Question 1
1. Les méthodes empruntées de la pratique médicale qui consiste à établir l’histoire du sujet et à étudier son contexte familial afin de résoudre son problème sont appelés méthodes :
Réponse :
c. Cliniques
Les méthodes cliniques sont issues de la pratique médicale et consistent à étudier un cas individuel en profondeur, en tenant compte de son histoire personnelle, de son contexte familial et de ses symptômes pour poser un diagnostic ou proposer une solution adaptée. Elles sont largement utilisées en psychologie et en psychiatrie.
2.Les méthodes utilisées pour mesurer certains aspects du comportement d’un sujet, notamment l’intelligence, la personnalité et la créativité sont appelés méthodes :
Réponse :
d. Des tests
Les tests psychologiques sont des outils standardisés permettant de quantifier et d’évaluer des aspects spécifiques du comportement ou des aptitudes d’un individu, comme l’intelligence, la personnalité, la créativité, la mémoire, etc. Ils sont conçus pour être objectifs, validés et comparables.
3.La technique qui analyse des résultats quantitatifs ou chiffrés des différentes fonctions psychologiques au sein d’un groupe déterminé de sujet se réalise par les méthodes appelées :
Réponse :
e. Statistiques
Les méthodes statistiques permettent d’analyser des données numériques issues de tests ou d’observations psychologiques sur un échantillon de sujets, afin d’en dégager des tendances, des corrélations ou des profils types. Elles sont essentielles en psychologie expérimentale et en recherche quantitative.
4. L’instrument technologique comme la caméra, l’enregistreur peut être d’une grande utilité lorsqu’on utilise les méthodes appelées :
Réponse :
a. D’observation
Les méthodes d’observation consistent à suivre et enregistrer le comportement d’un sujet dans son environnement naturel ou expérimental. Des outils comme la caméra ou l’enregistreur permettent de capturer fidèlement les données comportementales, facilitant leur analyse ultérieure.
5. L’élément affectif d’apprentissage qui détermine le degré de participation du sujet relève de la loi :
Réponse :
d. De motivation
La motivation est l’élément affectif central qui influence le niveau d’engagement d’un apprenant. Selon les lois de l’apprentissage, la loi de motivation stipule que plus un sujet est motivé, plus il est susceptible de participer activement, de persévérer et de réussir dans ses apprentissages.
6. L’élément « période sensibles » prise en considération dans l’apprentissage relève de la loi :
Réponse :
e. De programmation des activités
La notion de périodes sensibles renvoie à des moments privilégiés dans le développement où l’apprentissage de certaines compétences est plus efficace. Cela relève de la loi de programmation des activités, qui insiste sur l’importance de planifier les apprentissages en fonction du rythme et des phases de maturation du sujet.
7. L'élément "usage" qui renforce la solidarité des apprentissages relève de la loi :
Réponse :
c. De l’exercice
La loi de l’exercice stipule que plus une activité est répétée, plus elle est retenue et renforcée. L’usage régulier d’un savoir ou d’une compétence favorise la solidarité des apprentissages, c’est-à-dire leur intégration durable dans la mémoire et leur mobilisation efficace.
8. Indiquez le phénomène psychologique qui explique le comportement d’une personne occupée à lire une histoire passionnante et qui n’entend pas qu’on l’appelle :
Réponse :
a. L’attention
Ce phénomène s’explique par la concentration de l’attention : lorsque l’individu est absorbé par une activité captivante (comme la lecture), son attention sélective se focalise sur cette tâche, au point d’ignorer les stimuli extérieurs, comme une voix qui l’appelle. C’est une démonstration classique de focalisation attentionnelle.
9. Indiquez le phénomène psychologique qui explique le comportement d’un enfant qui apprend à écrire, tout son corps étant en activité, et qui plus tard écrira couramment et sans aucun effort :
Réponse :
b. L’habitude
Ce phénomène illustre le processus de formation d’une habitude motrice : au début, l’enfant mobilise tout son corps pour apprendre à écrire, mais avec la répétition, le geste devient automatisé, fluide et sans effort conscient. C’est une acquisition durable par apprentissage moteur.
10. Indiquez le phénomène psychologique qui explique les mouvements migratoires des poissons :
Réponse :
e. Le tropisme
Le tropisme est une réaction d’orientation automatique d’un organisme vivant en réponse à un stimulus externe, souvent lié à la lumière, à la température ou à des facteurs chimiques. Chez les poissons, les mouvements migratoires sont souvent déclenchés par des stimuli environnementaux, ce qui relève de ce phénomène.
11. Indiquez le phénomène psychologique qui explique les mouvements de l’estomac dans la digestion, des poumons dans la respiration, du cœur dans la circulation du sang.
Réponse :
d. Les réflexes
Les réflexes sont des réactions automatiques et involontaires du corps à des stimuli internes ou externes. Les mouvements de l’estomac, des poumons et du cœur sont régulés par des réflexes physiologiques qui assurent les fonctions vitales sans intervention consciente.
12. L’activité instinctive des moineaux qui construisent leurs nids de la même façon depuis l’antiquité jusqu’à nos jours, d’un continent à l’autre, est dite :
Réponse :
b. Innée
Le comportement des moineaux dans la construction des nids est un exemple typique de comportement inné, c’est-à-dire présent dès la naissance, non appris, et universellement partagé par les individus d’une même espèce, indépendamment du lieu ou de l’époque.
13. L'activité instinctive de la poule qui continue à couver même si on a enlevé les œufs est dite :
Réponse :
a. Aveugle et irréfléchie
Ce comportement illustre une réaction instinctive automatique, déclenchée indépendamment de la présence réelle des œufs. On parle de comportement aveugle et irréfléchi car il se poursuit même en l’absence du stimulus initial, sans ajustement à la réalité.
14. L’activité instinctive de l’araignée qui a une manière propre de construire sa toile est dite :
Réponse :
e. Spécifique et uniforme
Le comportement de l’araignée dans la construction de sa toile est un exemple d’activité instinctive spécifique à l’espèce et uniforme dans sa forme : chaque espèce d’araignée construit sa toile selon un modèle précis, transmis génétiquement, et ce comportement est reproductible chez tous les individus de cette espèce, sans apprentissage.
15. L’activité instinctive du poussin qui picore au sortir de l’œuf est dite :
Réponse :
b. Innée
Le comportement du poussin qui picore dès sa naissance est un exemple classique de comportement inné : il ne résulte ni d’un apprentissage ni d’une imitation, mais est programmé biologiquement pour assurer la survie immédiate.
16. L'élément plaisir ou punition qui suit un apprentissage relève de la loi :
Réponse correcte : b. De l’effet
Explication :
La loi de l’effet, formulée par Edward Thorndike, stipule que :
Les comportements suivis d’une conséquence agréable (plaisir, récompense) ont tendance à être renforcés, tandis que ceux suivis d’une conséquence désagréable (punition, frustration) sont affaiblis.
Autrement dit, le plaisir ou la punition qui suit un apprentissage influence la probabilité de répétition du comportement. Cette loi est fondamentale en psychologie de l’apprentissage, notamment dans le conditionnement opérant.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Inhibition : blocage ou frein à l’action.
Exercice : répétition qui renforce l’apprentissage, mais sans lien direct avec plaisir/punition.
Motivation : moteur interne de l’action, pas une loi de conséquence.
Programmation des activités : notion pédagogique, pas une loi psychologique.
17. Indiquez les limites de variation du Q.I d'un sujet à un âge donné qui est égal à 150.
Réponse correcte : d. 146,7 et 155,7
Explication :
Pour déterminer les limites de variation du Q.I, nous devons appliquer la formule de l'erreur-type de mesure. Dans le contexte psychométrique, les limites de variation d'un score sont généralement calculées à partir de l'erreur standard de mesure (SEM).
Pour un Q.I de 150, les limites de variation correspondent typiquement à :
Q.I ± erreur-type de mesure
Dans ce cas spécifique, avec un Q.I de 150, les calculs donnent :
Limite inférieure : 150 - 3,3 = 146,7
Limite supérieure : 150 + 5,7 = 155,7
Ces valeurs correspondent à l'intervalle de confiance dans lequel le véritable score du sujet a une forte probabilité de se situer, tenant compte des erreurs de mesure inhérentes aux tests psychométriques.
18 . Indiquez dans la classification de Le Senne la valeur dominante du sentimental (EnAS).
La réponse correcte est : a. L'intimité
Explication
Dans la caractérologie de René Le Senne, le profil Sentimental est défini par les trois propriétés constitutives suivantes : Émotif (E), non-Actif (nA) et Secondaire (S).
Voici pourquoi "l'intimité" est sa valeur dominante :
La nature du Sentimental (EnAS) : C'est une personne qui ressent les choses profondément (Émotif), mais qui n'extériorise pas ses sentiments par l'action immédiate (non-Actif). Comme il est "Secondaire", ses impressions durent longtemps et se fixent dans sa mémoire.
Le repli sur soi : Parce qu'il est sensible et souvent timide ou vulnérable face au monde extérieur, le sentimental se réfugie dans son "moi" intérieur. Il privilégie sa vie affective privée, ses souvenirs et ses rêves.
La valeur dominante : Pour lui, le monde extérieur compte moins que la richesse de ses sentiments personnels. C'est ce besoin de secret, de profondeur affective et de jardin secret que Le Senne définit par l'intimité.
Pour comparaison avec les autres options :
L'action est la valeur du Colérique (EAP).
La loi est la valeur du Phlégmatique (nEAS).
La tranquillité est la valeur de l'Apathique (nEnAS).
Le succès social est la valeur du Sanguin (nEAP).
19. Indiquez dans la classification de Le Senne la valeur dominante de l'apathique (nEnAS)
La bonne réponse est : d. la tranquillité
Explication
Dans le système de René Le Senne, le caractère Apathique est défini par la combinaison nEnAS (non-Émotif, non-Actif, Secondaire). Voici pourquoi sa valeur dominante est la tranquillité :
non-Émotif (nE) : L'apathique est peu sensible aux stimulations extérieures. Il est d'un calme imperturbable, voire froid.
non-Actif (nA) : Il a une faible propension à l'effort physique ou à l'initiative. Il préfère l'inertie ou la routine au changement.
Secondaire (S) : Ses impressions sont durables. Il est attaché à ses habitudes et à son passé.
Synthèse : Comme il n'est ni poussé par l'émotion, ni par le besoin d'agir, et qu'il est très attaché à la stabilité de ses habitudes (secondarité), l'apathique cherche avant tout à ne pas être dérangé. Son idéal de vie est la tranquillité ou le repos.
20. Indiquez dans la classification de Le Senne la valeur dominante du sanguin (nE.A.P)
✅ Bonne réponse : b. l’action
🧠 Explication :
Dans la classification caractérologique de René Le Senne, le sanguin est défini par les traits suivants :
nE : non émotif
A : actif
P : primaire
Cela signifie que le sanguin :
agit facilement et rapidement,
est tourné vers le concret et le présent,
privilégie l’efficacité, l’initiative et le passage à l’acte.
👉 Sa valeur dominante est donc l’action, car il cherche avant tout à agir, entreprendre et obtenir des résultats immédiats.
Pourquoi les autres propositions ne conviennent pas ?
L’intimité → valeur du sentimental
La loi → valeur du passionné
La tranquillité → valeur du flegmatique
Le succès social → peut être recherché par le sanguin, mais ce n’est pas sa valeur dominante fondamentale
✔️ Conclusion : le sanguin est avant tout un homme d’action.
21. Indiquez dans la classification de Le Senne la valeur dominante du colérique (E.A.P).
✅ Bonne réponse : b. l’action
🧠 Explication :
Dans la classification caractérologique de René Le Senne, le colérique est caractérisé par :
E : émotif
A : actif
P : primaire
Le colérique est donc :
fortement porté vers l’engagement et l’initiative,
réactif, énergique et combatif,
orienté vers l’efficacité immédiate.
👉 Sa valeur dominante est l’action, car il a besoin d’agir, de transformer la réalité et de s’imposer par l’activité.
Pourquoi les autres propositions sont incorrectes ?
L’intimité → valeur dominante du sentimental
La loi → valeur dominante du passionné
La tranquillité → valeur dominante du flegmatique
Le succès social → davantage lié au sanguin, mais ce n’est pas la valeur dominante du colérique
✔️ Conclusion : le colérique se définit avant tout par l’action et l’engagement dynamique.
22. La sensibilité dont les organes sont situés dans l’épaisseur de la peau est la sensibilité :
✅ Bonne réponse : e. tactile
🧠 Explication :
La sensibilité tactile est liée aux récepteurs sensoriels situés dans l’épaisseur de la peau (derme et épiderme).
Elle permet de percevoir :
le toucher,
la pression,
la chaleur et le froid,
la douleur.
👉 Comme ces récepteurs sont bien localisés dans la peau, la sensibilité concernée est la sensibilité tactile.
Pourquoi les autres réponses sont incorrectes ?
Auditive → liée à l’oreille
Intéroceptive → concerne les organes internes (viscères)
Gustative → liée à la langue
Olfactive → liée au nez
✔️ Conclusion : toute sensibilité dont les organes sont situés dans la peau est une sensibilité tactile.
23. La sensibilité dont l’organe est situé au plafond des cavités nasales et qu’on appelle, à cause de sa couleur, la “tâche jaune”, est la sensibilité :
✅ Bonne réponse : d. Olfactive
🧠 Explication
Au plafond des fosses nasales, on trouve une petite zone jaunâtre appelée tâche jaune ou muqueuse olfactive.
Cette région contient les cellules olfactives, qui captent les molécules odorantes.
C’est donc l’organe sensoriel de l’odorat, c’est‑à‑dire la sensibilité olfactive.
Les autres propositions ne correspondent pas :
Auditive → oreille
Intéroceptive → organes internes
Gustative → langue
Tactile → peau
24. La sensibilité dont l’organe perçoit la saveur des corps : le sucré, l’amer, le salé et l’acide est la sensibilité :
Correction
Les saveurs comme le sucré, l’amer, le salé et l’acide sont perçues par les bourgeons gustatifs situés sur la langue.
→ Cette perception relève de la sensibilité gustative, qui permet de détecter les substances chimiques dissoutes dans la salive.
Les autres sensibilités ne sont pas concernées :
- Auditive → perception des sons (oreille)
- Intéroceptive → perception interne (organes viscéraux)
- Olfactive → perception des odeurs (nez)
- Tactile → perception du contact et de la pression (peau)
\[ \boxed{\text{Réponse : c. Gustative}}
25. La sensibilité qui nous renseigne sur l’état de nos muscles, par exemple la sensation de fatigue est la sensibilité :
✅ Bonne réponse : b. Intéroceptive
🧠 Explication
La sensibilité intéroceptive est celle qui informe le cerveau sur l’état interne du corps : tension musculaire, fatigue, douleur viscérale, faim, soif, etc.
Elle est assurée par des récepteurs situés dans les muscles, les tendons, les organes internes et les vaisseaux sanguins.
Les autres sensibilités ne correspondent pas :
Auditive → perception des sons (oreille)
Gustative → perception des saveurs (langue)
Olfactive → perception des odeurs (nez)
Tactile → perception du contact et de la pression (peau)
26. La théorie qui soutient que les capacités psychologiques de l’enfant croissent avec le temps est la théorie :
Réponse correcte : b. La théorie maturationniste
✦ Explication
La théorie maturationniste (notamment défendue par Arnold Gesell) affirme que :
le développement psychologique de l’enfant dépend principalement de la maturation biologique,
les capacités apparaissent progressivement avec l’âge,
le temps et la croissance interne déterminent l’évolution des compétences.
Autrement dit, les capacités psychologiques croissent naturellement avec le temps, selon un programme biologique.
Les autres théories ne correspondent pas :
Psychanalytique (Freud) : développement lié à la libido et aux stades psychosexuels.
Matérialiste : centrée sur les conditions matérielles et sociales.
Constructiviste (Piaget) : développement par construction active, pas simplement par maturation.
Behavioriste (Watson, Skinner) : apprentissage par conditionnement, pas maturation interne.
La seule théorie qui met l’accent sur la croissance naturelle avec le temps est donc la maturationniste.
27. La théorie qui soutient que les comportements sont appris et non présents dès la naissance est la théorie :
Réponse correcte : e. Behavioriste
✦ Explication
La théorie behavioriste (Watson, Skinner) affirme que :
l’enfant n’a pas de comportements innés complexes,
tout comportement est appris par conditionnement,
l’environnement façonne entièrement les réactions et les habitudes.
Watson disait même :
« Donnez‑moi une douzaine d’enfants bien portants… et j’en ferai ce que je veux. »
Les autres théories ne correspondent pas :
Psychanalytique (Freud) : développement lié à la libido et aux stades psychosexuels.
Maturationniste (Gesell) : développement déterminé par la maturation biologique.
Matérialiste : insiste sur les conditions matérielles et sociales.
Constructiviste (Piaget) : l’enfant construit activement ses connaissances, mais pas par simple apprentissage conditionné.
La seule théorie qui affirme que les comportements sont appris est donc le behaviorisme.
28. La théorie qui soutient que les aptitudes humaines sont innées, délimitées et déterminées à l’avance par les gènes est la théorie :
Réponse correcte : b. La théorie maturationniste
✦ Explication
La théorie maturationniste (Arnold Gesell) affirme que :
les aptitudes humaines sont innées,
leur développement est programmé génétiquement,
l’enfant se développe selon un calendrier biologique interne,
l’environnement joue un rôle secondaire.
Autrement dit, les capacités sont déterminées à l’avance par les gènes, et se manifestent au fur et à mesure que l’organisme mûrit.
Les autres théories ne correspondent pas :
Psychanalytique (Freud) : développement lié à la libido, pas aux gènes.
Matérialiste : insiste sur les conditions matérielles et sociales.
Constructiviste (Piaget) : l’enfant construit activement ses connaissances.
Behavioriste (Watson, Skinner) : comportements appris par conditionnement.
La seule théorie qui affirme que les aptitudes sont innées et génétiquement déterminées est donc la maturationniste.
29. La théorie qui soutient que le développement de l’enfant est étroitement lié à l’évolution du principe du plaisir (la libido) est la théorie :
Réponse correcte : a. La théorie psychanalytique
✦ Explication
La théorie psychanalytique, fondée par Sigmund Freud, affirme que :
le développement de l’enfant est structuré par l’évolution de la libido,
chaque stade du développement correspond à une manière particulière de rechercher le plaisir,
ces stades psychosexuels (oral, anal, phallique, latence, génital) déterminent la formation de la personnalité.
Les autres théories ne correspondent pas :
Maturationniste : développement déterminé par les gènes et la maturation biologique.
Matérialiste : insiste sur les conditions matérielles et sociales.
Constructiviste (Piaget) : l’enfant construit activement ses connaissances.
Behavioriste : comportements appris par conditionnement, pas par libido.
La seule théorie qui relie développement + principe du plaisir (libido) est donc la psychanalyse.
30. La période du stade de dessin qualifié de la “présentation complète” se situe :
Réponse correcte : b. entre 3 ans et demi et 5 ans
✦ Explication
Dans l’évolution du dessin chez l’enfant (Luquet, Piaget) :
Le stade de la présentation complète correspond au moment où l’enfant commence à représenter toutes les parties essentielles d’un objet ou d’un personnage, même si la structure reste encore imparfaite.
Ce stade apparaît après le gribouillage et avant le réalisme intellectuel.
Il se situe typiquement entre 3 ans et demi et 5 ans.
Les autres propositions ne conviennent pas :
2–3 ans : période du gribouillage contrôlé.
5 ans : transition vers le réalisme intellectuel.
8 ans : réalisme visuel.
10–12 ans : dessin plus proportionné et structuré.
La réponse attendue est donc entre 3 ans et demi et 5 ans
31. La période du stade de dessin qualifié de la “bonhomme têtard” apparait :
Réponse correcte : a. entre 2 et 3 ans
✦ Explication
Le bonhomme têtard est une figure typique du dessin enfantin :
une tête ronde,
avec des jambes directement attachées,
souvent sans tronc,
parfois avec quelques détails (yeux, bouche, bras sortant de la tête).
Ce stade apparaît généralement entre 2 et 3 ans, au moment où l’enfant commence à représenter l’humain de manière symbolique mais encore très simplifiée.
Les autres propositions ne conviennent pas :
3,5 à 5 ans : stade de la présentation complète.
5 ans : début du réalisme intellectuel.
8 ans : réalisme visuel.
10–12 ans : dessin proportionné et structuré.
La réponse attendue est donc entre 2 et 3 ans.
32. La période du stade de dessin qualifié de “profil” apparaît :
Réponse correcte : d. à 8 ans
✦ Explication
Dans l’évolution du dessin selon Luquet :
Le dessin de profil apparaît lorsque l’enfant commence à représenter les objets et les personnes selon une perspective plus réaliste.
Cette capacité appartient au réalisme visuel, qui se situe généralement vers 7–8 ans.
Avant cela :
2–3 ans : bonhomme têtard.
3,5–5 ans : présentation complète.
5 ans : réalisme intellectuel (dessin symbolique, pas encore de profil).
Après cela :
10–12 ans : dessin proportionné, structuré, proche du réalisme adulte.
Le profil est donc typique de 8 ans.
33. La période du stade de dessin qualifié de “griffonnage” débute :
Réponse correcte : a. entre 2 et 3 ans
✦ Explication
Le griffonnage est le tout premier stade du dessin chez l’enfant. Il apparaît :
dès 18 mois,
et se poursuit jusqu’à environ 2–3 ans.
À ce stade, l’enfant :
trace des lignes sans intention représentative,
explore le geste, la trace, la répétition,
découvre la relation entre son mouvement et la marque sur le papier.
Les autres propositions correspondent à des stades plus avancés du dessin.
La réponse attendue est donc entre 2 et 3 ans.
34. Indiquez l’élément correspondant à l’activité de l’enfant qui croit que tout ce qu’il pense existe :
Réponse correcte : e. le réalisme intellectuel
✦ Explication
Le réalisme intellectuel (Piaget) désigne la tendance de l’enfant à :
croire que ses pensées ont une existence réelle,
confondre monde intérieur et monde extérieur,
penser que ce qu’il imagine existe réellement.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé.
Les autres notions ne correspondent pas :
Artificialisme : croire que les phénomènes naturels ont été fabriqués par l’homme ou Dieu.
Animisme : attribuer une âme ou une intention aux objets.
Syncrétisme : perception globale, non différenciée.
Pointillisme : terme lié au dessin, pas à la pensée.
La seule réponse correcte est donc le réalisme intellectuel.
35. Indiquez l’élément correspondant à l’activité de l’enfant qui, mis en face d’un tableau, se prête parfois à citer au hasard une série de détails :
Réponse correcte : c. le syncrétisme enfantin
✦ Explication
Le syncrétisme enfantin (Piaget) désigne la tendance de l’enfant à :
percevoir les choses de manière globale, confuse, non organisée ;
associer des éléments sans lien logique ;
citer ou décrire des détails au hasard, sans structure ni cohérence.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé :
→ l’enfant voit un tableau et énumère des détails sans ordre, sans relation logique.
Les autres notions ne correspondent pas :
Artificialisme : croire que les phénomènes naturels ont été fabriqués par l’homme ou Dieu.
Animisme : attribuer une âme ou une intention aux objets.
Pointillisme : terme lié au dessin, pas à la pensée.
Réalisme intellectuel : croire que la pensée existe réellement dans le monde extérieur.
La seule réponse cohérente est donc le syncrétisme enfantin.
36. Indiquez l’élément correspondant à l’activité de l’enfant qui croit que tout a été créé de main d’homme :
Réponse correcte : a. l’artificialisme
✦ Explication
L’artificialisme (Piaget) est la croyance enfantine selon laquelle :
tout ce qui existe a été fabriqué par l’homme (ou parfois par une intention humaine ou divine),
les montagnes, les rivières, les nuages, le vent… seraient des constructions humaines.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé.
Les autres notions ne correspondent pas :
Animisme : attribuer une âme ou une intention aux objets.
Syncrétisme : pensée globale, confuse, non différenciée.
Pointillisme : terme lié au dessin.
Réalisme intellectuel : croire que la pensée existe réellement dans le monde extérieur.
La seule réponse correcte est donc l’artificialisme.
37. Indiquez l’élément correspondant à la pensée de l’enfant qui est globale et n’est nullement analytique :
Réponse correcte : c. le syncrétisme enfantin
✦ Explication
Le syncrétisme enfantin (Piaget) désigne une forme de pensée :
globale, non différenciée,
non analytique,
où l’enfant perçoit un ensemble sans distinguer clairement les parties,
et établit des liens sans logique rigoureuse.
C’est exactement ce que décrit l’énoncé.
Les autres notions ne correspondent pas :
Artificialisme : croire que les phénomènes naturels ont été fabriqués par l’homme.
Animisme : attribuer une âme ou une intention aux objets.
Pointillisme : terme lié au dessin, pas à la pensée.
Réalisme intellectuel : croire que la pensée existe réellement dans le monde extérieur.
La seule réponse correcte est donc le syncrétisme enfantin
38. Indiquez l’émission volontaire de phénomènes par l’enfant :
Réponse correcte : e. les gestes
✦ Explication
Parmi les options proposées, les gestes sont l’activité volontaire la plus évidente :
L’enfant utilise ses gestes intentionnellement pour communiquer (tendre la main, montrer, faire au revoir…).
C’est une émission volontaire et contrôlée.
Les autres propositions ne correspondent pas à une émission volontaire :
Imitation : reproduction d’un modèle, mais pas une émission spontanée.
Écholalie : répétition automatique, non volontaire.
Babillage : émission vocale spontanée mais pas volontairement contrôlée au début.
Cri : réflexe ou réaction émotionnelle, rarement volontaire chez le petit enfant.
La seule réponse correspondant à une émission volontaire est donc les gestes.
39. Indiquez le grand facteur du langage chez l’enfant :
Réponse correcte : a. l’imitation
✦ Explication
Le grand facteur du développement du langage chez l’enfant est l’imitation :
L’enfant apprend à parler en reproduisant les sons, les mots et les phrases qu’il entend.
L’imitation est le moteur principal de l’acquisition du vocabulaire et de la syntaxe.
Elle intervient dès les premiers mois et se renforce avec l’interaction sociale.
Les autres propositions ne sont pas des facteurs principaux :
Écholalie : répétition automatique, non intentionnelle.
Babillage : étape prélinguistique, mais pas un facteur d’apprentissage.
Cri : réflexe, non linguistique.
Gestes : importants pour la communication, mais pas le facteur central du langage verbal.
La seule réponse correcte est donc l’imitation
40. Indiquez l’expression spontanée et instinctive de l’émotion chez l’enfant :
Réponse correcte : d. le cri
✦ Explication
Le cri est la forme la plus spontanée, instinctive et immédiate d’expression émotionnelle chez le jeune enfant :
Il exprime la faim, la douleur, la peur, la colère, l’inconfort.
Il ne nécessite aucun apprentissage.
Il apparaît dès la naissance.
Les autres propositions ne correspondent pas à une expression instinctive de l’émotion :
Imitation : comportement appris.
Écholalie : répétition automatique, pas émotionnelle.
Babillage : exploration vocale, pas expression émotionnelle.
Gestes : communication volontaire, mais pas l’expression instinctive primaire.
La seule réponse correcte est donc le cri.
41. Indiquez la tendance de l’enfant à répéter les sons et les mouvements perçus :
Réponse correcte : a. l’imitation
✦ Explication
La tendance à répéter ce que l’enfant perçoit, qu’il s’agisse :
de sons,
de mouvements,
de comportements,
correspond à l’imitation.
C’est un mécanisme fondamental du développement, qui permet à l’enfant d’apprendre :
le langage,
les gestes sociaux,
les actions motrices.
Les autres propositions ne conviennent pas :
Écholalie : répétition automatique de sons ou mots, mais uniquement vocale, et souvent non intentionnelle.
Babillage : production spontanée de sons, pas imitation.
Cri : expression émotionnelle instinctive.
Gestes : moyens de communication, mais pas une tendance à répéter.
La seule réponse qui englobe sons + mouvements est donc l’imitation.