelés jeux :
Réponse correcte : b. des rôles
✦ Explication
Les jeux de rôles (ou jeux symboliques) sont précisément ceux où l’enfant :
imite les adultes ou les personnes de son entourage,
reproduit des scènes de la vie quotidienne (jouer au docteur, à la maman, au chauffeur, au professeur…),
copie les comportements, les gestes, les paroles observées.
Ces jeux apparaissent surtout entre 3 et 7 ans et sont essentiels pour :
le développement social,
le langage,
la compréhension des règles sociales.
Les autres propositions ne conviennent pas :
Jeux d’imagination : inventer des histoires, mais pas forcément imiter.
Jeux intellectuels : puzzles, jeux de logique.
Jeux moteurs : courir, sauter, grimper.
Jeux sensoriels : manipuler, explorer avec les sens.
La seule réponse correspondant à l’imitation des comportements observés est donc les jeux de rôles
36. Les jeux de cartes et de mots croisés sont classés parmi les jeux :
Réponse correcte : c. intellectuels
✦ Explication
Les jeux intellectuels regroupent toutes les activités qui sollicitent :
la logique,
la mémoire,
la concentration,
la résolution de problèmes,
le raisonnement.
Les jeux de cartes, les mots croisés, les puzzles, les jeux de stratégie entrent dans cette catégorie.
Les autres propositions ne conviennent pas :
Jeux d’imagination : inventer des histoires, jouer symboliquement.
Jeux de rôles : imiter les adultes, jouer au docteur, à la maman…
Jeux moteurs : courir, sauter, grimper.
Jeux sensoriels : manipuler, explorer avec les sens.
La seule réponse correcte est donc les jeux intellectuels.
37. L’enfant qui dessine l’homme verticalement et l’animal horizontalement se trouve au stade :
Réponse correcte : a. De la direction générale
✦ Explication
Le stade de la direction générale (Luquet) correspond au moment où :
l’enfant oriente ses dessins selon la position réelle de l’objet,
il dessine l’homme verticalement,
et l’animal horizontalement,
car il commence à tenir compte de la direction naturelle des êtres vivants.
Ce stade précède le réalisme intellectuel et marque une amélioration dans la représentation spatiale.
Les autres propositions ne conviennent pas :
Présentation complète : l’enfant ajoute toutes les parties essentielles, mais sans souci d’orientation.
Profil : apparaît vers 7–8 ans.
Dessin schématique : stade plus tardif, vers 8–10 ans.
Griffonnage : 18 mois à 2–3 ans, sans représentation figurative.
La seule réponse correcte est donc le stade de la direction générale.
38. L’enfant qui dessine un simple jeu moteur est au stade :
Réponse correcte : e. Du griffonnage
✦ Explication
Le griffonnage est le tout premier stade du dessin (Luquet), caractérisé par :
des traces motrices sans intention représentative,
des mouvements spontanés : traits, spirales, va-et-vient,
un dessin qui est avant tout un jeu moteur, c’est‑à‑dire une activité où l’enfant explore le geste plutôt que la représentation.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé :
→ un simple jeu moteur = griffonnage.
Les autres stades ne correspondent pas :
Direction générale : orientation correcte des objets (vertical/horizontal).
Présentation complète : ajout de toutes les parties essentielles.
Profil : représentation latérale, plus avancée.
Dessin schématique : dessin structuré, vers 7–8 ans.
La seule réponse cohérente est donc le griffonnage.
39. L’apparition du dessin mixte chez l’enfant correspond au stade :
Réponse correcte : b. De la présentation complète
✦ Explication
Le dessin mixte apparaît lorsque l’enfant :
combine plusieurs points de vue dans un même dessin,
représente un objet à la fois de face et de profil,
cherche à montrer toutes les parties importantes, même si cela crée une incohérence visuelle.
Ce phénomène correspond au stade de la présentation complète (Luquet), où l’enfant veut représenter tout ce qu’il sait de l’objet, et pas seulement ce qu’il voit.
Les autres stades ne conviennent pas :
Direction générale : orientation verticale/horizontale correcte.
Profil : représentation latérale cohérente, plus tardive.
Dessin schématique : structuration logique et stable, vers 7–8 ans.
Griffonnage : simple jeu moteur, sans représentation.
La seule réponse correcte est donc la présentation complète.